• zebre_sarko

    Au fil de ses meetings pour prendre la tête de l’Ump, Nicolas Sarkozy est monté en gamme dans ses discours de matamore. Il fait exploser le baromètre du mensonge. Il pousse le storytelling le plus loin qu’un politicien puisse le faire. Assis dans un fauteuil ou à la tribune, tumultueux,  il déverse des flots de bobards. Il est déjà en campagne pour les élections présidentielles de 2017 alors qu’il s’agit de la présidence de l’Ump, parti dont il ne mentionne jamais le nom car il veut le refonder pour en faire sa machine électorale. Alain Juppé et François Fillon ont des raisons de s’inquiéter. Sarkozy n’a nullement l’intention de passer par des primaires.

    nicoreviens

    Sur les chaises de son public, l’association « Nicolas, reviens » pose des affiches bleues supportant un portrait de leur idole avec l’inscription « Mon président ». Cette association très professionnelle a un site sur lequel sont publiées de fausses informations comme une manipulation du sondage « baromètre de confiance » publié par le journal Le Monde. On y retrouve des chiffres bidons et des bobards comme dans les discours de Sarkozy, leur héros toujours en but à une adversité féroce mais qui promet une issue glorieuse. Depuis le premier meeting à Lambersart (Nord) fin septembre, le cirque Sarko s’est produit deux mois. L’auguste Sarkozy a multiplié les bobards, les chiffres bidons, les récits héroïques, les citations inventées de toutes pièces pour railler l’adversaire…

    Nicolas Sarkozy raconte des histoires à dormir debout. Il force le trait, s’agite sans quitter trop des yeux le texte qu’on lui a écrit. Selon les passages, on le voit content de sa lecture à voix haute surtout lorsqu’il manipule la vérité. La CGT a appelé à voter contre lui en 2012 ? Il dit que «tous les syndicats ont appelé à le faire battre». Et tant pis si la CFDT, l’Unsa ou FO s’étaient refusés à donner des consignes de vote. François Hollande avait promis de sanctuariser le budget de la Culture, qui a en fait baissé de 5% ? Sur scène, Sarkozy raconte que le budget a diminué de 30% et que Hollande avait promis de le «doubler». Il veut supprimer l’ISF alors il dit que la France est le seul pays à prélever cet impôt, ce qui est faux ( voir article ICI).

    En tant que Président de la république, il a voulu se faire une légende européenne en disant qu’il a sauvé l’Europe. Angela Merkel l’a laissé dire uniquement parce qu’elle avait obtenu qu’il soumette le budget national au contrôle de la commission européenne. Ils ont imposé le traité européen. Sarkozy se moquait de François Hollande quand ce dernier parlait de le renégocier et hier à Nîmes il a nié le droit à la commission européenne d’intervenir dans l’établissement du budget de la France, alors qu’il prônait jadis la soumission à des règles qu’il a acceptées pour les Français. François Hollande n’a finalement rien changé du traité européen voulu par un Nicolas Sarkozy en osmose avec Angela Merkel qui lui a même apporté son soutien pour les élections de 2012.

    Le faux discours, l’amnésie, l’autosatisfaction, la vindicte, le mensonge… Il s’y complait. De la résistance nationale et un peu d’euroscepticisme dans son nouveau discours sur l’Europe ! Marine Le Pen doit en rigoler jaune ou se réjouir si elle pense que, in fine, elle récupérera la faction la plus à droite des sarkozistes, ce que les sondages semblent indiquer.  

    Nicolas Sarkozy fait dans l’outrance en s’adressant à des militants convaincus à l’avance. Peu de journalistes corrigent ses mensonges et cela fait des années que ça dure. Il répète même des mensonges vieux de dix ans comme celui des 5% de délinquants qui commettent 50% des crimes et des délits. Il le répète depuis 2007 malgré les dénégations des spécialistes et de l’observatoire national de la délinquance qu’il a créé. Il finit par croire lui-même à ses mensonges. Il doit même penser sincèrement qu’il est un être exceptionnel même s’il lui manque quelques centimètres. Finalement l’assurance qu’il affiche doit être sa solution à ses complexes que trahissent les précautions qu’il prend en public pour paraître plus grand que ce qu’il est.

    Nicolas Sarkozy fait dans la violence verbale. On se souvient qu’il voulait pendre à un croc de boucher Dominique de Villepin. Personne n’a oublié « Casse-toi pauvre con » ou encore la racaille à nettoyer au Karcher.  Un de ses anciens conseillers, Georges-Marc Benhamou  s’est lâché dans une récente interview donnée à la « Revue civique » et reprise en partie par le Nouvel Obs  qui a titré « Sarkozy, c’est le règne de la terreur ». On se souvient des menaces à peine voilées qu’il avaity proférées envers des journalistes sur FR3 avant son élection de 2007. Avoir des grands patrons de presse avec lui ne lui suffisait pas, il voulait mettre au pas les chaînes publiques.

    Hier, à Nîmes lors de son dernier meeting, Nicolas Sarkozy a donné une vision apocalyptique de la France. Pour lui, François Hollande est l’âne rouge comme la bête écarlate de l’apocalypse.  Le président battu en 2012 n’a jamais voulu entendre parler du vrai bilan de son quinquennat mais préfère l’autosatisfaction. Il met François Hollande plus bas que terre, c’est-à-dire au même niveau que lui, ce qui nous paraît le seul vrai constat sur les deux plus mauvais présidents de la Cinquième république. On aurait du mal à trouver ce qui a changé sur le fond en passant de Nicolas Sarkozy à François Hollande. Après l’élection de ce dernier, c’est lui qui a changé pour finalement ne rien changer. Le cap libéral est resté le même.

