• Que cherche Benoît Hamon ?

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  • La presse s’interroge : Macron a-t-il utilisé l'argent de Bercy pour lancer En marche! ?

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Emmanuel  Marcon s’est affiché comme  l'ami des grands patrons et des grands médias. Il a été le conseiller aux affaires économiques de François Hollande pendant sa campagne et à l’Elysée. Ses dérapages sur le terrain ont révélé son mépris du peuple. Il  a parlé d'ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres ». On se rend compte à l’écouter qu’il est un imposteur. Jusqu’où peut aller cette imposture ?

    Entre janvier et août 2016, alors qu’il était ministre de l’économie, il  aurait utilisé, à lui seul selon la presse, quelques 120 000 euros de frais de représentation. Emmanuel Macron devrait s'expliquer sur l'utilisation d'argent public dans le cadre de son projet politique « En Marche! » après les révélations d'un livre consacré à son passage à Bercy par les journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour. Le candidat à l’élection présidentielle n’a jamais expliqué avec quel argent il a lancé En Marche! Alors qu’il était toujours à Bercy. Tout comme il cache les identités de ses donateurs.  

    Les accusations sont maintenant lancées par la Droite car le discours ultralibéral d’Emmanuel Macron menacerait  l’élection de François Fillon. Ces accusations  interviennent alors que le livre enquête Dans l'enfer de Bercy: Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017)  et reviennent sur les dépenses importantes d'Emmanuel Macron lors de son passage à Bercy. 

    La question est posée : A quoi ont servi ces 120 000 euros? A quelles agapes ? En direction de quelles personnalités et de  quels lobbies ?

    Selon l'ouvrage des journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour, en 2016, Emmanuel Macron aurait utilisé « à lui seul" 80% de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère. Le total est  donc d’environ 120 000 euros du 1er janvier au 30 août 2016, date de son départ de Bercy. Dans ce laps de temps, Emmanuel Macron, toujours ministre, aurait organisé à Bercy des rencontres informelles dans le cadre du lancement de son mouvement En Marche!... » 

    Curieusement Michel Sapin dit qu’il n’a rien vu,  même pas que son ministre associé avait des ambitions présidentielles et encore moins qu'il dépensait pour lui seul 80% des crédits de représentation du ministère de l’économie hébergé à Bercy, notamment en frais de bouche. C'est de l'argent public ! 120 000 euros qui auraient échappé au contrôle du ministre des Finances colocataire du ministre de l’économie. Ce n'est pourtant pas une somme négligeable lorsque, par ailleurs, Michel Sapin nous parle d’économies et notamment dans les ministères.

    Emmanuel Macron a nié les accusations portées et a menacé de déposer des plaintes en diffamation contre tous ceux qui colporteraient des mensonges de journalistes. Des responsables de la Droite ont dénoncé les révélations et l’accusent d’imposture, en demandant l’intervention de la Haute autorité pour la transparence.

    Il reste à savoir ce que fera Monsieur Jean-Louis Nadal, président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique sur le cas Emmanuel Macron.

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Mais un autre début de scandale politique a fait plus de bruit dans la presse. C’est  le cas de François Fillon qui vient d’être à nouveau épinglé par le Canard enchaîné sur les salaires de son épouse Pénélope que l’on croyait femme au foyer jusqu’à la candidature de son Ulysse de mari.

    Les deux candidats Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?  L’un du « ni droite ni gauche » avec un fort gîte à droite et l’autre de la « droite dure » avec un fort gîte à l’extrême-droite, sont donc tous les deux épinglés sur l’usage des deniers publics.

