• Excellente intervention donnant une analyse très complète des mécanismes liés au fonctionnement de l'oligarchie, notamment la définition du cadre de pensée jugé acceptable et le fondement politique des traités internationaux.



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  • Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeLe faiseur de tempêtes, Prospero de la Droite, a été renvoyé à ses « passions privées ». Ses « passions publiques » ont déjà fait suffisamment de dégâts dans la vie politique française et sont maintenant du ressort de la Justice. On peut encore espérer le voir comparaître dans des procès en tant que prévenu. La Droite, dans le second tour de ses Primaires, a maintenant le choix entre son ancien premier ministre et son ancien ministre des affaires étrangères qui fut lui-même Premier ministre de Chirac. C’est la droite décomplexée contre la droite sans complexe. Bien sûr le programme-choc de Fillon est un traitement thatchérien de l’économie alors que celui de Juppé est un prolongement encore plus libéral de la politique menée par Hollande. Toutefois, les deux finalistes ont des points communs et que peu de différences. Tous les deux vont supprimer l’ISF, repousser l’âge de la retraite, mettre fin aux 35 heures, supprimer des postes de fonctionnaires (500.000 pour Fillon, 300.000 pour Juppé). Sur le plan des acquis sociaux, ils vont livrer la même guerre aux salariés. Fillon ajoute une hausse de la TVA de deux points pour faire payer les pauvres, ce qui compensera largement l’abandon de l’ISF que ne paieront plus les riches avec le même argument que cet impôt rapporte peu, sans ajouter que beaucoup de riches s’y soustraient frauduleusement en sous-évaluant leurs patrimoines, y compris dans la classe politique.

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeDans la suite des Primaires de la Droite, Juppé va jouer le modéré et mettre le doigt sur les incohérences du programme de Fillon, qui est dans le prolongement des déclarations qu’il faisait pendant les cinq ans passés comme Premier ministre de Sarkozy. Alors qu’il est présenté comme un politicien sérieux, ce dernier promet des mesures contradictoires et sans explications budgétaires. Il ouvre des prisons et veut rendre l’école obligatoire dès l’âge de 5 ans, en supprimant 500.000 postes de fonctionnaires. Il s’imagine qu’en faisant revenir les fonctionnaires aux 39 heures, cela suffira à faire face au service public. Pour le secteur privé, il envisage de laisser des accords entreprises régler le temps de travail jusqu’à 48 heures par semaine retenues par l’Union Européenne. Inutile de préciser qu’il envisage ces nouveaux temps de travail sans compensation financière. Au lieu de créer les 10.000 postes de policiers nationaux promis par Juppé, il veut armer les 20.000 policiers municipaux, les habiliter à faire des contrôles d’identité et leur donner accès aux fichiers de la police nationale. Il veut davantage armer la police sans en augmenter les effectifs. Fillon parle d’économie alors que, avec Sarkozy, ils avaient aggravé la dette de 500 milliards d’euros. Il veut renouveler l’allègement des charges des entreprises et le crédit d’impôts sans contrepartie. Enfin Fillon promet la répression des revendications sociales. Invité par des associations libérales, le candidat à la primaire de la droite promettait, s'il est élu président de la République, d’envoyer aux entreprises un « signal très fort ». Aux forces de résistance et autres syndicats « arc-boutés sur leurs acquis », il opposera la gendarmerie. François Fillon est un adepte de la stratégie du choc. Abrogation des 35 heures et de l'ISF, fiscalité réduite pour le capital, retraite à 65 ans, réforme de l'assurance chômage, droit du travail… Il veut mener sa révolution néolibérale en deux mois. Au risque d'un choc récessif détonant. Envers les Corse, Fillon joue le franchouillard. Fin 2015, par voie de communiqué, l'ancien Premier ministre avait appelé Hollande à fournir "une réaction claire" en réponse aux "insultes" de la majorité autonomiste "nouvellement élue" à l'Assemblé de Corse et au conseil exécutif. "Le prononcé d'un discours inaugural dans une langue qui, à ce jour, n'est pas celle de la République, la référence à des prisonniers politiques dont le Premier ministre a rappelé récemment qu'ils n'existaient que dans l'imagination des nationalistes, et plus encore les insultes faites à l'histoire de notre pays méritent de la part du chef du gouvernement un ferme rappel à la loi et de la part du chef d'Etat une réaction claire concernant l'unité de la nation française". Quel Corse voudrait de cet ultranationaliste sarthois comme chef de l’Etat français ?

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeJuppé se veut moins brutal tout en suivant le même sillon que Fillon. Le Maire de Bordeaux a aussi ses particularités comme sa participation au « comité scientifique » de l’Institut du Bosphore, un lobby patronal turc pro-Erdogan. Premier think-tank entièrement dédié aux relations entre la France et la Turquie, créé en 2009 à l’initiative de la TUSIAD (Association des industries et des entreprises de Turquie), l’Institut du Bosphore a pour vocation de renouveler et renforcer le dialogue entre la Turquie et ses partenaires européens. Il est étonnant qu’Alain Juppé ait dit, lors du premier tour des Primaires de la droite, que la Turquie n’avait pas vocation à entrer dans l’Union européenne. S’agit-il d’un revirement à 180° ? Ou bien d’une phrase lancée dans le débat pour éviter d’être questionné sur ses positions antérieures et notamment sur son opposition à la loi sur la pénalisation du négationnisme du génocide arménien en France ? Il faut dire aussi qu’avec la dictature installée par Erdogan, il n’est pas bon s’afficher pro-turc en ce moment. Il faudrait pourtant qu'Alain Juppé explique ce qu'il fait dans le comité scientifique de l'Institut du Bosphore aux côtés de Jean-François Copé et Pierre Moscovici (entr’autres personnalités françaises de droite et de gauche). Ce comité œuvre pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne depuis 2009 et a publié une dernière réunion en septembre 2016. On n'y trouve aucune critique de la purge réalisée par Erdogan. Est-ce par peur ou par adhésion à la dictature ? Les liens d’Alain Juppé avec la Turquie ne s’arrêtent pas à cet institut. On peut aussi parler du recteur de l’Université de Galatasaray. La complaisance d'Ethem Tolga, recteur de Galatasaray, qui estime judicieux de donner des gages à un journal fondamentaliste, raciste et antisémite, constitue un grave manquement aux valeurs universelles défendues par la France. Elle éclabousse tous ceux qui ont tissé des liens avec lui. Au premier rang de ses partenaires se trouvent Alain Juppé - qui a pris en octobre 2010 la présidence du Haut comité de parrainage de l'Etablissement intégré Galatasaray - ainsi que l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui chapeaute le Consortium des 48 établissements d'enseignement supérieur français soutenant l'université turque dans "la réalisation de ses objectifs". Mais quid des objectifs réels ? C'est à la demande d'Ethem Tolga que Jean-Claude Colliard, président de Paris 1 jusqu'à récemment, s'est démené afin de bloquer début 2012, la loi française pénalisant la négation du génocide arménien. Le président de la Sorbonne s'est même vanté d'avoir enrôlé à cette fin un groupe de constitutionnalistes de Paris 1: en a-t-il fait autant pour obtenir la libération des étudiants de Galatasaray, emprisonnés arbitrairement en Turquie ? Un article a été publié sur cette université sous le titre « Les liaisons dangereuses de nos universités » sur le site de l’Huffingtnpost.

    Quel Français d’origine arménienne voudrait, comme Président, d’un Juppé cynique et ami d’un Etat turc négationniste et dictatorial ? Juppé n’est pas l’ami du peuple turc dans sa diversité mais du patronat turc pro-Erdogan. Une position bien embarrassante aujourd’hui quand la presse ne peut plus taire la personnalité de celui appelé le Sultan et le caractère islamiste et ultranationaliste de son parti l’AKP.

    Enfin, rappelons qu'Alain Juppé était ministre des Affaires étrangères au début des guerres contre la Libye et la Syrie. Le fait que Sarkozy, Président de la république, était l'initiateur de la politique étrangère, n'exonère pas de ses responsabilités le ministre des affaires étrangères. Comment ignorer le rôle joué, dès le début,  par Erdogan dans ces conflits, lorsque l’on dirige le Quai d’Orsay ?

    Ne vous y trompez pas !  Fillon et Juppé représentent tous les deux la même politique menée depuis trente ans en voulant encore l’aggraver. Ce sont des professionnels de la politique qui ont additionné les mandats et les postes de ministres. Ils préparent de doux onguents pour les riches et des purgatifs de choc pour les autres. Ils sont tous les deux des conservateurs ultralibéraux même si Fillon, proche des mouvements issus de la « Manifestation pour tous », est plus réac que Juppé sur des sujets sociétaux. C’est donc la Droite dure qui aura son leader aux prochaines élections présidentielles. Fillon dit qu’il trace son sillon et nous savons que ce sillon a  été favorisé par la gauche molle d’un Hollande et de son entourage, des socio-libéraux pour qui le socialisme est archaïque. Tous se parent d’un modernisme en proposant des reculs sociaux sur tous les plans, y compris celui des libertés.

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeHollande, dans le livre « Un Président ne doit pas dire ça », qui lui vaut bien des critiques, avait prévu un duel Juppé/Sarkozy, ajoutant que François Fillon n’avait aucune chance de gagner les Primaires. Sans doute était-il influencé par les sondages mais aussi par son cas personnel. Pour lui Sarkozy, ex-Président, ne pouvait pas être éliminé et cela lui laissait l’espoir d’avoir cette même chance. Il s’est trompé comme il se trompera s’il pense gagner les Primaires de la Gauche. Espérons que la défaite de Sarkozy le fera réfléchir et s’occuper lui aussi de ses « passions privées », à pied, à cheval ou en scooter.

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeOn nous parle de la candidature possible de Manuel Valls  alors qu’Emmanuel Macron s’est déjà déclaré. Faisons le compte ! Si Hollande se présente, il pourrait avoir contre lui son Premier ministre et trois anciens ministres : Macron, Montebourg et Hamont. On fait, comme pour la Droite : on prend les mêmes et on recommence.

    Quelle mascarade ! Depuis trente ans, ces politicards font de la scène politique un théâtre où l’on nous joue la comédie du langage, une bataille de slogans, de peurs et de promesses. On y trouve aujourd’hui deux mots clés : modernisme et antisystème. Les figures de style utilisées sont autant d’outrances oratoires lorsque le fond des discours est fait des tromperies du néolibéralisme. D’anaphores en métonymies, chacun veut faire oublier la vacuité des vieilles idées néolibérales et  réactionnaires qu’il véhicule. Chacun se présente comme « moins pire » que l’autre  et tous creusent le même sillon, celui des inégalités sociales et de l’autoritarisme.       

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeDécidément, la seule candidature réellement à gauche est bien celle de Jean-Luc Mélenchon qui est resté dans l’opposition à la politique libérale et antisociale de Hollande et ses gouvernements. Comme les Primaires de la Droite, celles de la Gauche sont un piège aux candidats hors système. Elles ne servent qu’à éliminer des candidats et non pas à en choisir un ou une sur un programme de Gauche. La seule différence avec la Droite est que les candidats sont résolument à Droite, alors que, au PS, ils sont ni de droite ni de gauche et quand ils se disent de gauche, ils refusent l’appellation « socialistes » dans ce qu’elle signifie historiquement, préférant celle de « social-démocrate » qui permet le rejet des valeurs historiques de la Gauche.  

    Ces Primaires sont « primaires » au sens de l’adjectif car elles sont la manifestation d’un dogmatisme simpliste qui est celui d’une union forcée malgré des divergences de fonds à gauche. Il ne s’agit plus de choisir un courant de pensée dans une même « famille politique ». Pour la Droite, il n’y a qu’un courant de pensée et il ne s’agit que d’élire un individu ou d’en éliminer un autre. A gauche, non seulement il existe des courants de pensée mais aussi des idéologies devenues inconciliables. Que ferait un Jean-Luc Mélenchon dans une Primaire d’une prétendue Gauche qui a tourné le dos au socialisme tout en gardant l’enseigne ? Que ferait Mélenchon dans une famille qui l’a exclus parce qu’il défend les valeurs de la Gauche et le taxe d’extrémisme pour le diaboliser ? Le PS est un peu comme une boulangerie à l’enseigne « Au bon pain » dont le fonds de commerce a été repris par un fleuriste qui vend des roses bleues au Front National. Il ne suffit pas de garder l’enseigne pour faire croire qu’il s’agit toujours d’une boulangerie. Le boulangisme fait partie certes de l’histoire du parti socialiste mais les frondeurs n’ont rien à voir avec les boulangistes de la 3ème république. Ils sont tous impliqués dans la politique menée par François Hollande et la participation de certains aux Primaires de la Gauche annonce leur ralliement au PS de Cambadélis et Hollande, au néo-libéralisme.

    Pour celles et ceux qui veulent échapper à la Droite dure et réactionnaire, proche d’une extrême-droite attentiste de l’échec du bipartisme, il n’y a qu’un seul vote réaliste à Gauche : Jean-Luc Mélenchon. Il est en rupture avec la politique antisociale menée par Hollande et perpétrée par une Droite toujours plus dure à chaque prise de pouvoir. Prenez le temps de visiter le site du seul candidat éligible de la Gauche.

    Avec Mélenchon, vous ne voterez pas pour un pseudo homme providentiel mais pour un changement des règles constitutionnelles qui permettra de sortir de cette cinquième république monarchique et bananière.

    Avec Mélenchon, vous ne voterez pas pour un représentant d’une caste politique néolibérale avec ses arrangements et ses influences occultes.

    Avec Mélenchon, vous voterez pour une véritable révolution citoyenne qui replace le peuple au centre de la démocratie et de la république.

    Avec Mélenchon, vous voterez pour la justice sociale.

     

    Signé PIDONE

     

     

     

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  • Monsieur  - 500.000 emplois !

     

    On avait déjà un ex champion motocycliste à la tête de la ville de Nice, puis de la région Provence Alpes Côte d’Azur, un certain Christian Estrosi, fils d’immigrés italiens dont les saillies contre les migrants, au passage, sont particulièrement indécentes. D’aucuns semblent facilement oublier d’où ils viennent. Lamentable. On a désormais un champion automobiliste ou du moins un amoureux des sports mécaniques qui – à la surprise quasi générale – a remporté haut la main le premier tour de la primaire de la droite, avec 41% des suffrages exprimés. Cette fameuse primaire qui nous a emboucanés et monopolisé les media pendant des semaines. L’homme, François Fillon, renvoie l’agité du cap Nègre à ses chères conférences et à ses probables difficultés judiciaires. De même, il porte un coup sévère au maire de Bordeaux, distancé de plus de 14%. Pourtant Alain Juppé – AJ !  Pour les intimes – se voyait déjà en haut de l’affiche. Pour lui et ses proches, sans compter tous les brillants analystes politiques qui sévissent sur les plateaux des télés et des radios, sans oublier la grande majorité des instituts de sondage, l’affaire était entendue. Il arriverait en tête et serait probablement élu président de la république.

    Qui est donc le brillant promu ? Par quel  miracle est-il parvenu à remporter le premier tour de la primaire de la droite ? Il est vrai que François Fillon peut être considéré comme un ultra-conservateur tant sur plan économique que sociétal, un fidèle adorateur de la Margaret Thatcher. Il a bénéficié du soutien discret, mais efficace des réseaux catholiques intégristes et des partisans de la manifestation pour tous. Ete missa est. Est-ce un homme nouveau, prêt à sauver la France, comme on le susurre de ci de là ? Pour le nouveau, on repassera. N’a-t-il pas été premier ministre, collaborateur et porte-serviette de Nicolas Sarkozy, pendant cinq ans ? On connaît le bilan de ce fameux quinquennat. Plus d’un million de chômeurs supplémentaires, une baisse du pouvoir d’achat pour la majorité des Français, un assujettissement encore plus marqué de la France aux marchés financiers, à la Troïka, une attaque sans précédent contre les services publics, une explosion de la dette publique, etc. Et que nous propose notre nouveau champion ? De rempiler, de continuer, en l’aggravant la politique d’austérité et de régression sociale menée d’abord par Nicolas Sarkozy et lui-même et ensuite par François Hollande. Voyez-vous, il faut que notre pays fasse encore plus d’efforts pour sortir de la faillite. Quel est donc son programme novateur ? Sans entrer dans le détail, il suffit de prendre quelques exemples significatifs. D’abord, on supprime l’impôt sur la fortune. Excellente initiative. Puis, il faudra travailler plus. Fini les 35 heures. On augmentera la taxe sur la valeur ajoutée. On travaillera plus longtemps, jusqu’à 48 heures, dans le cadre d’accords d’entreprise. On pourra partir à la retraite à 65 ans. On allégera les allocations chômage et on les rendra dégressives. On accentuera la « liberté » de licencier.

    Et cerise sur le gâteau, on supprimera 500.000 emplois dans la fonction publique ! Vu l’état de l’enseignement public, le manque d’effectifs dans la police, les hôpitaux et d’autres services publics, on peut s’attendre effectivement à une amélioration sensible de la situation dans le pays. Disons-le, le programme de François Fillon est rétrograde, ultra conservateur, contraire aux intérêts de la majorité des couches sociales.

    Pourquoi en est-on arrivé là ?

    La principale des causes, c’est la trahison de François Hollande et du Parti socialiste par rapport à leurs engagements pendant la campagne des présidentielle de 2012. On ne le martèlera jamais assez. Des gens dits de gauche ont tout simplement mené pendant près de cinq ans une politique au service exclusif des marchés financiers et du Médef.

    Moralité. Ce n’est pas en proposant des politiques semblables qu’elles soient de droite ou d’une pseudo gauche qu’on pourra sortir le pays de l’austérité et de la régression sociale. L’alternance telle qu’elle est conçue est un leurre. Il nous faut enfin une véritable rupture avec le système actuel, porteur fondamentalement de tous les maux qui affectent presque toutes les strates sociales de la France. Peu de candidats proposent une telle rupture, sinon un seul : Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise. Croire le contraire, c’est se faire des illusions qui vont nous coûter très cher. Oui, la rupture est possible, osons-là.

     

    Maria Maddalena Lanteri

     

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    C'est enfin fait

     

    Ensemble soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon

    Nous avons reçu un petit mot de trois membres de Manca alternativa qui ont participé à une réunion nationale d'Ensemble des 19 et 20 novembre 2016. A l'ordre du jour, il y avait une question importante: le positionnement de l'organisation par rapport à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la prochaine présidentielle. Nous publions ce petit mot. Nous aurons l'occasion de revenir plus en détail sur cet événement.

    "La réunion nationale d'Ensemble s’est tenue les 19 et 20 novembre 2016 à Bagnolet.150 Délégués représentaient les différents collectifs du mouvement. Nous étions trois délégués de Manca alternativa/Ensemble Corse. Nous avons eu l'occasion d'intervenir pour expliquer notre position. Conformément à la décision quasi unanime de notre structure de base nous avons voté pour la motion 1 qui a obtenu 30% des voix. La motion 3 a obtenu 42%. Avec ces deux motions qui représentent près de 75% des 1400 votants, (près de 3% d'abstention)  le soutien à Jean-Luc Mélenchon et l'entrée en campagne d'Ensemble ont été entérinés.
    La motion 2 a obtenu un peu plus de 25%.
    Le texte final, résultat de négociations entre les représentants des 3 motions a été approuvé par tous les délégués.
    Que dit la motion adoptée ?
    "Ensemble appelle à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon et fera campagne dans un cadre commun large et pluraliste intégrant toutes les forces qui soutiennent cette candidature. Ensemble fera cette proposition notamment à France Insoumise, Front commun..."
    Maintenant, Ensemble est en mouvement. Il nous faut avancer..."
     

    Pascale Larenaudie, Francis Peretti, Jacques Casamarta. 

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  • Ce n'est pas la Droite qui l'a fait mais c'est elle qui veut le défaire...

    Ce n'est pas la Droite qui l'a fait.

    Surnommé le « ministre des travailleurs », le nom d'Ambroise Croizat reste attaché aux grandes lois relatives à la Sécurité sociale : mise en place de celle-ci, organisation administrative des caisses et des élections aux conseils d'administration des caisses et régimes des fonctionnaires.

    Son influence s'exerce aussi sur les projets concernant les comités d'entreprise, le statut des délégués du personnel, les conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail, le régime des prestations familiales. En vingt-huit mois, il accomplit ainsi une œuvre considérable.

    « Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès… » Dernier discours d’Ambroise Croizat à la tribune de l’Assemblée nationale, en octobre 1950. Il meurt quelques mois plus tard en février 1950.

     

     

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  • Le bal des histrionsL’élection de Donald Trump a agi comme un révélateur chez certains candidats à l’élection présidentielle française. Marine Le Pen se considère comme la Trumpette gauloise et y voit les prémices de son entrée au Palis de l’Elysée. Nicolas Sarkozy qui avait pourtant opté pour Hillary Clinton, y voit l’approbation de sa propre personnalité et de sa campagne agressive. On s’est aperçu que Donald était une véritable girouette tournant au gré du vent populiste, tout comme Sarkozy. A la Primaire de la Droite, il y a les trumpistes et les anti-trumpistes. Il faut tout de même rappeler que le premier à féliciter Trump a été un certain David Duke, ancien grand sorcier du Ku Klux Klan. On se demande qui féliciterait Marine Le Pen en cas de victoire. Sans doute le vieux Jean-Marie et les nazillons d’une galaxie d’extrême-droite si proche du FN. Après l’élection de Trump, la presse annonce que les actes racistes se sont multipliés. Cette élection donne des ailes à Marine Le Pen, lit-on en France, mais, ajoutons le, aussi aux racistes et aux xénophobes de tous poils.

    La France a même son comité pro-Trump à la tête duquel s’est placé un certain Vivien Hoch qui veut « trumpiser le débat politique en France ». Il s’agit d’un jeune blanc-bec,  professionnel de l’intégrisme chrétien puisque, à travers différents organismes, il semble en vivre. Pour lui, en France, il n’y a aucun candidat qui arrive à la cheville de Trump, même pas Marine Le Pen.

    Le bal des histrionsEt à gauche ? François Hollande, pour faire un bon mot, avait dit, avant les résultats, qu’il féliciterait « la » présidente. Il aurait même rédigé, à l’avance, un courrier de félicitations dont il a dû changer le destinataire. Il est maintenant empêtré dans l’attitude qui consiste à faire « contre mauvaise fortune bon cœur » pour tenter de ne pas aggraver davantage des relations diplomatiques qui s’annonçaient déjà compliquées sans sa bavure pré-électorale. En ce qui concerne le PS, Cambadélis a joué la récupération de cette élection qui laisserait entrevoir un risque accru de succès du Front national et la stigmatisation des candidats qui, en se présentant, divise « sa » gauche.

    Dans le journal Marianne, le journaliste Joseph Macé-Scaron a publié aujourd’hui un article intitulé « Ce Mélenchon qu’ils n’ont pas vu venir ». Est-ce de sa part une mise en garde contre un Mélenchon comparé à Trump ? Est-ce une constatation du peu de crédibilité des sondages et des pronostics des commentateurs ? En lisant cet article on peut y trouver une constatation juste : «  Autrefois, pour être de «gauche», ou du moins être considéré comme tel par les tribus germanopratines, il était de bon ton à chaque intervention, à chaque prise de parole publique, même si celle-ci portait sur la traite des pucerons avec moufles dans le Haut-Karabagh, de faire une digression frémissante pour mettre en garde contre l'extrémisme de droite. Il y avait là urgence. En bref, pour avoir sa chaise armoriée dans la cathédrale de la bien-pensance, il suffisait de dénoncer le Front national. Cela était pratique, cela tenait lieu de programme. Or, maintenant que ce dernier a fini par atteindre un niveau électoral inégalé, au point que sa candidate paraît assurée de figurer au second tour de l'élection présidentielle, l'urgence devient moins... urgente, figurez-vous. En revanche, il est devenu absolument nécessaire - que dis-je, vital - d'attaquer jour et nuit sans moment de relâche Jean-Luc Mélenchon qui menace pourtant moins les idées républicaines que les privilèges de tous ces trotte-menu de la social-démocratie, je veux parler de nos chers éditorialistes… »

    Jean-Luc Mélenchon serait donc davantage craint que Marine Le Pen. Pourquoi ? Sans doute parce qu’on lui reproche abusivement de tomber dans le populisme et qu’il apporte des idées sociales, alors que les autres ne sont que des histrions. Sans doute parce qu’il ne tombe pas dans les deux péchés mortels en politique, définis par Max Weber au début du 20ème siècle. Relisons un extrait de son ouvrage « Le savant et la politique »…

    « Il n’existe (…) que deux sortes de péchés mortels en politique : ne défendre aucune cause et n’avoir pas le sentiment de sa responsabilité – deux choses qui sont souvent, quoique pas toujours, identiques. La vanité ou, en d’autres termes, le besoin de se mettre personnellement, de la façon la plus apparente possible, au premier plan, induit le plus fréquemment l’homme politique en tentation de commettre l’un ou l’autre de ces péchés ou même les deux à la fois. D’autant plus que le démagogue est obligé de compter avec « l’effet qu’il fait » - c’est pourquoi il court toujours le danger de jouer le rôle d’un histrion ou encore de prendre trop à la légère la responsabilité des conséquences de ses actes, tout occupé qu’il est par l’impression qu’il peut faire sur les autres. D’un côté le refus de se mettre au service d’une cause le conduit à rechercher l’apparence et l’éclat du pouvoir au lieu du pouvoir réel ; de l’autre côté, l’absence du sens de la responsabilité le conduit à ne jouir que du pouvoir lui-même, sans aucun but positif. En effet bien que, ou plutôt parce que la puissance est le moyen inévitable de la politique et qu’en conséquence le désir du pouvoir est une de ses forces motrices, il ne peut y avoir de caricature plus ruineuse de la politique que celle du matamore qui joue avec le pouvoir à la manière d’un parvenu, ou encore Narcisse vaniteux de son pouvoir, bref tout adorateur du pouvoir comme tel. (…) Une pareille politique n’est jamais que le produit d’un esprit blasé, souverainement superficiel et médiocre, fermé à toute signification de l’activité humaine ; rien n’est d’ailleurs plus éloigné de la conscience du tragique qu’on trouve dans toute action et tout particulièrement dans l’action politique, que cette mentalité. » Max Weber, « Le politique comme métier et vocation », 1919, in Le savant et le politique.

    Toutes celles et ceux qui s’offusquent de l’élection de Donald Trump, comment peuvent-ils envisager celle de Marine Le Pen ou de Nicolas Sarkozy ? La presse a expliqué que Donald Trump a été élu par les « petits blancs prolétaires et xénophobes ». Comment peut-on penser que Donald Trump, milliardaire de père en fils, allait défendre les intérêts des ouvriers ? Trouverait-on crédible qu’un ouvrier se présente à l’élection présidentielle en disant qu’il va défendre les intérêts des milliardaires qui l’exploitent. Quel milliardaire le croirait ?

    Les campagnes électorales sont orchestrées avec des partitions définies par une presse assise dans la cathédrale de la bien-pensance. Les thèmes sont imposés : l’identité et la sécurité. Cela permet de mettre au dernier plan les problèmes sociaux, tout en promettant sine die le plein emploi… grâce à l’abandon des acquis sociaux et à la précarité.

    Aux USA, la messe est toujours dite avec la même bible depuis des lustres. Donald Trump a fait croire qu’il est un candidat antisystème alors qu’il fait partie de l’establishment. Comme ses prédécesseurs, il est au service des lobbies financiers et du « made in USA ». Il est aussi le représentant d’une extrême-droitisation du pouvoir américain sans doute voulue par des lobbies. Son programme d’actions est apparu incohérent et parfois dangereux, voire suicidaire de l’économie américaine. Ce n’est donc pas sur l’ensemble de son programme qu’il a été élu mais contre Hillary Clinton et Barak Obama. C’est sur son racisme décomplexé qu’il s’est attiré le soutien du Ku Klux Klan et du « prolo blanc xénophobe », qui sera le premier déçu de cette nouvelle présidence. La presse dit qu’il s’est adressé à la majorité silencieuse (comme le fait Marine Le Pen en France). Il s’agit là d’une foule fantomatique car la vraie majorité silencieuse se trouve dans l’abstention et les non-inscrits. Il faut relever que le taux d’abstention a été de 46% lors de cette élection américaine sur l’ensemble des Etats Unis, Clinton a obtenu 25,6% et Trump 25,5%. Dans le système électoral américain, les électeurs élisent des grands électeurs dans chaque état et un président est élu lorsqu’il remporte le plus de grands électeurs dans les différents états qui sont plus ou moins peuplés. Donc il n’y a pas de suffrage universel comme en France et Hillary Clinton ( comme d’autres avant elle) peuvent perdre des élections tout en rassemblant plus de voix que son adversaire.

    En France, pour ne pas tomber dans l’extrême et assurer non pas la reconduction de la social-démocratie hollandiste mais plutôt l’avènement d’une vraie gauche sociale, solidaire et humaniste, un seul candidat a émergé à ce jour : Jean-Luc Mélenchon. Il a un programme. Son discours à du fond. Il relève le niveau à chacun de ses débats. Il a promis le passage à une sixième république plus démocratique pour mettre fin à notre démocratie monarchique. Certes, il est un tribun mais pas un de ces histrions qui se bousculent aux portes du pouvoir. Son talent d’orateur, il le met au service des idées et des hommes. Aux primaires de la Droite et de la Gauche, c’est le bal des histrions. Le PS voudrait, après Hollande, nous faire valser. Depuis 2012, Valls et Hollande nous ont suffisamment fait tourner en bourrique. Nous ne sommes pas les ânes de 2012 que Hollande a eus avec des mots. Inutile de nous siffler, Monsieur Cambadélis !  Nous ne vous entendons plus !

    Sous la politique néolibérale de dérégulation, de privatisation, d’austérité et avec le business des grandes entreprises, le niveau de vie de beaucoup de gens a baissé en un temps record.

    Dans un article de « Solidaires », Naomie Klein dit : « … Ils ont perdu leur emploi. Ils ont perdu leur pension. Ils ont perdu une partie importante du filet social qui rendait cette perte moins effrayante. Ils voient pour leurs enfants un avenir qui s'annonce encore plus grave que leur existence présente déjà passablement précaire. En même temps, ils ont vu la montée de la « classe Davos », un réseau hyper-connecté de milliardaires, de dirigeants élus qui se sentent horriblement à leur aise vis-à-vis de leurs intérêts, et de stars d’Hollywood qui confèrent à l’ensemble un glamour insoutenable. Mais ils n'ont pas été invité à la fête du succès et, dans leur cœur, ils savent que cette richesse et ce pouvoir croissants est d'une façon ou d'une autre lié à leurs dettes et impuissance croissantes... »

    Après la crise, après la Grèce, après le Brexit, après Trump, et après quoi encore...? Ils sont 138 économistes français de sensibilités diverses et appellent l'Europe à sortir au plus vite de "l'impasse néolibérale" pour rompre avec une politique économique qui "fait le terreau de l'extrême droite", dans un livre qui paraît au lendemain de la victoire de Donald Trump. Les 138 économistes, qui avaient lancé un appel en février après "le précédent traumatisme des régionales", marquées par une forte hausse du Front national, reviennent à la charge avec le livre "Sortir de l'impasse" (Editions Les Liens qui Libèrent) pour "éviter la catastrophe", a expliqué à l'AFP Christophe Ramaux, professeur à la Sorbonne et signataire de l'appel, aux côtés d'autres économistes comme Michel Aglietta, Xavier Timbeau ou Mathieu Plane.

    N’est-ce pas ce que nous réclamons face à l’autisme de Hollande et Valls ? N’est-ce pas le « crédo » de Jean-Luc Mélenchon et de l’opposition de gauche ? Les peuples n'en peuvent plus du néolibéralisme et des inégalités.

    Sur le plan international, le seul problème n'est pas seulement l'élection de Trump mais les problèmes se sont multipliés en France comme ailleurs...

    Le bal des histrions

    Pidone

     

     

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  • Aujourd'hui, mercredi 9 novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon et Noël Mamère se rencontraient pour un dialogue sur quelques grands sujets de la vie politique française et internationale : résultat de l'élection présidentielle américaine, planification écologique, sortie du nucléaire, protection de l'écosystème... etc. 

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