    Sarkozy multiplie les messages directs ou subliminaux en direction des électeurs d’extrême-droite, sur la famille, le modèle français, la protection des frontières… avec un credo franchouillard : «Nous croyons que la civilisation française est une grande civilisation, que le peuple français est un grand peuple à nul autre pareil dans le monde. (…) Ici, on adopte le style de vie français, on aime la culture française. Ici nous ne voulons plus de guerre de religion, ce n’est plus notre affaire », a-t-il déclaré. Il va nous faire revenir à la formule emblématique "Nos ancêtres les Gaulois" qui se trouve chez Lavisse dans un passage du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (commencé en 1878 et publié en 1887). Il a fait un dérapage contrôlé sur les origines algérienne et marocaine de Rachida Dati, origines qui lui ont valu le portefeuille de Ministre de la Justice. « Dati, avec un père et une mère, algérien et marocaine, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens!» Cette phrase a fait polémique. Elle a été considérée comme allusive. Quelles compétences a-t-il mis dans ce sous-entendu ? C’est une phrase à double sens, à double tranchant. Elle est libre d’interprétation mais son auteur peut lui donner un sens respectable et dénoncer qu’on lui fait un mauvais procès. Il reste que le fait de revenir aux origines d’un ministre a quelque chose de discriminatoire même si la discrimination est positive.  

    Comme un hasard du calendrier, son fils Jean s’est confié pour la première fois dans la presse people sur son mariage mixte avec une Française de confession juive. C’est ce que l’on appelle la pipolisation de la vie politique qui accompagne le storytelling. Nicolas Sarkozy aime évoquer Carla Bruni, même en meeting. Pour rester jeune, il évoque aussi leur fille âgée de 3 ans. Tous les membres de la famille sont sur scène jusqu’à Louis Sarkozy (enfant partagé avec Cécilia) qui échange des tweets avec le fils de Valérie Trierweiller. Deux nouveaux acteurs du storytelling et de la pipolisation.  

    A partir de ce soir jusqu’à demain soir, les militants de l’Ump vont voter pour élire leur président. L’affaire Bygmalion les a-t-elle éclairés sur le fonctionnement de l’Ump? Les affaires judiciaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité vont-elles influencer leurs votes ? Les mensonges de Sarkozy et de ses soutiens internautes vont-ils s’avérer payants ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses demain soir. L’élection de Sarkozy à la présidence de l’Ump répondra surtout à la seule question qui nous intéresse : Jusqu’où et combien de fois, un politicien peut-il prendre les électeurs pour des cons et, en premier lieu, les militants de son parti ?  Cette question concerne aussi bien Nicolas Sarkozy que François Hollande. La réponse est d’importance car elle a des incidences sur la montée de l’extrême-droite. Ces deux présidents ont décrédibilisé les partis politiques de droite et de gauche. Avec une grande partie de la presse, ils ont banalisé les thèses de l’extrême-droite et marginalisé les idéaux de gauche, utilisés en partie à des fins électorales par l’extrême-droite qui a toujours fait du populisme en période de crise économique et sociale. L’histoire nous a déjà montré où cela mène.

    Lors de son dernier meeting à Nîmes, nous avons relevé quelques phrases sur son projet de refonte de l’UMP… "Les partis qui sont repliés sur eux-mêmes, qui sont enfermés dans leurs habitudes, qui ressemblent à des casernes ou à des sectes (...) qui ne servent que des clientèles" et "ne sont que des machines à distribuer des investitures, c'est fini ! Ce genre de parti appartient à une époque révolue"…. "Les Français ne veulent plus de ces parti »…  Et pourtant c’est un nouveau parti qu’il propose dans une version populiste où les adhérents ont "leur mot à dire" et sont "libre de penser et dire" ce qu'ils pensent… un parti où, quand la salle n'est pas d'accord, elle le dit" a-t-il ajouté dans une limpide allusion aux huées et sifflets contre Alain Juppé, samedi dernier à Bordeaux.  Nicolas Sarkozy a décrit une « France affaiblie » face aux « dangers du monde », une France qui veut un chef fort, c’est-à-dire lui qui se prend pour Napoléon tel que décrit dans un hoax attribué à Victor Hugo. Lorsque l’on sait que la constitution de la cinquième république a servi de modèle pour la reforme constitutionnelle qui a fait d’Erdogan, dictateur islamo-conservateur,  le Président de la Turquie, on se demande jusqu’où un mégalo pourra pousser son pouvoir dans notre monarchie républicaine.

    sarko_bonnetrouge

    Nicolas Sarkozy veut être à la tête d’un « parti de l’espérance », une espérance qu’il voudrait faire partager, une espérance qui est la sienne : revenir à l’Elysée dans le confort de l’immunité présidentielle. Le spécialiste des discours à grand angle est prêt à toutes les alliances, tous les mensonges et, en direction des extrémistes de droite, à toute la démagogie  concoctée par les plumes de ses conseillers en marketing politique.  La question qu’il doit se poser et que nous nous posons : atteindra-t-il le Palais de l’Elysée en évitant le Palais de justice ?

