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  • Le 31 janvier, Jean-Luc Mélenchon participait à la présentation du rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement. Il a développé ses propositions sur ce sujet et a en particulier proposé la création d'une véritable «sécurité sociale du logement». Jean-Luc Mélenchon a décliné plusieurs de ses propositions : plan d'investissement de 18 milliards d'euros, construction de 200 000 logements par an, rénovation de 700 000 logements, taxation sur les transactions immobilières les plus élevées ainsi que sur l'héritage... Plus généralement, il a appelé à prendre conscience que le problème principal du mal-logement était le non-partage des richesses et qu'on ne pouvait tolérer que 2 000 personnes meurent chaque année dans la rue alors que notre pays est plus riche qu'il ne l'a jamais été.

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  • Qui veut tuer la gauche après l'avoir divisée ?Hollande a été élu en 2012 sur le discours du Bourget et grâce aux voix du Front de gauche. La candidature de Jean-Luc Mélenchon n’a pas divisé la Gauche mais l’a renforcée.  Aujourd’hui, les grandes manœuvres continuent à faire croire que Jean-Luc Mélenchon va faire perdre la gauche et elles s’amplifient avec la candidature de Benoit Hamon. C’est l’art de renverser les rôles et les responsabilités. D’abord c’est Hollande qui est le principal responsable de l’éventuel retour de la Droite et son désistement en est l’illustration. Dans sa chute, il a entraîné Manuel Valls et le parti socialiste dont il a provoqué la dislocation. C’est lui qui a pris Emmanuel Macron dans son girond élyséen et en  a fait un ministre de l’économie. La question est posée de savoir s’il en a fait aussi son successeur putatif avec pour objectif la marche du parti socialiste vers un avenir non socialiste. Hollande et Valls ont renforcé la droite avec Macron, comme joker présidentiel.

    Les diviseurs de la Gauche sont ceux qui veulent sa mort. Il ne faut pas être un génie de l’analyse politique pour comprendre que Benoît Hamon est investi candidat de la « belle alliance populaire » qui se réduit au PS et à quelques affidés pour endosser la défaite avec Jean-Luc Mélenchon si tous ne se rallient pas à Emmanuel Macron. La ficelle est grosse avec laquelle on veut pendre Jean-Luc Mélenchon. Il reste à savoir si Benoit Hamon est complice ou instrumenté à son insu. Ce dernier est dans la politique depuis 30 ans au PS qu’il connaît bien et il est suffisamment intelligent pour savoir ce que d’aucuns attendent de sa candidature. Pour déjouer le plan Macron, c’est Hamon qui doit rejoindre Mélenchon et non pas l’inverse. Une pétition est en ligne en ce sens ICI .

    Les sondages n’ont pas traîné avec la désignation de Benoit Hamon qui se retrouve derrière Macron et devant Mélenchon. Les manipulateurs de l’opinion publique ne pouvaient pas mieux faire pour planter un décor favorable à Macron et défavorable à Mélenchon. Hamon apparaît bien comme le candidat mis dans les pattes de Mélenchon et Macron comme le recours pour sauver Hollande et les caciques du parti socialiste en voie de disparaître pour laisser la place à un nouveau mouvement social-libéral de centre-droit mais se réclamant toujours d’une gauche progressiste qui s’adapte à la gestion du pouvoir et à la mondialisation. Ce n’est pas la gauche qu’ils veulent sauver avec Macron mais ceux-là même qui veulent tuer la gauche.

    La Gauche héritière d’un passé de lutte et des progrès sociaux est devenue pour les uns une usine à chimères et pour les autres conservatrice. Conservatrice de quoi ? Des acquis sociaux ! Le progrès serait la droite réactionnaire et la régression sociale. Ils veulent nous faire entrer dans leur meilleur des mondes, celui qui a permis à Trump d’être président des USA et qui nous promet peut-être François Fillon ou Marine Le Pen à l’Elysée. Macron n’est que l’avatar de Fillon. Tous les réactionnaires utilisent une novlangue digne de celle inventée par Orwell.

    La presse n’a pas besoin d’enfoncer Fillon dans le scandale, même si elle le voulait car, chaque jour, il s’embourbe encore plus de lui-même. La même presse consacre  toutes les attentions les plus chaleureuses à Macron qui se trouve propulsé en véritable icône des temps modernes. Les éloges se succèdent et toutes les extrapolations journalistiques poussent vers lui les électeurs de droite, du centre et de gauche. La machine médiatique tourne à plein régime pour Macron, faute d’un Fillon lamentable dont l’impopularité est à son apogée. Macron serait aussi le mieux placé pour battre Marine Le Pen au deuxième tour. Qui dit mieux ? Pourquoi des élections ? Il suffit de le couronner et d’en faire le nouveau roi de France, lui qui avança un jour la nostalgie des Français pour la royauté.

    Que retient-on d’Emmanuel Macron ? Il est jeune,  mignon avec ses cheveux coiffés courts et son côté premier de la classe. C’est le chouchou des ménagères de moins de 50 ans et  il ravit les grands-mères. Il a le sourire caressant et brosse tout le monde dans le sens du poil  de droite à gauche et de gauche à droite selon le cas. Et bien sûr, comme Trump, il est antisystème. Cerise sur le gâteau électoral, il est sans parti. Il veut évidemment renouveler la vie politique avec une organisation différente, de vraies idées qui changent ! Blablabla... Il suffit de lire la liste de ses soutiens officiels pour y trouver tous les conservateurs en quête d’un avenir politique. Nul doute que, pour exemple, le sénateur-maire de Lyon est un perdreau de l’année en politique.  En l’écoutant, nous avons droit au vieux discours politicien dont il ne reste rien tant les mots sont éculés et trop souvent remâchés. On peut parler aussi de ses soutiens occultes, ses donateurs dont il préserve l’anonymat. Et puis il a été question de l’utilisation des fonds de représentations qui lui avaient été alloués au Ministère de l’Economie. Dans l’éventualité où ils lui auraient servi à financer les premiers pas de son mouvement « En marche », on peut penser que ces pas ont été accompagnés par son colocataire de Bercy proche de François Hollande.

    Macron, Fillon ou Le Pen ! Voilà le trio que la doxa libérale veut imposer. Voilà ce qui fait s’interroger sur le rôle assigné à Hamon, en sachant que la cible est la Gauche dite « radicale », parce que c’est la Gauche fidèle à ses valeurs, en la personne de Jean-Luc Mélenchon. L’enjeu est la survie de la Gauche que les caciques du Parti socialiste ont voulu droitiser sous prétexte de la réformer.

    Plus que jamais, l’avenir de la Gauche passe par la France insoumise et le programme présidentiel qu’incarne Jean-Luc Mélenchon. Il ne faut pas se fier aux sondages qui sont des informations destinées à manipuler l’opinion et les votes. Mélenchon a fait ses preuves dans une opposition immédiate à l’orientation prise par Hollande oublieux de son discours du Bourget. Hamon a accompagné cette orientation et n’a commencé à se désolidariser de la politique gouvernementale que tardivement. Il n’a pas quitté le gouvernement de lui-même. Il a été remercié comme Montebourg et d’autres. Seul Macron a quitté ses fonctions ministérielles mais on se demande si sa décision de le faire et de créer son mouvement en vue des Présidentielles n’est pas le résultat d’un calcul élyséen et solférinien.

    Battone   

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  • Que cherche Benoît Hamon ?

    Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans cette vidéo?

     

     

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  • La presse s’interroge : Macron a-t-il utilisé l'argent de Bercy pour lancer En marche! ?

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Emmanuel  Marcon s’est affiché comme  l'ami des grands patrons et des grands médias. Il a été le conseiller aux affaires économiques de François Hollande pendant sa campagne et à l’Elysée. Ses dérapages sur le terrain ont révélé son mépris du peuple. Il  a parlé d'ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres ». On se rend compte à l’écouter qu’il est un imposteur. Jusqu’où peut aller cette imposture ?

    Entre janvier et août 2016, alors qu’il était ministre de l’économie, il  aurait utilisé, à lui seul selon la presse, quelques 120 000 euros de frais de représentation. Emmanuel Macron devrait s'expliquer sur l'utilisation d'argent public dans le cadre de son projet politique « En Marche! » après les révélations d'un livre consacré à son passage à Bercy par les journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour. Le candidat à l’élection présidentielle n’a jamais expliqué avec quel argent il a lancé En Marche! Alors qu’il était toujours à Bercy. Tout comme il cache les identités de ses donateurs.  

    Les accusations sont maintenant lancées par la Droite car le discours ultralibéral d’Emmanuel Macron menacerait  l’élection de François Fillon. Ces accusations  interviennent alors que le livre enquête Dans l'enfer de Bercy: Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017)  et reviennent sur les dépenses importantes d'Emmanuel Macron lors de son passage à Bercy. 

    La question est posée : A quoi ont servi ces 120 000 euros? A quelles agapes ? En direction de quelles personnalités et de  quels lobbies ?

    Selon l'ouvrage des journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour, en 2016, Emmanuel Macron aurait utilisé « à lui seul" 80% de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère. Le total est  donc d’environ 120 000 euros du 1er janvier au 30 août 2016, date de son départ de Bercy. Dans ce laps de temps, Emmanuel Macron, toujours ministre, aurait organisé à Bercy des rencontres informelles dans le cadre du lancement de son mouvement En Marche!... » 

    Curieusement Michel Sapin dit qu’il n’a rien vu,  même pas que son ministre associé avait des ambitions présidentielles et encore moins qu'il dépensait pour lui seul 80% des crédits de représentation du ministère de l’économie hébergé à Bercy, notamment en frais de bouche. C'est de l'argent public ! 120 000 euros qui auraient échappé au contrôle du ministre des Finances colocataire du ministre de l’économie. Ce n'est pourtant pas une somme négligeable lorsque, par ailleurs, Michel Sapin nous parle d’économies et notamment dans les ministères.

    Emmanuel Macron a nié les accusations portées et a menacé de déposer des plaintes en diffamation contre tous ceux qui colporteraient des mensonges de journalistes. Des responsables de la Droite ont dénoncé les révélations et l’accusent d’imposture, en demandant l’intervention de la Haute autorité pour la transparence.

    Il reste à savoir ce que fera Monsieur Jean-Louis Nadal, président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique sur le cas Emmanuel Macron.

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Mais un autre début de scandale politique a fait plus de bruit dans la presse. C’est  le cas de François Fillon qui vient d’être à nouveau épinglé par le Canard enchaîné sur les salaires de son épouse Pénélope que l’on croyait femme au foyer jusqu’à la candidature de son Ulysse de mari.

    Les deux candidats Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?  L’un du « ni droite ni gauche » avec un fort gîte à droite et l’autre de la « droite dure » avec un fort gîte à l’extrême-droite, sont donc tous les deux épinglés sur l’usage des deniers publics.

    A la surprise générale, le Canard enchaîné a révélé que Penelope Fillon, sans profession connue, aurait été l’attachée parlementaire de son mari et de son suppléant à l’Assemblée nationale. Ce dont personne n’avait eu connaissance jusqu’à présent, y compris dans le milieu des collaborateurs du parti Les Républicains. Dans la Sarthe, la journaliste politique d’un journal local a déclaré ne jamais avoir eu affaire à Penelope Fillon en tant qu’attachée parlementaire de son mari.  L'affaire se complique même. Après avoir affirmé dans Le Canard Enchaîné qu'elle n'avait "jamais entendu dire que Mme Fillon travaillait", la journaliste et ancienne membre du CSA Christine Kelly, par ailleurs biographe de François Fillon, a dénoncé ce mercredi sur Twitter des "menaces" et des "pressions" reçues par téléphone de la part d'une "équipe politique" qu'elle n'a pas nommée.

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Au total, Penelope aura perçu environ 500.000 euros brut sur les caisses parlementaires”, selon l’hebdomadaire. Elle aurait ensuite été rémunérée par la «revue  des deux mondes », sans que son directeur ne l’ait vue au siège. Elle aurait publié deux articles signés par un pseudo pour une rémunération cumulée de 100.000€ (de mai 2012 à décembre 2013 à près de 5 000 euros mensuels en brut). Tous les journalistes peuvent rêver de voir le prix de leurs piges à un tarif dont le record mondial n’est pas prêt d’être battu.  L’épouse de François Fillon a par ailleurs déclaré à la presse qu’elle ne s’était jamais impliquée dans les activités politiques de son mari jusqu’à sa candidature à la présidence de la république. Elue en 2014 conseillère municipale de Solesmes (Sarthe), elle a donné comme emploi « Femme au foyer »... Elle serait avocate de formation mais n’a jamais exercé.

    Après les révélations du Canard enchaîné, le parquet national financier a annoncé l’ouverture le même jour d’une enquête préliminaire. Des soupçons d’emploi fictif pèseraient en effet sur l’épouse de François Fillon. Les faits sont qualifiés de détournements de fonds publics, abus de biens et recel. 

    François Fillon a refusé, pour le moment, de répondre publiquement aux accusations qu’il qualifie de boules puantes tout en dénonçant les propos machistes contre son épouse qui a le droit de travailler et de ne pas se consacrer à cuisiner des confitures. Le bourgeois bigot s’est posé en féministe et a pris le même ton victimaire souvent employé par Sarkozy. Face aux journalistes présents devant l’entreprise Thales, qu’il s’apprêtait à visiter en compagnie d’Alain Juppé, il a déclaré brièvement : « Je voudrais simplement dire que je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article. Alors, parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme – comme le fait cet article – qu’elle ne sait que faire des confitures. Toutes les féministes hurleraient. Voilà ce que j’ai à dire.» Comme Sarkozy, il s’en prend déjà aux magistrats qui auraient été trop prompts à ouvrir une enquête préliminaire alors que cela va de soi dès lors qu’une suspicion de délit vient à la connaissance du Parquet. Nous allons avoir droit aussi au complot venant de l’Elysée. Il vient de demander à être entendu au plus tôt alors même qu’il avait dénoncé l’empressement de la Justice. S’agit-il d’une manœuvre pour éviter que son épouse soit la première entendue, ce qui est plus logique dans une procédure normalement  menée ? Veut-il lui déminer le terrain en passant le premier ? C’est pourtant elle qui doit justifier de son travail et pas lui pour elle. La garde à vue est même possible pour procéder à des perquisitions et des confrontations.

    Macron et Fillon riment-ils avec pognon ?Et dire que Fillon a brocardé, sur la probité, Nicolas Sarkozy pendant la Primaire de la Droite alors même qu’il en a été le Premier ministre pendant cinq ans. Quelques Sarkozystes s’en souviennent et rigolent sous cape de cette affaire puante surtout parce qu’elle révèle du personnage qui veut supprimer 500.000 postes de fonctionnaires, dénonce l’assistanat des chômeurs. Il trouve que le RAS plus l’APL c’est trop, que les salariés ne travaillent pas assez et doivent travailler plus pour gagner moins.

    Il serait grand temps de changer la constitution française et mettre des règles, pour que ceux qui se croient puissants et intouchables, ne puissent plus nuire. Il faut combattre les abus rendus légaux et les inégalités que l’on ne puisse plus citer Jean de la Fontaine sur l’impunité des puissants et la répression réservée aux misérables ...  

    La 6eme république proposée par J L Mélenchon et la France insoumise peut répondre à cette nouvelle exigence de la démocratie. Il est temps que les mœurs politiques soient plus étroitement réglementées en ce qui concerne la transparence et l’utilisation de l’argent public. Il est temps de moraliser la république devenue bananière. Les abus et les scandales se multiplient jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Il faut y mettre fin.

