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    En Grèce l’avenir peut commencer

     

    Pas de fumée blanche au-dessus du Parlement grec, ce lundi 29 décembre 2014. Le candidat de droite Stevros Dimas, ex-commissaire européen, soutenu par tout le gratin bruxellois et la Troïka n’a pas réussi à réunir les 180 voix nécessaires à la validation de son élection, à l’issue du troisième tour de scrutin. Au grand dam de tous les laudateurs des politiques d’austérité et de régression sociale qui secouent toute l’Europe. Pourtant d’énormes moyens ont été mis en œuvre pour assurer la victoire de Dimas. Y compris des moyens peu orthodoxes, sans jeu de mots, comme par exemple des pressions, des propositions d’achat de voix, etc. En vertu de la constitution grecque, des élections législatives seront donc organisées. Elles auront lieu le 25 janvier 2015. Cette perspective est différemment appréciée selon le positionnement des uns et des autres. Syriza, qui a actuellement le vent en poupe (28% des intentions de vote) se réjouit d’un tel résultat.  Alexis Stypras, leader de cette formation de la gauche radicale a déclaré : «  C’est un jour historique, l’avenir peut commencer. »

    Autre son de cloche à droite et chez les sociaux-démocrates du Pasok. Là, c’est la consternation. Les premières conséquences se sont vite fait sentir. Les places boursières européennes ont toutes décroché, subissant des baisses significatives, en particulier celle d’Athènes. Le Fmi, à la tête duquel plastronne Christine Lagarde, récemment mise en examen dans l’affaire Tapie, suspend son aide financière à la Grèce jusqu’aux prochaines élections. Les media officiels se sont aussitôt mis au travail. Haro sur Syriza. On parle même de « terrorisme médiatique ». Antonis Samaras, premier ministre crie au loup et refait le coup de la peur. « Eux ou nous, l’Europe ou le chaos », éructe-t-il. Quel culot ! Lui et sa clique qui sont responsables de la situation catastrophique que connaît le pays. Le chaos existe déjà. La grande majorité des Grecs est à genou. Le chômage explose, les retraites sont littéralement laminées, le système de santé démantelé. Les biens publics comme l’énergie, l’eau, les transports, privatisés. Même certaines magnifiques îles grecques n’ont pas résisté au vent de l’ultralibéralisme. Dans le même temps les armateurs sont toujours exemptés d’impôts, de même la riche église orthodoxe. La spéculation continue allègrement et l’évasion atteint des records. Les banques européennes continuent d’encaisser les intérêts des dettes, avec délectation. Les ingérences étrangères déferlent, y compris françaises. Voir la lamentable déclaration de Pierre Moscovici, nouveau commissaire européen. Nos pseudo-socialistes craignent l’arrivée de la gauche radicale au pouvoir, et son effet possible de contagion à d’autres pays européens.

    La Troïka cache mal son irritation. Dans le concert des critiques pro-libérales, le pompon revient aux Allemands. Le ministre des finances Wolfgang Schäuble déverse sa bille et montre son arrogance et son mépris pour les Grecs. Ce n’est pas nouveau. Souvenons-nous des déclarations particulièrement amènes à notre égard, d’une députée européenne, lors de l’émission des « Paroles et des actes, sur France2. Que dit en substance ce brave ministre.  Le pays devra poursuivre les réformes engagées, sans autre alternative. La messe est dite. Il est bon de rappeler à Schäuble que la Grèce ne doit rien à l’Allemagne. Par contre, l’inverse  est vrai. Trois exemples suffiront. Il est temps de tordre le cou à des idées complaisamment distillées en France et ailleurs, idées selon lesquelles l’Allemagne serait la vache à lait des pays de l’Europe du Sud. Premier exemple. Les dettes de guerre non payées par l’Allemagne. Elles sont estimées à 160 milliards d’euros ! Deuxième exemple. Où sont passées les réserves en or que les nazis ont volées à la banque centrale grecque ? Enfin, il est utile de préciser que les marchands d’armes allemands se sont gavés copieusement en suréquipant l’armée grecque, bien au-delà de ses propres besoins. On pourrait encore rajouter quelques exemples significatifs, dont celui des banques allemandes qui ont prêté de l’argent à la Grèce. Ces prêts n’ont rien de philanthropiques. Les taux sont particulièrement élevés, presque au niveau de l’usure, de 8 à 12%, alors que ces mêmes banques empruntent auprès de la Banque centrale européenne à 1%, voire moins.

    Les grecs iront aux élections le 25 janvier 2015. Ils seront seuls habilités à choisir leur sort. Syriza et toutes les forces de progrès du pays iront à la bataille avec la conviction de gagner et de proposer une voie nouvelle pour sortir la Grèce du marasme actuel. Cette bataille sera dure. En face les ennemis déclarés ou anonymes déploieront des efforts gigantesques pour casser l’espoir qui est en train de naître. La victoire est possible. Les forces de progrès grecques compteront aussi sur la solidarité internationale. Ié e pussibule.

    Forza Syriza.

    Maria Maddalena Lanteri

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    La nouvelle appellation de l’UMP a fuité, histoire de la tester. Ce n’est plus une union mais un « rassemblement » tout court et en anglais cela se dit « union ».  En français la nuance est complexe entre « union » et « rassemblement ». Nicolas Sarkozy veut ressembler, accumuler, agglomérer, amasser, regrouper, rallier… Il veut voir affluer. Il veut réunir pour unir. 

    Mais qui donc ? En premier lieu les Umpéistes et, parmi eux, les jupéistes. Il veut affilier Fillon dont il se méfie. Quant à Copé, il se rassemble avec qui veut encore de lui après s’être éparpillé un peu avec tout le monde.

    Nicolas Sarkozy aime les grands rassemblements autour de lui-même monté sur une estrade. Ses meetings sont entre le show business et la prêche.  Le mot « rassemblement » lui plaît à condition d’en être le sommet. Il veut donc provoquer un rassemblement centrifuge autour de lui.

    Le 19 septembre dernier, Sarkozy publiait le message suivant : « Je suis candidat à la présidence de ma famille politique. Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité ».  

    Comme à son habitude, il drague large avec la même niaiserie fourbe « ni droite ni gauche »  alors que son rassemblement est celui de la droite, même s’il arrive à débaucher quelques mercenaires politiques au sein du parti de Solferino. On connaît l’esprit non partisan de Sarkozy lorsqu’il a installé dès son arrivée à l’Elysée le « bouclier fiscal » pour les plus riches obligeant le fisc a rembourser des contribuables comme Liliane Bettencourt. 

    Lorsque Sarkozy rassemble, il le fait autour d’un système clanique. Il reproduit ce qu’il a appris dans sa carrière politique débuté dans le fauteuil d’Achille Peretti, maire de Neuilly et ancien Président de l’assemblée nationale sous la présidence du général de Gaulle. Il a fait ses classes dans un clan de l’ouest parisien. Quel est son discours d’entrée en campagne ? Il n’a fait que reprendre l’appel de Cochin lancé par Jacques Chirac le 6 décembre 1978 : « Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain ».

    Dans un discours prononcé le 13 mars 2007, Sarkozy disait : « Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement »… A la même époque il avait dit son intention de pendre Dominique de Villepin à un croc de boucher…  et puis, élu président, on se souvient de « casse-toi, pauvre con ! » aux intonations d’un Jean-Marie Le Pen, ou bien encore la « racaille » des cités à passer au « Karcher ». L’apaisement ? Sans doute le sien qui semble avoir besoin de ses diatribes violentes qu’il lance les dents serrées.

    Rassemblement ?  Le mot n’est pas nouveau  du côté du bleu Marine mais aussi du côté de l’Ump. On se souvient du RPR, Rassemblement pour la République... Il croit qu’en prononçant quelques mots-clés dans des discours préparés par une équipe de conseillers et de plumes occultes (Cette contrepèterie vaut bien un cocorico), il va apparaître tout beau tout nouveau, comme relooké, paré d’un plumage qui se rapporte à son ramage. En 2017, il aura pris dix ans de plus et il sera toujours le même qu’en 2007 en moins jeune, en plus vieux, en plus ringard, en plus conservateur, en plus réactionnaire…

    Personne ne peut s’y tromper : derrière ses faux discours, il reste le bourge de Neuilly, le mec bling bling qui se complaît dans le luxe, l’ami politique des très riches… Après son élection en 2007, il a instauré le bouclier fiscal. Il a déjà annoncé qu’il supprimera l’ISF s’il est élu à nouveau président.

    Nous verrons si le mot « rassemblement » sera retenu pour remplacer  l’acronyme UMP. Il paraît que Sarkozy n’aime plus les acronymes.  Pourtant, il a été souvent vu en train d’écrire et de lire des SMS. Alors pour son « rassemblement », nous lui, écrivons   un sms ainsi formulé : talc[1], osef[2], roflmao[3]