    Battone

    À lire aussi  Ce n'est plus du mensonge, c'est carrément du roman; Jouez au Sarko Bingo; Sarkozy, mais pourquoi ment-il autant?; A Caen, Sarkozy improvise, les bobards fusent; Sarkozy et les intox : à Nancy aussi; Sarkozy et les 30% d'enseignants en moins, une histoire sans fin; Sarkozy noie Toulon et Marseille sous l'intox; A Nice, Sarkozy se cache mais continue dans l'intox; A Toulouse, Sarkozy continue sa tournée des intox;  Sarkozy à Vélizy : intox en rafale; Sarkozy + Assouline : deux fois plus de bobards; Affaire Karachi : Sarkozy se déclare un peu vite lavé; Sarkozy : trous de mémoire, trous de croissance; Sarkozy et ses fantasmes sur l'Europe de Schengen;

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    La France doit reconnaître l'Etat de Palestine

     

    Après diverses actions et manifestations qui ont eu lieu tout au long de l’année écoulée, afin de dénoncer les actes barbares et l’horreur des conséquences, vécue par les populations civiles dans le conflit israélo-palestinien, qui a connu un nouvel épisode sanglant lors de l’attaque sans commune mesure perpétré par Israél dans la bande de Gaza, vient l’heure de la raison et de la fin de l’injustice.

    Après les bombardements, le gouvernement israélien a renforcé son projet colonial en s’accaparant de nouvelles terres en territoire palestinien faisant fi, une nouvelle fois,  du droit international.

    Notre mouvement à l’instar de nombreux mouvements, associations et partis politiques considère que le processus de guerre entre l’Etat israélien et l’Autorité palestinienne est un échec et que  la voie pacifique et celle du droit doivent être privilégiées.

    Comment ne pas reconnaître le droit du peuple Palestinien a vivre libre sur le sol qu il occupe depuis des temps immémoriaux ?

    Comment ne pas reconnaître l’identité de ce même peuple ainsi que le droit a disposé de lui-même de façon légale aux yeux des plus grandes instances internationales ?

    Le seul projet viable pour régler cette crise qui ne cesse de détériorer les relations internationales et de déstabiliser la région du Moyen-Orient dans son ensemble est l’existence de deux états démocratiques indépendants, souverains.

    En Europe, le gouvernement suédois a reconnu officiellement la Palestine comme Etat. Le parlement Britannique a voté une motion en faveur de cette reconnaissance. La voix de la France doit résonner de nouveau sur la scène internationale. La patrie des droits de l’homme se doit d’accompagner ce processus démocratique vers un règlement politique de ce conflit et d’annoncer d’une parole forte que les conditions de droit pour une reconnaissance de l’Etat de Palestine soient remplies.

    La reconnaissance de la Palestine permettra à celle-ci de pouvoir peser d’un poids égal lors de discussion pour un processus de paix avec deux états voisins reconnus ayant Jérusalem pour même capitale sur la base des frontières de 1967. L’existence d’un Etat palestinien, démocratique et ayant une politique basée sur le respect du droit international est la seule garantie de sécurité pour le peuple israélien.

    Nous appelons l’ensemble des représentants du peuple français, en dehors de tout parti pris de politique intérieure, mais au nom de la paix pour le bien de l’humanité, de reconnaître l’Etat de Palestine.

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • charbonnier1

    On nous inflige, chaque fois qu’il faut taper sur les fonctionnaires, dénoncer les impôts ou critiquer les dépenses publiques, Agnès Verdier-Molinié de la think tank Ifrap. Elle était encore ce soir dans l’émission C dans l’air consacrée à « la révolte des 13000 maires » et ayant pour objet les finances locales. Les propagandistes de l’économie libérale et du patronat ont trouvé une nouvelle égérie en la personne de Mme Karine Charbonnier-Beck, chef d’entreprise mise face à François Hollande  dans "En direct avec les Français" sur TF1 : la droite des affaires face à la gauche canada dry, à la mollesse consensuelle.  "Elle a crevé l'écran face au président. Elle avait une position argumentée et n'était pas impressionnée" a commenté l’ineffable Marc-Olivier Fogiel, qui anime l’émission « On refait le monde » sur RTL.  Ce dernier va accueillir cette nouvelle chroniqueuse patronale aux côtés de l’ex-patronne du Medef Laurence Parisot, l’éditorialiste Alain Duhamel et le bâtonnier de Paris Pierre-Olivier Sur. Autant dire qu’ils refont le monde à droite.

    Déjà le lendemain de la prestation molle de François Hollande, Yves Calvi, animateur de la matinale de RTL, avait invité cette patronne du Nord à l'antenne. Que dit-elle ? Elle répète tout ce que demande Pierre Gattaz, actuel président du Medef. Elle pratique le même chantage à l’emploi. Elle donne en exemple la Grande Bretagne en matière d’allègement des taxes et impôts. Elle ne l’a pas formulé mais son libéralisme doit aller jusqu’au contrat de travail esclavagiste « zéro heure » adopté par les Anglais. Elle est pour le « dialogue social » à condition que les syndicats en soient exclus. Pour elle, les syndicats « qui datent de la deuxième guerre mondiale » sont des entraves surannées à la modernisation du monde du travail. En délocalisant son entreprise en Angleterre ou en Allemagne, elle estime qu’elle économiserait trois millions d'euros de charges et de taxes par an et ajoute sans rire : "Les Français qui déménageraient avec nous auraient aussi un gain significatif sur leur salaire net". Quelle hypocrisie pour faire croire que les chefs d’entreprises et les salariés sont à la même enseigne dans le cas d’une délocalisation. Parlons des salaires de son entreprise ! Nous avons relevé le commentaire d’une salariée de cette patronne et voici ce qu’elle écrit :

    Embauchée par Karine charbonnier? de Ghislaine s : « bsr je suis Ghislaine Spaes et je confirme que le salaire moyen (forfait mensuel) d'un salarié (ouvrier) chez Beck-crespel est bien de 1200 euros voire 1300 (pour ceux d'équipe) par mois. je parle du net bien sur autrement ce serait en dessous du smic bien évidemment. Certains, de par leur ancienneté peuvent, par leur prime d'ancienneté qui est conventionnelle, frôler les 1500 euros nets par mois après 30 ans d'ancienneté et encore..... Ils sont peu dans cette situation. Je tiens à la disposition de qui le veut le bulletin de salaire d'un P1, P2, ou P3. Certains salariés de moins de 10 ans dans l'entreprise n'atteignent même pas les 1200 euros ».

    http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-karine-charbonnier-beck-dans-le-figaro-pas-ia11b49726n2485093

    Les salariés ne sont pas tous contents à la boulonnerie Beck-Crespel, rue des Fusillés à Armentières. Il faut dire que la politique salariale est boulonnée au Smic.  Les propos que Mme Charbonnier –Beck a tenus envers les syndicalistes n’ont pas plu à la CGT dans l’entreprise familiale qu’elle dirige avec son mari : l’ETI Beck Industries dont elle est directrice générale (cliquer ICI pour l’article dans la voix du Nord)

    Le siège historique est celui de la société Beck-Crespel, à Armentières avec un réseau de filiales sous la holding Beck Industries : Beck Prosper en Grande-Bretagne, BC Deutschland en Allemagne, BC Basco en Belgique... Le groupe exporte des pièces depuis leur pays d’origine. Une coentreprise a été créée en Chine. Sous la houlette de Karine Charbonnier-Beck et Hugues Charbonnier, le groupe emploie  630 salariés, dont 300 sur le seul site d’Armentières et réalise 60% de son chiffre d’affaires à l’export.

    J’ignore quel ton de parole cette nouvelle chroniqueuse de la droite libérale  adoptera dans l’émission du persifleur Marc-Olivier Fogiel mais, devant Hollande, elle a parlé avec une voix de pleurnicheuse, comme si elle détenait une vérité impossible à faire admettre à un Hollande jugé incapable de la comprendre. Elle était là pour se faire entendre sans écouter. Elle était là pour prendre Hollande à son propre piège : sa politique libérale jugée insuffisante.  Lui était là pour se montrer aimable avec toutes et tous. Chacun est resté dans son rôle. Elle n’a pas eu de contradicteur. Elle a enfoncé son doigt dans un ventre mou.   

    En quoi la nouvelle égérie de la droite ultralibérale peut-elle plaire en dehors de son ultralibéralisme pleurnichard qui a ravi la presse de droite ? Karine Charbonnier-Beck est une chef d’entreprise de 46 ans, une belle femme blonde  qui doit en charmer quelques uns. Elle a même conquis le maire PS d’Armentières qui ne tarit pas d’éloge sur elle. Elle sait être pleurnicharde mais elle a un regard de tueuse. Elle est diplômée d’HEC comme son mari. Sa prestation ultralibérale lui a valu une biographie dans le journal « Le Figaro », la consécration de  la droite. Elle est conseillère à la Chambre commerciale et Industrielle du Grand Lille.

    C’est une patronne du Nord dans la lignée de ceux qui ont exploité les ouvriers sidérurgistes depuis le début du 19ème siècle, les ouvriers textiles depuis le début du 17ème siècle, les mineurs... Diplômée d'HEC, Karine Beck-Charbonnier a repris en 2005 l'entreprise familiale fondée par son arrière-grand-père à la sortie de la première guerre mondiale.

    Il serait intéressant de savoir comment cette héritière industrielle a été sélectionnée pour participer à ce direct qui n’a pas laissé une grande impression. La publicité qui lui a été faite par la suite apparaît démesurée si on revoit sa prestation. Elle se retrouve chroniqueuse sur RTL dans une émission où sévissent déjà Florence Parisot et le bâtonnier qui s’est illustré lors de la mise en examen de Nicolas Sarkozy en juillet 2014 (voir article dans Libération ICI). Chez  Marc-Olivier Fogiel, c’est le rendez-vous des propagandistes de la droite néolibérale. On refait le monde ? Comment traduire le verbe « refaire » ? Tout le monde ne se laisse pas « refaire », entendez par là « tromper ». Il suffit de revoir le casting de ceux qui refont le monde. Dans cette émission, ont défilé des gens comme Pierre Berger, Elisabeth Lévy, Yves Thréard, ou encore Jean-Claude Dassier… Marc-Olivier Fogiel a été surnommé « le pitbull du Paf ». C’est un bon chien de garde qui, comme Ruquier ou Hardisson, choisit sa meute… Des meutes, il y en a sur chaque chaîne et toutes tiennent le même discours.

    Si l’on fait le compte de ces journalistes, animateurs et intervenants dans le paysage audiovisuel français, on prend la mesure de la propagande néolibérale et de la marginalisation dont font l’objet ceux qui proposent une alternative de gauche à cette alternance libérale qui occupe le pouvoir depuis 1983 et qui nous a conduit à la situation économique et sociale dans laquelle nous sommes.

    U barbutu

    Google Bookmarks

    1 commentaire
  • logo_sncm

    Nous savions que l’état de cessation de paiement était justifié (officiellement et hypocritement) par les 103 millions d’euros produits par Transdev et les 14 millions par Véolia. La nouvelle surprise a été l’attitude de l’exécutif corse qui s’est livré à une manœuvre de dernière minute en produisant une créance de 198 millions d’euros, faisant ainsi le choix d’appuyer l’initiative des actionnaires.  L’exécutif corse participe  à la manipulation qui prépare le démantèlement de la SNCM.  Cette décision est d’autant plus révoltante que la Collectivité Territoriale Corse avait renouvelé la DSP à la SNCM avant que le président de l’exécutif ne change son fusil d’épaule pour tirer sur la SNCM. La production de la créance de 198 millions d’euros correspond à des restitutions d’aides financières et pourrait jouer le signal à une curie fatale des créanciers, fatale pour la SNCM qui ne disposerait d’une trésorerie suffisante que jusqu’en janvier prochain. Cela pourrait accélérer la liquidation qui semble programmée.

    La décision du tribunal sera rendue demain 28 novembre : une mise en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois et une audience intérimaire à deux mois pour faire le point sur la situation. Si aucun projet industriel viable n’est apporté, à la période d’observation prolongée ou pas fera suite une liquidation judiciaire.

    Dans la gestion de la SNCM, nous avons assisté à des péripéties qui n’ont fait que reculer cette échéance. Elle semble avoir été la seule perspective de l’actionnaire Transdev/Véolia avant de recevoir l’aval de l’Etat devenu passif et le concours de l’Exécutif corse en la personne de Paul Giacobbi, député PRG et président du Conseil exécutif de Corse.

    L’Office des transports de la Corse (OTC) aurait anticipé une nouvelle grève des salariés de la SNCM  en louant 15000 € par jour un cargo amarré dans le port de Marseille. Cette mesure antigrève coûteuse, si elle est confirmée, montrerait la détermination à licencier de façon drastique au sein de la SNCM en enlevant aux salariés tout moyen de lutte.

    Si, comme c’est prévisible, le tribunal de commerce annonce la mise en redressement judiciaire pour une période de 6 mois, la SNCM ne peut assumer financièrement que les deux prochains mois… Un nouveau rendez-vous sera donc à attendre en janvier 2015 pour savoir si l’actionnaire Transdev/Véolia et l’Etat donneront les moyens d’aller jusqu’au bout de la période d’observation pour envisager une suite heureuse à ce qui apparaît comme une mort lente mais déjà décidée. La créance produite par l’Exécutif corse risque de peser lourd sur l’avenir de la SNCM.

    Les salariés de la SNCM ont reçu le soutien de la CGT et du Front de gauche. Depuis l’annonce de la procédure collective devant le Tribunal de commerce, les partis politiques se sont faits discrets. Il faut dire que les élections municipales sont passées. La catastrophe économique et humaine peut arriver dans l’indifférence. Se pose la question d’une faillite organisée avec la bénédiction et le concours de différentes instances publiques, à Bruxelles, au niveau national et en Corse.

    Le dossier SNCM est un scandale d’Etat dont la genèse remonte aux conditions déjà scandaleuses de sa privatisation sous la présidence de Jacques Chirac et le gouvernement de Dominique de Villepin. Par la suite, sa gestion n’a été qu’une suite de mensonges et de campagnes de presse pour faire porter à la CGT la responsabilité d’une déconfiture orchestrée. Nous assistons au dernier épisode d’un feuilleton politico-financier suivi par le journaliste indépendant Alain Verdi sur son blog « péricoloso sporgersi » sur lequel vous pouvez revivre toutes les péripéties par lesquelles les salariés sont passés.

    Matelone 

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Ils vont entrer en production. Leur production.

    Fralib_marseille4

    Manca alternativa a suivi pendant plus de trois ans la lutte des  Fralib pour leur dignité et leur devenir. Elle y a consacré plusieurs articles et interviewes. Les salariés de l’entreprise se sont battus sans relâche avec abnégation et détermination, sans jamais faillir, contre la puissante multinationale Unilever qui ne les a pas épargnés durant toute cette période. Ils ont tenu malgré les procès, les mauvais coups, les chausse-trapes, les menaces en tout genre. Ils ont tenu et gagné la première manche. Celle de la création d’une nouvelle structure de production : la ScopT1. Désormais, à partir du premier janvier 2015, les Fralib vont s’élancer dans une nouvelle aventure. Ils se remettront au travail, pour eux et non plus pour gaver les actionnaires de la multinationale. Cela ne sera pas facile et ils en ont conscience. De nombreux obstacles risquent de se dresser devant eux. Quelques exemples. Unilever n’a aucunement renoncé à faire tomber les Fralib. Elle va multiplier les attaques tous azimuts contre la nouvelle société en faisant pression sur les fournisseurs et les distributeurs. En outre, il leur faudra gagner la bataille commerciale sur  un marché dominé par les multinationales. Cette bataille sera remportée, non seulement grâce à leur détermination et leur capacité à proposer des produits de qualité, mais également avec la solidarité active des consommateurs et de tous ceux qui pensent qu’il est possible de gérer autrement une entreprise. Un bel exemple à suivre.

    Les Fralib ont toute notre solidarité.

    <script type="text/javascript" src="https://www-secure.arte.tv/arte_vp/embed.php?json_url=http%3A%2F%2Finfo.arte.tv%2Ffr%2Fplayer%2F33691&lang=fr_FR&config=arte_info&width=620&height=356"></script>
    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Les internautes de l’extrême-droite et de la droite ont bien compris la manipulation qu’ils peuvent faire de l’information sur l’Internet. Les mails «  à lire et à faire suivre » se multiplient…

    En matière d’hoax  et de manipulation politique, sévissent tous ceux qui sortent des sondages cachés au public et des informations non divulguées par toute la presse. Aujourd’hui, circule un hoax sur  un sondage mené par l’'institut Opinionway et le Centre de Recherche Politique de Sciences Po, intitulé "Baromètre de la confiance politique" et prétendument publié dans le Monde qu’en partie : 41 pages sur 84, est-il précisé. Le journal « Valeurs actuelles » aurait récupéré les pages cachées pour les publier dans son numéro  4026. C’est stophoaxun séisme politique ! lit-on avant de nous en donner un résumé « fidèle ».  On peut alors se poser la question « fidèle à qui et à quoi ? » Dans le cas qui suit, il semblerait que le sondage ait quelque chose à voir avec les élections au sein  de l’UMP et les prochaines présidentielles…

    Voici le résumé fidèle à la tradition du mensonge propagandiste…

    1.      75% des Français ne font plus confiance à l’État, ni à la République.

