• Le conseil constitutionnel vient de censurer la taxation à 75% ( Les Sages font leur fête aux 75% de taxation...)  et notamment les arrêtés Miot, dérogatoires des droits successoraux en Corse. On se souvient de sa décision controversée sur la pénalisation des génocides. C’est l’occasion de revenir sur une autre décision prise en août dernier par ceux que l’on désigne comme des « Sages » et dont la sagesse n’est qu’un habit trompeur car l’on sait depuis longtemps que l’habit ne fait pas le moine...

    En août dernier donc, les Sages, ainsi nommés, ont annulé une autre mesure gouvernementale qui faisait aussi partie des promesses électorales de François Hollande : la diminution des rémunérations de l’exécutif. Cette mesure avait fait l’objet d’une loi votée par le parlement. L’erreur du gouvernement aurait été de présenter cette mesure au Parlement et donc d’avoir eu recours à une loi au lieu d’un décret. La mesure, bien que votée par le Parlement, a donc été retoquée (sans grand bruit médiatique) parce que le gouvernement a tenté de la faire passer en juillet dans le projet de budget rectificatif. Pour les Sages, cette diminution de salaire doit passer par la voie réglementaire. Le 9 août dernier, le conseil communique sa censure en invoquant le « principe de la séparation des pouvoirs ». En votantl’article 40 de la loi de finances rectificative, le législatif, les députés et sénateurs se seraient immiscés dans les affaires de l’exécutif.

    Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas sorti un décret et l’affaire serait close ? Calcul ou maladresse du gouvernement ? Argutie des Sages ? Nous nous interrogeons.

    En ce qui concerne l’argutie des sages, elle apparaît fallacieuse puisque ce sont le président de la république et le premier ministre qui sont à l’origine de la diminution de leurs rémunérations. Cette décision ressemble à un camouflé intentionnel qui leur est infligé et qui fait douter d’une sagesse toute théorique. On pourrait peut-être défendre la position du Conseil constitutionnel en période de cohabitation et de guerre politique entre la présidence d’un côté, le gouvernement et le parlement de l’autre. «Imaginez si on était en période de cohabitation. Le Parlement pourrait décider de faire en sorte que le Président ne soit plus payé ! Non, c’est au président de fixer sa rémunération.» s’exclame le professeur Carcassonne. Toutefois il ne tient pas compte du fait qu’il s’agit d’une décision commune prise par les trois institutions. En outre l’argument de la séparation des pouvoirs ne concerne pas le Premier ministre qui, contrairement au Président, est responsable devant l’Assemblée nationale. En conclusion, le Conseil constitutionnel reproche au Président Hollande de voir sa rémunération fixée de son plein gré par la loi et non décrétée par lui-même en catimini. Le reproche n’en avait pas été fait à Sarkozy pour son augmentation de 140%. En 2007, Nicolas Sarkozy a augmenté ses rémunérations de 140% par voie législative. Cette augmentation a été soumise au Parlement. Pourquoi a-t-elle pu passer sans barrage constitutionnel? Tout simplement parce qu’elle n’avait pas été soumise au Conseil constitutionnel. Donc cette loi admise pour Sarkozy et non censurée devient inapplicable. Ce serait trop beau si Sarkozy devait rembourser.

    Hollande a promis que sa fiche de paie et celles de ses ministres seraient allégées «à compter de son investiture et de la nomination du gouvernement», c’est-à-dire à partir de la mi-mai 2012. Nous verrons si le décret ministériel voulu par le Conseil d’état aura un effet rétroactif. Nous présentons donc nos vœux de baisse de leur rémunération à Messieurs Hollande et Ayrault.

    En matière de séparation des pouvoirs, le Conseil constitutionnel verrait-il la paille dans l’œil de son voisin et pas la poutre dans le sien ? Ses multiples ingérences posent la question de sa légitimité. Que vaut une Assemblée nationale constamment contrée par les sénateurs et en dernier ressort par le Conseil constitutionnel ? Que valent un président de la république et un premier ministre constamment désapprouvés par le Conseil constitutionnel ?