    Nous participerons à quelques rassemblements en 2015  pour manifester contre l’austérité, mais des rassemblements syndicaux et de gauche, ne serait-ce que pour montrer qu’un clivage politique existe et qu’il est nécessaire. Le général de Gaulle l’a suggéré lui-même le 25 novembre 1941 dans un discours prononcé à l'université d'Oxford ou il est l'hôte du Cercle Français. : « Dès lors que les humains se trouvent soumis, pour leur travail, leurs plaisirs, leurs pensées, leurs intérêts, à une sorte de rassemblement perpétuel, dès lors que leur logement, leurs habits, leur nourriture, sont progressivement amenés à des types identiques, dès lors que tous lisent en même temps la même chose dans les mêmes journaux, voient, d'un bout à l'autre du monde, passer sous leurs yeux les mêmes films, entendent simultanément les mêmes informations, les mêmes suggestions, la même musique, radiodiffusées, dès lors qu'aux mêmes heures, les mêmes moyens de transport mènent aux mêmes ateliers ou bureaux, aux mêmes restaurants ou cantines, aux mêmes terrains de sport ou salles de spectacle, aux mêmes buildings, blocks ou courts, pour y travailler, s'y nourrir, s'y distraire ou s'y reposer, des hommes et des femmes pareillement instruits, informés, pressés, préoccupés, vêtus, la personnalité propre à chacun, le quant à soi, le libre choix n'y trouvent plus du tout leur compte. Il se produit une sorte de mécanisation générale, dans laquelle, sans un grand effort de sauvegarde, l'individu ne peut manquer d'être écrasé ».  C’est ce type de rassemblement qu’espère Nicolas Sarkozy. Sa refonte de l’UMP en revenant au RPR sans le « pour la république » exprime le déclin de la droite qui n’est plus qu’un conglomérat d’idées politiques décadentes, d’ambitions qui se pressent autour d’un leader has been.

    Ce mot « rassemblement » est l’occasion de rappeler un extrait des « Mémoires interrompues » de François Mitterrand (Entretiens avec Georges-Marc Benamou) : « Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut »…. Avant, François Mitterrand était socialiste. Mais, ça c’était avant 1983, avant Jospin, avant Hollande ! C’était avant que Georges-marc Benamou, proche de François Mitterrand, ne devienne le conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée entre mai 2007 et mars 2008.

    « Ni gauche, ni droire » est le « ni, ni » des politicards pour enterrer les valeurs de la gauche. Paradoxalement, Sarkozy se dit « sans esprit partisan » tout en se réclamant d’une famille politique. Dans la mafia, lorsqu’un chef de famille rassemble plusieurs familles, il crée un clan qui œuvre pour des intérêts communs. « L’esprit de clan » est pire et plus sectaire que l’esprit partisan.  Le joli mot de « Partisan » nous l’aimons sans la connotation péjorative que Sarkozy veut lui donner.  Il nous renvoie aux paroles de l’l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. La musique fut composée en 1941 par Anna Marly, d'origine russe réfugiée à Londres. Les paroles ont été écrites en 1943 par Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon qui venaient tous deux de rejoindre les Forces françaises libres. Le partisan est un combattant luttant pour un idéal national et politique dans la seconde guerre mondiale. Plus généralement  ce mot de lutte désigne une  personne qui est attachée à une cause, à un parti, à une doctrine, etc… partisan de la république, partisan des valeurs de gauche, partisan de la liberté, partisan de l’égalité et de la fraternité…  C’est cet esprit partisan qui a permis les progrès démocratiques et sociaux. Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme !...  Comment ne pas penser à René Char lorsqu’il dit : « Du jour où je suis devenu partisan, je n’ai plus été malheureux ni déçu ». Le terme « partisan » réfère au contexte historique (Le chant des partisans) et, par métonymie, désigne le membre actif d’un groupe résistant. Rassembler sans cet esprit partisan n’a aucun sens politique. Ce n’est qu’une fourberie qui ne trompe personne même pas les membres d’un clan ou d’une famille politique, les corbeaux toujours prêts à s’entre-déchirer dans des guerres d’ambitions personnelles.

    Battone



    [1] Talc : « truc à la con ».

    [2] osef, oseb et autres variantes : « on s'en fout », « on s'en branle », etc.

    [3] ROFLMAO : « Rolling on the floor laughing my ass off » ( Je ris à m'en taper le cul par terre ). Sigle servant à exprimer le rire le plus puissant.

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  • hollande_valls1

    Le grand projet du quinquennat de François Hollande, c'est le pacte de responsabilité, qui va permettre aux détenteurs du capital d'augmenter leurs dividendes et de licencier sans problème ! Voilà où nous en sommes après deux ans sous sa présidence. L’année 2014 se solde par un chômage en hausse constante, alors que François Hollande enregistre (paraît-il) un léger frémissement de sa côte de popularité selon les derniers sondages. Un frémissement de très courte durée après l’annonce des chiffres de novembre et son lot de chômeurs en plus. Sur le plan économique et social, les perspectives sont moroses et, malgré la promesse de ne pas augmenter les impôts, le gouvernement cherche des revenus fiscaux qui pourraient se trouver dans la poche des petits contribuables. En matière foncière, il est question d’une taxe sur les cabanes de jardin. Pourquoi pas sur celles au fond du jardin où l’on va quand on a des besoins? D’un autre côté, il faut compenser la gabegie des fameux portiques destinés à percevoir l’écotaxe, décidée sous Sarkozy et abandonnée sous Hollande devant le tollé des « bonnets rouges » dont il ne faut pas associer la couleur à une idéologie politique de gauche. On apprend aussi que la SNCF va augmenter ses tarifs en janvier prochain. Il faudra donc que les pauvres se rabattent sur les transports routiers low cost préconisés pare Emmanuel Macron et que les « salariées illettrées » de Gad passent le permis de conduire pour trouver du travail.