    2.      88% rejettent catégoriquement les partis politiques.

    3.      87% jugent que Hollande n’a pas l’'étoffe d’un président, ça c’est moins étonnant.

    4.      61% sont prêts à manifester, alors qu'’ils n’étaient que 30% en 2010 !!

    5.      71% ne font pas confiance aux syndicats.

    Mais la stupeur :

    1. 50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent avoir à la tête du pays "un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections".

     > > Traduction en clair : un roi ou un dictateur, ou du moins un pouvoir personnel fort ?? 12% souhaitent même que l’'armée dirige le pays ! C’est du jamais vu depuis 200 ans et ça montre la crise où ces gouvernements d’'énarques coupés des réalités du pays, et d'’hommes politiques profiteurs de droite ou de gauche ont plongé le pays.

    Sans surprise :

    1.    36% placent Sarkozy en tête,

    2.    34% Marine Le Pen, tous les autres hommes politiques de tous bords sont très loin derrière.

    3.    67% pensent qu’il y a trop d'’immigrés en France,

    4.    50% sont pour le rétablissement de la peine de mort (ils n'’étaient que 35% en 2011).

     Quelles que soient les réflexions que nous suggèrent ces résultats, on voit en tout cas à quel degré de crise profonde nous a mené la politique de ces dernières décennies.

    Quant à l’UMP, si elle veut revenir au gouvernement, elle ferait bien d’en tirer les leçons : les Français ne veulent plus être gouvernés par les énarques, ils aspirent à un changement radical.

    Fantastique : Enfin la FRANCE réagit . C'est bon à faire savoir car ça redonne le moral et l'espoir (Valeurs Actuelles n° 4026, page 19).

    « Il est regrettable que les médias ne diffusent pas ce genre d'information, cela prouve bien qu'ils ou qu'elles sont à la botte du pouvoir »… (signature habituelle d’un hoax) Nous avons mis en gris les annotations qui permettent de situer le ou les rédacteurs de cet hoax.

    NSrevient_hoax

    Vous trouverez  ce sondage caché sur des blogs, pour exemple nous l’avons trouvé sur des forums et sur des blogs et des sites comme « NS », traduisez « Nicolas Reviens ! », le blog « Fillederoi » (tout un programme) , le blog de Michelle d’Astier de la Vigerie, le blog de l’union nationale républicaine, le blog « Renovons.nc », France nationaliste… etc. Droite et extrême-droite ! Cela permet de savoir d’où vient le mail que vous avez peut-être reçu transféré par une de vos relations de droite.

    Cet hoax a été largement diffusé mais il est intéressant de s’arrêter sur le site d’une association de soutien à Nicolas Sarkozy dont l’aspect professionnel laisse penser que le caractère chanstiqué du sondage ne pouvait pas échapper aux personnes qui gèrent le site qui renvoie aussi à un blog. Il ne peut s’agir que d’une publication volontaire d’une manipulation de l’information. Pour le consulter cliquer ICI.

    Ne perdez pas votre temps à chercher dans le n° 4026 de Valeurs actuelles, journal que vous ne lisez jamais et allez consulter le site Hoaxbuster… Voici ce que vous trouverez…

    La presse (y compris de gauche) a largement relayé certains des chiffres avancés :

    Certains chiffres sont corrects (36% de Français ont confiance en Nicolas Sarkozy, 34% ont confiance en Marine Le Pen, 50% sont pour la peine de mort, 67% trouvent qu'il y a trop d'immigrés en France), parfois à peu de choses près (87% des Français, et pas 88%, pensent que les politiques n'en ont rien à faire de leurs problèmes ; 72%, et pas 71%, ne font pas confiance aux syndicats).

    étatdesprit

    D'autres sont carrément faux : il n'y a que 32% qui pensent que manifester est le meilleur moyen de changer les choses, pas 60% (on sent là la volonté de faire de la "manif pour tous" un étendard).

    Et surtout, tous ceux qui pourraient tempérer l'analyse sont soigneusement omis : ainsi, 63% des Français pensent que voter est le meilleur moyen de changer les choses dans ce pays, et certaines institutions (les hôpitaux, l'armée, la police, l'école, les associations) ne soulèvent pas la méfiance des Français - on est loin de la crise de la démocratie analysée dans le message, même si le constat est en effet alarmant.

    Donc le statut est : DU VRAI (pour certains chiffres), DU FAUX (pour d'autres, pour le silence des médias, ainsi que pour l'oubli de citer les chiffres qui tempéreraient le propos).

    De toute façon, un truc venant (prétendument ?) de "Valeurs actuelles", on se doutait bien que ce ne serait pas complètement exact...

    Vous pouvez prendre connaissance des vrais résultats du sondage cité en cliquant ICI

    On note toutefois que 50% des Français seraient favorables au rétablissement de la peine de mort. Comme quoi, la barbarie génère la barbarie. A l’égorgement, on veut répliquer par la guillotine. La peur n’est pas mère de la sagesse mais elle est un sentiment qui permet toutes les manipulations d’opinion. Le FN le sait.

    Le sondage a été effectué en ligne, entre le 25 novembre et le 12 décembre 2013, sur un échantillon de 1803 personnes de plus de 18 ans, inscrites sur les listes électorales. Il présente 1 à 2 points d’incertitude.  Publié en janvier 2014, sa manipulation a commencé dès le mois suivant  et continue sur le Net.    

    Le détournement tel qu’il a été réalisé semble désigner des militants de droite ou d’extrême-droite. Le sondage sur le parti qui représente le mieux l’opposition de droite met à égalité l’UMP et le FN avec 36% chacun, alors que l’UDI est évalué à 18%. De quoi donner des idées à des militants qui ont eu l’idée de jouer avec  les pourcentages et leur prétendue signification.

    Concernant Nicolas Sarkozy, si les 36% le place en tête dans un volet de ce sondage, il faut aussi tenir compte d’un autre volet dans lequel ceux qui n’ont jamais eu confiance en lui arrivent en tête des sondés avec 46% contre 25% qui ont toujours eu confiance. Il aurait perdu 16% des gens lui ayant fait confiance alors qu’il n’a enregistré que 11% de gens dont il a gagné la confiance. Son score était meilleur que celui de François Hollande mais guère plus brillant.  

    Il est faux que les Français se cherchent un chef d’Etat fort, voire un dictateur, puisque 83% est le score de ceux qui pensent que la démocratie est mieux que n’importe quelle autre forme de gouvernement, 63% pensent que les élections sont le moyen pour influencer les décisions prises en France, 32% pensent que c’est de manifester dans la rue et 23% de faire grève.  7% seulement pensent que c’est de militer dans des partis politiques et 11% seulement leur font confiance. Il faut dire que, lorsque l’on donne le mot « politique », le mot « méfiance » enregistre 36%, « dégoût » 31%, « ennui » 11%, « intérêt » 10% , « espoir » 5%... Par ailleurs 34% des sondés sont moroses, 31% las, 30% défiants… Si 67% des gens sondés disent qu’il y a trop d’immigrés, à contrario 60% font tout à fait confiance à des gens d’une autre nationalité.  Par ailleurs 76% pensent encore que l’on peut changer la société par des choix et des actions.  En ce qui concerne les institutions, ce sont collectivités locales et leurs élus qui ont conservé le meilleur capital de confiance. Le gouvernement et le Premier ministre sont au plus bas.

    Il faut retenir que 55% des sondés pensent que, pour établir une justice sociale, il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres, 46% veulent une réforme en profondeur du capitalisme, 46% sont pour une réforme sur quelques points et seulement 6% ne veulent rien changer.

    Enfin le « ni droite ni gauche » a beaucoup progressé, ce qui explique que les candidats aux élections présidentielles de l’UMP et du PS  veulent ratisser large, pendant que le FN exploite l'UMPS.   60% des sondés ne font plus confiance ni aux uns ni aux autres. 73% pensent que « droite et gauche » ne veut plus rien dire. A qui la faute ? 35% pensent encore que l’Europe est une bonne chose contre 32% qui sont de l’avis inverse.

    Bien sûr, cela n’est qu’un sondage et sa manipulation montre l’usage malhonnête qui peut en être fait. Toutefois, il peut aussi indiquer une tendance qui confirme la montée du FN bien aidé par l’UMP et le PS. Rappelons que le sondage dont l’hoax ressort aujourd’hui remonte à fin 2013. Depuis lors, des événements tragiques ont pu en modifier la teneur malheureusement en matière d’immigration et de peine de mort.  

    Le djihadisme a ses spécialistes et le Front national ressort le sien : Jean-Marie Le Pen pour qui l’égorgement est une spécialité musulmane qu’il tient de ses souvenirs guerriers en Algérie. C’est lui qui le dit. Il propose, donc en réplique, une spécialité française plus propre : la guillotine. C’est ce qu’il souhaite aux djihjadistes français qui participent à la barbarie en Syrie et en Irak. Le front national proposera un référendum sur le rétablissement de la peine de mort. Aux propos du père, il faut ajouter ceux de sa fille toujours au sujet des djihadistes :  des contrevérités qu’elle colporte dans les médias… Dans des interviewes, cette dernière affirmait que les filières islamistes ne recrutaient pas en utilisant l’Internet. Elle ajoutait que "le fondamentalisme ne pousse pas dans les prairies normandes". L’identification du djihadiste normand Maxime Hauchard lui a donné tord comme lui donnent tord les témoignages recueillis sur l’utilisation des réseaux sociaux par les recruteurs djihadistes. Marine Le Pen veut  faire le lien entre "immigration massive" et dérives du "fondamentalisme islamique", peu importe pour elle la réalité d’un phénomène de société. Le journal Huffington post a réalisé une vidéo édifiante…


    Marine le Pen: "Le fondamentalisme ne pousse... par LeHuffPost

    On mesure le niveau des mensonges qui sont colportés par une extrême-droite de plus en plus visible, de plus en plus activiste. Ces mensonges sont parfois repris par la droite, notamment lorsqu’ils servent le candidat Sartkozy. On a noté que ce dernier a plus de ressources financières  que ses concurrents et qu’il bénéficie d’une couverture médiatique supérieure dans la campagne pour prendre la présidence de l’UMP. Il dispose aussi de bataillons d’Internautes manipulateurs.

    Le degré de  manipulation des masses monte et s’ajoute à la propagande libérale qui est la ligne éditoriale de l’actualité politique chez la plupart des médias. Il n’est donc pas étonnant que des Français se détournent de la politique et se réfugient dans l’abstention. Dans le sondage précité, 69% pensaient que la démocratie ne fonctionne pas bien du tout mais 57% s’intéresse encore à la politique contre 42% pas du tout.

    L’information est une usine à brouillard qui favorise des minorités agissantes face à la masse devenue trop passive. Hier soir, la chaîne Canal+ a diffusé un reportage fait sur les groupuscules violent de l’extrême-droite : un constat alarmant qui rappelle les montées du nazisme et du fascisme qui ont précédé la deuxième guerre mondiale. Malgré les apparences voulues par Marine Le Pen, certains de ces extrémistes ont toujours des liens avec le FN.

    La bonne santé du Front national donne des ailes à l'extrême droite la plus radicale. Depuis environ 4 ans les groupuscules extrémistes sont de retour dans la rue et entrainent avec eux leur cortège belliqueux.

    Pour la police spécialisée dans les violences politiques, le constat est évident : les cas d'agressions liées à l'extrême droite sont en augmentation. Exemple le plus tragique, le décès de Clément Méric en juin 2013, jeune militant d'extrême gauche frappé à mort en plein Paris par des militants d'extrême droite.

    En enquêtant dans ces milieux qu'il connaît parfaitement, Thierry Vincent apporte des éclairages nouveaux et inédits sur l'affaire Clément Méric et découvre qu'un peu partout en France des drames identiques ont été évités de justesse... mais jusqu'à quand ?

    Pidone

     

    Google Bookmarks

    3 commentaires
  • Emmanuel Macron passe à l’offensive médiatique. D’abord il a envoyé un écran de fumée en attaquant les retraites-chapeaux. On se souvient que Nicolas Sarkozy l’avait fait avant lui. Aucune loi n’est venue mettre fin à ce scandale qui dure et perdure. Notre Ministre de l’économie porte le projet et il le portera le temps de sa présence au gouvernement car nous ne nous faisons aucune illusion sur une loi prochaine.

    emmanuel_macron

    Par contre, il passe par un décret pour imposer le travail du dimanche en installant une différence de traitement des salariés selon qu’ils travaillent dans une grande ou une petite entreprise. Il s’attaque aussi aux 35 heures comme le fait la droite. Il n’a pas employé le mot « tabou » mais a fait savoir qu’il ne voulait pas laisser les 35 Heures sur un « piédestal », ce qui ramène au même et son argumentation ramène au « travailler plus pour gagner plus » cher à Sarkozy lorsque le ministre de l'économie interroge : « Le cadre légal n’est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu’un qui souhaite (travailler plus) que c’est impossible?  » 

    Qui est-il ? Nous n’ignorons rien de ses intentions politiques ancrées dans la dérive droitière du parti socialiste. Il est la pièce maîtresse du duo Hollande/Valls pour accélérer la casse sociale. Et il a ajouté : « Dans le cadre légal des 35 heures, comment faire en sorte que des accords majoritaires puissent donner plus de flexibilité sur certains territoires ou dans certaines branches? (...) C’est cette voie qui doit être poursuivie… » C’est bien au cadre légal des 35 Heures qu’il veut mettre fin, en utilisant le langage de l’énarque qu’il est comme Hollande, Juppé, de Villepin… etc. Nous sommes dans une monarchie républicaine dirigée par des avocats d’affaires et des énarques dans un système poreux dont la dernière démonstration a été l’affaire Jouyet/Fillon/Sarkozy/Hollande.

    Avec les dernières déclarations d’Emmanuel Macron, nous ne sommes plus dans le cadre de dérogations mais d’un abandon des 35 heures alors que l’accord national interprofessionnel (ANI)  permet déjà à des entreprises en difficulté, sous réserve de signature d’accords majoritaires, et pendant 2 ans maximum, d’aménager le temps de travail et les rémunérations. La refonte du code du travail est en marche. Après les 35 Heures, viendra la remise en cause des CDI et des règles des licenciements. Pierre Gattaz a été entendu et il en a profité pour ajouter à ses revendications celle de la suppression de l’ISF. Après la droite décomplexée, la gauche canada-dry a pris la relève dans une alternance libérale qui dure depuis 1983. Un courant qui était pourtant minoritaire au sein du PS a pris le pouvoir maintenant géré par l’énarchie. Comme Jacques Chirac l’avait fait en nommant Dominique de Villepin Premier ministre, Hollande a choisi un jeune énarque venu de la Banque Rothschild sans aucun mandat électif pour mettre en œuvre, avec un vernis de gauche, la même politique que la droite.

    macron_attali

    Si Emmanuel Macron emploi l’expression «piédestal » pour les 35 Heures, il ferait mieux de redescendre de celui qu’on lui a dressé à sa nomination. La droite et les Solfériniens l’ont encensé mais cela n’a pas leurré les militants de gauche. La suite démontre que son piédestal bancal pourrait se transformer en piloris. Il a déjà reçu quelques tomates virtuelles après ses propos affligeants sur des gens du peuple. Il en recevra d’autres pour la casse sociale qu’il prépare sous la houlette de Valls et Hollande, ses mentors d’aujourd’hui, sans oublier ceux d’hier comme Jean-Pierre Jouyet (encore lui), Jacques Attali ou Michel Rocard, sans oublier ses admirateurs comme Stéphane Richard, PDG de France Télécom ou François Pérol PDG de la BPCE et nous en passant parmi ces patrons qui en ont fait leur chouchou. Il a même participé à des travaux d’études demandés par Nicolas Sarkozy, notamment sur la croissance.

    U Barbutu  

    RAPPEL:

    Google Bookmarks

    13 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires