• autodafé_mondeLundi 18 mars 2013 - José Manuel Fajardo, journaliste et écrivain espagnol, a dévoilé que le journal le Monde avait commis un autodafé discret : plus 50 000 photographies prises entre 1978 et 2006, gardées à clé dans un bureau du journal Le Monde. Il a écrit une lettre ouverte traduite par Juan Carlos Hernandez...

    Le journal "Le Monde" détruit 27 ans de l'œuvre du photographe argentin Daniel Mordzinksi

    Quelque chose d'incroyable est arrivé et on ne peut se taire.

    Le 7 mars 2013, le photographe Daniel Mordzinski, dont les photographies d'écrivains sont exposées dans les musées du monde entier, a découvert que ses archives composées de plus 50 000 photographies prises entre 1978 et 2006, gardées à clé dans un bureau du journal Le Monde, avaient été envoyées dans une cave et brûlées.

    Ce journal qui se réclame du droit à la liberté d'expression à travers le monde a fait disparaître pour toujours la plus grande partie de cette œuvre qui témoignait de presque 30 ans de culture avec des photos uniques de Cortazar et de Borges, de moments d'intimité au cœur même de la littérature contemporaine.  Cette décision est un monument à l'incompétence et à l'imbécilité. Le journal "Le Monde" garde inexplicablement le silence sur cette affaire. Ce silence est la cerise sur le gâteau du mépris d'un acte barbare"

     

    Daniel Mordzinski est photographe, né à Buenos Aires en 1960. Il travaille depuis trente ans à un ambitieux « atlas humain » de la littérature. Argentin ancré à Paris, il a fait les portraits des auteurs les plus connus des lettres ibéro-américaines. Il a exposé en Argentine, en Colombie, au Mexique, en Italie et en France. Il est actuellement le correspondant en France du journal espagnol El País.

     

    En 2003, deux journalistes ont publié un livre-événement sur les méthodes employées par le quotidien et le comportement de ses dirigeants : "La face cachée du Monde, du contre-pouvoir aux abus de pouvoir". Les auteurs sont deux journalistes, Pierre Péan et Philippe Cohen. Il avait été imprimé en Espagne par les éditions Fayard pour éviter toute fuite avant la parution. Il se souvenait que son confrère l'éditeur Balland avait affirmé à l'époque que Le Monde avait "volé" un exemplaire. L'Express avait toutefois publie en exclusivité de larges extraits du livre. "Ce qu'il raconte (sur la Corse, le Rainbow Warrior, la campagne présidentielle, la chute de Jean-Marie Messier, l'échec de Lionel Jospin) est édifiant quant aux méthodes et aux arrière-pensées des dirigeants de cette institution qu'est le Monde",

    écrivait Denis Jeambar, directeur de la rédaction de L'Express.

     

    Le Monde, fondé à la Libération par Hubert Beuve-Méry n’a plus la rigueur intellectuelle qui lui était accordée à tord ou à raison. Pendant son passage à la tête de la publication de 1994 à 2007, Jean-Marie Colombani a été accusé d’imposture moderne par Edwy Plenel, directeur de la rédaction de  1996 à 2004.

    Après avoir soutenu Mitterand, on se souvient qu’en 1995 le journal  avait fait discrètement campagne pour Edouard Balladur contre Jacques Chirac à la Présidentielle. En 2007, Jean-Marie Colombani appelle à voter pour Ségolène Royal. Ce sera sa dernière année à la tête de la publication. Le journal a apporté le plus souvent son soutien au parti socialiste. Il s’inscrit habituellement dans une ligne politique social-libérale.

    Ce journal du soir a fait l’objet d’une ingérence de Nicolas Sarkozy lors de sa reprise par de nouveaux actionnaires en 2010. Ce dernier s’est opposé à  la reprise du journal par le trio Bergé-Pigasse-Niel en menaçant Eric Fottorino, directeur de publication de 2008 à décembre 2010 : si cette option était choisie, annonça-t-il, l'État renoncerait à verser 20 millions d'euros pour participer au sauvetage de l'imprimerie du journal. Fin juin, l'offre du trio Bergé-Pigasse-Niel est plébiscitée par les salariés actionnaires. Ce choix est validé par le vote du conseil de surveillance (11 voix pour et 9 abstentions). S’en ait suivi l’affaire des fadettes et de la DCRI  avec la plainte déposée par le journal C°/X… pour  « violation du secret des sources » après que les services secrets français aient espionné un journaliste. Bernard Squarcini reconnaissait ,dans un entretien au Nouvel Observateur , avoir ordonné un « éclairage DCRI » sur des fuites provenant du ministère de la justice au sujet de l'affaire Woerth-Bettencourt : une enquête  discrète qui est considérée comme une atteinte au secret des sources, protégées par la loi, et donc à la liberté de la presse.

     

    A la tête de la publication, Alain Frachon a assuré un intérim du 30 novembre 2012 - mars 2013. Natalie Nougayrède vient d’être mise en place. Aujourd’hui le Monde est accusé d’un autodafé discrètement perpétré en privant l’Histoire des photographies de Daniel Mordzinski. Qui en est responsable ? Le Monde n’a pas communiqué sur le sujet à notre connaissance.

     

    Fucone

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  • chypre_drapeauA Chypre, un impôt exceptionnel va donc toucher tous les dépôts bancaires en contrepartie de l’aide européenne. Comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon : « Bienvenu en enfer ! », l’enfer des plans d’aide européens mis en place par l’UE et le FMI. Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne (pour ses banques), Chypre est la septième victime de l’austérité allemande. Dix milliards d’euros vont lui être accordés. On est loin des 240 milliards déversés en Grèce mais la potion à avaler est inédite : taxer à 6,75 %  tous les dépôts bancaires de moins de 100 000 euros et à 9,9 % au-delà de ce seuil, avec une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts....

    Avant que cette annonce ne soit faite, les riches chypriotes ont dû mettre leurs magots à l’abri dans des paradis fiscaux. Toutefois, cette taxe touche les déposants étrangers et certains ont déjà manifesté leur mécontentement : les Russes en premier lieu.«La situation autour de Chypre montre que les déclarations sur l’économie européenne plus développée et civilisée que celle de Russie ne sont qu’un mythe», écrit le quotidien pro-gouvernemental Izvestia.L’annonce de la taxe «est un acte barbare de type soviétique», estime l’expert Pavel Medvedev, cité par le journal. «Seuls les bolchéviks pratiquaient de telles choses pendant la guerre ! Aucun autre pays au seuil d’une faillite n’a jamais agi de la sorte», s’indigne également le milliardaire Alexandre Lebedev, cité par Izvestia.

    Il faut donc s’attendre à une fuite des capitaux vers d’autres paradis fiscaux. L’agence Moody’s a estimé à 19 milliards de dollars (14,6 milliards d’euros) au 1er septembre 2012 les seuls avoirs de sociétés russes placés à Chypre. S’y ajouteraient 12 milliards de dollars d’avoirs de banques russes dans des établissements chypriotes, selon la même source.

    Ceux qui vont payer sont toujours les mêmes : les salariés, les paysans et les petits commerçants. Tous ceux qui n’ont pas les moyens de l’évasion fiscale et qui ne peuvent utiliser les procédés de transferts de fonds rapides et discrets proposés par les banques.

    Quelles vont être les conséquences : un effondrement du pouvoir d’achat et des crédits à la consommation. Chypre entre dans la spirale infernale qui mène à la récession et à la succession perverse des plans d’austérité.

    Une fois encore, l’Union européenne vient au secours des banques seules responsables de la crise financière et fait payer le peuple. On prête 10 milliards aux banques pour qu’elles se renflouent et combien va rapporter le racket sur les dépôts bancaires ?

    Est-ce que le parlement chypriote va accepter cela ? Il va en décider aujourd’hui. On veut bien croire que non et considérait que l’UE et le FMI lancent des ballons d’essai, ce qui ne présage rien de bon sur leurs intentions.Le projet de la loi sera-t-il voté à 18h00 locales ? Les banques pourraient rester fermées jusqu’à ce que le Parlement ne vote le projet de la loi.

    Qatar_drapeauEn France, comme on ne compte pas sur l’Union européenne pour sortir les grandes entreprises de l’austérité, on fait copain-copain avec les émirats du Golfe persique. Le Qatar a ses têtes de pont avec Sarkozy et certains de ses ministres. Cet émirat a du pétrole et en France, on a des idées… des idées ultralibérales de droite ! En France, ce petit émirat du golfe Persique a investi dans le club de foot parisien. Au delà du sport, il a ses projets, son ambition, ses hommes et ses réseaux. IL paraît que le Qatar voulait reprendre le secteur « Mines d’uranium » de la société AREVA. Un rachat beaucoup plus dangereux que celui du PSG.

    coffrefortqatari

    Un livre est sorti en mars sur le sujet : Qatar, les secrets du coffre-fort. Christian Chesnot et Georges Malbrunot, lèvent le voile sur les coulisses de ce petit pays du Golfe de 11.000 km de superficie et près de 2 Millions d’habitants (Chypre a moins de 10.000 kms2 de superficie et compte 1,2 million d’habitants). 86% du territoire est constitué de zones désertiques et la densité des habitants est de 164 au km2 (elle n’est que 119 à Chypre). Les auteurs révèlent comment le Qatar a tenté d’acheter un veto russe à l’ONU, les dessous de ses investissements en France, et comment il est passé de la diplomatie du carnet de chèques à l’armement des rebelles libyens et syriens. Ce livre, disent-ils, est une plongée dans ‘’l’univers surréaliste d’un empire de poche dont on se demande aussi pourquoi il cherche à noyauter des institutions internationales comme l’UNESCO et la Ligue arabe’’.  Les auteurs se demandent enfin si le Qatar ‘’roule pour les islamistes ou veut, par son entrisme forcené, assurer sa sécurité comme son rayonnement ‘’?

    Après avoir racheté le PSG, des palaces, des immeubles innombrables et des pans entiers de l’industrie française, le Qatar annonçait avec fracas sa décision d investir encore au moins 10 milliards d’euros en France. Jusqu’où ira ce petit pays qui a déjà réussi à prendre une place considérable dans le monde arabe, l’Afrique (notamment dans les anciennes colonies françaises) et l’Occident ? Un Qatari aurait expliqué que, lorsqu’il traite avec un Français, ce dernier est obnubilé par les commissions à prévoir.

    Ce livre montre comment le Qatar, à défaut d’élargir ses frontières pour consolider sa puissance, a choisi de se créer un empire, sans armes, sans guerre, en achetant le monde ! Et en menant grand train ! Des réserves gigantesques de pétrole et de gaz, des palais somptueux pour l’émir anticonformiste et très francophile Cheikh Hamad et un Premier ministre qui propose de régler financièrement les problèmes diplomatiques. Ils ont les fantastiques moyens d’information d'Al Jazeera, un entrisme forcené dans les institutions internationales, des prises de participation dans les médias occidentaux. Et enfin... Le Qatar est une véritable tête de pont dans les négociations secrètes des pays occidentaux avec les États islamistes, dont la France a déjà profité : rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad, puisque, avant d'aider les combattants, le Qatar était un allié solide du régime baasiste et, bien sûr, plus récemment, le Qatar, seul pays arabe à le faire, a participé - financement de l'armement, formation des combattants libyens et même présence de 5 000 hommes des forces spéciales - à l'intervention militaire occidentale contre Kadhafi.

    Cet émirat énigmatique aurait aussi, par exemple, payer la rançon pour la libération des infirmières bulgare. Sarkozy a appuyé sa candidature pour l’organisation de la coupe du monde football et a œuvré pour son rachat du PSG qui avait besoin d’un financement important pour devenir un club compétitif sur le plan international. Plusieurs ministres de Sarkozy ont fait de nombreux déplacements dans ce minuscule pays. On parle souvent de ceux effectués par l’ancienne garde des sceaux Rachida Dati qui y aurait quelques projets personnels. Ami personnel de la famille de l'émir, Dominique de Villepin, aujourd'hui avocat d'affaires, a pour principal client le Qatar Luxury Group, fonds d'investissement personnel de la cheikha Mozah bint Nasser al-Missned. A droite, parmi les habitués de Doha, on trouve aussi Philippe Douste-Blazy et Hervé Morin.

    Aujourd’hui, Hollande chercherait à un peu plus diversifier les investisseurs du Golfe persique. « Le Qatar est accusé de financer le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) mais il n’y a aucune preuve. » « Ce qui est à peu près sûr, c’est que les organisations humanitaires et ONG liées à l’Etat du Qatar, sans que celui-ci montre sa responsabilité, financent des réseaux terroristes présents au Nord-Mali » commentait à l’époque Philippe Hugon, chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).

    Après son élection, Hollande avait reçu le Premier ministre du Qatar, Hamad Bin Jassim al-Thani et ensuite l'émir lui-même. Le président socialiste, qui avait été invité au Qatar comme la plupart des dirigeants politiques français, avait décliné l'invitation. Il a choisi d’aller d’abord à Abu Dhabi et Dubaï, non à Doha. Dans les pétromonarchies du Golfe, le chef de l'État avait fait étape à Djedda, en Arabie saoudite, début décembre, sur le chemin de l'Asie. Il retournera en Arabie saoudite et ira au Qatar cette année», indique-t-on dans son entourage, en affirmant que la démarche française est orientée «vers l'ensemble des pays du Golfe». Pas de virage, donc, mais un rééquilibrage au profit du partenaire émirien avec lequel existent des relations anciennes, notamment dans le domaine de la défense. Nous avons retrouvé une explication géopolitique faite par Hollande sur l’importance stratégique du Qatar.

     

    Ainsi va l’Europe ! Elle rackette les Chypriotes. Banque, bang ! Elle m’a tué… Bank, bang ! She shot me down !...  pourront chanter chaque victime sur l’air du tube de Nancy Sinatra et Sheila.  

    Ainsi va la France ! On fait les poches aux Français et on cherche des émirs milliardaires. Les relations internationales ne se font plus que sur des considérations géopolitiques mais aussi sur le nombre de zéros dans le montant des investissements proposés. On peut à la fois combattre les réseaux terroristes des intégristes musulmans et accepter l’argent des émirats qui les financeraient. Nos dirigeants croient aux Mille et une nuits. Contre les terroristes, ils ont les Mirages de Dassault.

    Battone

     

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  • mélenchon1Invité dans l’émission C.politique sur la 5ème chaîne, Jean-Luc Mélenchon continue à porter haut et fort les idées de gauche et à le faire en dérangeant la classe politique et médiatique. Il a encore démontré, en ne pratiquant pas la langue de bois et l’hypocrisie, qu’il était un homme politique lucide et convaincant. Il avait en face Caroline Roux qui, par sa formation de journaliste, connaît les roueries de l’éristique «  per fas et nefas » dont la plus utilisée est d’essayer de couper l’interviewé lorsque les réponses ne vont pas dans le sens souhaité et de le presser de questions insidieuses. Bien sûr, elle n’a pas cessé de vouloir lui faire dire qu’il était un révolutionnaire et qu’il poussait le peuple à la révolte dans la rue. On lui balance aussi son amitié pour Chavez que l’on veut faire passer pour un dictateur. Il faut que Mélenchon fasse peur parce qu’il inquiète les bénéficiaires du système et leurs chiens de garde. Plus il y a de riches en France et plus il y a de pauvres mais il ne faut pas faire de relation entre ces deux phénomènes qui n’en font qu’un : l’exploitation de l’homme par l’homme. Tout est fait pour  diaboliser Mélenchon qui le dit, pendant qu’on banalise le Front national. Autre argumentation répétée, le déficit et les économies «incontournables». A chaque solution d’avenir, on oppose des milliards d’euros et l’austérité comme un mal nécessaire.

    Le seul but poursuivi n’est pas d’informer objectivement mais de défendre le système et de renverser les propositions du dangereux gauchiste. C’est un catch verbal, un véritable combat à mots armés qui est livré à l’adversaire car il s’agit bien d’un adversaire politique et non d’une journaliste objective. Tout cela relève d’une stratégie médiatique avec son armée de clones bien éduqués et bien payés. Donc rien de neuf chez les commentateurs formatés (j’ai du mal à dire journalistes) de certaines chaînes télévisées. Tout cela n’a jamais déstabilisé le co-président de Parti de gauche, habitué de ce genre d’exercice et orateur aguerri. Comme il a aussi un excellent niveau intellectuel et culturel, il a certainement lu Aristote, Socrate, Schopenhauer et autres théoriciens de la dialectique, sans avoir eu besoin de fréquenter les écoles de journalisme ou les bancs de l’ENA. Depuis qu’on lui tend toujours les mêmes, il connaît tous les pièges dans ce que Kant appelait « l’art sophistique de la controverse ».

    Les sujets d’actualité abordés ont été nombreux et divers. Les réponses étaient frappées au coin du bon sens. C’est un Jean-Luc Mélenchon combattif qui a développé tout haut ce que beaucoup pensent au sein de la gauche… la vraie gauche. Son discours est toujours argumenté et il fait des propositions constructives.

    Le député européen et ancien candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle a notamment été interrogé sur son positionnement vis-à-vis de la majorité, sur ses relations avec l'ancien président vénézuélien Hugo Chavez, sur la colère en Europe contre les mesures d'austérité, sur la politique de rigueur en France et les pistes envisagées pour réduire le déficit, sur la déception croissante vis-à-vis de François Hollande, sur ses relation avec le PCF et la CGT, ou encore sur la sécurité à Marseille. 

    Des reportages ont jalonné les questions : L’un sur Chavez et l’autre sur la CGT. Une petite vidéo illustre le casse-tête du déficit. Nous vous la proposons…

    Mélenchon a fustigé à plusieurs reprises la politique qui consiste à accepter tout ce qu’impose le gouvernement allemand de la l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) et le Parti libéral-démocrate (FDP). Il faut rappeler que, chez nos voisins, la droite est aux commandes et le parti socialiste SPD dans l’opposition. L’électorat des partis de la droite allemande est en grande partie composé de retraités qui sont passé, à l’époque de Schroeder, au régime par capitalisation. Leurs pensions dépendent donc d’un euro fort et de la spéculation financière. C’est ce pays vieillissant qui impose à ce que les Allemands appellent le « Club Med » une politique d’austérité dramatique.

    Il n’a pas été tendre avec François Hollande mais comment l’être devant une politique qui mène à la récession. Alors que le Front de gauche a participé à son élection, ce dernier méprise les voix qui s’étaient portées au premier tour sur Jean-Luc Mélenchon.

    Interrogé sur la taxe prévue sur tous les dépôts bancaires chypriotes, il a déploré que « Chypre entre en enfer comme les Grecs, il va leur arriver maintenant malheur sur malheur, et ça ne servira à rien », a déclaré Jean-Luc Mélenchon. "Une fois de plus, on va assortir une aide d'un plan d'austérité pour mettre en équilibre les dépenses et les recettes. Comme on va mettre en équilibre, on va faire l'austérité. Et comme on va faire l'austérité, il y aura moins de rentrées et plus de déficit. Et donc on va recommencer", a-t-il commenté. "Bienvenue en enfer!" s'est-il exclamé. Les Chypriotes "vont être aidés par l'Europe, c'est à dire que commencent pour eux des souffrances qui ne servent à rien comme en Grèce", a-t-il ajouté.

    Il rappelait que ce sont "les banques qui ont ruiné Chypre". Elles "avaient un bilan qui représentait huit fois la richesse totale produite par le pays, et ces gens se sont gorgés de trucages, de produits, d'arrangements de toute sorte, et sont devenus la machine à nettoyer l'argent sale d'une partie de l'Europe. Maintenant tout ça leur retombe sur la figure" et elles "vont être sauvées, car l'Europe vient sauver qui, pas Chypre, mais les banques" concluait-il.

    L'austérité tue : les citoyens, les entreprises et l'économie, les états, la démocratie, les salaires, les retraites… Jean-Luc Mélenchon s’indigne d’avoir vu le ministre Sapin se déplaçait, après un suicide par immolation devant une ANPE, uniquement pour dire qu’il n’y a rien à se reprocher. Pourtant les employés des ANPE sont en sous-effectif et ils doivent traiter les dossiers par téléphone. Le chômeur n’a même plus droit à un contact humain.

    Bien sûr, on a essayé de lui faire dire qu’il était en désaccord avec le PC et la CGT. Diviser pour régner, c’est connu et la manœuvre est éculée. Comme il invitait au prochain congrès de la CGT à Toulouse, Caroline Roux a sorti de son contexte une phrase dite par le nouveau secrétaire de la CGT qui a déclaré aux journalistes que la centrale syndicale n’était pas le bras armée du Front de gauche, comme si ce n’était pas une évidence. Jean-Luc Mélenchon a approuvé cette phrase et l’a complété en disant que le Front de gauche n’était pas le bras politique de la CGT qui réunit des syndiqués libres de leurs choix politiques. Il ajoutait aux sujets des accords signés par des partenaires sociaux : « Les syndicats font pour le mieux. Moi je leur dis : ne vous résignez pas, on peut faire autrement. [...]Les gens ont un pistolet sur la tempe et on leur demande de signer n'importe quoi ».

    Il s’est fermement opposé à l'armement des rebelles syriens « auxquels on n'a posé aucune condition politique. Il s’en inquiétait : « C'est leur donner les moyens d'une victoire dont nous ne savons rien du contenu. Est-ce que la leçon libyenne ne nous a pas suffi? Est-ce que nous ne sommes pas en train de patauger dans l'absurdité en combattant au Mali des gens que nous prétendons soutenir et armer en Syrie?" Il mettait en garde "ceux qui font ça mettent le doigt dans un engrenage terrifiant", car "il y aura la guerre derrière", pointant notamment le plateau du Golan, région du sud de la Syrie occupée par Israël. Pour lui, "il n'y a pas d'autre sortie de la crise que la négociation et la politique", et "il n'y a aucune issue militaire à cette affaire".

    Questionné sur l’élection du nouveau pape, il a pris la précaution de dire qu’il était issu d’une famille catholique et que son avis sur le pape ne concernait pas la religion, puis il s’exprimait "Le pape a eu un comportement (pendant la dictature en Argentine) qui est inacceptable Nous ne pardonnerons jamais à personne les meurtres de cette dictature. [...] Trop gentil avec les dictateurs, trop méchants avec les prêtres de gauche, peut mieux faire." Sur son site, il avait déjà donné son sentiment : « Silencieux sous la dictature militaire puis à l'heure des jugements des militaires criminels, opposant connu aux gouvernements argentins de Nestor puis de Christina Kirschner, tendre pour l'Opus Dei, hostile aux prêtres progressistes". Lorsque Caroline Roux mettait en avant que François premier était aux côtés des pauvres, il s’en étonné un peu car, Jésuite, le pape s’était opposé à un autre ordre justement prêt des pauvres.

    Sur l'affaire Merah, alors que Hollande et le gouvernement jouent les prolongations, il la faisait court en disant que elle « n'a aucun rapport avec sa religion, avec l'islam. [...] Cet homme était un fou dangereux, un point c'est tout. »

    A la fin de l’émission, il lâchait : « Plus personne ne croit en rien dans ce pays. Les gens sont dans un rejet absolu. Cette révolution qui arrive, elle avance. On ne sait pas comment elle va déboucher. Je souhaite à mon pays le mieux. Il faut prendre la tache avec patience et discipline. Châtiez rudement ceux qui vous punissent rudement. »

    Le châtiment est posible à chaque élection à venir. 

    Voilà un commentaire à chaud et un résumé rapide sur l’essentiel de ce que nous avons noté.

    Pidone. 

     La vidéo de l'émission.

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  • retropédaloOn  a vu où  l’austérité  a mené la Grèce tout particulièrement. Aujourd’hui on annonce que la Communauté européenne veut bien aider financièrement Chypre mais la contre partie d’un prêt de 10 milliards d’euros sera que tous les dépôts en banque seront taxés. Les bailleurs de fonds de Chypre - UE et FMI - ont demandé l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 6,75 % sur tous les dépôts bancaires de moins de 100 000 euros et de 9,9 % au-delà de ce seuil, ainsi qu'une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts. Les salariés se verront donc privés d’une partie de leurs économies et amputés d’une partie de leurs salaires, tout en remboursant aux banques les prêts qu'ils auraient pu contracter pour des achats à crédit. Pendant ce temps, les très riches ont caché depuis longtemps leurs dépôts sur des comptes dans des paradis fiscaux et dans des coffres forts discrets. Jusqu’où un gouvernement libéral peut-il aller sous la pression des bailleurs de fonds ? Jusqu’à faire les poches aux chômeurs sans doute.

    François Hollande a été démocratiquement élu président de la république. Il est issu  du Parti socialiste. La gauche a démocratiquement obtenu  une majorité à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Mais voilà, François Hollande a cru bon de rassurer les agences de notation et les marchés financiers.

    La France devait  renégocier le Traité budgétaire, mais elle le respecte.  Le gouvernement veut limiter son déficit à 3 % du PIB en 2013, à 2,2 % en 2014… pour atteindre  l’équilibre en 2017, objectif devenu prioritaire aux yeux de François Hollande.

    En juin 2012, le Pacte budgétaire a été ratifié sans les renégociations promises. Même si le déficit de 3% ne pourra être tenu, il reste l’objectif  du gouvernement sous tutelle européenne. Hollande a donc l’intention de suivre la politique d’austérité imposée aux pays européens : baisse des dépenses publiques et sociales, nouvelles taxes… mais d’impôts sur les plus riches car cela déplaît aux instances européennes. Les économistes  ont beau s’alarmer, rien n’y fait. Pourtant la croissance s’effondre dans la zone euro : le PIB a baissé de 0,6 % en 2012 et devrait enregistrer une baisse similaire en 2013.

    Va-t-on se laisser aspirer dans la spirales infernale : chute de la croissance - baisse des recettes fiscales - hausse du déficit -nouvelles mesures de restriction budgétaire - nouvelle baisse de la croissance.

    On sait déjà que la croissance ne sera pas de 1,7 %, comme annoncée par François Hollande pour 2013… au mieux les experts prévoit  0,1 en 2013, 1,2 en 2014 avec des déficits de 3,7 en 2013 et 3,9 en 2014. Il s’agit de trouver 70 milliards de nouvelles coupes budgétaires et, pur cela, de mettre en cause le modèle social français.

    Nous voilà piégés par le pacte budgétaire non renégocié comme promis et placé sous le contrôle d’experts européens chargés « de s'assurer du respect de la règle d'or par le gouvernement, en donnant en particulier son avis sur les prévisions macroéconomiques qui sous-tendent les budgets et en vérifiant que les projets de loi de finances sont conformes à l'objectif pluriannuel de retour à l'équilibre ». Après avoir confié la politique monétaire à une banque centrale indépendante, la politique industrielle et la politique de la concurrence à des commissaires bruxellois, on prive de tout pouvoir budgétaire les gouvernements élus, et donc devant tenir compte de l’avis des peuples.

    Jusqu’où iront-ils si personne ne résiste ?

    Fucone

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  • Dans un album, Carla Bruni s’en était déjà prise aux méchants journalistes (Les diseurs caquettent ou croassent, gloglotent, jacassent dans leurs poulaillers… Les diseurs parlent comme on crache, ils rient comme on grimace, mais pendant qu'ils aboient la caravane passe). Elleaime encenser son mari. Elle vient d’enregistrer un nouveau titre dans lequel elle parle d’un pingouin…

    Tiens le pingouin, on vient lui manger dans la main

    Il adore ça le pingouin

    Il prend son petit air souverain

    Mais je le connais moi le pingouin

    Il n’a pas des manières de châtelain

    C’est mal élevé les pingouins...

    On chuchote que Carla a mal digéré son départ du château de l’Elysée et l’absence de manières affichée par le châtelain qui ne serait pas venu leur ouvrir la porte du véhicule qui les a arrachés de leur domicile conjugal pour y installer une courtisane.

    Ni laid ni beau, le pingouin,

    ni haut ni bas,

    ni froid ni chaud,

    ni oui ni non...

    Ne serait-ce pas une description du Président « normal », le "ni-ni" remplace le « bling bling ».

    Tiens l'pingouin, t'as l'air tout seul dans ton jardin

    Serait-ce une allusion à la photo officielle de François Hollande dans le jardin de l’Élysée ?

    Elle a beau dire que son pingouin ne vise personne en particulier, on ne peut s’empêcher de penser à François Hollande. Elle a suscité l’enthousiasme chez les  blogueurs du Figaro qui ont trouvé l’occasion de participer à un sondage sur la question. On peut y lire un déferlement de messages bêtes et méchants. C’est la raison pour laquelle nous ne rentrerons pas dans ces logorrhées nauséabondes. Toutefois, cette information anecdotique méritait bien un puttaghjiu.

    Carla Bruni-Sarkozy a l’air aussi froid que la banquise sans pingouin. Elle s’est mise à murmurer plus que chanter son amour pour son président. Il faut un sonotone pour l’entendre. Finalement, si on cherche l’inverse de son pingouin. Il pourrait être laid, bas, froid, et dire toujours non. En plus il aurait les manières du châtelain, même si elle le voit beau, haut, chaud et disant toujours oui. Elle approuve tout ce qu’il fait « même si elle ne s’y connaît pas » et elle le dit dans une interview lors de la campagne présidentielle :

    Regrettez-vous une action entreprise par votre mari au cours des cinq dernières années? - Je ne m’y connais pas tellement mais franchement, je trouve qu’il a tout bien fait. Soutenez-vous ces propositions d’organiser des référendums ? - Là encore, je ne m’y connais pas. Généralement, je trouve que ses idées sont fabuleuses.

    C’est argumenté et touchant ! Carla a aussi chanté son amour pour le président. Elle composa sa chanson « Mon Raymond ». C'est une chanson d'amoureuse que j'aurais bien intitulée "Nicolas", mais c'était mal venu vu sa position à l'époque. J'ai failli l'appeler Raoult, mais, sans être une obsédée de la rime, j'aurais vite séché après "Séoul", "boule" et "cool". Au moment où je cherchais, mon mari est entré dans la pièce et je me suis dit que Raymond lui allait comme un gant », expliquait-elle au Nouvel Obs.  «C’est tellement rare, c’est tellement de chance! Quand on rencontre le grand amour, on sait bien qu’il ne faut pas hésiter», confiait-elle au Figaro dans la méta-euphorie de son mariage. Depuis lors, la chanteuse claironne sur «Mon Raymond» qu’il est une «bombe atomique», qu’il «tient la boutique», qu’il est «un pirate»… Alors, le Pingouin n’a qu’à bien se tenir.

    Elle espère sans doute encore pour 2017. « Avec la fonte  des pôle sil y aura plus d'eau dans les mers - et donc... davantage de place pour les poissons. - Le malheur des pingouins fait le bonheur des sardines ». C’est le Chat qui le dit et il s’y connaît en matière de sardine. Mais n’allez par répéter que je traite Carla de sardine, car, maladroite, elle pourrait se faire manger par un pingouin de gauche.

    N’ayant pas trouvé les paroles de la chanson « Mon Raymond », nous ne pouvons résister au plaisir de vous offrir une autre chanson de Carla «Le Toi du moi » et, si le Toi est Nicolas allias « Raymond », dans un flot de métaphores nous avons tiré qu’il est « l’envie, le citron, le bouquet, la putain, les fesses, le jouet, le vent, le vieillard… etc. »

    Fucone

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