    Que nous réserve d’autre le gouvernement ?

    Le Premier ministre Manuel Valls a prévenu lundi les Français (via l'Espagne) que les sacrifices pour redresser l’économie de la France continueront pendant au moins trois années, dans une interview donné au journal conservateur espagnol El Mundo qui en fait "l'homme de l'année". Venant d’un journal de droite et espagnol, pas étonnant !

     "Je ne veux pas dire aux Français que d'ici deux à trois ans nous en aurons fini avec les sacrifices", a déclaré l’homme de l’année d’El Mundo. Il espère toujours un retour à la croissance pour que des emplois soient créés au lieu d’être supprimés et pour revenir à des augmentations de salaires. Il doit pratiquer la méthode Coué et se dit convaincu (par lui-même) que les Français ont compris la nécessité des réformes et que la majorité du parti socialiste les approuve. Il estime que la majorité des élus de la majorité présidentielle l’ont soutenu puisqu’il a fait passer  deux motions de confiance, tous les budgets et même la réforme des régions. Il est autosatisfait et considère avoir la confiance des Français à qui il a fait un cadeau de Noël en signant le 24 décembre le décret d’application  de l’article 20 de la loi de programmation militaire (LPM). Ce texte prévoit un accès très vaste des services de l'État aux télécommunications (téléphone, SMS, Internet, etc.) des Français, et à toutes les informations qui transitent par les réseaux nationaux. Il va permettre la surveillance accrue de l’Internet et l’accès administratif aux données de connexion. Le décret a été publié au Journal Officiel le 26 décembre et le texte de loi entre en application pour la nouvelle année, alors qu’il était annoncé pour février 2015. Manuel Valle n’a pas traîné pour légaliser la censure sur l’Internet.

    Quels sites sont visés ? Officiellement ceux qui contreviennent à la loi et notamment les sites islamistes. Dans la réalité, Manuel Valls, comme d’autres politiciens, veut  surveiller et censurer les médias d’opinion libres qui écrivent sur le net, ces nouveaux contestataires indépendants qui donnent les informations que la presse de l’Establishment occulte ou minimise, ceux qui critiquent durement, ceux qui ne vont pas à la soupe, ceux qui portent une autre parole que la pensée commune libérale… Apporter une note différente de la propagande libérale est devenue une « fausse note » qui réveille au lieu d’endormir. Il ne doit y avoir qu’une seule musique libérale. La loi va permettre d’activer le blocage administratif et d’identifier les gêneurs.

    Manuel Valls va laisser derrière lui une loi liberticide qui fera l’affaire d’une dictature. La Corée, la chine et d’autres pays soumis à des régimes dictatoriaux ont montré l’exemple et c’est cet exemple que nous suivons. Il ne doit plus rester un seul espace de liberté.  Valls a montré à plusieurs reprises sa conception de la liberté associée à la censure.

    A quoi bon tendre encore la main à Manuel Valls et François Hollande, ils sont plus manchots que les  pingouins aux antipodes de la Gauche.

    Trois années de sacrifices, le chômage qui continue à augmenter et une loi liberticide ! Manuel Valls et François Hollande vous souhaitent une bonne année. Si vous déprimez, nous vous conseillons, pour passer le réveillon du nouvel an, une bonne blague à jeun les matins du 30 et du 31 décembre, une à deux plaisanteries fines après chaque repas et sans modération le soir du réveillon et un film comique d’ici le 31 décembre… mais surtout évitez les journaux télévisés, les émissions politiques et les vœux du président.

    Dans ces conditions conseillées, nous vous souhaitons un bon réveillon festif avant une nouvelle année solidaire.

    Pidone

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  • hollande_philéa2

    Samba, Baltique, Maskou et Estrie… les labradors se sont succédés à l’Elysée comme les premières dames. Hollande n’a plus de première dame mais a maintenant un labrador nommé Philaé, comme la sonde spatiale qui s’est posée sur la comète Churyumov Gerasimenko et qui s’y trouve encore. Notre président ne mange plus seul dans son palais. Il vient d’installer sa première chienne à l’Elysée.

    La femelle labrador de 2 mois et demi offerte par la Fédération des anciens combattants français de Montréal a été baptisée Philae par François Hollande en référence au robot spatial européen. Notre président garde la tête dans les étoiles et son labrador est là pour le rappeler. Philaé est un atterrisseur qui a atteint son objectif le 12 novembre dernier, dix ans après avoir décollé. Quel symbole ! Faudra-t-il dix ans, donc deux quinquennats au maître du labrador Philae pour atteindre des objectifs ? On connaît l’expression « tirer des plans sur la comète ». Si depuis la nuit des temps les étoiles ont toujours fasciné les hommes, les comètes avaient plutôt tendance à les effrayer. En effet, ne sachant expliquer ce phénomène, on disait qu'une comète était un signe annonciateur de malheurs. Ainsi, chacun "tirait des plans sur la comète", c'est-à-dire qu'il essayait de prédire quel allait être le prochain malheur à s'abattre. De nos jours, l'expression signifie qu'une personne s'imagine des choses (négatives en général) dans une situation donnée, mais qui n'arriveront probablement pas.  Depuis son élection, François Hollande a prédit, pour exemple, que le chômage ne s’aggraverait pas et que sa courbe serait inversée. On connaît la suite. De nouveaux chômeurs viennent chaque mois grossir les chiffres publiés. Chose nouvelle : le premier ministre a même anticipé les mauvais chiffres de novembre. Pendant la campagne des dernières élections présidentielles, Hollande avait promis la lune à la gauche. Nous n’aurons eu qu’une comète visée depuis dix ans et les promesses électorales n’ont été que des étoiles filantes.

    Hollande a succédé à Sarkozy qui a succédé à Chirac. Phliae a succédé à Estrie qui a succédé à Maskou. Trois labradors ! A l’Elysée, les chiens et les hommes se succèdent et se ressemblent.

    Selon un article de presse, les labradors de nos trois derniers présidents sont des cadeaux venus du Canada. Il s’agit donc de chiens offerts aussi à la France.  Nous n’avons aucune nouvelle d’Estrie et trop de nouvelles de son maître. Après la mort de Maskou en 1998, c'est un bichon maltais qui a fait son entrée à l'Elysée sous l'ère Chirac. Sumo s'y plaisait d'ailleurs tellement que, selon Bernadette Chirac, il n'aurait pas supporté de quitter les lieux avec son maître en 2007 pour la passation de pouvoir et serait devenu agressif, allant jusqu'à mordre l'ancien chef de l'Etat... Comme Bernadette ne s’y connaît pas plus en chien qu’en homme, elle a reporté sur le chien ce que la passation de pouvoir a provoqué chez son maître. Elle a peut-être accusé le chien d’avoir la rage pour cacher l’état de santé de son mari.

    « Recevoir ce chien, c'est assurer la continuité de l'Etat et de la fonction présidentielle », a commenté un collaborateur de Hollande. Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont tous eu des labradors lors de leur mandat. Nous verrons si François Hollande, comme Giscard avec Samba, posera dans Paris-Match, avec son labrador plutôt qu’avec une actrice avec qui il a défrayé la chronique.

    Nous avons fait une petite vérification auprès de la société centrale canine, un chien avec pédigrée né en 2014 aurait dû recevoir un nom commençant par la lettre « J » pour être conforme au registre LOF. Notre président n’a donc pas tenu compte du système de lettrage qui remonte à 1926. Qu’aurait-il choisi avec un « J » ? Peut-être a-t-il préféré avoir une femelle pour éviter Jaurès. Il ne pouvait tout de même pas l'appeler Julie.

    Souvent les maîtres ont toutes les qualités de leurs chiens, sauf la loyauté.  Alors si notre Président astrologue est affublé d’un labrador pour l’inscrire un peu plus dans la lignée de ses prédécesseurs et lui faire gagner la sympathie des ami(e)s des animaux, l’électeur de gauche lui réserve un chien de sa chienne en 2017. Toutefois, nous ne souhaitons pas que Philae se comporte comme Sumo. Averti, il faudra que son maître prévoie quelques séances chez un psychanalyste canin, lorsqu’elle quittera l’Elysée.  

    Bien entendu, nous n’avons rien contre la gente canine et nous aimons les animaux. Nous avons une pensée particulière pour Loukanikos, le chien de la révolte grecque contre l’austérité. Son nom signifie « Saucisse » en grec.  Face aux policiers et aux gaz lacrymogènes, les manifestants pouvaient compter sur la fidélité de Loukanikos. Ce chien, qui a été photographié à de nombreuses reprises en première ligne des manifestations entre 2008 et 2012, est décédé. Il s’est éteint «paisiblement» chez l’homme qui s’occupait de lui depuis plusieurs années, après l’avoir recueilli dans la rue. C’est le journal grec «Avgi», proche du parti de gauche Syriza, qui a annoncé son décès. Loukanidos était âgé d’une dizaine d’années mais son état de santé s’était dégradé après les manifestations, entre les produits chimiques contenus dans les gaz lacrymogènes et les coups donnés par les policiers. Loukanikos, rebaptisé «Théo» par son nouveau maître, avait même figuré au classement des 100 personnalités les plus influentes du monde établi par le magazine «Time» en 2011. Le chanteur américain engagé David Rovics lui a aussi dédié la chanson "Riot Dog" (le chien de la révolte).

    U barbutu

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  • Les médias promeuvent une fausse alternative avec le bleu Marine, cache sexe de l’extrême-droite, et diffusent  la peur du lendemain pour grignoter les droits acquis. Pour les quelques milliers de personne qui vivent de ces flux de milliards, nous ne sommes qu'une donnée technique. Condoleezza Rice disant lors du conflit en Irak, a considéré ouvertement qu’une opinion publique ça se dirige. Il n’est pas étonnant que les analyses simplistes et haineuses d’un Zemmour puissent convaincre ceux qui vivent dans l'angoisse et la peur.

    Nous subissons une évolution sur le modèle anglo-saxon (Américains et britanniques) où deux partis subsistent qui conduisent globalement la même politique au service des donneurs d'ordre du capital qui ne s'est jamais aussi bien porté, au point d'être aveuglé par son arrogance et s’accommoderait avec l’extrême-droite.

    A l’orée de l’année 2015, nous revenons sur un ouvrage intitulé « La deuxième droite ».

    Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu'au fameux "tournant de la rigueur" en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partis des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils coécrivent "La deuxième droite" pour répondre à ceux qui s'autoproclamaient "deuxième gauche", une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d'accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Après le retour aux affaires du PS, après le retour d'un François au château, l'analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet... ça réveille !

    Fin 2013, à l'occasion de la sortie de la nouvelle édition du livre "La deuxième droite" chez les éditions Agone (http://atheles.org/agone/contrefeux/l...), et du retour aux affaires du Parti Solférinien, Les Mutins de  Pangée avaient mis à disposition, en libre circulation, une vidéo réalisée dans la série des entretiens mutins (contre la pensée tiède). Pour ceux qui ne l’auraient pas vue, la voici…  

    Depuis la parution de ce livre, un an a passé. Force est de constater qu’il nous livre une analyse de cette réalité qui veut nous ramener au bipartisme, à l’alternance d’une même politique, avec  la fausse alternative médiatisée du Lepénisme.  Les commentateurs, les experts, les politiciens de droite et de cette « deuxième droite » s’évertuent à jeter les idéaux de gauche aux orties comme étant passéistes. C’est pourtant leur œuvre qui est conservatrice des privilèges et du capitalisme. L’extrême-droite en profite et récupère des idéaux de gauche à des fins purement électorales tout en exploitant l’angoisse et la peur.

    Voilà où nous en sommes. Ce qui devait être la victoire de la gauche en 2012 n’a été qu’une mascarade dont la conséquence pourrait être le retour de Sarkozy associé à une Marine Le Pen galvanisée par la complaisance médiatique dont elle fait l’objet et la conjoncture favorable à la xénophobie et au racisme. On nous prépare du « supersarkozisme ». On a beaucoup parlé d’Eric Zemmour parce qu’il fait partie de la propagande. Il est un produit médiatique qui s’est bien vendu. Son omniprésence n’est pas due à un quelconque talent. Il tient un discours pseudo-intellectuel xénophobe qui éloigne les électeurs de la gauche et sert les politiciens  dans leurs calculs électoraux. Zemmour n’est qu’un des fondés de pouvoir de la droite dont la maison-mère est le Figaro.

    Les Hollande, Valls, Sapin et compagnie sont des élus de gauche et des politiciens de cette « deuxième droite » qui s’est mise en place en 1983. Ce sont leurs électeurs qui sont socialistes et à gauche, pas eux. Ils ont fait du parti socialiste le « parti de Solférino ».  Ils portent toute la responsabilité du déclin de la gauche dont ils sont les pires détracteurs. Ils ont déplacé les lignes et se situent à la gauche de la droite, aux côtés des centristes. Ils ont tiré une ligne rouge à ne plus franchir. Du côté interdit, la Gauche avec un grand « G » est devenue à leurs yeux archaïque et passéiste, jusqu’à vouloir se défaire du mot « socialisme », comme Marine veut se défaire du patronyme Le Pen et Sarkozy de l’UMP.  Ils vont tous finir par trouver une appellation commune, ce qui clarifierait leur communauté d’idéologie libérale et leur politique de droite. Malgré ses simagrées électorales, nul ne peut penser que Marine Le Pen reprendra le socialisme à son compte. Ajouter à Front National, cela rappellerait des temps tragiques.

