• Brèves de trottoir

    Rencontre avec deux militants d'Inseme à manca.

    Ils donnent leur point de vue sur le mouvement des gilets jaunes et l'attitude du pouvoir macronien.

     

     

     

     

     

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  • Une nécessité:

     la convergence des luttes

     

     

    Inseme à manca a tenu une conférence de presse à la veille de manifestations organisées le premier décembre 2018, par les gilets jaunes et la Cgt. Au menu de cette conférence de presse : le soutien d'Inseme à manca à toutes ces manifestations.

    La conférence de presse a été introduite par Francis Peretti. "Oui, dit-il, une colère monte du plus profond de la société française, y compris en Corse, région qui a le triste privilège d'être la plus pauvre de France". Cette colère est l'expression d'une injustice sociale qui frappe la grande majorité des travailleurs, des chômeurs, des jeunes et des salariés lesquels voient leur pouvoir d'achat se réduire à la suite de hausses diverses, comme les hausse du prix des carburants, de l'électricité, des mutuelles, du gaz, de la Csg, des transports, etc. Cette colère s'exprime d'une manière inédite par le mouvement dit des" gilets jaunes". Mouvement spontané qui part de la base. Le pouvoir macronien, loin de répondre aux appels de cette base, s'entête à poursuivre une politique au service exclusif des plus riches et des marchés financiers. Tout en comprenant et en entendant les gens qui manifestent leur colère, notre président dit ne pas changer de cap ! La messe est dite".

    Alors que faire ? 

    "Il faut imposer une nouvelle politique économique, sociale et écologique, ajoute Francis Peretti. Oui il faut l'imposer. Dire avec force ava basta. Le pouvoir ne connaît que le rapport de force. Cela suppose un vaste mouvement de protestation à l'échelle nationale contre l'ensemble des mesures antisociales et des contre-réformes du pouvoir macronien". Et ce mouvement, cela se construit, avec le plus grand nombre, bien au-delà des gilets jaunes, sans discrimination, sans exclusion, hormis de tous ces gens qui tentent de profiter de la désespérance de la grand majorité des Français et qui prônent la haine, le racisme et la xénophobie.

    Inseme à manca a donc décidé de soutenir les gilets jaunes et de participer à toutes les manifestations qui contribueront à la convergence des luttes et qui permettront de créer ce bloc social et politique en capacité de faire plier le pouvoir actuel.

    Francis Peretti a conclu son intervention par les mesures d'urgences que propose Inseme à manca, comme par exemple " la hausse du Smic (1800 euros bruts), le blocage de la taxe sur les carburants, la gratuité des transports publics à Ajaccio et à Bastia, l'optimisation de l'utilisation du trinichellu, le retour à l'ISF, le retour à la gestion publique de l'eau, etc. La question sociale doit devenir la principale préoccupation de tous, des gouvernants et de la Collectivité de Corse."

    Inseme à manca participera à toutes les manifestations organisées par des gilets jaunes et  la Cgt, le premier décembre.

     

     

     

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    Inseme à manca soutient les gilets jaunes

     

    Des militants d'Inseme à manca ont battu le pavé du cours Napoléon, ce mercredi soir, pour distribuer un tract en soutien du mouvement des gilets jaunes. L'accueil a été très intéressant. Pas de rejet de la part des passants, ni de gestes agressifs. En contraire beaucoup de sympathie, de compréhension. Ces mêmes passants, dans une grande majorité ont exprimé à leurs manières leur colère contre la politique du pouvoir et ses conséquences sur leur propre existence. Une question est souvent venue dans les discussions qui se sont engagées : maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Comment faire plier notre Jupiter national et son gouvernement, au service exclusif des plus riches. Ce qui a été ressenti lors de la distribution de tracts est confirmé par le dernier sondage publié ce jour par Odoxa, à savoir que 84% des Français approuvent le mouvement de gilets jaunes.

    La lutte continue. Inseme à manca y prendra sa part.

    Samedi prochain, les gilets jaunes manifesteront de nouveau un peu partout en France. La Cgt, de son côté, appelle les salariés, les retraités, les étudiants et les jeunes à participer aux différentes manifestations organisées à travers le pays, le même jour. A Ajaccio, rendez-vous est donné devant la préfecture à 10h30.

    La colère grandit

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Après le 17 novembre

    Communiqué d'Ensemble

    Ce samedi 17 novembre, 300 000 personnes, en réalisant plus de 2000 blocages, ont crié leur désespoir de cette austérité sans cesse accrue, leur refus de l’injustice fiscale, leur volonté de voir augmenter leur pouvoir d’achat. Et parfois leur inquiétude (contradictoire avec le rejet de tout impôt, parfois présent dans les blocages) devant la destruction des services publics de proximité. Mais aussi un rejet massif de Macron, de sa politique et de son mépris de classe. Et bien sûr des responsables de l’extrême droite, de la droite dure, eux, étaient bien présents sur le terrain et dans les médias, qui n’ont pas signalé la présence de représentants de la gauche.

    Mais quelles que soient les ambiguïtés du mouvement des gilets jaunes, il est nécessaire que le mouvement ouvrier, la gauche, prennent en compte, aujourd’hui, ce désespoir social qui s’est exprimé ce 17 novembre (et parfois aussi le 18). D’autant que le gouvernement y répond par le mépris, Macron ne disant rien et Edouard Philippe affirmant qu’il va « garder le cap », c’est-à-dire poursuivre sa politique antisociale. Si le mouvement social ne prend pas la mesure de ce qui est en train de se passer, les conséquences politiques risquent d’être catastrophiques.

    ENSEMBLE considère qu’il est urgent de mettre en place les éléments d’une mobilisation contre la politique sociale du pouvoir, à partir des axes suivants :

    - La justice fiscale, avec comme premières mesures le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, l’annulation des hausses de la CSG.

    - La hausse des salaires.

    - La défense de l’environnement par une politique écologique qui s’attaque aux principaux responsables de la dégradation environnementale et non aux populations en difficulté.

    - L’arrêt de fermetures de lignes ferroviaires et le développement de transports publics de qualité, notamment dans les zones rurales et dans les banlieues.

    Pour cela, il nous semble nécessaire de participer aux manifestations du mouvement en cours de manière indépendante et à partir des axes précédents. Par ailleurs, il est de la responsabilité du mouvement syndical, des associations écologistes, des forces de gauche et écologistes de proposer des initiatives d’action très rapidement afin de donner à la colère populaire des perspectives émancipatrices, sociales et écologiques.

     

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  • Changeons de politique

     

    Inseme à manca a participé, à sa manière, à la journée du 17  novembre, par une distribution de tracts sur la place Foch à Ajaccio. Accueil intéressant, pas de rejet, beaucoup de colère chez les gens. Une colère non seulement contre la hausse du prix des carburants, mais contre un ensemble de hausses successives, souvent insupportables pour beaucoup de ménages. La question du pouvoir d'achat était au coeur des préoccupations, surtout dans notre île, région qui a le triste privilège d'être la plus pauvre de France. La cause de ces hausses? La politique de Macron et de son gouvernement. Une politique exclusivement menée au profit des plus riches et conforme aux exigences de Bruxelles et des marchés financiers.  C'est donc cette politique dans sa globalité qu'il faut changer dans l'intérêt du plus grand nombre.

     

     

     

     

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    Déclaration commune :  Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti communiste français, Parti de Gauche, République et Socialisme.

     

    Prix de l’essence, taxes et impôts :  faire reculer Emmanuel Macron, président des riches, et proposer des mesures pour la transition écologique. 

    La hausse du prix de l’essence provoque une colère massive. Le gouvernement « pro-riches » Macron-Philippe aura tout fait pour provoquer une haine de l’impôt, par des injustices scandaleuses.

    Le quinquennat Macron a commencé par une liste de cadeaux aux plus fortunés : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la progressivité des impôts sur les gros revenus, doublement de la baisse des cotisations sociales en 2019 avec 40 milliards sans créer d’emplois, aucune mesure pour empêcher la fraude fiscale massive des grands groupes et grandes fortunes. Le groupe Total, qui vend du pétrole et de l’essence, triche avec l’impôt sur les sociétés, encaisse pourtant de gigantesque profits (9 milliards en 2017). Il engraisse ses actionnaires (plus de 11% de rentabilité de l’action).

    Les cadeaux aux plus fortunés et aux entreprises sont payés par des politiques alourdies contre les plus modestes : hausse de la CSG, gel des APL, retraites augmentées en dessous de l’inflation, blocage des salaires, austérité généralisée. La taxe et la TVA sur l’essence, c’est 60% du prix du litre. Et pour les entreprises du secteur, c’est 10% de marge. Les taxes à la consommation, comme la TVA et la taxe essence, sont des impôts totalement injustes qui pénalisent bien plus les plus pauvres que les riches.

    Ce sont les prélèvements injustes sur les ménages qui financent les cadeaux aux riches, au lieu d'une fiscalité progressive et d'une taxation du capital. L’austérité budgétaire, la dégradation des services publics (hôpitaux, rail, bureaux de poste…) s’imposent à la majorité de la population. Ce sont les plus modestes qui trinquent !

    Il faut inverser cette politique ! 

    Les salarié-es, les chômeurs, les jeunes sont contraints d’utiliser une voiture, dans les zones rurales ou urbaines éloignées des centres villes. Rien n’est fait pour développer les transports en commun moins polluants, ou pour proposer des tarifs sociaux incitatifs. La prime à l’achat de nouvelles voitures moins consommatrices n’a qu’un effet dérisoire.

    Nous faisons des propositions alternatives :

    1- Augmenter les salaires, les retraites, les indemnités de chômage, les minimas sociaux,  et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales.

    2- Taxer avant tout les compagnies pétrolières et les grandes entreprises du transport routier ou aérien, ou gestionnaires d'infrastructure (autoroutes), et notamment le groupe Total dont les bénéfices 2017 ont bondi de 39%, qui s’enrichit sur le dos des automobilistes.

    3- Taxer le kérosène (qui ne l‘est pas du tout !) pour empêcher que l’avion, très pollueur, ne concurrence le train. Supprimer l’exonération scandaleuse des taxes carburant pour le transport routier afin de développer le fret ferroviaire. Affecter l'essentiel des ressources de la taxe sur les carburants (TICPE) au développement de transports et de sources d'énergie écologiques, avec un contrôle démocratique. 

    4-  Arrêter la fermeture des petites lignes de chemins de fer (9000 km sont menacés), qui transforme les campagnes en déserts. Investir massivement dans les transports en commun de qualité accessibles à tous.

    5- Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.

    6- Contraindre les constructeurs à fabriquer des véhicules propres et sécurisés ; interdire la production et l’importation de véhicule diesel.

    7-Engager sur ces bases de justice sociale la transition écologique

    Tous ensemble, agissons avec les forces de gauche et écologistes, les syndicats, les associations environnementales, les usagers des transports.  Pour sortir de la pauvreté, de la pollution, des bas salaires, de la dégradation des services publics, il faut une autre politique !  

    Le 15 novembre 2018.

     

     
     

     

     
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    Ensemble réagissons 

    La colère populaire monte.

    Oui, elle monte dans tout le pays, y compris en Corse, région qui a le triste privilège d’être la plus pauvre de France.

    Cette colère est légitime. Il y a de quoi.

    Le pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants du pays stagne, voire baisse.

    La hausse du prix des carburants vient encore plus charger la bête. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

    Une politique au service exclusif des plus riches

    Mais soyons clairs. Cette hausse qui succède à de nombreuses autres hausses (gaz, électricité, mutuelles, loyers, etc.), n’est pas due au hasard. Elle s’inscrit dans la logique du Capital, celle des politiques menées depuis plusieurs années par les différents gouvernements successifs, y compris par des gens qui se réclamaient sans rire de la gauche. Ces politiques sont imposées par les marchés financiers, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. C’est là que réside la source de tous nos problèmes.

    Il faut dire ava basta

    Il faut imposer une nouvelle politique économique, sociale et écologique plus conforme aux intérêts de la grande majorité de la population du pays. Oui l’imposer. Tout est question de rapport de force. Cela suppose un vaste mouvement de protestation contre l’ensemble des mesures antisociales et des contre-réformes du pouvoir macronien. Toute action ponctuelle, comme celle du 17 novembre prochain, est à prendre en compte, à condition de ne pas la considérer comme une fin en soi. Attention aux illusions qu’une telle action peut engendrer et aux tentatives de récupération que l’on constate déjà par des gens pour qui l’intérêt des travailleurs et des petites gens est le dernier de leurs soucis.

    Pour sa part Inseme à manca/Ensemble à gauche* soutiendra et participera aux actions pour de vraies solutions aux vrais problèmes posés. 

    * Inseme à manca est issu de la fusion de Manca alternativa et de la Corse insoumise

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