•  

     

    NO PASSARAN !

     

    Par Jean-Pierre Lovichi

    Tribune librePlus que jamais, au vu de la situation internationale tant politique qu’économique (nouvelle menace d’une crise financière d’envergure quand les effets de la première se font toujours sentir pour les peuples et les personnes les plus fragiles), il nous faut de nouveau mener la lutte contre le fascisme, l'extrême-droite et plus généralement tous les systèmes de pensée qui reposent sur la haine et le rejet de l'autre, sur le totalitarisme. Sur ce qui nie l'individu et sa liberté de croire, de pensée, d'être.

    La tension est réelle. L'extrême-droite européenne trouve dans l'islamisme radical un allié objectif. Les deux haines se nourrissent l'une de l'autre et parviennent à faire croire aux peuples que le vivre ensemble n'est plus possible, que nos différences nous séparent et ne nous enrichissent plus comme elles ont pu le faire tout au long de l'histoire, courte, de l'humanité faite de métissages et d'échanges jusque dans nos langues, nos traditions, nos us et coutumes.

    Il suffit de lire l'actualité pour remarquer que la violence monte aux extrêmes. Attentats islamistes et actes antisémites d'un côté. Violences des groupuscules d'extrême-droite comme l'Action Française qui sentent que leur heure est peut-être revenue. Violence à l'égard des musulmans, des syndicalistes, des militants de gauche. Intervention brutale dans les colloques.

    Nous sommes de ceux qui refusent d’abdiquer. Nous sommes de ceux qui pensent que par la culture, l'éducation, la solidarité, la pensée les hommes et les femmes doivent se respecter les uns les autres et lutter sans cesse contre les inégalités, les injustices qui sont les premières causes des violences et des haines.

    Nous sommes de ceux qui résisteront toujours à la facilité de faire de l'autre un bouc émissaire et de céder aux slogans vides de portée et de sens.

    Notre place est donc toujours là où la lutte contre les mouvements ouvertement xénophobes et réactionnaires (notamment sur la place et le droit des femmes dans la société) tenteront de prendre pied. Notre place sera toujours là où il nous faudra dire que ces mouvements ne sont pas anodins et que laisser leur pensée se propager sans réaction est irresponsable.

    Récemment, Arte diffusait un très bon film de Costa Gavras : Section spéciale. Le film évoque le gouvernement de Vichy et la mise en place d'un tribunal d'exception qui appliquera sans sourciller une loi rétroactive !

    Preuve que nos droits et nos libertés sont fragiles. A observer les débats de nos assemblées nationales (état d'urgence constitutionalisé, déchéance nationale…) alors que le gouvernement et la majorité sont dites de gauche, on imagine assez vite ce que pourraient être demain les lois et atteintes à nos valeurs si un gouvernement d'extrême droite était à l'œuvre ou si la droite dure reprenait le pouvoir.

    A chacun bien évidemment de faire son choix en son for intérieur et de choisir son camp.

    Jean-Pierre Lovichi

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Hollande dynamite le Code du travail

     

    Après bien de capitulations  et – comme d’aucuns le disent – bien des trahisons, François Hollande et son gouvernement persistent et signent. Ils viennent de concocter un projet de loi qui sera soumis prochainement à l’appréciation et au vote du Parlement. Projet de loi portant sur « la modernisation » du Code du travail ! Il serait préférable et plus juste de parler de dynamitage de ce code qui – il est bon de le rappeler – s’est constitué au fil des décennies grâce à de nombreuses luttes sociales et politiques.

    Avec son fameux projet, François Hollande parachève l’œuvre de sa vie de président et ouvre une voie royale au patronat, tout en fragilisant considérablement l’ensemble des salariés. D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit d’écouter à ce propos les déclarations dithyrambiques de Pierre Gattaz, président du Medef lequel au passage en profite pour réclamer encore plus de cadeaux.

    Que dit en substance ce projet ?

    Il enterre la loi sur les 35 heures, déjà largement malmenée par Sarkozy. Ce n’est plus qu’une coquille vide. Les salariés devront travailler plus pour gagner moins !

    Au-delà des 35 heures, les heures supplémentaires ne seront majorées que de 10%. Les indemnités de licenciements seront plafonnées, à la grande satisfaction du patronat. On pourra ainsi remercier les gens pour leurs bons et loyaux services avec des clopinettes. Le projet de loi prévoit également  la possibilité de se passer des syndicats. Bonjour le dialogue social. Les directions d’entreprise pourront traiter directement avec leurs salariés, les yeux dans les yeux et procéder éventuellement à une consultation par voie référendaire. On en connaît déjà le résultat tant seraient si fortes les pressions sur les salariés. La pratique du chantage à l’emploi serait la règle absolue. On pourrait multiplier les exemples qui montrent la dangerosité du projet de loi. On est en face d’une régression fantastique du droit du travail. Et on la doit au pouvoir dit socialiste ! Cumplimenti.

    Hollande et son gouvernement persistent et signent dans leur soumission aux exigences de la Troïka, des marchés financiers et des multinationales. Ils entendent poursuivre dans la voie de l’erreur et de l’austérité. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, le Parti socialiste s’élevait avec véhémence contre les attaques de Sarkozy pour détricoter le Code du travail. Ils ont sans doute la mémoire courte.

    Il est grand temps de dire basta. De dire que Hollande et son gouvernement ne sont pas de gauche. Que leur politique est tout simplement de droite.

    Après quatre ans de pouvoir, ils ont réussi brillamment à accroître le chômage, la désespérance chez des millions de Français, à régaler le patronat à coups de milliards d’argent public sans contre-partie, mais également à jeter le discrédit sur l’ensemble de la gauche.

    L’heure n’est pas à la résignation, ni à attendre un changement de cap de ce pouvoir. L’heure est à la lutte sans concession contre la politique de Hollande. Un grand mouvement social et politique doit se développer sur des bases claires, avec des propositions alternatives authentiquement de gauche, rejetant toute tentative d’enfumage et de récupération dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Un mouvement qui dit non à la fatalité des politiques d’austérité et de régression sociales sévissant un peu partout en Europe, avec les succès que l’on connaît.

    Manca alternativa/Ensemble apportera sa contribution, en Corse, avec toutes les forces politiques, sociales, associatives et syndicales qui le souhaitent, au développement de ce grand mouvement. Déjà une base existe avec la création récente de VIA (Vouloir, Imaginer, Agir) qui regroupe déjà plusieurs organisations : Manca alternativa, EELV, Nouvelle donne, Pudemu).

    Pour conclure, François Hollande devrait se méfier des prochaines échéances électorales.

    La roche tarpéienne n’est pas loin du Capitole.

    Manca alternativa/Ensemble

     

    Ajaccio 19 février 2016

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • RELAXE POUT LES HUIT DE GOODYEAR

    Il est du devoir des syndicalistes de se battre pour sauver les emplois et le développement économique et social de nos territoires.

    Il est du devoir des syndicalistes de rétablir des liens sociaux trop souvent rompu par désespoir social.

    Il est du devoir des syndicalistes de dénoncer les stratégies des actionnaires, affairistes et liquidateurs, qui ont pour seul objectif de s’enrichir au détriment de tous les autres.

    Il est du devoir des syndicalistes d’alerter sur les politiques économiques désastreuses menées par les gouvernements successifs.

    C’est pour avoir accompli leurs devoirs de syndicalistes que les 8 de Goodyear viennent d’être condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois ferme !

    Après 7 ans de lutte face à la multinationale Goodyear marqués de conflits durs avec un patronat violent, usant de manœuvres indignes, l’entreprise a finalement fermé ses portes pour s’installer en Russie. Rien n’est dit de la violence des employeurs qui, fassent à des propositions pour maintenir et développer l’emploi, ne répondent que par le mépris, les licenciements et la répression.

    C’est la première fois que des militants sont condamnés aussi lourdement depuis que le fait syndical est reconnu d’utilité publique. Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale qui s’accentue jour après jour. La répression syndicale est une stratégie qui va bien au-delà des rangs du patronat puisque le procureur de la république a décidé de poursuivre les militants de Goodyear, alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

    Le gouvernement a décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois.  Ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées. Les huit militants doivent être relaxés.

    Signer et faire signer la pétition

    Google Bookmarks

    2 commentaires
  • Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique