• Sans l'union de tous celles et ceux qui veulent un vrai changement, point de salut !

    Les militants d’Inseme a manca se sont réunis mardi 23 septembre, à Ajaccio. Au menu de la discussion :
    1. La situation politique et économique et ses conséquences en Corse.
    2. La nécessité et l’urgence de sortir la gauche de sa fragmentation et de son isolement.– la vraie gauche, pas celle qui s’est fourvoyée dans les marécages du néolibéralisme, dès 1983.

    Donc, Macron poursuit allègrement, comme si de rien n’était, sa politique de régression sociale, avec morgue, suffisance et mépris. Pourtant la grogne monte dans tout le pays. Les luttes sociales se multiplient contre cette pseudo  « réforme » des retraites – on devrait plutôt parler de contre-réforme – contre le réchauffement climatique, pour le pouvoir d’achat et l’emploi. Les gilets jaunes reviennent sur le pavé. L’idée de la convergence des luttes fait son chemin.
    Toutefois, malgré un climat social en effervescence, la gauche, fragmentée, s’enferme dans un superbe isolement. Chacun dans son coin. Avec ses certitudes et ses prétentions.
    Il est grand temps de réagir, au risque de subir ce que nos cousins transalpins subissent, à savoir le syndrome italien, la disparition pure et simple d’une vraie gauche. Il est grand temps de faire une véritable autocritique pour connaître les raisons de ce recul et cet isolement.

    La discussion a montré la nécessité de dépasser tous ces obstacles et de créer les conditions pour un large et puissant rassemblement de toutes les couches sociales victimes des différentes politiques menées depuis plusieurs décennies. En un mot faire de la politique autrement, regagner la confiance de millions de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs, de petites gens qui se sont réfugiés dans l’abstention, voire pire, dans les bras d’un parti de la haine.

    Pour ce qui concerne les prochaines élections municipales, la position dominante qui s'est dégagée au cours de la discussion, c'est de dire dès maintenant que plusieurs conditions doivent être retenues pour une liste de large union. Par exemple, il ne saurait être question de participer ou de cautionner une liste issue des pratiques du passé. Liste fourre tout avec des partenaires qui n'avaient rien de gauche, sinon l'étiquette et avec les conséquences négatives sur l'image même de la gauche. Si liste il y aurait, cela se ferait sur une base claire, rejetant toute compromission avec les clans et les partisans de l'idéologie capitaliste. La seule préoccupation, c'est l'intérêt de la majorité de la population des villes corses.

    Un appel sera lancé prochainement en direction de toutes celles et de tous ceux qui veulent en finir le pouvoir actuel dont l’objectif exclusif est de satisfaire les intérêts des plus riches.

     

     

     
    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Débat autour du récit national juif et des déviances de l’Etat d’Israël

     

    Dans le cadre du 13e festival du polar corse et méditerranéen, Corsicapolar et l’association Per a Pace organisent un débat autour d’un polar : « La mort du Khazar rouge » en présence de son auteur, Shlomo Sand, professeur d’histoire à l’Université de Tel Aviv.

    Ce débat aura lieu, vendredi 16 août 2019, place Foch, à Ajaccio, à 19 heures.

    Shlomo Sand a écrit, entre autres, des livres qui remettent en cause le récit national sur l’origine du peuple juif et sur la politique menée par Netanyahou et ses déviances : assassinats, corruption, magouilles, racisme, politique d’apartheid et colonisation continue de la Cisjordanie. Autant de questions qui seront abordées sans complaisance, lors du débat.

    Per a Pace et Corsicapolar invitent, non seulement les amateurs de polar, mais également tous ceux qui sont sensibles à toutes les questions soulevées dans cette partie du monde, à y participer.

    Corsicapolar et Per a Pace

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • 13e festival du polar corse et méditerranéen
    2e séquence

    c'est pour bientôt
    16, 17 et 18 août 2019

     


    Des auteures et auteurs en provenance d'Occitanie, de Provence Alpes Côte d'Azur, de Calabre et d'Israël seront à votre disposition pour discuter de la diversité du polar méditerranéen. Polar qui n'a rien à envier au polar anglo-saxon ou nordique.
    Ce festival sera un moment fort pour saluer la mémoire d'un grand écrivain sicilien, Andrea Camilleri, récemment décédé, il papà del commissario Salvo Montalbano.
    En outre lors, de cette dernière séquence, vendredi 16 août, à partir de 19 heures, place Foch à Ajaccio, la question de la situation au Moyen-Orient, en particulier de la politique d'apartheid et de colonisation du gouvernement Netanyahou, sera débattue, avec la participation de Shlomo Sand, professeur d'Histoire à l'Université de Tel Aviv et en collaboration avec l'association Per a Pace.
    A cette occasion, Shlomo Sand dédicacera son premier polar : La mort de Khazar rouge, polar dans lequel il reprend les thèses qu'il a développées dans deux précédents livres : Comment le mythe du peule juif fut inventé et Comment le mythe de la terre d'Israël fut inventé.

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Palestine

    La barbarie encore et encore...

    La solidarité reste déterminante face à l’indifférence.

    Au regard de ce qui se passe encore aujourd’hui en Palestine, avec les bombardements qui continuent, les destructions de plantations et de maisons palestiniennes, les arrestations arbitraires, les souffrances diverses infligées, l’absence de liberté, une situation désastreuse, comment ne pas relever l’impuissance pour ne pas dire la complicité de la communauté internationale. 

    La situation est insoutenable d’inhumanité.

    Il serait grand temps, que l’Union européenne et la France réagissent avec vigueur et détermination en faveur  des droits Humains, en faveur de la Paix. Elles doivent demander le respect des résolutions maintes fois votées par l’ONU depuis 1967 et pourquoi pas, comme cela se fait en d’autres endroits de la planète une force d’interposition.

    Pour montrer l’incapacité voulue ou non voulue de la communauté internationale, voilà déjà, ce que nous écrivions en juillet 2014, il y a tout juste 5 ans, pour dénoncer l’indifférence et suite aux rassemblements organisés à Ajaccio, comme dans de nombreuses villes à travers la France pour soutenir le peuple Palestinien .

    ..."Compte tenu de la gravité de la situation en Palestine il est important que la Corse agrandisse la chaîne de la solidarité avec les citoyens de Gaza. Cette journée, par les différentes mobilisations, rassemblements et manifestations à travers la France restera comme une date importante, citoyenne, associative et politique pour rechercher les conditions d'une paix juste et durable en Palestine.... car la barbarie continue de plus belle.

    Ce soir et de manière forte, la fin de l'impunité pour le gouvernement d'Israel a été réclamée.

    Il faut que la France, le Président de la République, le gouvernement tirent les enseignements de la journée d'hier et agissent fermement pour faire stopper la barbarie, les bombardements sur Gaza et sa population"... "Déjà plus de 700 MORTS EN QUELQUES JOURS, c'est inacceptable".

    5 années se sont écoulées, mais rien n’a changé depuis. Le moins que l’on puisse dire au regard de la situation aujourd’hui dans les territoires occupés de Palestine et les nouvelles destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem, c’est que les cris de justice émanent de citoyens du monde entier et en particulier de la Méditerranée n’ont pas été entendus par la communauté internationale. Pire encore, les États Unis du président Trump apportent soutien et financement au régime d’apartheid qui s’installe en Israël, donnant ainsi une impulsion plus forte encore à la politique xénophobe déjà à l’œuvre du gouvernement israélien.

    De nouvelles mobilisations citoyennes seront nécessaires dans l'unité et la responsabilité que la situation impose, pour réclamer encore et toujours la fin de l’occupation illégale, la fin des bombardements et autres destructions et surtout d’agir en urgence pour un règlement négocié en s’appuyant sur les résolutions de l’ONU.

    La Communauté internationale, doit imposer cela.... C'est une des conditions pour avancer...

    Notre conscience d'être humain nous impose aujourd'hui à plus d'engagements, plus de solidarité, plus de fraternité, mais en ce qui nous concerne, nous les citoyens de la Méditerranée devons continuer à manifester notre soutien indéfectible à la justice, au droit, au peuple Palestinien. 

    La solidarité reste déterminante face à l’indifférence.

    Ajaccio le 24 juillet 2019

    Per a pace

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  Andrea Camilleri se ne è andato

    Il commissario Salvo Montalbano è orfano.

    Corsicapolar a décidé de dédier la 2e séquence du 13e Festival du polar corse et méditerranéen al maestro del giallo italiano. 

    (9 au 18 août)

     

     

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Soutien au peuple algérien

    En Algérie, depuis le 22 février des manifestations pacifiques s'organisent à travers tout le pays pour exiger un changement radical du régime politique et asseoir les bases de vrais institutions démocratiques.
    La mobilisation massive et continue de la population ne cesse de faire reculer le pouvoir, elle a déjà notamment permis le retrait du président Bouteflika et l'annulation des élections proposées par le l’État major de l'armée.  

    Le peuple algérien investit, par millions les rues d'Alger et des autres villes du pays tous les vendredi pour crier au monde entier sa soif de liberté et de démocratie longtemps confisquées par ses dirigeants.
    Le caractère pacifique et massif de cette mobilisation citoyenne force le respect et impactera sûrement les mobilisations citoyennes dans tout le pourtour méditerranéen. Inseme à manca, fidèle à son engagement pour le progrès et la paix dans le monde, apporte son soutien et sa solidarité au peuple algérien dans sa mobilisation pacifique pour la liberté, la démocratie et le progrès social.

    Inseme à manca

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • L'urgence du débat de fond

     

    Accepter le débat d’idées, les réflexions stratégiques, la critique, pour mieux continuer la lutte. L’urgence est là, plus que jamais, pour se donner les moyens de construire sur le long terme et de réussir. Par Roger Martelli.

    « Je ne comprends pas l’opposition du populisme et de la gauche »nous dit François Ruffin. Le temps n’est pas de discuter, mais d’agir, ajoute-t-il. Même son de cloche chez Manon Aubry. « Il faut sortir des débats théoriques politiciens »assène-t-elle, tandis que d’autres continuent de vitupérer la « tambouille ». « Théorique » égale « politicien » : circulez, il n’y a rien à penser. Le problème est que ce coup-là a déjà utilisé et qu’il a été chèrement payé.

    LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR
    >>
     « Il y a une nécessité pressante de débats à gauche, une volonté aussi »

    Après chaque échec, la tentation existe de refuser le débat et de s’abîmer dans l’action. Le PCF l’a fait longtemps après 1978. Il a brocardé les critiques, dénoncé les « bavardages » et opposé la lutte à la réflexion. On sait ce qui lui est arrivé au bout du compte. La méthode est commode : elle évite d’interroger les stratégies, de mettre en question les directions et de rassurer le corps militant. L’action, plutôt que la discussion… Naguère, on disait qu’il ne fallait pas désespérer Billancourt. Hélas, Billancourt a peut-être été rassuré, mais la forteresse ouvrière n’existe plus. La méthode peut réussir à protéger temporairement les directions et à maintenir l’ordre dans les organisations. À terme, elle est calamiteuse pour les organisations elles-mêmes.

    Que le combat ne doive pas cesser, contre tout ce qui tire la société vers le bas va de soi. Mais comment ne pas se demander pourquoi la lutte ne réussit pas, ou en tout cas n’y parvient pas assez ? Continuer comme si de rien n’était, en craignant de remettre en cause l’existant, revient à courir le risque de reproduire à l’infini les mécanismes politiques de l’échec.

    Demain ne suffit

    On vient une fois de plus de constater que la mobilisation sociale ne suffit pas, que le mouvement des gilets jaunes, par exemple, n’a pas fait progresser le parti-pris de l’émancipation – c’est le moins qu’on puisse dire ! –, qu’il ne suffit pas d’additionner les journées de lutte et de manifestations. Mais on va seulement poursuivre dans la même direction, avec l’espoir que, un jour ou l’autre, la mayonnaise va pren

    pasdre et que « cela va finir par péter » ?

    Si l’expérience récente peut nous éclairer, c’est sur le fait que la lutte nécessaire ne débouche sur rien, si elle ne se raccorde pas à de la perspective politique attractive. Qu’il ne suffit pas de combattre, si l’on ne sait pas très bien comment remplacer ce dont on ne veut plus. Attiser les feux contre le seul Macron, vitupérer la caste, l’élite en soi : en pratique, cela a conduit au renforcement du Rassemblement national. Le « référendum anti-Macron » n’a pas promu Manon mais Marine ! L’idée a été lancée et portée notamment par François Ruffin et soutenue tout au long de la campagne.

    Il devrait savoir pourtant que la colère sans espérance ne nourrit pas la combativité mais le ressentiment et que celui-ci porte vers le pire. Mieux vaut se convaincre aujourd’hui que la haine des dominants ne conduit pas nécessairement à la conscience du système qui produit la domination. Parce qu’à contourner la question des causes profondes de tous nos maux, on laisse libre cours à la polarisation sur les boucs émissaires plus que sur les responsables véritables. L’esprit de lutte a besoin de lucidité critique ; laissons donc la haine à l’extrême droite.

    Quand on n’a pas de pétrole...

    Mettons de côté les intellectuels discoureurs, les coupeurs de cheveux en quatre ? Vieux discours, inefficace et, de fait, meurtrier pour la cause que l’on défend. Toute lutte relève de la pratique, mais l’ivresse de l’action peut conduire à l’inconscience et à la défaite. Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre, disait le Grec Sophocle, il y a bien des siècles.

    Il avait raison. Ne renonçons donc pas au débat raisonné sur la stratégie, sur les idées motrices et sur les méthodes : ce n’est pas perdre du temps ; ce n’est pas se résigner à l’inaction. C’est se donner au contraire les moyens pour construire sur le long terme et pour réussir.

    Roger Martelli

    Directeur de Regards.fr

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique