•  François Boulo

    Avocat

    Porte-parole des gilets jaunes

     

     Une interview d'une remarquable limpidité. A voir et à apprécier.

     

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  • Une nouvelle journée de mobilisation contre la politique de régression sociale et de répression du pouvoir macronien

     

     

    Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays pour protester contre la politique d'austérité et de régression sociale du pouvoir macronien, à l'appel de la Cgt, Fo, Solidaires et la Fsu. Elles étaient plusieurs centaines à battre la chaussée du cour Napoléon à Ajaccio, ce 19 mars.

    Les manifestants se sont élevés contre les violences engendrées par les forces dites de l'ordre lors des dernières actions menées par les gilets jaunes. La répression ni d'ailleurs toutes les opérations d'enfumage auxquelles se livrent allègrement le pouvoir ne sauraient être la réponse à des questions de fond qui agitent la France, à savoir les questions de pouvoir d'achat, de retraite, de services publics, de Sécurité sociale et de biens communs. 

    D'autres actions, grèves, manifestations vont se poursuivre. Il n'est plus possible pour de larges couches de la population, en particulier en Corse de subir les effets désastreux d'une politique au profit exclusif des plus riches et des marchés financiers.

    On ne lâche rien.

     

     

     

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    Le 19 mars

     

    La réponse doit être sociale !

    Communiqué de la Cgt 

    Les manifestations de ce week-end mettent en avant le lien étroit entre les sujets environnementaux et sociaux. Nous le signions la semaine dernière, c’est bien le développement impulsé par le capitalisme qui exploite les ressources naturelles et les humains, l’homme et la planète. Les réponses à la crise sociale, environnementale, démocratique inédite que traverse notre pays n’ont que trop tardé...

    Les manifestations de ce week-end mettent en avant le lien étroit entre les sujets environnementaux et sociaux.
    Nous le signions la semaine dernière, c’est bien le développement impulsé par le capitalisme qui exploite les ressources naturelles et les humains, l’homme et la planète.
    Les réponses à la crise sociale, environnementale, démocratique inédite que traverse notre pays n’ont que trop tardé.
    Sous prétexte de donner la parole aux citoyens, le gouvernement n’affiche aucun signe de changement de politique. Pire, son attitude attise la colère et conduit à des situations de tension extrêmes.
    Pourtant, la réponse ne peut pas être dans la répression ou la limitation des libertés.
    Le Premier Ministre vient de faire des annonces à l'inverse de ce qu'il faudrait faire et qui conduisent toutes à réduire les libertés, alors que des instances européennes et internationales ont de manière unanime dénoncé les atteintes excessives à la liberté de manifester, l’escalade des violences policières et l’usage des LBD :
    •   interdiction de manifester à Bordeaux, Toulouse, Paris dans des lieux emblématiques;
    •    aggravation de la répression, en cas de participation à une manifestation non déclarée;
    •    une plus grande autonomie des forces sur le terrain pour disperser les manifestants avec notamment l'usage de « drones » et « de produits marquants » ;
    •    encouragement à utiliser les armes LBD.
    Aujourd’hui, gouvernement et patronat doivent entendre la colère qui s’exprime, sur les ronds-points, dans les entreprises, dans les manifestations, avec des exigences de pouvoir vivre dignement de son travail, de sa retraite.
    Ce sont des mesures immédiates pour augmenter le Smic, les points d’indice des fonctionnaires, les pensions qu’il faut prendre en urgence. La justice sociale passe, aussi, par le renforcement des services publics, à la base de l’égalité de traitement des citoyens de ce pays.
    La démocratie doit être revivifiée et, en particulier, dans l’entreprise où l’expression de celles et ceux qui font le travail est de plus en plus difficile alors qu’elle est de plus en plus nécessaire dans ce monde en transformation où la richesse se trouve dans l’humain.
    Le 19 mars, nous devrons être nombreuses et nombreux dans la journée de mobilisation interprofessionnelle, pour exprimer nos revendications et défendre nos libertés.

    Montreuil, le 18 mars 2019

    Manifestation à Ajaccio

    le 19 mars 2019

    10 heures

    Gare des Chemins de fer corses

     

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    Quand Jean-Guy Talamoni s'emporte contre la Cgt

    Une conférence sociale était organisée, à Bastia, le 15 mars 2019. Au cours de cette conférence, Jean-Guy Talamoni,  le président de l'Assemblée s'en est pris au secrétaire général de la Cgt de la Haute Corse. Jean-Guy Talamoni a cru devoir, sans rire, accuser la Cgt de représenter le ministère des Finances, dans notre île.

    Nous publions la réponse de l'organisation syndicale incriminée.

    "Le  Président de l'assemblée de Corse s'en est pris violemment aujourd'hui au secrétaire général de la CGT Haute Corse l'accusant d'être le représentant du Ministère des Finances en Corse chargé de vouloir  supprimer toutes les dispositions fiscales accordées pour notre île.  
    On dépasse la limite du ridicule. Cette véhémence gratuite  en pleine réunion de la conférence sociale sur les prix du carburant  traduit surtout un état de panique du président de l'Assemblée . En effet et c'est ce qu'a expliqué calmement et chiffres à l'appui la CGT au cours de cette réunion,  comment exiger de l'Etat  une annulation de la tva sur les carburants alors que nous bénéficions déjà d'un taux très inférieur et que les prix élevés s'expliquent surtout par les marges et les dividendes  excessives des pétroliers comme VITO Corse.  Réglons d'abord cette question   avant de nous ridiculiser en exigeant peut être sans fondement une nouvelle dérogation. 
    M Talamoni est un farouche partisan de l'indépendance fiscale de la Corse; à condition bien sur d'exonérer d'impôt le patronat insulaire et de demander aux "Français " de payer toujours plus d'impôts pour la Corse.  
    Talamoni croît encore  au Père Noël ! 
    Oui au maintien et au renforcement des mesures fiscales dans le cadre nécessaire de la solidarité nationale; mais non au gaspillage d'argent public et aux effets d'aubaine pour une minorité de Corses aisés et même profiteurs.  
    Le débat fiscal et sa complexité ne doivent pas servir à des responsables politiques de 1er plan pour servir une propagande politicienne qui peut se retourner contre l'intérêt des Corses les plus modestes qui souffrent véritablement de la vie chère" 
     

     

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    Exigeons la libération de Marwan Barghouti

     

    Mardi soir, 12 mars au Locu teatrale, à Ajaccio salle comble pour une belle initiative de solidarité avec la Palestine en présence de l’épouse de Marwan Barghouti militant et responsable du Fatah emprisonné en Israël depuis 17 ans.  

    La solidarité avec la Palestine est une urgente nécessité et doit mobiliser en France et dans le monde tous les militants pour le respect des droits humains et pour une Paix juste et durable en Palestine.  

    En effet, le gouvernement d’Israël n’est fort, que de l’impunité que lui accordent les grandes puissances, dont l’Europe et la France. Cette situation doit cesser. 

    Cela fait plus de cinquante ans que la Palestine et ses enfants martyrisés réclament justice et considération. La Palestine a droit à son État et à ses institutions et Marwan milite pour la solution à deux États, solution insupportable aujourd’hui pour Israël. 

    L’Injustice  flagrante dont sont victimes Marwan Barghouti et les centaines de prisonniers politiques est une honte pour l’humanité.  

    Fadwa sa femme avec une grande dignité et beaucoup d’émotions a captivé l’assistance, parlé de sa vie, celle de sa famille, de son mari et formé le vœu de voir la Palestine enfin libre de se construire. 

    Elle a invité les militants présents à ce rendre en Palestine pour constater la situation désastreuse imposée aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza par les autorités Israéliennes.  

    Merci à Corsica Palestina organisatrice de la soirée et les nombreux militants présents. 

    La Palestine vaincra... 

     

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  • Libre opinion

     

    A propos de « La Marseillaise », quelques réflexions

     « La Marseillaise », sœur aînée de  « L'Internationale » ?

    ou encore 

     A chacun sa « Marseillaise »

     

    La Marseillaise, soeur aînée de l'Internationale ?

    Le ministre de l'Education nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer vient de proposer récemment dans son projet «Ecole de la confiance » la présence du drapeau français et des paroles de « La Marseillaise » dans les classes.

    Cela m'a conduit à repenser et revoir  une série de réflexions sur « La Marseillaise », que j'avais eue à la suite de cette lamentable polémique au stade de Furiani (chanter/ne pas chanter  « La Marseillaise ») en novembre 2015, après les dramatiques  événements de Paris.

    Je vous livre l'état de ma  réflexion ci-après pour avis, critiques et commentaires ; bref, pour débat en toute liberté.

    Composée par Rouget de l'Isle en 1792 pour l'armée du Rhin, elle fut chantée par les volontaires marseillais venus défendre « La patrie en danger » et  alors nommée « La Marseillaise ». Elle fut déclarée « chant national » en 1795 et devint hymne officiel de façon concrète en 1879, avec la Troisième République.

    Pour tous, c'est donc sans contestation aucune l'hymne national de la France. On l'entend dans toutes les cérémonies officielles,  commémoratives mais également dans les stades lors des grandes compétitions de football ou de rugby ainsi qu'à l'occasion des Jeux Olympiques.

    Elle marque, ou semble marquer, l'appartenance à la Nation française, la République française,  de celles et ceux qui la chantent ou l'écoutent, debout, dans une sorte de garde à vous, bien réel pour certaines institutions comme l'armée ou la police.

    Ceci est une réalité ! Mais est-ce la seule ?

    Ce serait, à mon avis, une vision très restrictive de « La Marseillaise ».

    Cette chanson, et surtout cette musique, me semblent en réalité bien plus que l'hymne national de la France.

    J'ai idée que « La Marseillaise » est avant tout un chant UNIVERSEL Et en cela, elle serait même  la sœur de « L'Internationale ».

    Propos surprenant ? Pas si sûr si nous y regardons de plus près !

    « L'Internationale » est aussi une chanson française et c'est aussi une chanson universelle. Ecrite par Eugène Pottier pendant les tragiques événements de La Commune en 1871, elle fut mise en musique par Pierre Degeyter en 1888. Elle connaîtra le destin que l'on sait.

    « La Marseillaise » est donc historiquement la sœur ainée de la première mais également sa GRANDE sœur car encore « plus universelle » qu'elle.

    En effet, si l'on se réfère aux paroles,  « L'Internationale » s'adresse aux ouvriers et aux paysans, le « grand parti de travailleurs ».

     « La Marseillaise » elle, s'adresse  plus largement à l'ensemble des citoyens. Et c'est comme cela qu'elle est entendue et ressentie dans le monde entier.

    Trois exemples pour illustrer ce dernier  propos.

    En  1924, lors de l'arrivée à Paris du premier ambassadeur de la jeune Union Soviétique,  protocole oblige, la Garde Républicaine joue « La Marseillaise ». Elle devrait alors poursuivre avec l'hymne national soviétique. Mais silence... Le chef du protocole s'approche de l'ambassadeur et très confus et gêné, explique : « Nous n'avons reçu la partition  du nouvel hymne  national soviétique qu'hier et les musiciens ne se sentent pas prêts pour l'interpréter correctement ».  Réponse de l'ambassadeur : « Aucun problème, rejouez « La Marseillaise », cela me convient parfaitement ». (Lu il y a quelques années dans une revue dont hélas  je ne me rappelle plus le titre).

    En 1931, la République est proclamée en Espagne. A Ségovie, c'est le grand poète espagnol Machado qui la proclame en hissant le drapeau républicain sur le fronton de l'hôtel de ville.

     Et quel hymne fait-il jouer pour cela ?  « La Marseillaise ».

    Dans les années soixante-dix, Jean Ferrat se rend en vacances au Mexique. Plus tard, lors d'une émission télévisée avec son ami Michel Drucker, il raconte : « Un jour, nous arrivons dans un petit village pour aller voir une communauté agricole. Toutes les maisons et les rues sont pavoisées. Je demande aux paysans si c'est la fête du village. On me répond avec amusement que c'est le 14 juillet. Je fais remarquer la coïncidence entre cette date de fête de leur village et de fête nationale en France. Les habitants mettent alors les choses au clair : « Ce 14 juillet que nous fêtons chaque année n'est pas la fête du village, c'est celui de la France, l'anniversaire  de la Révolution française et de la déclaration des droits de l'Homme. C'est donc aussi notre fête ». Et d'ailleurs, en ouverture de la fête, c'est bien la musique de « La Marseillaise » qui retentit aux oreilles du chanteur stupéfait.

    Au vu de ces trois exemples, on pourrait  se poser une  question : Pourquoi. ?

    Rares sont les personnes en France qui savent  les paroles de « La Marseillaise ». Pour la plupart des gens, cela se résume aux huit premiers vers et au refrain.

    A l'Etranger, les personnes qui connaissent les paroles de notre hymne national  sont plus que rares ; on pourrait même dire qu'elles sont exceptionnelles, sans doute  limitées à des diplomates et des intellectuels francophones mais aussi à quelques militants révolutionnaires.

    Et pourtant, partout dans le monde, les Hommes entendent tous la même chose, les mêmes mots.

    En effet, deux textes distincts viennent conjointement se superposer sur la musique. Bien entendu ceux qui connaissent les paroles de Rouget de l'Isle entendent d'abord : « Allons enfants de la partie, le jour de gloire est arrivé... ».

    Mais, dans le même temps, de façon  en quelque sorte subjective, une seconde petite voix, plus discrète mais bien audible résonne clairement dans leur tête. Cette voix est celle de « Marianne », et qui dit ceci : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

    Oui ! C'est bien cela que l'on entend, sans même trop s'en apercevoir,  partout dans le monde, c'est l'ARTICLE UN de la «  Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen  » de 1789, que chacun connaît et qui unit tous les Hommes sur la musique de « La Marseillaise ».

     Ce texte  « Aux peuples étrangers qui donnait le vertige » comme l'a si bien chanté Jean Ferrat.

    Et c'est bien en cela que l'on peut qualifier cet hymne national  de chant universel.

    Mais une autre question peut se poser : Y a-t-il une ou plusieurs « Marseillaise » ?

    On est en droit, me semble-t-il de se poser cette question. Car  « Les Marseillaises », selon le contexte,  peuvent  avoir très peu, voire aucun rapport ou point commun les unes avec les autres.

    Cet aspect des choses  peut être partagé d'ailleurs avec sa « petite soeur » « l'Internationale » et en fait un autre point commun.

    Examinons deux exemples pour éclairer le propos.

    Concernant  « L'Internationale »  d'abord

     Quel rapport existe-t-ile entre :

     d'une part,  « L'Internationale » chantée, ou plutôt murmurée,  par une centaine de personnes en 1973 au Chili lors de l'enterrement de Pablo Neruda, entre deux rangées de soldats du général Pinochet  s'apprêtant aux arrestations avec les suites que l'on sait ;

    et d'autre part,  cette « Internationale » entonnée à la fin du banquet de l'Internationale socialiste où l'on pouvait voir, chantant en se tenant la main, entre autres, Shimon Peres qui aurait dû relever du Tribunal Pénal International pour complicité de crimes de guerre commis en Palestine ou encore le Portugais Mario Soares qui s'était attaché avec détermination à détruire tous les acquis sociaux de la « Révolution des oeillets » au Portugal ?

    Je laisse au lecteur le soin de répondre.

    Revenons à « La Marseillaise » et examinons trois situations.

    Quel rapport entre :

    d'une part « La Marseillaise » chantée à tue-tête  sous la canonnade  ennemie par les volontaires républicains, « Soldats de l'An II » à Valmy ou encore celle entonnée  par Danièle Casanova et reprise en cœur par ses camarades en franchissant l'entrée du camp de concentration d'Auschwitz sous les coups des gardiens SS ;

    et d'autre part « La Marseillaise » ou plutôt son seul refrain repris en boucle par certains spectateurs de certaines tribunes  à l'occasion d'un match de foot-ball afin d'encourager une équipe à la peine.

    Là encore, je laisse à chacun le choix de sa réponse.

    Actuellement, le Ministre de l'Education nationale, Monsieur Blanquer, propose donc que « La Marseillaise » soit remise à l'honneur dans les classes de nos écoles.

    Bonne ou fausse-bonne idée ?  Mais en tout cas idée à creuser !

    Pourquoi pas ? Encore faudrait-il accompagner cette proposition d'un véritable débat sur le sens profond  de cet  hymne  avec les élèves et peut-être aussi d'ailleurs avec leurs enseignants.

    Pour conclure ces quelques réflexions, je vous livrerai cette formule certes un peu laconique mais qui résume bien , je crois,  mon propos :

    «  A chacun sa « Marseillaise » ! ». 

    Et bien entendu, le débat reste  ouvert...

                                                                                       

    Jean Alesandri - 3 mars 2019

     

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  •  Le 8 mars

    Grève à la Méridionale et à Corsica linea

    Salarié de la Corsica Linea Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille explique l'appel à la grève commun à La Méridionale et à Corsica Linea.

    Après avoir affronté toutes les tempêtes avec la défunte SNCM (société nationale Corse Méditerranée), le secrétaire général des marins de Marseille s'est préparé à cette nouvelle attaque contre le service public de continuité territoriale entre la Corse et Marseille .

    Interview parue dans le journal La Marseillaise du 6 mars

    Lire en cliquant ci-dessous :

    http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/75195-frederic-alpozzo-fusionner-les-compagnies-existantes-et-reduire-l-emploi-les-services-et-le-nombre-de-navires-c-est-non

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