    Une mesure aurait dû être appliquée depuis longtemps : l’interdiction pour un élu d’employer un conjoint ou tout autre membre de sa famille sur les deniers publics. D’autre part, les personnes salariées sur les deniers publics doivent être contrôlées sur la réalité de leurs fonctions. En outre tout élu doit justifier l’emploi de toutes les sommes qui lui sont allouées en dehors de ses salaires mensuels. Lorsque l’on réalise depuis quand les abus sont tolérés et l’utilisation de grosses indemnités non transparentes, on comprend que nos élus font les vierges effarouchées chaque fois que l’on remet la question des contrôle sur la table. Ils sont accrochés à leurs privilèges pendant qu’ils votent des lois antisociales qui concernent tous les citoyens. Ils jettent le doute sur les chômeurs et durcissent leur contrôle alors qu’ils estiment ne pas devoir en retour la transparence sur leurs revenus, leurs patrimoines et l’utilisation des deniers publics.

    Quelle que soit les suites de l’affaire Penelope Fillon, elle doit pousser à mettre fin aux abus légaux pour éviter les scandales des emplois fictifs.

    Pidone

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  • Des Primaires pour rallier Macron ? Le premier tour de la Primaire de la « Belle alliance populaire » vient de se jouer. Les figurants peuvent retourner dans leurs chapelles. Quelle belle alliance ? Des  sept candidats, seul le centriste vert Jean-Luc Bennahmias, ex-Modem et ex-Vert qui a fondé son propre parti le « Front démocrate », ne s’est pas compromis dans le quinquennat de François Hollande et il est arrivé bon dernier avec moins de voix (1%) que les bulletins blancs.

    Si l'on en croit la page "décodeurs" du Monde, le nombre de participants aurait ete augmenté de 350.000 voix entre Dimance soir et aujourd'hui, en appliquant à chacun des candidats la même augmentation de 28% pour ne pas fausser le résultat. Voir l'analyse en cliquant ICI.

    Les commentaires des chaînes font d’Emmanuel Macron, absent de la Primaire,  le vainqueur de cette mascarade qui place en tête pour le second tour Benoît Hamon devant Manuel Valls. La manœuvre apparaît de plus en plus claire : le but est de faire barrage à Jean-Luc Mélenchon. Arnaud Montebourg se rallie à Benoît Hamon alors qu’il est opposé à la mesure-phare de ce dernier : le revenu universel. François Peillon ne donne aucune consigne de vote et se pose en chantre de la réunification sans dire autour de qui. Un proche de Macron a déjà déclaré que le parti socialiste avait imposé une primaire pour désigner un perdant des Présidentielles. Aucune élection n’a montré de pareilles manipulations de l’électorat. Cette Primaire, sabotée par François Hollande et son entourage, a perdu toute crédibilité et de nouvelles trahisons sont à prévoir.

    Si l’on en croit un sondage repris par le journal Le Monde le 18 janvier dernier, on obtient les résultats suivants :

    Des Primaires pour rallier Macron ? - Si c’est Valls le vainqueur de la primaire, il obtiendrait 10% des voix au premier tour de la Présidentielle, devancé par Emmanuel Macron 19%  et Jean-Luc Mélenchon 15%.

    Des Primaires pour rallier Macron ? - Si c’est Hamon qui l’emporte, ce dernier n’obtiendrait que 7% derrière Mélenchon 14% et le grand vainqueur serait Macron 21%.

    On voit bien la proximité entre Valls et Macron, puisque les intentions de votes pour Valls iraient en partie chez Macron et non pas chez Hamon qui récupérerait sans doute les 1% de voix que perd Mélenchon. Il ne s’agit que de fragiles sondages mais ils indiquent des tendances. Des électeurs qui voteraient pour Valls ne voteraient pas pour Hamon mais se reporteraient sur Macron. Donc le candidat le plus dangereux pou Macron, c’est bien Valls et le candidat le plus favorable c’est Hamon au détriment de Mélenchon.

    Benoît Hamon avait accepté deux postes de Ministre. Le député PS des Yvelines est ancien ministre de l'Economie sociale et solidaire, puis de l'Education nationale. Son départ du gouvernement a été tardif et certainement avec l’idée de se présenter à la Primaire. Quel est son rôle dans cette comédie préélectorale ? Il est évident que, comme Montebourg, il est celui qui doit prendre des voix à Jean-Luc Mélenchon sans créer les conditions d’une unité socialiste derrière lui. Si c’est lui qui gagne au second tour contre Manuel Valls, on lui mettra la pression pour qu’il se désiste au profit du candidat des média et des sondages : Emmanuel Macron. La stratégie est la même pour Manuel Valls mais ce dernier est trop marqué par le quinquennat de Hollande, par l’usage de l’article 49.3 et la loi Travail pour prendre des voix à Jean-Luc Mélenchon. Il n’est donc pas le candidat idéal pour « flinguer » Jean-Luc Mélenchon, bien au contraire puisqu’une partie des électeurs de Hamon et Montebourg risque d’aller vers le candidat de la « France insoumise ». Donc Valls est le candidat le plus dangereux pour Macron.

    On comprend que le seul qui est resté dans l’opposition, en dehors du quinquennat de François Hollande, en dehors de la mascarade des primaires et de l’hypothèse Emmanuel Macron, en lieu et place de François Hollande, comme sauveur, sans étiquette,  du Parti socialiste. Déjà des socialistes ont rejoint Emmanuel Macron, d’autres sont prêts à le faire et  avancent le pragmatique ralliement à celui qui est présenté comme le plus dangereux adversaire de François Fillon. Ces socio-traitres ne sont pas à un paradoxe prêt. Voilà un candidat qui concurrence Fillon sur son programme de droite et qui devrait être le héros de la gauche, une gauche qui perd le sens de l’orientation sous le vent de la droite. Le quinquennat de Hollande n’a pas suffi pour désorienter les électeurs de gauche. Macron est là pour enterrer toute union de la gauche, fracturé au profit d’un centre-droit ultralibéral. Et, après cela, on accusera hypocritement Jean-Luc Mélenchon d’avoir fait perdre la Gauche. C’est de la politicaccia, de la sale politique.

    La seule option pour que la gauche sorte vainqueur de cette élection, c’est qu’elle ne perde pas son âme. Le seul candidat qui assure la survie de la Gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon quel que soit le résultat des Présidentielles. C’est la raison pour laquelle le candidat de la « France insoumise » doit faire le meilleur score au premier tour, en arrivant devant Emmanuel Macron, devant Benoît Hamon et devant Manuel Valls. Il se peut qu’il n’ait à combattre qu’Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Tout laisse à penser  qu’Emmanuel Macron bénéficie d’une propagande inouïe pour être le candidat qui tuera définitivement la Gauche avec le concours des Solfériniens du PS et, dans l’ombre, un François Hollande qui règle ses comptes. Emmanuel Macron est la créature politique introduite à l’Elysée par Jacques Attali et utilisée par François Hollande contre Manuel Valls. Il bénéficie de l’appui du monde de la finance et du concours médiatique de grands parons de la presse comme Patrick Drahi (BFMT et L’Express). Ce n’est pas le candidat  de la Gauche mais celui de la Droite remasterisée  avec une musique ni droite ni gauche.  C’est du Valls remixé avec du Fillon mis en partition par le DJ Macron  pour jouer du pipeau. La matrice ultralibérale est la même. Elle est à l’opposé des valeurs de la Gauche.

    Ne vous laissez pas endormir par cette mauvaise musique dont une partie de la presse vous matraque. Lisez et relisez bien les programmes ! Ne vous laissez pas abuser par des phrases à double tranchant car c’est le couperet de droite qui tranchera dans le modèle social issu des luttes des syndicats et de la Gauche. Ne vous laissez pas abuser par les tenants de la dialectique éristique qui, par tous les procédés dialectiques les plus cyniques, veulent faire croire qu’ils ont raison de vous conduire vers la soumission à une régression sociale qui profite à celles et ceux qui tirent les ficelles de ces professionnels de la manipulation des opinions.

    Hollande, Valls, Hamon et Macron sont les fossoyeurs de la Gauche. Ils étaient ensemble dans le quinquennat qui a fait le lit à la Droite. Ils seront à nouveau ensemble après les élections présidentielles dans l’opposition si Fillon ou Le Pen l’emportent. Ils attendront l’alternance et abandonneront toute alternative aux politiques libérales, néolibérales et ultralibérales.  Tous se présentent  comme candidats antisystème. Rappelons que Trump a joué le même refrain eux USA. Tous font partie du système entretenu par la doxa libérale et les grands patrons de presse. Tous se présentent comme des progressistes, même Fillon et Le Pen. Qu’ont fait les progressistes du Parti Socialiste pendant cinq ans : les lois Macron et la loi Travail. Le bourgeois bigot Fillon est le plus conservateur et les plus réactionnaire des candidats. Il se dit aussi progressiste. Et Macron ? Il mène une campagne sans vision à long terme, met du vernis sur de vieilles idées ultralibérales. La seule garantie de son modernisme est une affaire d’image médiatique et d’âge. Il est coulé dans le moule de l’ENA qui forme des  politiciens conservateurs qui fabriquent des usines à gaz comme se sont révélés François Hollande, Dominique de Villepin, Ségolène Royal et d’autres. Il a spéculé chez Rothschild et s’y est enrichi. Il a sous-estimé son patrimoine et a dû régulariser sa situation qui le soumet à l’ISF qu’il promet de supprimer, tout en voulant augmenter la CSG payés par tous, y compris les retraités.

    Que propose tous ces libéraux ? La plupart se disent aujourd’hui les candidats du travail. Si vous les écoutez bien, ils continuent le même chantage au chômage de masse pour faire du travail certes une valeur, mais toujours une variable d’ajustement dans les comptes des grandes entreprises pour qu’elles génèrent plus de profits pour les patrons du CAC 40 et leurs actionnaires. La justification est toujours la même : booster l’investissement et la création d’emplois. Pourtant tous les cadeaux fiscaux faits depuis des décennies ont surtout booster les dividendes des actionnaires et les salaires des grands patrons. Pour cela, il leur faut détricoter le code du travail. Hollande, Valls et Macron s’y sont employés avant que cette politique antisociale sera amplifiée par François Fillon élu. Ce dernier compte sur les voix des électeurs du Front national et des mouvements bigots de l’extrême-droite pour gagner les élections. La candidature de Benoît Hamon est un leurre avec le « revenu universel » qui ne sera appliqué par aucun des candidats susceptibles de gagner les élections. C’est l’appât pour les électeurs de gauche tentés de voter pour Jean-Luc Mélenchon. Le but est de mettre et de maintenir Emmanuel Macron devant Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et qu’il soit rallié par le Parti socialiste unifié. Hamon et Montebourg ne font pas le poids, malgré les résultats du la Primaire, face aux manigances des Solfériniens et de François Hollande.

    Si vous voulez sauver la Gauche minée par le PS, lui-même miné de l’intérieur par François Hollande, Manuel Valls... et à l’extérieur par Emmanuel Macron, le seul choix possible et réaliste est celui de la « France insoumise » et de son candidat « Jean-Luc Mélenchon ».

    Si vous voulez sauver notre modèle social, les acquis sociaux et une politique véritablement progressiste, lisez et relisez le projet de Jean-Luc Mélenchon et consulter son blog. Ne vous fiez pas à la campagne médiatique et politicienne menée pour le diaboliser.

    Jean-Luc Mélenchon a commenté ce premier tour de la Primaire organisée par le Parti socialiste. Il conclue ainsi..

    Cette soirée électorale fut d’ailleurs du grand art d’intox. Commencée à un million avant d’exploser a « près de deux millions » avant de devenir « deux millions », un rétropédalage fonctionna en douceur. À minuit on était revenu a « 1,3 million et sans doute davantage d’un million et demi » ! En tous cas, rien ne pourra effacer la réalité : le déclin du PS est irréversible. Et la désertion du premier cercle des électeurs est annonciatrice de celui du grand nombre le jour du vote. D’ici quelques jours, l’hémorragie vers Macron va s’amplifier. D’autres viendront vers nous. Ce n’est pas du débauchage, c’est de la clarification. Et cette clarification est le propulseur le plus puissant pour arriver au deuxième tour.

    U Barbutu

     

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