    A la surprise générale, le Canard enchaîné a révélé que Penelope Fillon, sans profession connue, aurait été l’attachée parlementaire de son mari et de son suppléant à l’Assemblée nationale. Ce dont personne n’avait eu connaissance jusqu’à présent, y compris dans le milieu des collaborateurs du parti Les Républicains. Dans la Sarthe, la journaliste politique d’un journal local a déclaré ne jamais avoir eu affaire à Penelope Fillon en tant qu’attachée parlementaire de son mari.  L'affaire se complique même. Après avoir affirmé dans Le Canard Enchaîné qu'elle n'avait "jamais entendu dire que Mme Fillon travaillait", la journaliste et ancienne membre du CSA Christine Kelly, par ailleurs biographe de François Fillon, a dénoncé ce mercredi sur Twitter des "menaces" et des "pressions" reçues par téléphone de la part d'une "équipe politique" qu'elle n'a pas nommée.

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Au total, Penelope aura perçu environ 500.000 euros brut sur les caisses parlementaires”, selon l’hebdomadaire. Elle aurait ensuite été rémunérée par la «revue  des deux mondes », sans que son directeur ne l’ait vue au siège. Elle aurait publié deux articles signés par un pseudo pour une rémunération cumulée de 100.000€ (de mai 2012 à décembre 2013 à près de 5 000 euros mensuels en brut). Tous les journalistes peuvent rêver de voir le prix de leurs piges à un tarif dont le record mondial n’est pas prêt d’être battu.  L’épouse de François Fillon a par ailleurs déclaré à la presse qu’elle ne s’était jamais impliquée dans les activités politiques de son mari jusqu’à sa candidature à la présidence de la république. Elue en 2014 conseillère municipale de Solesmes (Sarthe), elle a donné comme emploi « Femme au foyer »... Elle serait avocate de formation mais n’a jamais exercé.

    Après les révélations du Canard enchaîné, le parquet national financier a annoncé l’ouverture le même jour d’une enquête préliminaire. Des soupçons d’emploi fictif pèseraient en effet sur l’épouse de François Fillon. Les faits sont qualifiés de détournements de fonds publics, abus de biens et recel. 

    François Fillon a refusé, pour le moment, de répondre publiquement aux accusations qu’il qualifie de boules puantes tout en dénonçant les propos machistes contre son épouse qui a le droit de travailler et de ne pas se consacrer à cuisiner des confitures. Le bourgeois bigot s’est posé en féministe et a pris le même ton victimaire souvent employé par Sarkozy. Face aux journalistes présents devant l’entreprise Thales, qu’il s’apprêtait à visiter en compagnie d’Alain Juppé, il a déclaré brièvement : « Je voudrais simplement dire que je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article. Alors, parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme – comme le fait cet article – qu’elle ne sait que faire des confitures. Toutes les féministes hurleraient. Voilà ce que j’ai à dire.» Comme Sarkozy, il s’en prend déjà aux magistrats qui auraient été trop prompts à ouvrir une enquête préliminaire alors que cela va de soi dès lors qu’une suspicion de délit vient à la connaissance du Parquet. Nous allons avoir droit aussi au complot venant de l’Elysée. Il vient de demander à être entendu au plus tôt alors même qu’il avait dénoncé l’empressement de la Justice. S’agit-il d’une manœuvre pour éviter que son épouse soit la première entendue, ce qui est plus logique dans une procédure normalement  menée ? Veut-il lui déminer le terrain en passant le premier ? C’est pourtant elle qui doit justifier de son travail et pas lui pour elle. La garde à vue est même possible pour procéder à des perquisitions et des confrontations.

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Et dire que Fillon a brocardé, sur la probité, Nicolas Sarkozy pendant la Primaire de la Droite alors même qu’il en a été le Premier ministre pendant cinq ans. Quelques Sarkozystes s’en souviennent et rigolent sous cape de cette affaire puante surtout parce qu’elle révèle du personnage qui veut supprimer 500.000 postes de fonctionnaires, dénonce l’assistanat des chômeurs. Il trouve que le RAS plus l’APL c’est trop, que les salariés ne travaillent pas assez et doivent travailler plus pour gagner moins.

    Il serait grand temps de changer la constitution française et mettre des règles, pour que ceux qui se croient puissants et intouchables, ne puissent plus nuire. Il faut combattre les abus rendus légaux et les inégalités que l’on ne puisse plus citer Jean de la Fontaine sur l’impunité des puissants et la répression réservée aux misérables ...  

    La 6eme république proposée par J L Mélenchon et la France insoumise peut répondre à cette nouvelle exigence de la démocratie. Il est temps que les mœurs politiques soient plus étroitement réglementées en ce qui concerne la transparence et l’utilisation de l’argent public. Il est temps de moraliser la république devenue bananière. Les abus et les scandales se multiplient jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Il faut y mettre fin.

    Une mesure aurait dû être appliquée depuis longtemps : l’interdiction pour un élu d’employer un conjoint ou tout autre membre de sa famille sur les deniers publics. D’autre part, les personnes salariées sur les deniers publics doivent être contrôlées sur la réalité de leurs fonctions. En outre tout élu doit justifier l’emploi de toutes les sommes qui lui sont allouées en dehors de ses salaires mensuels. Lorsque l’on réalise depuis quand les abus sont tolérés et l’utilisation de grosses indemnités non transparentes, on comprend que nos élus font les vierges effarouchées chaque fois que l’on remet la question des contrôle sur la table. Ils sont accrochés à leurs privilèges pendant qu’ils votent des lois antisociales qui concernent tous les citoyens. Ils jettent le doute sur les chômeurs et durcissent leur contrôle alors qu’ils estiment ne pas devoir en retour la transparence sur leurs revenus, leurs patrimoines et l’utilisation des deniers publics.

    Quelle que soit les suites de l’affaire Penelope Fillon, elle doit pousser à mettre fin aux abus légaux pour éviter les scandales des emplois fictifs.

    Pidone

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  • Des Primaires pour rallier Macron ? Le premier tour de la Primaire de la « Belle alliance populaire » vient de se jouer. Les figurants peuvent retourner dans leurs chapelles. Quelle belle alliance ? Des  sept candidats, seul le centriste vert Jean-Luc Bennahmias, ex-Modem et ex-Vert qui a fondé son propre parti le « Front démocrate », ne s’est pas compromis dans le quinquennat de François Hollande et il est arrivé bon dernier avec moins de voix (1%) que les bulletins blancs.

    Si l'on en croit la page "décodeurs" du Monde, le nombre de participants aurait ete augmenté de 350.000 voix entre Dimance soir et aujourd'hui, en appliquant à chacun des candidats la même augmentation de 28% pour ne pas fausser le résultat. Voir l'analyse en cliquant ICI.

    Les commentaires des chaînes font d’Emmanuel Macron, absent de la Primaire,  le vainqueur de cette mascarade qui place en tête pour le second tour Benoît Hamon devant Manuel Valls. La manœuvre apparaît de plus en plus claire : le but est de faire barrage à Jean-Luc Mélenchon. Arnaud Montebourg se rallie à Benoît Hamon alors qu’il est opposé à la mesure-phare de ce dernier : le revenu universel. François Peillon ne donne aucune consigne de vote et se pose en chantre de la réunification sans dire autour de qui. Un proche de Macron a déjà déclaré que le parti socialiste avait imposé une primaire pour désigner un perdant des Présidentielles. Aucune élection n’a montré de pareilles manipulations de l’électorat. Cette Primaire, sabotée par François Hollande et son entourage, a perdu toute crédibilité et de nouvelles trahisons sont à prévoir.

    Si l’on en croit un sondage repris par le journal Le Monde le 18 janvier dernier, on obtient les résultats suivants :

    Des Primaires pour rallier Macron ? - Si c’est Valls le vainqueur de la primaire, il obtiendrait 10% des voix au premier tour de la Présidentielle, devancé par Emmanuel Macron 19%  et Jean-Luc Mélenchon 15%.

    Des Primaires pour rallier Macron ? - Si c’est Hamon qui l’emporte, ce dernier n’obtiendrait que 7% derrière Mélenchon 14% et le grand vainqueur serait Macron 21%.

    On voit bien la proximité entre Valls et Macron, puisque les intentions de votes pour Valls iraient en partie chez Macron et non pas chez Hamon qui récupérerait sans doute les 1% de voix que perd Mélenchon. Il ne s’agit que de fragiles sondages mais ils indiquent des tendances. Des électeurs qui voteraient pour Valls ne voteraient pas pour Hamon mais se reporteraient sur Macron. Donc le candidat le plus dangereux pou Macron, c’est bien Valls et le candidat le plus favorable c’est Hamon au détriment de Mélenchon.

    Benoît Hamon avait accepté deux postes de Ministre. Le député PS des Yvelines est ancien ministre de l'Economie sociale et solidaire, puis de l'Education nationale. Son départ du gouvernement a été tardif et certainement avec l’idée de se présenter à la Primaire. Quel est son rôle dans cette comédie préélectorale ? Il est évident que, comme Montebourg, il est celui qui doit prendre des voix à Jean-Luc Mélenchon sans créer les conditions d’une unité socialiste derrière lui. Si c’est lui qui gagne au second tour contre Manuel Valls, on lui mettra la pression pour qu’il se désiste au profit du candidat des média et des sondages : Emmanuel Macron. La stratégie est la même pour Manuel Valls mais ce dernier est trop marqué par le quinquennat de Hollande, par l’usage de l’article 49.3 et la loi Travail pour prendre des voix à Jean-Luc Mélenchon. Il n’est donc pas le candidat idéal pour « flinguer » Jean-Luc Mélenchon, bien au contraire puisqu’une partie des électeurs de Hamon et Montebourg risque d’aller vers le candidat de la « France insoumise ». Donc Valls est le candidat le plus dangereux pour Macron.

    On comprend que le seul qui est resté dans l’opposition, en dehors du quinquennat de François Hollande, en dehors de la mascarade des primaires et de l’hypothèse Emmanuel Macron, en lieu et place de François Hollande, comme sauveur, sans étiquette,  du Parti socialiste. Déjà des socialistes ont rejoint Emmanuel Macron, d’autres sont prêts à le faire et  avancent le pragmatique ralliement à celui qui est présenté comme le plus dangereux adversaire de François Fillon. Ces socio-traitres ne sont pas à un paradoxe prêt. Voilà un candidat qui concurrence Fillon sur son programme de droite et qui devrait être le héros de la gauche, une gauche qui perd le sens de l’orientation sous le vent de la droite. Le quinquennat de Hollande n’a pas suffi pour désorienter les électeurs de gauche. Macron est là pour enterrer toute union de la gauche, fracturé au profit d’un centre-droit ultralibéral. Et, après cela, on accusera hypocritement Jean-Luc Mélenchon d’avoir fait perdre la Gauche. C’est de la politicaccia, de la sale politique.

    La seule option pour que la gauche sorte vainqueur de cette élection, c’est qu’elle ne perde pas son âme. Le seul candidat qui assure la survie de la Gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon quel que soit le résultat des Présidentielles. C’est la raison pour laquelle le candidat de la « France insoumise » doit faire le meilleur score au premier tour, en arrivant devant Emmanuel Macron, devant Benoît Hamon et devant Manuel Valls. Il se peut qu’il n’ait à combattre qu’Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Tout laisse à penser  qu’Emmanuel Macron bénéficie d’une propagande inouïe pour être le candidat qui tuera définitivement la Gauche avec le concours des Solfériniens du PS et, dans l’ombre, un François Hollande qui règle ses comptes. Emmanuel Macron est la créature politique introduite à l’Elysée par Jacques Attali et utilisée par François Hollande contre Manuel Valls. Il bénéficie de l’appui du monde de la finance et du concours médiatique de grands parons de la presse comme Patrick Drahi (BFMT et L’Express). Ce n’est pas le candidat  de la Gauche mais celui de la Droite remasterisée  avec une musique ni droite ni gauche.  C’est du Valls remixé avec du Fillon mis en partition par le DJ Macron  pour jouer du pipeau. La matrice ultralibérale est la même. Elle est à l’opposé des valeurs de la Gauche.

    Ne vous laissez pas endormir par cette mauvaise musique dont une partie de la presse vous matraque. Lisez et relisez bien les programmes ! Ne vous laissez pas abuser par des phrases à double tranchant car c’est le couperet de droite qui tranchera dans le modèle social issu des luttes des syndicats et de la Gauche. Ne vous laissez pas abuser par les tenants de la dialectique éristique qui, par tous les procédés dialectiques les plus cyniques, veulent faire croire qu’ils ont raison de vous conduire vers la soumission à une régression sociale qui profite à celles et ceux qui tirent les ficelles de ces professionnels de la manipulation des opinions.

    Hollande, Valls, Hamon et Macron sont les fossoyeurs de la Gauche. Ils étaient ensemble dans le quinquennat qui a fait le lit à la Droite. Ils seront à nouveau ensemble après les élections présidentielles dans l’opposition si Fillon ou Le Pen l’emportent. Ils attendront l’alternance et abandonneront toute alternative aux politiques libérales, néolibérales et ultralibérales.  Tous se présentent  comme candidats antisystème. Rappelons que Trump a joué le même refrain eux USA. Tous font partie du système entretenu par la doxa libérale et les grands patrons de presse. Tous se présentent comme des progressistes, même Fillon et Le Pen. Qu’ont fait les progressistes du Parti Socialiste pendant cinq ans : les lois Macron et la loi Travail. Le bourgeois bigot Fillon est le plus conservateur et les plus réactionnaire des candidats. Il se dit aussi progressiste. Et Macron ? Il mène une campagne sans vision à long terme, met du vernis sur de vieilles idées ultralibérales. La seule garantie de son modernisme est une affaire d’image médiatique et d’âge. Il est coulé dans le moule de l’ENA qui forme des  politiciens conservateurs qui fabriquent des usines à gaz comme se sont révélés François Hollande, Dominique de Villepin, Ségolène Royal et d’autres. Il a spéculé chez Rothschild et s’y est enrichi. Il a sous-estimé son patrimoine et a dû régulariser sa situation qui le soumet à l’ISF qu’il promet de supprimer, tout en voulant augmenter la CSG payés par tous, y compris les retraités.

    Que propose tous ces libéraux ? La plupart se disent aujourd’hui les candidats du travail. Si vous les écoutez bien, ils continuent le même chantage au chômage de masse pour faire du travail certes une valeur, mais toujours une variable d’ajustement dans les comptes des grandes entreprises pour qu’elles génèrent plus de profits pour les patrons du CAC 40 et leurs actionnaires. La justification est toujours la même : booster l’investissement et la création d’emplois. Pourtant tous les cadeaux fiscaux faits depuis des décennies ont surtout booster les dividendes des actionnaires et les salaires des grands patrons. Pour cela, il leur faut détricoter le code du travail. Hollande, Valls et Macron s’y sont employés avant que cette politique antisociale sera amplifiée par François Fillon élu. Ce dernier compte sur les voix des électeurs du Front national et des mouvements bigots de l’extrême-droite pour gagner les élections. La candidature de Benoît Hamon est un leurre avec le « revenu universel » qui ne sera appliqué par aucun des candidats susceptibles de gagner les élections. C’est l’appât pour les électeurs de gauche tentés de voter pour Jean-Luc Mélenchon. Le but est de mettre et de maintenir Emmanuel Macron devant Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et qu’il soit rallié par le Parti socialiste unifié. Hamon et Montebourg ne font pas le poids, malgré les résultats du la Primaire, face aux manigances des Solfériniens et de François Hollande.

    Si vous voulez sauver la Gauche minée par le PS, lui-même miné de l’intérieur par François Hollande, Manuel Valls... et à l’extérieur par Emmanuel Macron, le seul choix possible et réaliste est celui de la « France insoumise » et de son candidat « Jean-Luc Mélenchon ».

    Si vous voulez sauver notre modèle social, les acquis sociaux et une politique véritablement progressiste, lisez et relisez le projet de Jean-Luc Mélenchon et consulter son blog. Ne vous fiez pas à la campagne médiatique et politicienne menée pour le diaboliser.

    Jean-Luc Mélenchon a commenté ce premier tour de la Primaire organisée par le Parti socialiste. Il conclue ainsi..

    Cette soirée électorale fut d’ailleurs du grand art d’intox. Commencée à un million avant d’exploser a « près de deux millions » avant de devenir « deux millions », un rétropédalage fonctionna en douceur. À minuit on était revenu a « 1,3 million et sans doute davantage d’un million et demi » ! En tous cas, rien ne pourra effacer la réalité : le déclin du PS est irréversible. Et la désertion du premier cercle des électeurs est annonciatrice de celui du grand nombre le jour du vote. D’ici quelques jours, l’hémorragie vers Macron va s’amplifier. D’autres viendront vers nous. Ce n’est pas du débauchage, c’est de la clarification. Et cette clarification est le propulseur le plus puissant pour arriver au deuxième tour.

    U Barbutu

     

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  • Le 19 janvier 2017, Jean-Luc Mélenchon tenait une réunion publique à Florange. Il a développé ses propositions en matière d'emploi et de formation professionnelle, en proposant notamment la création d'une filière polytechnique débutant dès le CAP. 

    Le candidat de la France insoumise tenait donc meeting dans la ville symbole de la « trahison » de François Hollande. Il a centré son discours sur l'éducation et surtout l'enseignement professionnel, seul à même selon lui de produire « la masse qualifiée » dont on aura besoin demain pour sa révolution citoyenne et écologique.

     

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  • Hollande capitaine d'un naufrage provoqué ?Manuel Valls se fait gifler en Bretagne. Geste idiot, sans aucun doute car il s’agit d’une gifle physique, d’une violence. L’auteur est un jeune présenté comme proche de l’extrême-droite bretonne indépendantiste. Son profil Facebook le montre en train d’effectuer une quenelle -signe de ralliement des proches du clown tristement célèbre Dieudonné – devant un drapeau breton. C’est aussi le geste de militants fascistes.

    Valls va déposer plainte pour violences sans ITT sur une personne en mission de service public. Toutefois il existe des gifles virtuelles qui ont des conséquences plus importantes. Serait-il en train d’en recevoir de l’entourage de François Hollande ? Tout le monde pense que ce dernier lui a mis Emmanuel Macron dans les pattes pour contrer ses ambitions présidentielles. C’est une gifle électorale qui semble l’attendre et on peut dire que François Hollande ne le plaindra pas.

    Hollande capitaine d'un naufrage provoqué ?Le président laisse Valls supporter tout le poids de l’échec de son quinquennat et n’a même pas daigné regarder les débats de la Primaire en direct. Dernièrement il a préféré le One man show de Michel Drucker. Tout laisse voir qu’il sabote la Primaire organisée par son parti, le PS. Il n’a pas digéré de ne pas avoir été le candidat « naturel » et a renoncé à se présenter par peur de ne pas passer les préliminaires face à d’autres postulants. C’est pourtant lui qui a conduit à l’éclatement de la gauche et à celui annoncé du parti socialiste. La primaire est la suite logique de son impopularité et de la politique qu’il a menée. Maintenant de nombreux commentateurs pensent qu’il va in fine soutenir officiellement Emmanuel Macron. Quelle nouvelle magistrale gifle à Manuel Valls s’il sortait vainqueur de la Primaire, bien que tout soit fait pour qu’il la perde ! Qui peut croire que François Hollande soutiendra Valls,  Montebourg ou Hamon ? Quant à Peillon, il a déjà déclaré que ce dernier n’était pas préparé à cette élection. Il ne reste donc qu’Emmanuel Macron, qui fait déjà l’objet de propos élogieux de la part de Ségolène Royal. Un conseiller de François Hollande a même lâché à la presse ce soutien possible, avant de se rétracter à la demande de François Hollande. N’est-ce pas encore une stratégie pour nuire à la Primaire et annoncer ensuite officieusement un tel soutien ? Le démenti n’efface pas l’annonce. Comment un conseiller proche de François Hollande aurait-il pu faire une telle confidence sans l’aval du Président ? Une fausse vraie annonce ? Derrière le sénateur-maire de Lyon, une cinquantaine d’élus socialistes ont emboîté le pas de « En marche » et ont décidé de boycotter la Primaire. Au sein du parti socialiste, on parle déjà du ralliement du vainqueur à Emmanuel Macron. La Primaire apparaît comme une mascarade.

    A la tête de l’Etat jusqu’au printemps, François Hollande règlerait-il ses comptes avec Manuel Valls et les frondeurs ? Tout le monde connaît les coups tordus dont il est capable. Il est un stratège des manœuvres d’appareil. Après la Primaire, il voudrait rester le ludi magister du jeu présidentiel, quitte à saborder le PS et à se mettre en marche avec Emmanuel Macron. 

    L’hypothèse, qui n’en est plus tout à fait une, semble plausible. Nous avons eu droit au libéralisme avec la droite, au néolibéralisme avec François Mitterrand, Jospin et Hollande, maintenant ceux qui tirent les ficelles veulent nous imposer le paléo-modernisme de l’ultralibéralisme, c’est-à-dire un retour au capitalisme le plus antisocial en détricotant tous les acquis sociaux et en privatisant une grande partie du service public. Macron est un jeune Fillon. Le fond politique est le même, celui de la Droite  avec un vernis de gauche pour les élections. Hollande a fait école : les promesses d’intention n’engagent que ceux qui les croient.

    Hollande capitaine d'un naufrage provoqué ?Georges Brassens chantait que le temps ne fait rien à l'affaire, Quand on est con, on est con... Dans une sorte de jeunisme idolâtre, l'auditoire de Macron applaudit tout et n'importe quoi lors de ses  discours creux et nombrilistes. Avec Macron, on descend en dessous du niveau 0 de la politique. Toutefois, il ressortirait que le public qui vient écouter ce paléo-moderne assiste à ses meetings, en grande partie, par curiosité. Beaucoup en ressortent déçus.

     

    Une partie de la  presse aux ordres entretient la macronmania en le présentant comme un candidat jeune, beau et intelligent. On prend les électeurs pour des gogos d’une émission de téléréalité. On cherche à émouvoir plus qu’à penser.  Dans ses meetings, tout est scénarisé sans idées neuves. Emmanuel Macron fait son numéro de mauvais bonimenteur devant un panel de figurants triés pour représenter la diversité de son électorat. Que des vieilles recettes ! Aucune originalité dans la manipulation de l’électorat.   

    Sur le fond, le journal Marianne a titré un article « L’arnaque au programme d’Emmanuel Macron » que vous pouvez lire en cliquant ICI.

    Toujours dans le journal Marianne, l’économiste Thomas Piketty fustige les "grosses conneries" de Macron et son fiasco économique. Vous pouvez le lire en cliquant ICI.

    Après Piketty,  deux autres économistes, Thomas Porcher et Fréderic Farah, auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, considère Macron comme l'avatar d'une idéologie vieillotte, régressive et binaire.  Vous pouvez lire l’article dans le journal en ligne Challenges en cliquant ICI.

    Nous verrons si François Hollande pousse le bouchon trop loin en soutenant Emmanuel Macron. Il rejoindrait la liste des soutiens de droite mais aussi Pierre Gattaz et Christine Lagarde. Est-il besoin d’en dire davantage ?

    Jean-Luc Mélenchon n’a pas été dupe et ne s’est pas laissé enfermer dans une Primaire casse-gueule. Il a pu mener sa campagne en dehors des manigances médiatiques et des sondages qui varient tous les jours. Il est le seul candidat hors des complots du parti socialiste. Il est la seule alternance crédible face à un vainqueur d’une Primaire sabotée parce que François Hollande n’y participe pas et qui ne servira qu’à placer Emmanuel Macron comme bouée de sauvetage des Hollandistes. Quelle bouée ? Il s’agit plutôt d’une ceinture de plongée lourdement lestée pour tuer la Gauche. Le capitaine de pédalo a fait du parti socialiste un bateau fantôme voué au naufrage.

    Battone

     

     

     

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