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  • Nous recevons un communiqué de l'association Per A Pace qui travaille dans le domaine de la solidarité

    Venir en aide aux réfugiés de Grande Synthe 

    (Syrie, Afghanistan, Iran, Pakistan, Kurdistan, Erythrée, Soudan, Palestine, Somalie, etc.)

     

    L’association Per a Pace a été contactée par une structure de Corse pour 80 matelas quasiment neufs qui n’auront de vocation que la déchetterie si ils ne sont pas récupérés. Actuellement en Corse, les services de la préfecture ont confirmé qu’aucun plan d’accueil de réfugiés n’était envisagé et aucun besoin défini. Devant la situation dramatique que connaissent les milliers de réfugiés dans le Nord de la France, Per a Pace s’apprête à convoyer ce matériel à Grande Synthe.

    A Grande Synthe, près de Dunkerque, plus de 2500 réfugiés se sont installés dans des conditions de vie inacceptables et indignes. Beaucoup d’hommes mais de plus en plus d’enfants, de femmes, qui après avoir fui la guerre et la misère engendrée se retrouvent livrés à eux-mêmes, piégés, ne souhaitant que rejoindre l’Angleterre où souvent se trouvent des proches afin de reconstituer un tissu familial.

    •  Les nombreuses associations sur place font un travail considérable avec les moyens dont elles disposent en distribuant journellement des repas, des vêtements, des soins et des aides dans les démarches administratives.

    • A Grande Synthe, la situation a quelque peu évolué et le camp va être déplacé vers une structure répondant aux normes HCR.

    • Ce convoyage, pour lequel nous sollicitons vos dons, sera le témoignage de cette solidarité et cet engagement indispensables qui aujourd’hui dépassent largement nos frontières et concernent l’humanité entière. Personne n’est à l’abri.
    • Grâce à votre soutien, ces matelas et ces couvertures permettront d’apporter un peu de réconfort à des populations en détresse. 

      • Les dont sont à envoyer à:
      • Per a Pace
      • BP80214
      • 20179 AJACCIO cedex1
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  • Selon un sondage auprès des jeunes, ils sont 70% à se dire opposer au texte de loi sur la réforme du code du travail chez les moins de 35 ans et 65% chez les 35-49 ans, contre 53% d’opinion favorable chez les plus de 65 ans. Qui est le plus concerné? Un retraité de plus de 65 ans ou un jeune actif? Les jeunes commencent à se mobiliser contre le massacre du code du travail à la tronçonneuse El Khomri manipulée par Valls et Hollande. Des jeunes youtubeurs ont réalisé une vidéo que nous vous proposons.

    Si la mobilisation commence à sourdre, chez les politiques et dans l’opinion publique, contre la réforme du code du Travail, la mobilisation étudiante pourrait, dix ans après le CPE, mettre le feu aux poudres…

    L'expression de la grogne des Français sur ce projet de loi a commencé par la pétition en ligne « Loi travail: non, merci! », lancée vendredi 19 février, par la militante féministe Caroline de Haas et des représentants syndicaux (CGT, Force ouvrière, Unsa, UNAC CFE CGC…). Cette pétition qui enregistre aujourd’hui plus de 600 000 signatures, est devenue la plus populaire sur le site français de change.org. Elle ne cesse de recueillir des signatures. Rappelons qu’Emmanuel Valls avait recueilli 140.000 votes aux primaires socialistes et un 5% qui a fait de lui un premier ministre contestable et contesté.

    L’Unef (étudiants) et l’UNL et la Fidl (lycéens), principaux syndicats étudiants, étaient conviées  à la dernière réunion intersyndicale, et ont signé un communiqué commun aux côtés de la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, FSU, Solidaires-Sud, et Unsa, dénonçant "un projet élaboré sans réelle concertation". "C’est une étape importante", a souligné William Martinet, président de l’Unef à Metro-news. "C’est la première fois qu’on a une position commune sur le fond."

    Mais le syndicat étudiant va plus loin. "Nous appelons à une date de manifestation unitaire, d’ici la fin du mois de mars. On espère être entendu", explique-t-il.

    La ministre française du travail Myriam El Khomri doit présenter le projet de loi de réforme du travail le 9 mars au Conseil des ministres.

    Emmanuel Valls pourrait avoir l’idée de mettre sur pied une commission spéciale, à l’image de ce qui a été fait sur la loi Macron, pour court-circuiter la commission des affaires sociales, jugée trop en défense du droit du travail actuei. Il lui restera à régler la question sensible du rapporteur du texte qui voudra assumer l’impopularité au sein même du parti socialiste et pire pour lui auprès de ses électeurs lors des prochaines élections. On se doute bien que le recours à l’article 49-3 n’est pas écarté et que le Premier ministre dissimule peu son intention de passer en force. En attendant, tout sera fait pour diviser les syndicats. Pour FO et la CGT, c’est l’ensemble du texte qu’il faut repousser, alors que la CFDT pourrait se contenter de quelques retouches. Un dessin humoristique dit de ce dernier syndicat réformé par une suite de dirigeants libéraux qu’il négociera le poids des chaînes lorsque le Medef aura rétabli l’esclavage. C’est à la base de la CFDT à pousser à l’union syndicale pour ne pas revenir à ce 19ème siècle dont Emmanuel Valls se moque lorsqu’il s’agit des vraies valeurs de gauche  mais qu’il nous promet cyniquement par un recul social sans précédent, en se posant en réformiste éclairé.

    Se mobiliser !

    Seule une mobilisation importante contre le texte sera une réponse adaptée à l’arrogance et au mépris des Hollande, Valls et consorts. Il est grand temps de se mobiliser !

    Fucone

    Pétition à signer :

    Se mobiliser !

    https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci

     

     

     

    Liens sur le même sujet :

    http://www.alterecoplus.fr/social/travailler-plus-et-gagner-moins-201602252029-00003101.html

    http://www.liberation.fr/france/2016/02/22/les-petites-manips-du-vrai-faux-gouvernemental-sur-le-projet-el-khomri_1434922

     

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  • Groupe CGT au CESR.

    Réunion du 23 février sur le maritime

     

    Main basse sur la Sncm

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Communiqué 

     

     

     Quand le patronat corse et ses alliés pratiquent le piratage!  

     

      pour une maîtrise publique réelle, il faut s'opposer au Cartel des affairistes 

         L'avenir du service public de continuité territoriale maritime de la Corse est gravement menacé de disparition par l'acte de piraterie du consortium des patrons corses, regroupés au sein de "Corsica Maritima", contre l'ex SNCM, devenue propriété du groupe Rocca à la suite du jugement du 20 novembre 2015 du Tribunal de Commerce de Marseille.

            Grâce à leurs luttes courageuses, les marins et leurs syndicats, particulièrement la CGT, avaient contraints le gouvernement et les actionnaires privés a organiser le redressement judiciaire sur la base du pavillon français de 1er registre, garant d'une réglementation maritime de haut niveau, tant pour la sécurité des usagers et la qualité des navires que pour l'emploi et le statut social des marins. Leurs luttes leur ont valu la haine patronale et une campagne hystérique et xénophobe sans équivalent dans notre pays contre des salariés agissant pour la sauvegarde de leurs emplois et du service public. Malheureusement, près de 600 emplois ont été supprimés, succédant aux 1200 emplois disparus depuis la privatisation scandaleuse de 2005.

          Mais, ce que redoutaient les marins et la CGT est en train malheureusement de se produire. Le redressement judiciaire n'était en fait qu'une étape pour liquider les principes de la continuité territoriale fondés sur le droit au transport des Corses, garanti par l’État au moyen d'une dotation de solidarité nationale (187 millions annuels en 2015 inscrite dans le budget de la nation sur une ligne spécifique), et sa mise en œuvre publique confiée à la Collectivité Territoriale de Corse. Après la déréglementation des transports maritimes en 1992, ouvrant les lignes à la concurrence des low coast et réduisant le périmètre du service public, après la privatisation sulfureuse de la SNCM en 2005, le redressement judiciaire a donné lieu à une foire d'empoigne entre patrons Corses alléchés par la perspective d'acquérir à vil prix une flotte leur permettant d'étendre leur main-mise sur l'économie de la Corse et sur la manne publique.                                                     

          Si le groupe Rocca a remporté la mise devant le Tribunal de commerce, dont le procureur a tout de même déploré faire un choix par défaut, c'était sans compter sur la voracité de ses concurrents Corses, représentant 60 à 70% du volume du fret de marchandises. Ceux-ci ont décidé, au moyen d'une compagnie maritime, de pirater la ligne de service public Marseille-Corse octroyée au groupement ex SNCM/Méridionale. Ils l'ont fait au nom de la liberté du commerce alors qu'il s'agissait d'une imposture, comme l'a révélé l'existence d'une clause de non-concurrence confidentielle que le consortium Padrona /Trojani et Cie avait signé, comme tous les candidats, lors de l'appel d'offres du Tribunal de commerce. Sans aucun scrupule, ces patrons n'ont pas hésité à se conduire en parjures pour aboutir à leurs fins. Tandis que les marins de l'ex SNCM tentaient de faire respecter la décision de justice en empêchant le cargo pirate d'accomplir sa basse besogne, en Corse, une meute s'est déchaînée, traitant les marins de "voyous", accusant la CGT de faire subir à l'île "une oppression depuis 60 ans", reprochant au Gouvernement de ne pas faire respecter l'état de droit, et traînant devant la justice, comme un malfaiteur, le secrétaire CGT des marins.                                      

        Non contents de renier leur serment, les patrons du" consortium" tentent à présent une opération de passe passe qui ressemble à une tentative de hold-up sur l'ex SNCM. Alors qu'il dénonçait la "volonté de nuire" des commanditaires de la Corsica Linea, Patrick Rocca a accepté l'OPA agressive de ses concurrents. L'a-t-il fait sous la seule menace du Stena Carrier, braqué sur l'ex SNCM comme un pistolet sur la tempe(ou plutôt sur ses actions)? Dans ce cas pourquoi n'a-t-il pas exhibé la clause de non concurrence? Ou bien sous le "parrainage" du nouvel Exécutif de Corse qui, après avoir laissé agir le consortium dans son opération frauduleuse de détournement du trafic de la délégation de service public, a proposé "la paix des braves" en proposant un protocole d'accord de création d'une nébuleuse compagnie régionale, garantissant aux belligérants un partage du marché?

    Les pouvoirs publics doivent faire toute la transparence sur ces manœuvres qui, si elles aboutissaient, seraient la preuve de l'impunité des affairistes et des complicités dont ils ont bénéficié à tous les niveaux pour cacher la clause de non-concurrence afin d' obtenir une autorisation de commercer entre les ports de Marseille et de Corse dans le cadre des obligations de service publics érigées par la CTC. Leurs investigations doivent chercher à savoir si cette tentative de hold-up relève des agissements d'un système mafieux dont le procureur de Bastia a confirmé récemment l'existence. 

        La CGT de la région Corse interpelle le gouvernement et particulièrement le premier ministre et le ministre des transports qui ont conduit l'ex SNCM au redressement judiciaire en affirmant que c'était pour mieux pérenniser la compagnie et le maximum d'emplois et pour garantir la délégation de service public. Ils doivent intervenir pour empêcher  un cartel de patrons de faire main-basse sur l'économie de la Corse en détournant la procédure ouverte par le Tribunal de commerce.

    Ces patrons dominent déjà la distribution, le Bâtiment, l'immobilier. Ces secteurs représentent aujourd'hui l'essentiel de l'économie de l'île, pèsent sur le pouvoir d'achat de toute la population et mettent en jeu des milliers d'emplois. En s'emparant des transports maritimes, ils obtiendraient une situation de monopole étouffant toute liberté économique.  Le refus du consortium de respecter une décision de justice, en bafouant son engagement de non concurrence contre le bénéficiaire du marché de reprise de l'ex SNCM puis en absorbant le titulaire du marché,  le chantage implicite à la liquidation de la compagnie en cas de décision défavorable du Tribunal de commerce, illustrent les méthodes crapuleuses de ceux qui prétendent agir pour la Corse, au nom de la liberté du commerce. Ce qu'ils veulent, en réalité, c'est la liberté du renard dans le poulailler.

      la CGT s'adresse aux salariés et à la population: il ne faut pas accepter que les principaux responsables de la vie chère, qui s'opposaient en 1989 à la prime de transport et à la vérité sur la formation des prix et les détournement de TVA, deviennent les nouveaux seigneurs, "i gio"  de la Corse du 21ème siècle: ce serait la mise en place d'un système d'oppression sur toute la société.

      La CGT s'adresse aux élus de l'Assemblée de Corse dont la compétence est d'organiser les transports. La proposition de l'Exécutif de créer une compagnie régionale ne heurte pas la CGT à condition que celle-ci signifie une maîtrise publique réelle et non de façade. La création d'une Société d' Économie Mixte entre la CTC et le cartel Padrona/Trojani/Rocca et Cie serait un mariage de dupes pour la CTC. Que pèseraient les 51% de parts de la CTC dans cette SEM face au poids écrasant de ce cartel dans l'économie de la Corse?

     La SEM ne serait pas un véritable outil public de gestion des transports maritimes mais bien plus un instrument garantissant l'injection de fonds publics dans une holding dont les tentacules enserrent les secteurs décisifs pour l'économie de l'île, pour l'emploi et pour le pouvoir d'achat de l'immense majorité de la population. En réalité, l'Assemblée de Corse elle-même serait prisonnière de ce système et perdrait de fait sa souveraineté.

       La CGT participera aux discussions engagées par l'Exécutif sous réserve que les dés ne soient pas pipés au départ. Il faut pour cela que le Tribunal de Commerce sanctionne le consortium pour ses méthodes scandaleuses et rejette son projet d'absorption de l'ex SNCM. L'actuelle délégation de service public doit aller à son terme dans le cadre de la décision du 20 novembre du Tribunal de commerce et du contrat de subdélégation entre la CMN et le groupe Rocca. Le retour à la maîtrise publique se heurte à Bruxelles dont le credo de la concurrence libre et non faussée a conduit au désastre actuel. Tout en continuant d'agir pour une autre Europe, une Europe des peuples et non de la Finance, la CGT propose de s'inscrire dans la réflexion pour une gestion publique, sociale et démocratique des transports maritimes de la Corse dans le sens de l'intérêt général.                                           

     

     

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    NO PASSARAN !

     

    Par Jean-Pierre Lovichi

    Tribune librePlus que jamais, au vu de la situation internationale tant politique qu’économique (nouvelle menace d’une crise financière d’envergure quand les effets de la première se font toujours sentir pour les peuples et les personnes les plus fragiles), il nous faut de nouveau mener la lutte contre le fascisme, l'extrême-droite et plus généralement tous les systèmes de pensée qui reposent sur la haine et le rejet de l'autre, sur le totalitarisme. Sur ce qui nie l'individu et sa liberté de croire, de pensée, d'être.

    La tension est réelle. L'extrême-droite européenne trouve dans l'islamisme radical un allié objectif. Les deux haines se nourrissent l'une de l'autre et parviennent à faire croire aux peuples que le vivre ensemble n'est plus possible, que nos différences nous séparent et ne nous enrichissent plus comme elles ont pu le faire tout au long de l'histoire, courte, de l'humanité faite de métissages et d'échanges jusque dans nos langues, nos traditions, nos us et coutumes.

    Il suffit de lire l'actualité pour remarquer que la violence monte aux extrêmes. Attentats islamistes et actes antisémites d'un côté. Violences des groupuscules d'extrême-droite comme l'Action Française qui sentent que leur heure est peut-être revenue. Violence à l'égard des musulmans, des syndicalistes, des militants de gauche. Intervention brutale dans les colloques.

    Nous sommes de ceux qui refusent d’abdiquer. Nous sommes de ceux qui pensent que par la culture, l'éducation, la solidarité, la pensée les hommes et les femmes doivent se respecter les uns les autres et lutter sans cesse contre les inégalités, les injustices qui sont les premières causes des violences et des haines.

    Nous sommes de ceux qui résisteront toujours à la facilité de faire de l'autre un bouc émissaire et de céder aux slogans vides de portée et de sens.

    Notre place est donc toujours là où la lutte contre les mouvements ouvertement xénophobes et réactionnaires (notamment sur la place et le droit des femmes dans la société) tenteront de prendre pied. Notre place sera toujours là où il nous faudra dire que ces mouvements ne sont pas anodins et que laisser leur pensée se propager sans réaction est irresponsable.

    Récemment, Arte diffusait un très bon film de Costa Gavras : Section spéciale. Le film évoque le gouvernement de Vichy et la mise en place d'un tribunal d'exception qui appliquera sans sourciller une loi rétroactive !

    Preuve que nos droits et nos libertés sont fragiles. A observer les débats de nos assemblées nationales (état d'urgence constitutionalisé, déchéance nationale…) alors que le gouvernement et la majorité sont dites de gauche, on imagine assez vite ce que pourraient être demain les lois et atteintes à nos valeurs si un gouvernement d'extrême droite était à l'œuvre ou si la droite dure reprenait le pouvoir.

    A chacun bien évidemment de faire son choix en son for intérieur et de choisir son camp.

    Jean-Pierre Lovichi

     

     

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    Hollande dynamite le Code du travail

     

    Après bien de capitulations  et – comme d’aucuns le disent – bien des trahisons, François Hollande et son gouvernement persistent et signent. Ils viennent de concocter un projet de loi qui sera soumis prochainement à l’appréciation et au vote du Parlement. Projet de loi portant sur « la modernisation » du Code du travail ! Il serait préférable et plus juste de parler de dynamitage de ce code qui – il est bon de le rappeler – s’est constitué au fil des décennies grâce à de nombreuses luttes sociales et politiques.

    Avec son fameux projet, François Hollande parachève l’œuvre de sa vie de président et ouvre une voie royale au patronat, tout en fragilisant considérablement l’ensemble des salariés. D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit d’écouter à ce propos les déclarations dithyrambiques de Pierre Gattaz, président du Medef lequel au passage en profite pour réclamer encore plus de cadeaux.

    Que dit en substance ce projet ?

    Il enterre la loi sur les 35 heures, déjà largement malmenée par Sarkozy. Ce n’est plus qu’une coquille vide. Les salariés devront travailler plus pour gagner moins !

    Au-delà des 35 heures, les heures supplémentaires ne seront majorées que de 10%. Les indemnités de licenciements seront plafonnées, à la grande satisfaction du patronat. On pourra ainsi remercier les gens pour leurs bons et loyaux services avec des clopinettes. Le projet de loi prévoit également  la possibilité de se passer des syndicats. Bonjour le dialogue social. Les directions d’entreprise pourront traiter directement avec leurs salariés, les yeux dans les yeux et procéder éventuellement à une consultation par voie référendaire. On en connaît déjà le résultat tant seraient si fortes les pressions sur les salariés. La pratique du chantage à l’emploi serait la règle absolue. On pourrait multiplier les exemples qui montrent la dangerosité du projet de loi. On est en face d’une régression fantastique du droit du travail. Et on la doit au pouvoir dit socialiste ! Cumplimenti.

    Hollande et son gouvernement persistent et signent dans leur soumission aux exigences de la Troïka, des marchés financiers et des multinationales. Ils entendent poursuivre dans la voie de l’erreur et de l’austérité. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, le Parti socialiste s’élevait avec véhémence contre les attaques de Sarkozy pour détricoter le Code du travail. Ils ont sans doute la mémoire courte.

    Il est grand temps de dire basta. De dire que Hollande et son gouvernement ne sont pas de gauche. Que leur politique est tout simplement de droite.

    Après quatre ans de pouvoir, ils ont réussi brillamment à accroître le chômage, la désespérance chez des millions de Français, à régaler le patronat à coups de milliards d’argent public sans contre-partie, mais également à jeter le discrédit sur l’ensemble de la gauche.

    L’heure n’est pas à la résignation, ni à attendre un changement de cap de ce pouvoir. L’heure est à la lutte sans concession contre la politique de Hollande. Un grand mouvement social et politique doit se développer sur des bases claires, avec des propositions alternatives authentiquement de gauche, rejetant toute tentative d’enfumage et de récupération dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Un mouvement qui dit non à la fatalité des politiques d’austérité et de régression sociales sévissant un peu partout en Europe, avec les succès que l’on connaît.

    Manca alternativa/Ensemble apportera sa contribution, en Corse, avec toutes les forces politiques, sociales, associatives et syndicales qui le souhaitent, au développement de ce grand mouvement. Déjà une base existe avec la création récente de VIA (Vouloir, Imaginer, Agir) qui regroupe déjà plusieurs organisations : Manca alternativa, EELV, Nouvelle donne, Pudemu).

    Pour conclure, François Hollande devrait se méfier des prochaines échéances électorales.

    La roche tarpéienne n’est pas loin du Capitole.

    Manca alternativa/Ensemble

     

    Ajaccio 19 février 2016

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  • RELAXE POUT LES HUIT DE GOODYEAR

    Il est du devoir des syndicalistes de se battre pour sauver les emplois et le développement économique et social de nos territoires.

    Il est du devoir des syndicalistes de rétablir des liens sociaux trop souvent rompu par désespoir social.

    Il est du devoir des syndicalistes de dénoncer les stratégies des actionnaires, affairistes et liquidateurs, qui ont pour seul objectif de s’enrichir au détriment de tous les autres.

    Il est du devoir des syndicalistes d’alerter sur les politiques économiques désastreuses menées par les gouvernements successifs.

    C’est pour avoir accompli leurs devoirs de syndicalistes que les 8 de Goodyear viennent d’être condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois ferme !

    Après 7 ans de lutte face à la multinationale Goodyear marqués de conflits durs avec un patronat violent, usant de manœuvres indignes, l’entreprise a finalement fermé ses portes pour s’installer en Russie. Rien n’est dit de la violence des employeurs qui, fassent à des propositions pour maintenir et développer l’emploi, ne répondent que par le mépris, les licenciements et la répression.

    C’est la première fois que des militants sont condamnés aussi lourdement depuis que le fait syndical est reconnu d’utilité publique. Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale qui s’accentue jour après jour. La répression syndicale est une stratégie qui va bien au-delà des rangs du patronat puisque le procureur de la république a décidé de poursuivre les militants de Goodyear, alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

    Le gouvernement a décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois.  Ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées. Les huit militants doivent être relaxés.

    Signer et faire signer la pétition

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