    Nous présentons nos vœux de réforme constitutionnelle aux Français. Cette constitution de la Vème république a été concoctée en 1958 par un Debré (Michel), c’est aujourd’hui un Debré (Jean-Louis) qui préside le conseil constitutionnel. Il s’agit d’une constitution de droite dont les institutions sont manipulées par les réactionnaires. En 2013, débridons la démocratie et rendons-la au peuple!

    Pidone

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  • Le Conseil constitutionnel met fin à deux siècles d'exception fiscale.
     
    PARIS, 29 déc 2012 (AFP) - En refusant une nouvelle prolongation du système d'exonération de droits de succession sur les immeubles situés en Corse, le Conseil constitutionnel a mis fin vendredi à un avantage fiscal vieux de plus de deux siècles.
    Les députés avaient en effet adopté deux amendements lors de la discussion du projet de loi de finances 2013 pour prolonger de cinq ans ce système alors que sa disparition était programmée pour la fin 2013. Le gouvernement ne s'y était pas opposé.
    "Considérant que le maintien du régime fiscal dérogatoire applicable aux successions sur des immeubles situés dans les départements de Corse conduit à ce que, sans motif légitime, la transmission de ces immeubles puisse être dispensée du paiement de droits de mutation; que la nouvelle prorogation de ce régime dérogatoire méconnaît le principe d'égalité devant la loi et les charges publiques; (..) l'article 14 doit être déclaré contraire à la Constitution", ont statué les juges constitutionnels.
    Les amendements étaient défendus par l'élu PRG de Haute-Corse Paul Giacobbi et le député PS du Val-d'Oise François Pupponi.
    "Il n'y a pas de volonté des Corses d'échapper à l'impôt mais de rentrer dans le droit commun (...). Il faut juste un peu de temps pour élaborer des actes qui n'existent pas. Plus de 3.000 actes ont déjà été rédigés depuis 2009 et permettront la rédaction des déclarations de succession", avait souligné M. Pupponi, ancien inspecteur des impôts et Corse d'origine.
    L'Assemblée de Corse avait demandé en juillet la prorogation pour cinq ans de ce dispositif.
    Ce régime dérogatoire avait été créé par le conseiller André-François Miot, comte de Mélito, qui, envoyé en Corse par le consul Bonaparte, a pris un arrêté le 21 prairial an IX (10 juin 1801) pour compenser le handicap de l'insularité.
    En 2011, cette disposition a coûté à l'Etat près de 24 millions d'euros, selon Les Echos.

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  • Il n’aura fallu que neuf jours, pendant les fêtes de fin d’année, entre le caviar et le champagne (Leurs rémunérations versées par la République Française, les leur permettent) pour que les sages retoquent la taxe exceptionnelle de 75% promise par le Président Hollande.

    Le Conseil constitutionnel est-il une assemblée de réactionnaires. Il suffit de se renseigner sur son mode de nomination et sur les noms de ceux que l’on appelle des « sages ». Debré et Sarkozy sont-ils des sages ? Il nous paraît sage d’en douter.

    On se souvient de la censure prononcée contre la loi de pénalisation du négationnisme votée par les deux assemblées. Cette haute assemblée juge de la constitutionalité des lois en utilisant davantage les arguties que de véritables arguments juridiques. Nicolas Sarkozy a même saisi ce conseil dont il est membre de droit pour attaquer la remise en cause de ses comptes de campagne. On voit bien l’utilisation politique faite d’un conseil de personnalités nommés ou de droit qui s’opposent à des lois votées par des élus. Ce conseil dit « des Sages » est devenu un outil contre le peuple au service d’intérêts personnels ou partisans. Saisi le 20 décembre par le groupe UMP de l'Assemblée, il n’a fallu que neuf jours pour qu’il fasse un nouveau coup d’éclat. Aujourd’hui samedi 29 décembre, à deux jours de la nouvelle année, il vient de censurer l'impôt de 75 % sur la tranche des revenus supérieurs à un million d'euros, une des mesures les plus emblématiques du président François Hollande durant la campagne présidentielle.Cette imposition de crise frapperait les foyers fiscaux de façon inégale suivant la répartition des revenus entre les deux conjoints. Sans viser le principe même de la taxe, il a été jugé que la taxation ne devait pas être "assise sur les revenus de chaque personne physique", comme c’était prévu alors que l'impôt sur le revenu concerne le « foyer". Ainsi le mécanisme retenu par le gouvernement méconnaît " l'égalité devant les charges publiques". Pour prendre un exemple un foyer fiscal dont les deux conjoints perçoivent 900.000 € chacun ne serait pas imposé à 75% selon le mécanisme présenté par le gouvernement, alors qu’un seul des conjoints le serait s’il perçoit plus de 1.200.000 d’euros. Pour le conseil constitutionnel, il y aurait alors « rupture d’égalité au regard de la faculté contributive »

    Cet argument aura tout de même mis en évidence la duperie de la promesse électorale de la part d’un président qui a eu des fonctions à la Cour des comptes. En suivant à rebours le résonnement du Conseil constitutionnel, un couple qui gagne 1.800.000 € par an ne serait pas imposé à 75%. Autre exemple, pour un couple dont seul le mari ou la femme perçoit 1.200.000 € alors que l’autre perçoit 900.000 €, le foyer ne serait imposé à 75% que sur la part des 1.200.000 €.

    Nous verrons donc si le gouvernement va proposer une imposition de 75% sur le revenu du foyer et à quel niveau il va placer la barre. Si nous suivons la logique des Sages, il y a deux options extrêmes: soit le foyer est imposé à 75% lorsque ses revenus atteignent 2,4 Millions d’euros ( ce qui réduirait le nombre des contribuables), soit il l’est dès 1,2 million ( ce qui augmenterait leur nombre). Finalement les arguties du Conseil constitutionnel mettent le Président Hollande devant ses responsabilités. Nous serions curieux de connaître l’intégralité des revenus des membres du Conseil constitutionnel et leurs impositions.

    Rappelons que cette taxe doit être exceptionnelle et ne s’appliquera que sur deux ans. Le Conseil constitutionnel et le gouvernement jouent-ils la montre dans l’espoir d’une reprise économique salvatrice? Selon les experts la nouvelle taxation devait s’appliquer à 1500 personnes dont la contribution fiscale est chiffrée à 210 millions d’euros. Pour l’heure, Depardieu peut retarder son exil fiscal motivé par cette ponction d’environ 140.000 euros par riche contribuable.

    Le Conseil constitutionnel ne s’est pas arrêté à la taxation exceptionnelle censurée. Toujours en matière de fiscalité, il a rejeté l’intégration des revenus ou bénéfices capitalisés non réalisés par le contribuable dans les modalités de calcul du plafonnement de l’ISF. Il veut plafonner à 10.000 €  la plupart des avantages fiscaux des différentes niches fiscale, le budget 2013 comprenait un plafond majoré de 18 000 euros et 4 % du revenu imposable pour les investissements en outre-mer ou pour le financement en capital d'œuvres cinématographiques. Il a décidé de supprimer le régime dérogatoire applicable aux successions sur les immeubles situés en Corse. Ce dispositif, ancien, conduisait, "sans motif légitime" pour le Conseil, à ce que la transmission d'immeubles soit exonérée de droits de succession. Il a validé la tranche marginale à 45 % de l'impôt sur le revenu, mais juge que pour les "retraites-chapeau" les taxations particulières à 75,04 % en 2012 et 75,34 % en 2013 étaient "confiscatoire" (un adjectif souvent utilisé par la patronne du Medef). La taxation est réduite à 68,34 %. Bien entendu le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros octroyé aux entreprises est validé.

    Le gouvernement a minimisé l’effet de la censure sur ses recettes fiscales. Selon Ayrault, les dispositions censurées ne remettent "pas en cause les grandes lignes de l'équilibre budgétaire et de la trajectoire de redressement des comptes publics"… Le manque de recettes fiscales serait chiffré à« moins de500 millions d'euros" pour un budget 2013 de "300 milliards d'euros. On va peut-être finir par nous dire que cette taxation est un verre d’eau dans l’océan. Va-t-on encore faire payer le peuple? Nous n’avons pas oublié la formule : « Il vaut mieux faire payer les pauvres, ils sont les plus nombreux »

    Si cela continue, le Conseil constitutionnel s’installera à l’Elysée et à Matignon… Avec Nicolas Sarkozy en son sein et Jean-Louis Debré à sa présidence, attendons-nous à un interventionnisme politique accru des Sages. « Une cité, un État parfaitement sage vivrait, jugerait sans lois, les normes étant dans l'esprit de son aréopage. L'homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d'arriver à l'immoralité supérieure. » (André Gide / 1869-1951 / Journal 1889-1939). Nos sages vivent selon leur sagesse, sans foi ni loi. Ils ont les normes de leur aréopage réactionnaire. Leconseil de l'Aréopage antiquesiégeait la nuit en Grèce. L’aréopage de nos sages manœuvre aujourd’hui dans l’ombre de la République.

    Il serait peut-être temps de le dénoncer et de remplacer ce conseil par une instance transparente, véritablement démocratique et non pas indiscutablement au dessus des lois votées par les assemblées dites « du peuple ».

    Battone.

     

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  • Je suis allé consulter une mazzera extra-lucide. Je l’ai questionnée sur l’année 2013 pour la Corse.

    Ma pythonisse, fermant les yeux et caressant une oie empaillée qui lui sert de corbeau, m’a fait ses prédictions…

    Je vois, m’a-t-elle dit, une immense production de charcuterie et de pâtés de merle. C’est un présage d’abondance et de prospérité. Fabriquer des tonnes de saucissons et de pâtés avec peu de matières premières sera un miracle comparable à celui de la multiplication des pains de l’Evangile selon Saint Mathieu.

    Au bord des routes corses, je vois des pelles et des pioches posées en faisceaux dans l’attente des chômeurs en fin de droit. Près des outils, il y a des jarres remplies de pièces de monnaie. Des messieurs décorés pataugent dans la boue à la suite des pluies de médailles. Les jarres deviennent des pots de vin puis des tonneaux des Danaïdes sous les pluies d’euros qui s’abattent sur la Corse.

    Je vois s’éteindre le phare de la grande illusion des nouvelles routes, des nouvelles voies ferrées, de la création d’emplois et des constructions d’HLM.

    Toutefois une lueur se fait maintenant dans ma boule de cristal et je peux lire en lettres d’or : « Manca alternativa ».

    Que signifie cette inscription ?

    Manca alternativa est un mouvement citoyen indépendant qui a vu le jour fin 2011 et qui aspire à moins de comptes de méfaits, moins de clanisme… Des Corses qui réclament plus de démocratie et plus de justice sociale.

    Nous partîmes peu nombreux mais par un prompt renfort voyons notre nombre s’accroître. Nous pensons que beaucoup d'entre vous partagent nos idées et qu'une convergence avec d'autres militants est possible au regard de l'évolution d'une société inégalitaire aggravée par la crise du système capitaliste.

    NOUS SOMMES PERSUADES QU'UN AUTRE CHOIX DE SOCIETE EST POSSIBLE, INDISPENSABLE.

    En 2013, encore plus nombreux, nous serons présents dans les luttes sociales et dans le débat politique en Corse.

    Le site Manca alternativa vous présente ses vœux:

    Pace e salute ! Prusperità e felicità ! E per cent’anni cusì sìa !

    Amicizia e fratellanza.

    Pidone

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  • Pour quelques stars, l’argent n’a pas d’odeur. Le départ de Gérard Depardieu en Belgique a fait la Une de la presse qui a moins parlé de sa participation à une chanson avec Gulnara Karimovala fille ainée du dictateur d’Ouzbékistan. Alain Delon qui "se déplace rarement à moins de 150.000 euros", Monica Bellucci, Emmanuelle Béart et le tennisman Henri Leconte ont participé en 2009 à un dîner organisé à Paris parLola Karimova, une autre fille du même dictateur d’Ouzbékistan. En 2010 Alain Delon honorait de sa présence Vladimir Poutine lors d’un gala de bienfaisance à Saint-Pétersbourg et assistait à un dîner parisien avec la femme de l’autocrate d’Azerbaïdjan, Ilham Aliev. Gérard Depardieu et Catherine Deneuve se sont affichés, en 2002, au côté du président Bouteflika dans la tribune officielle du stade d’Alger. Le journal Capital parle de 50.000 € en espèces pour chacun.

    C’est le journal Capital qui a épinglé toutes ces stars. Elles ne s’embarrassent pas de scrupules et vendent leur présence à des oligarques connus pour leurs méthodes dictatoriales. Elles ne peuvent ignorer que leur participation à des événements mondains à côté des tyrans a pour but de rendre ces derniers plus sympathiques mais plutôt que de refuser, elles préfèrent encaisser les sommes astronomiques qui leur sont offertes. La liste ne s’arrête pas là.".

    En manque de succès en France Mireille Mathieu a trouvé un public en Russie. Elle a donné (le terme vendu serait plus approprié) un concert privé en 2008 en l’honneur de son ami Vladimir en présence du colonel Kadafi, en visite officielle à Moscou. Contrairement à Madonna ; elle s’en est pris aux Pussy Riot qui avaient insulté Vladimir Poutine.

    Dan son numéro d’octobre,le magazine capital  balance quelques autres de "ces people qui se vendent aux dictateurs". Elton John a encaissé 1,25 million d’euros en 2007 pour chanter en privé chez le gendre de Noursoultan Nazarbayev, président du Kazakhstan. Sting, qui a touché un jackpot de2,5 millions d’euros en 2010 pour chanter devant le dictateur ouzbek Islom Karimov. Mariah Carey, Beyoncé et Nelly Furtado ont chacune empoché un million de dollars pour se produire lors de soirées privées organisées par le fils de Mouammar Kadhafi, peu avant le printemps arabe.

    Jean-Claude Van Damme et Hilary Swank ont assisté à un gala organisé l’an dernier en l’honneur du tyran tchétchène Ramzan Kadyrov pour un cachet de 500.000 dollars.

    Comment s’étonner que des stars trop gâtées par leur public n’aient aucune morale et aucun sens civique ? Comment s’étonner que les vedettes françaises citées soutiennent pour la plupart l’UMP et Sarkozy ? Comment s’étonner que certaines, comme Catherine Deneuve, aient pris fait et cause pour Gérard Depardieu dans son exil fiscal ? Lorsque l’on pense que Mireille Mathieu et Catherine Deneuve ont servi de modèles au buste de Marianne, on attend d’en savoir plus sur Sophie Marceau choisie en 2012. Pour le moment, c’est tout à son honneur d’avoir quitté le plateau de TF1 en 2008 pour ne pas y côtoyer Jean-Marie Le Pen. Invitée par Patrick Poivre d'Arvor afin de parler de son dernier film Les femmes de l'ombre, cette dernière a renoncé à sa promotion. Vexé et resté seul, le dirigeant du Front National avait pris la mouche en traitant l’actrice de « petite péronnelle, d'actrice peu connue qui cultive le navet avec assez de réussite ». Marine n’a jamais invitée la petite péronnelle à une boum au château de son père. Gérard Depardieu, Alain Delon, Catherine Deneuve ou Mireille Mathieu n’attendaient que cela. Il est encore temps et, avec ces derniers, le temps c’est de l’argent.

    Des stars à louer ? Oui mais au prix fort ! O tempora ! O Mores ! Le public est maintenant au courant de ces faits. Le nombre de ses louanges ne fait qu’augmenter le prix de la location de la star louée à qui peut payer et sans frein moral. La complicité avec un dictateur ne les rebute pas. En temps de guerre, cela s’appelait de la collaboration.  

    Quant à Depardieu « embelgisé », dans l’album La rose et le glaive, ce n’est pas Obélix qui dit « Adieu peuple ingrat ! Qualis artifex pereo ! » (Quel grand artiste périt avec moi !), c’est le druide Panoramix. Il restait  à « ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril!» les tirades de Cyrano de Bergerac. Il aurait ainsi pu dire s’il en avait eu le  panache : « Eh bien ! Oui, c’est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J’aime qu’on me haïsse. » Son panache, il le met dans la bière belge et ce n’est plus que de la mauvaise limonade. En lisant sa minable lettre ouverte, on ne peut que lui répliquer : « Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler ne vient que de l'impuissance de se taire ». Philippe Torreton a eu raison de lui lancer : « ferme-la, prends ton oseille et tire-toi ! »

    A toutes ces stars qui profitent des démocraties et du système ultralibéral pour se fourvoyer avec des dictateurs, nous ne souhaitons pas une bonne année. Ils n’auront droit à aucune louange. Toutefois, devant la chute de Depardieu en pire, nous lui décernons le César de l’incivilité et du cynisme et lui souhaitons des lendemains de cuites douloureux.  

    Battone

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  • PHOTOS recup.1 020

    Les Corses partagent, avec d’autres minorités, l’insularité et, en premier lieu, avec sa voisine la Sardaigne. L’idée de défendre une politique des îles a donc germé dans les esprits et fait son chemin.

    Séparées par les fameuses Bouches de Bonifacio, la Corse et la Sardaigne comptent parmi les cinq plus grandes îles de la Méditerranée.

    Le 26 décembre dernier, l’Assemblée de Corse a voté à l’unanimité un premier accord cadre de coopération entre la Collectivité territoriale de Corse et la Région autonome de Sardaigne. L'accord s’inscrit dans la stratégie européenne et internationale définie en 2010 et marque la volonté politique d’un rapprochement durable. Cette avancée pourrait inspirer d’autres partenariats insulaires. Les deux exécutifs, sarde et corse, se réuniront tous les ans pour définir leurs objectifs, retenir des thématiques et fixer les moyens pour mener à terme des projets communs, déjà évoqués dans divers domaines comme l’environnement, les transports ( liaisons entre les deux îles  et avec le continent), la gestion de l’eau, les échanges universitaires et scolaires, la recherche et le développement, la préservation des langues, le développement de l’artisanat d’art ou le recyclage mutualisé des déchets.

    La Sardaigne est très proche de la Corse. Ses côtes sont  visibles de Bonifacio. Il existe déjà des liens culturels et des échanges commerciaux entre les deux îles depuis les Phéniciens qui y avaient installé des comptoirs, en passant par les Grecs de Phocée et les romains qui avaient fait des deux îles une même province sénatoriale. Nos dragulini (marchands ambulabnts) allaient jadis vendre leurs produits chez nos voisins sardes et réciproquement. Des Sardes sont venus travailler et s'installer en Corse. La proximité linguistique est désormais le fruit d’échanges littéraires, culturels et universitaires entre Corse et Gallura sans aucune connotation de type hégémonique ou politique d’un bord ou de l’autre. Aujourd’hui il suffit aussi de citer  le Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT) des Bouches de Bonifacio en exemple de coopération avec la création du Parc Marin International des Bouches de Bonifacio officialisé le 7 décembre dernier.

    Le Programme Italie/France ‘Maritime’ 2007-2013 est un programme de coopération territoriale visant à améliorer la coopération entre les zones frontalières- comprises au sein de l’espace maritime et côtier de l’arc nord tyrrhénien- dans les domaines de l’accessibilité, de l’innovation, de la valorisation des ressources naturelles et culturelles afin d’assurer la cohésion des territoires et de favoriser l’emploi et le développement durable. Ce programme est financé par le Fonds Européen de Développement Régional pour la période de programmation 2007-2013 et est doté d’un budget de plus 160 M€ (dont 120 M€ de FEDER).

    Par une politique insulaire, il s’agit d’obtenir un sous-programme « insularité » au sein du programme Opérationnel Italie/France Maritime, explique Mme Emmanuelle De gentili, conseillère exécutive à l’Assemblée de Corse et adjointe du maire de Bastia, qui prévoit même d’aller au-delà, grâce à un volet transnational, pour construire un projet avec les Baléares. Allons-nous assister à la mise en place d’un archipel politique méditerranéen ?...

    Pidone.

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  • Nous publions un article de Jean Gersin de la Filpac-Cgt sur les tribulations et autres magouilles du célèbre bonimenteur Bernard Tapie qui vient de s'illustrer à nouveau en faisant main basse sur la presse régionale du Sud-Est de la France. A apprécier en cette fin d'année 2012.

    Plumitifs très illustres, et vous, commentateurs télévisés très précieux, modérez vos éloges à l’endroit de votre nouveau chevalier blanc, Tapie Bernard. Il risque de finir comme le précédent Bernard Tapie, lessivé par les affaires et les rodomontades médiatiques en tout genre.

    Souvenez-vous quand même, vous les ‘‘spindoctors’’ du plan média Tapie en cours, que cet être, à vos yeux charmant, ne doit sa résurrection qu’à une étrange décision de justice, en 2008, sous l’ère du premier magistrat de France N. Sarkozy. Lequel lui fit restituer 400 millions d’euros dans l’affaire Crédit Lyonnais-Adidas. Ce qui permet à ce jour au citoyen Tapie de mettre la moitié de cette somme à l’abri du royaume de Belgique, sous forme de sociétés diverses.

    Nous comprenons que trop votre opération médiatique, intitulée « Tapie ce héros » : le patronat apparaît ces jours-ci paré de ses atours les plus durs, les plus égoïstes. Dans l’accord sur l’emploi, le Medef, la CGPME et l’UPA ne revendiquent que plus de licenciements, plus de précarité, plus de réduction des droits sociaux.

    Dame Parisot est la fée Carabosse, qui veut plus de chômeurs, plus de pauvres au nom des profits de tous les siens. Et Bernard Arnault, à ses côtés, n’est pas à proprement parlé un chevalier à la noble figure. Alors il vous semble opportun d’inventer un Tapie "combattant indépendant de la libre entreprise", passant accord avec la richissime famille Hersant, mais contrecarré par l’odieux Montebourg, chantre de la nationalisation temporaire. Oui, vous la tenez, la belle histoire dans le droit fil du ‘‘storytelling’’, technique de viol des foules par la propagande médiatique.

    Attention, mes amis très chers, rappelez-vous que Hersant Philippe ne doit sa situation qu’à la complaisance de l’administration fiscale à l’égard des riches exilés en Suisse. Son tas d’or est certes en sûreté dans un des paradis prévus à cet effet dans la Confédération helvétique, dépotoir à fortunes les plus troubles. L’évasion fiscale est toujours le sport national des plus riches. Est-ce bien ça que vous flattez au travers de vos chants de gloire ‘’tapiesques’’ ?

    Mais surtout : la meute des créanciers, le groupe de chasse des banquiers, BNP en tête, fait tellement preuve de mansuétude à l’égard de Hersant et Tapie que certains députés s’en émeuvent et réclament une commission d’enquête.

    Comment, s’étonne un élu de la Nation, Hersant ne met pas la main au porte-monnaie, vogue sur un océan de dettes, et le voilà prêt à mettre des millions sortis d’on ne sait où dans l’affaire Tapie ? Tapie Bernard aurait à vos yeux la fraîcheur de la libre entreprise. Mais enfin, nous savons tous que ce gouvernement, comme le précédent, a misé sur Rossel, le groupe belge à 10 % de profitabilité. Voilà qui ne vous a jamais contrarié le moins du monde. Pas plus que les plus de 2 000 licenciements à la Comareg et à Hebdo Print.

    Hersant veut trouver, dans ses opérations de vente qu’il espère entièrement gratuites pour lui et son clan, une modalité de garder un pied dans la presse en France. Qui trouve-t-il pour ses menées machiavéliques ? Un délinquant fiscal, roi de la destruction : Terraillon, Wonder, La Vie Claire, Look, Adidas, le feu Crédit Lyonnais en savent quelque chose, eux et surtout leurs salariés.

    ‘’Les combines à Nanard’’, titre officiel d’une des sociétés de la holding Tapie, en dit long sur le cynisme du personnage. Jouirait-il d’un regain de popularité, qui s’en étonnerait ? Al Capone, pendant l’autre grande crise, jouissait aussi de quelque prestige auprès de politiciens véreux, de magistrats pas très chers et de policiers stipendiés.

    Un temps chanteur, créateur d’une société d’ambulances d’urgence cardiaque, acheteur tonitruant des châteaux du dictateur Bokassa, ami diamantaire de Giscard, l’homme Tapie respire l’escroquerie.

    Mais il dispose d’une largesse : ne fut-il pas, au début de la crise, le héraut de l’individualisme, vantant les beautés de cette crise, montrant au peuple ébahi le chemin de la victoire, dans sa bible libérale, intitulée "Gagner" ?

    Et c’est lui dont vous vantez les mérites ? Jusque sous la plume de l’éditorialiste du Télégramme ? Retenez cette prophétie, frappée au seul coin de la lucidité et de la mémoire : Plus dure sera la chute ! D’ailleurs, les Baumettes sont en voie de nettoyage… Prémonitoire ?

    J. G. (Filpac-CGT) - 24 décembre 2012

     

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