    Plus que jamais, les démocrates républicains de gauche ne doivent pas laisser jeter les idéaux de gauche dans les poubelles de la république. L’année 2015  va être l’occasion de le manifester et les occasions ne manqueront pas lorsque l’on connaît les intentions du gouvernement et du Chef de l’Etat à travers le pacte de responsabilité et les différents bouchons médiatiques jetés par des ministres pour préparer des réformes antisociales : remise en cause des 35 heures, recul de l’âge légal de la retraite, abandon d’u CDI dans sa forme actuelle… etc.

    La gauche progressiste existe. Elle fait front ! Elle est toujours là avec son histoire, ses réformes sociales, ses valeurs et ses luttes. Que vaut le progrès s’il n’est pas d’abord social, s’il ne profite pas à tout le monde ? Ne vous laissez plus manipuler en pensant que, si le parti socialiste perd le pouvoir, c’est la « vraiedroite » qui revient ? Hollande, Valls et les Solfériniens ne sont même pas la gauche mais la « deuxième droite » aussi vraie que la vraie.  La Gauche ne se situe pas sur la moitié d’un hémicycle avec une majorité qui vote des lois antisociales. La gauche ne renie pas le socialisme. La gauche n’est pas le parti de Solferino.

    Noël est passé pour le patronat. En 2015, nous serons plus nombreux pour lesquels la politique place « L’humain d’abord ! ». Nous serons toujours plus nombreux à refuser la propagande néolibérale et le modèle politique anglo-saxon qui veut mettre les valeurs de gauche sous l’éteignoir.  Nous serons toujours plus nombreux à refuser « la domination de l’empire américain et du capitalisme dont il est le cœur battant » pour reprendre la formule d’un ami corse.

    Restons solidaires et motivés ! Nous vous souhaitons un bon Capu d’Annu, un bon bout d’An !

    Pidone

     

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  • Noel_hollande_valls_modifié-1

    Notre Président est en voyage officielle à Saint Pierre et Miquelon où vivent un peu plus de 6000 âmes et non pas les 11000 vierges contrairement à ce que, en 1520, João Álvares Fagundes, navigateur portugais, avait voulu faire croire en baptisant l'archipel en l'honneur de sainte Ursule, alors qu'il débarque le jour de sa fête, « l'archipel des onze mille vierges ». Que pourra encore promettre le capitaine de pédalo au 60 millions de Français pour le nouvel an ? Il est à l’Elysée comme un Robinson sur son île. Son Premier ministre ne veut pas jouer le Vendredi tout en promettant des lendemains qui déchantent… De Matignon (chacun son île), Manuel Valls a adressé son joyeux Noël aux chômeurs et à ceux qui vont les rejoindre. Il « craint » que les chiffres du chômage de novembre, rendus publics demain 24 décembre, « ne soient pas bons ». Invité au micro d'Europe 1 hier, le premier ministre a déclaré : « Nous avons connu encore au mois de novembre des destructions d'emplois, des faillites d'entreprises. Avec un niveau de croissance aussi faible que celui que nous avons connu en 2014, (…) il ne faut malheureusement pas s'attendre, je le crains, à une bonne nouvelle. » Le chef de l’Etat et le chef du gouvernement croient toujours à la croissance et s’en remettent au père Noël pour le chômage. Toutefois, au pied du Sapin de Bercy, le patronat aura ses cadeaux emballés dans le pacte de responsabilité, même si, en enfant gâté, il  ne remercie jamais et en demande toujours davantage.

    Selon un sondage repris dans un quotidien local, le prix du repas de Noël en Corse sera le plus cher de France pour ceux qui n’ont pas recours aux restaurants du cœur et qui ont encore les moyens de se payer un extra.

    La rédaction du blog « Manca alternativa », malgré les temps de crise et de régression sociale, vous souhaite à toutes et à tous un joyeux Noël. Nous souhaitons aux enfants d’avoir des parents qui travaillent en CDI pour des salaires décents et aux parents de pouvoir offrir des cadeaux à leurs enfants. 

    Fucone

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  • Municipales à Ajaccio
     
     Les candidats se réclamant de la gauche doivent se positionner clairement
     
    L’actualité politique nationale et locale, impose à notre mouvement politique de prendre position.
     
    Au niveau national d’abord, la politique d’austérité menée par le gouvernement n'est pas acceptable et s'inscrit toujours plus dans une politique de recul de nos droits. Nous la dénonçons avec force car elle fait le lit de tous les extrêmes. Cette politique n'est pas une politique de gauche elle crée la désespérance dans l'électorat populaire.
     
    L'Europe libérale n'est pas étrangère à ces reculs de civilisations. Là où il faudrait apporter plus de droits, à l'éducation, à la santé, au logement, à la culture, à la justice, aux droits sociaux... les deux « Manu » (apprentis sorciers du social-libéralisme) Valls et Macron veulent continuer à déréglementer. Ils mettent gravement et durablement en cause la cohésion sociale dans le pays. 
     
    Hommes et femmes de gauche, militants associatifs et syndicalistes nous ne pouvons accepter cette déroute sociale. Il convient d'éclairer le débat et avec d'autres forces d'appeler le peuple à réagir et réclamer une autre politique. 
     
    Il y a en effet une interpénétration évidente et très étroite entre le déploiement des politiques internationales, nationales et locales... 
     
    La Corse, n'échappe pas aux grandes tendances libérales. Les services publics y sont malmenés, ici comme ailleurs. Nous tenons à réaffirmer notre soutien aux salariés de la SNCM et rappelons notre  position déjà exprimée le 17 juin 2014 : « la SNCM ne peut plus être livrée impunément aux spéculateurs, aux prédateurs et aux faiseurs d’illusion. Il faut arrêter le jeu de massacre ! »
     
    Il y a toujours urgence à redonner du sens et à renforcer le service public, à combattre les politiques libérales européennes qui conduisent aux reculs de civilisation, avec tous les déstructurations et démantèlements actuels.   La SNCM, mais aussi la SNCF, la Poste, l’Energie, l’Education, les Hôpitaux sont dans le collimateur, avec les Services publics en général.
     
    Partout les mêmes politiques conduisent aux mêmes effets. Avec tous les dangers de la désespérance… N’oublions pas la leçon des élections Européennes. Là, se situe l'urgence pour le Futur....
     
    Concernant la question relative à la collectivité unique pour la Corse (dernière session de l'assemblée de Corse). La démarche de l’instance régionale est dans la droite ligne de la politique européenne suivie par Hollande et Valls avec la création des 13 régions "economiques" en écartant les populations des décisions dans un déni de démocratie.
     
    Les départements ont bien vite été enterrés par une grande majorité de nos élus….
    Souvenons-nous que la population de l’île s’est prononcée, il n'y a pas si longtemps, par référendum contre la suppression des Conseils généraux.
     
    C’est bien le seul sujet sur lequel il y a eu une position tranchée directement par "le peuple corse". Il n'est donc pas dans les prérogatives des élus régionaux de revenir sur le vote souverain du peuple. Seul, celui-ci peut revenir sur sa position.
     
    Il est impératif de revenir vers les électeurs avant de valider une réforme
    qui changera profondément la structure de nos institutions.
     
    Cela suppose aussi d'organiser une débat sur le fond. Il n'y a rien de pire que les débats à la sauvette, les débats tronqués. 
     
    Pour notre part, la création du Mouvement pour la 6ème république (https://www.m6r.fr/ - https://www.facebook.com/M6Rep ) peut permettre de tels débats. Les militants de Manca Alternativa- Ensemble  participeront à son essor et à sa réussite.
     
    De plus, les changements institutionnels présentés au cours des dernières décennies comme "essentiels, obligatoires, porteurs de progrès, modernes, etc. ", ont-ils été favorables :
     
    A la situation économique de notre ile ?
    Au peuple ?
    Avons-nous eu une baisse du chômage ?
    Les salaires, en Corse, ont-ils augmentés ?
    A lutter contre la vie chère ?
    Trouvons-nous un logement décent plus facilement grâce à nos institutions ? 
     
    Les citoyens répondront facilement à toutes ces questions et à bien d'autres encore !
     
    Le 25 janvier prochain, avec les électeurs ajacciens nous retournerons aux urnes. Il sera question essentiellement, pendant cette campagne, d’une seule thématique : « la fraude ».
     
    En ce qui nous concerne, nous ne voulons faire « que » de la politique et les candidats, se réclamant de gauche, doivent se positionner clairement :
    • Contre la politique d’austérité menée par Paris et Bruxelles,
    • Pour la transparence dans tous les actes qui seront réalisés dans le cadre de la prochaine gestion municipale
    Pour une véritable  "démocratie citoyenne " avec consultation de la population pour tous les projets structurants. Ex. : parking Campichi.
    • Pour l’accès de tous, gratuitement, au service de transport public de la ville,
    • Contre le cumul des mandats (1 homme ou 1 femme = 1 mandat)
    • Pour une gestion en régie municipale de l’eau (bien commun de l’humanité)
     
    L’eau n’est pas  une marchandise !
     
    Chaque électeur dispose du droit de choisir ses élus en fonction d’idées politiques. Ne perdons pas ça de vue !
     
    En ce qui nous concerne, et déjà bien échaudés par les précédentes élections (présidentielles et législatives) nous prônons un sursaut de la gauche, d'une gauche quin'épouse pas les thèses du libéralisme  et attendons  de voir ses déclarations et programmes. C'est la meilleure manière de lutter contre l’idéologie nauséabonde prônée par le FN  et le libéralisme/capitalisme qui sera, n’en doutons pas amplifié demain par la droite extrême Sarkoziste.

    www.mancalternativa.com

    https://fr-fr.facebook.com/manca.alternativa

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