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    Ouvrir une perspective de vrai changement

    C’est un euphémisme que de dire que la situation économique et sociale de la Corse est difficile. Toutes les régions de France et européennes pourrait-on dire, s’enfoncent depuis longtemps et chaque jour un peu plus dans la crise du système capitaliste. Le chômage, les difficultés, la mal vie sont le lot quotidien de beaucoup aujourd’hui. Manca Alternativa/Ensemble posait en septembre dernier cette essentielle question : « comment résister à ce qu’on appelle la « droitisation » de la société française ». Les élections présidentielles et législatives du premier semestre 2017 en France seront peut-être l’occasion de commencer à inverser le cours des choses, à la condition, que les citoyens et les mouvements politiques se réclamant de la gauche de la transformation sociale et écologique et plus généralement d’une volonté d’émancipation, sachent s’unir réellement autour du seul candidat en capacité aujourd’hui de porter ce message : Jean Luc Mélenchon.

    Où en est la Corse ?

    En finir avec la fausse alternanceLa crise que connait la Corse, si elle se nourrit des mêmes causes que sur le continent français et européen,  ne revêt pas nécessairement, les mêmes formes que dans les autres régions. La Corse est une région attractive mais vieillissante. Le dernier recensement donne 325500 habitants[i]. C’est la région métropolitaine qui a bénéficié de la plus forte croissance, mais cette situation, résultat surtout d’une migration entamée en 2006, ne doit pas cacher une réalité sociologique et un déséquilibre démographique. Le vieillissement de la population régionale est une tendance de fond : la part des plus de 40[ii] ans qui s’élevait à 45,3% en 1975 est passée à 55,8% aujourd’hui. Les deux grosses agglomérations que sont Ajaccio et Bastia recensent plus de la moitié de la population insulaire, soit 60%, et quand on sait que l’île compte  360 communes sur son territoire, on imagine aisément le grave problème démographique dans de très nombreuses communes, surtout, celles de l’intérieur de l’Ile. Cette situation entraine nécessairement un isolement des personnes, un abandon des terres, des exploitations et une diminution des services publics pour ne prendre que ces quelques exemples.          

    La Corse fait face à une pénurie d’emplois technologiques, une absence de débouchés, un taux de chômage qui avoisine les 11%, une vie chère de plus en plus insupportable, des salaires inférieurs à la moyenne nationale.

    L’économie est fragile et encore aujourd’hui, notre île importe beaucoup plus qu’elle n’exporte, ce qui occasionne un PIB très en dessous de la moyenne nationale. Ce que l’on consomme en Corse on ne le produit pas nécessairement, il faut donc importer et c’est ainsi que la balance des échanges est largement déficitaire.

    La politique du tout tourisme a peu à peu et insidieusement conduit à une absence de repère,  un abandon de filières, un gâchis économique et environnemental, une absence de volonté.

    La politique agricole n’est pas plus une réussite et la part de l’agriculture dans l’économie se situe en dessous de la plupart des régions françaises. Elle ne représente qu’une part assez faible du PIB Corse et la population agricole reste en diminution constante, alors que la moyenne d’âge  des chefs d'exploitation est toujours très élevée. La politique agricole reste l’échec d’une profession qui vit marginalisée et sous perfusion de subventions européennes, comme nous l’avons démontré et débattu lors de l’initiative publique organisée à ce sujet par le comité de soutien JLM2017 le 6 décembre à Locu Théatrale à Ajaccio. 

    Le service public des transports maritimes a peu à peu été privatisé depuis mai 2006 et les services publics en général (santé, éducation, poste, énergie, …), quand ils ne sont pas contraints à de sérieuses coupes budgétaires, se trouvent malgré tout en incapacité d’assumer correctement leurs missions de service public.

    A cette crise économique, s’ajoute aussi ici une grave crise de confiance, une crise morale et  une crise civique. Le développement et l’enracinement plus qu’inquiétant du grand banditisme déstabilise la société insulaire. Ce développement de la grande délinquance, trouve depuis longtemps déjà un terrain favorable dans cette économie exsangue, dans l’économie  d’assistance et la politique clientéliste.

    La Corse vit aussi depuis plus de 40 ans dans une situation ou le cycle « Violence/Répression » entrave l’émergence d’une véritable citoyenneté. Il faut en sortir. Les violences politiques et la multitude d’attentats perpétrés en Corse depuis le début des années 70 ont participé de la  banalisation. Dans cette situation, les jeunes qui ont baigné et vécu dans cette violence quotidienne s’en trouvent être  les premières victimes. Ils en sont forcément et fortement marqués. Au-delà des drames et des séquelles que cette violence a occasionnés depuis quarante ans pour de nombreux jeunes et familles,  il faut voir l’impasse et surtout l’urgence à sortir de cette tenaille, ce cycle infernal, « Violence/Répression » dans lequel on nous  enferme depuis plusieurs décennies. La trêve, aujourd’hui, décrétée par le FLNC doit être l’occasion d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la Corse et de s’attacher à développer et construire « une culture de la Paix ». Il y va de notre avenir à tous. Mais pour que cette trêve devienne véritablement effective, il faut ouvrir la voie du dialogue entre les différents acteurs. Rien ne se fera sans effort, persévérance  et sincérité.  L’état, ses responsables doivent montrer l’exemple et assumer leurs responsabilités. Le rapprochement des prisonniers, (de tous les prisonniers), y compris ceux condamnés pour des actions politiques doit être effectif et global. Il ne doit pas y avoir de demi-mesure et les détentions provisoires, abusives, prolongées doivent cesser. C’est au FLNC et ses dirigeants que doit revenir la responsabilité de dissoudre définitivement les groupes armés afin d’ouvrir une ère nouvelle, une période qui doit amener l’état et ses représentants à prendre des mesures de clémence, à favoriser des solutions négociées, d’apaisement et travailler à créer les conditions en dehors (des crimes de sang), d’une amnistie.

     La force du dialogue et de la raison doit primer sur la force des armes

    Cette question de la violence politique et donc de son arrêt doit faire l’objet d’un règlement politique négocié. Dans le contexte de violence généralisée à travers le monde, la Corse donnerait ainsi d’elle-même, une image de responsabilité, tout en créant les conditions du nécessaire rassemblement de ses forces vives pour lutter efficacement contre la crise du système capitaliste.

    Mais si la crise a comme partout, des particularités et spécificités locales, insulaires pour la Corse, les causes et les raisons de cette crise ne sont pas à rechercher dans une quelconque pseudo-colonisation de la Corse, mais plutôt dans la crise d’un système : le système capitaliste globalisé. C’est dans ce cadre et pour réfléchir aux propositions pour la Corse que deux réunions se sont tenues avec les animateurs nationaux du programme de Jean Luc Mélenchon. 

    Toute réflexion sur la situation actuelle, les solutions à avancer et les difficultés auxquelles les populations sont confrontées doivent partir de ce qui est à la racine des problèmes, le déséquilibre sociétal, l’exploitation organisée, l’affaiblissement des services publics, les droits mis à mal. Aujourd’hui les mouvements sociaux, en Corse comme partout ailleurs sont à la recherche de débouchés, de perspectives.

    Tirer les enseignements de l’histoire de la gauche

    Nous ne surprendrons personne en disant que la question des questions, celle qui préoccupe le plus et qui est au centre des réflexions, reste la question de l’union, ou ce qui revient au même, où allons-nous ? Comment en sortir ? Que faut-il faire ? Comment avancer ?

    Pour y répondre, il est indispensable de tirer les leçons complètes et sans complaisance de la période  qui s’est terminée….

    Nous sommes à gauche, et l’union de la gauche a marqué profondément l’histoire des luttes sociales en particulier au 20ème siècle. Mais il faut être conscient aujourd’hui de l’usure de ces notions. Nous vivons le spectacle d’un parti socialiste pratiquant tous les renoncements. La gauche du 21ème siècle ne sera pas celle du 20ème. Les 3 dernières décennies  resteront comme  celles de la déroute intellectuelle et morale d’une certaine gauche. L’union de la gauche au sens traditionnel du terme  est devenue aujourd’hui une caricature. Un simple outil de préservation électoral des appareils. Le Parti communiste est menacé d’effondrement, alors que le Parti socialiste s’est installé comme le champion du libéralisme, du social libéralisme.

    De nombreux mouvements sociaux, grèves, manifestations, ont  lieu mais tous ces mouvements restent cependant disparates et émiettés. Le souffle leur manque le plus souvent pour dépasser leurs luttes corporatives et l’efficacité  pour atteindre leurs objectifs.

    Ils buttent sur l’absence de débouchés politiques et le plus caractéristique reste l’attitude du gouvernement, son autoritarisme et la répression face aux salariés mobilisés contre la loi El Khomri. C’est ainsi qu’avec l’utilisation du 49/3 pour faire passer la loi en première lecture, une crise politique profonde se conjugue avec une grave crise sociale. Cette dramatique carence de perspectives pèse de façon pressente sur tout le mouvement social et surtout doit interpeller les mouvements qui se réclament de la transformation sociale. C’est un problème fondamental. Et c’est par ce prisme qu’il nous faut aussi analyser la seule candidature possible, celle de Jean Luc Mélenchon.

    Les promesses ont conduit une fois de plus aux désillusions.  Et dans ce climat de fin de règne, la droite prépare son retour et l’extrême droite est en embuscade. Ouvrir une perspective de vrai changement reste aujourd’hui la question des questions. Et il y a urgence.

    Plusieurs obstacles à vaincre :

    - En premier lieu, la croyance répandue encore aujourd’hui, qu’on ne peut éviter d’adapter le pays aux exigences du capital financier… politique que mettent en œuvre le Parti socialiste et que la droite veut encore plus amplifier. En fait, l’issue à la crise reste au centre même du combat de classe. La droite et le patronat veulent supprimer des acquis historiques des travailleurs et ramener le pays des décennies en arrière. Ils poursuivent pour cela un objectif fondamental, affaiblir les résistances…

    - En deuxième lieu, convaincre que seul Jean Luc Mélenchon est en position pour disputer un deuxième tour pour ces élections présidentielles. Même si nous ne partageons pas toutes ses idées et heureusement, (le pluralisme permet cela), il faut aller à l’essentiel. C’est ainsi qu’avec Manca Alternativa/Ensemble en Corse nous l’avions perçu dès le mois de mars 2016, en proposant de nous engager sans attendre derrière sa candidature. Nous pouvons regretter que le mouvement Ensemble au plan national ait dû attendre, comme pour le Parti communiste, le mois de novembre pour prendre sa décision.  

    En effet, unie et débarrassée de considérations politiciennes, la gauche de transformation sociale et écologique, peut renverser la table et changer la donne.

    Ce qui reste comme une évidence, c’est que les aspirations au changement n’ont pas disparu et qu’il existe encore assez de forces disponibles pour leur donner vie. Mais pour cela, il faut à gauche une construction résolument non politicienne, débarrassée des querelles partisanes.  Il nous faut être capable d’affirmer des ruptures radicales avec des modes de pensée et certains comportements. L’affirmation de sa propre identité politique n’a de sens que dans le respect des autres.

    La France Insoumise et dans notre île avec « la Corse Insoumise » nous devons nous engager résolument dans cette construction de type nouveau. Nous le ferons, si nous arrivons à élargir le rassemblement et permettre à chaque citoyen et  mouvement qui le souhaitent de trouver sa place dans ce rassemblement. Les présidentielles arrivent et les législatives se profilent. La Corse insoumise sera présente avec ses candidats et objet de discussion avec ses partenaires potentiels.   

    Jacques Casamarta, Francis Peretti

    1. Les populations légales 2013 entrent en vigueur le 1er janvier 2016. Doc  INSEE  http://www.insee.fr

    2. Article Le Monde.fr 26/11/2016

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  • Neige et terremoto s'acharnent sur le centre de l'Italie

    La terre tremble en Italie

     

    Le terremoto frappe encore en Italie.  Depuis ce matin plusieurs secousses telluriques de magnitude 5 ont été enregistrées dans le centre du pays, notamment dans la région de l'Aquila, déjà durement touchée dans un passé récent, en particulier le 24 août 2016. Le tremblement de terre y avait fait plus de trois cents morts et des dégâts matériels considérables. L'épicentre se situe à Montereale. Les secousses ont été ressenties jusqu'à Rome. Pour l'heure, aucun bilan n'a été établi. Outre le terremoto, la neige tombe en abondance dans les zones sinistrées, gênant considérablement les opérations de secours. Dans de telles circonstances, nous exprimons toute notre solidarité avec nos cousins transalpins.

    La terre tremble en Italie

     

     

    La terre tremble en Italie

     

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  • Giacobbi et Orsucci s’acoquinent avec Macron

     

    Un bel exemple d'opportunismeBattu aux dernières élections et empêtré dans des ennuis judiciaires pour détournement de fonds, Paul Giacobbi n'a même pas attendu la primaire organiséepar le PS en soutenant Sylvie Pinel, la candidate de son parti, le PRG. Il apporte son fragile soutien à Emmanuel Macron dans un communiqué de presse ainsi rédigé :

    Pourquoi j’apporte mon parrainage à Emmanuel Macron.

    Membre du mouvement En Marche dès sa création, j’ai choisi de soutenir l’ancien ministre de l’Economie, bien avant qu’il ne présente sa candidature.

    Je partage son diagnostic lucide sur le manque de compétitivité de la France et adhère à ses propositions de réformes, notamment en faveur d’un cadre fiscal favorable à l’investissement des entreprises.

    En matière d’organisation du travail, je suis convaincu de la nécessité de penser différemment l’accès à l’emploi et à la formation pour que chacun puisse d’abord vivre de son travail  et que ce travail corresponde à ses moyens, ses compétences, sa formation.

    Sans abolir les 35 heures, il convient d’assouplir ce cadre, dans la concertation et d’abaisser les charges salariales pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages.

    Sur les retraites, je suis favorable à une retraite par points qui reflèterait la réalité du travail.

    En matière de chômage, je suis favorable à sa proposition d’ouvrir les droits aux indépendants, aux commerçants et aux artisans. Très logiquement, il estime que le financement devrait être plus supporté par l’impôt que par une cotisation qui pénalise ceux qui travaillent.

    La Corse sera une étape importante de sa campagne. J’ai eu l’occasion de m’entretenir, à plusieurs reprises, avec lui des défis qui attendent notre île.

    Il prendra le temps prochainement de la visiter, de l’écouter, d’essayer de comprendre avant de proposer et de partager des idées et des projets.

    Avec Emmanuel Macron, la France doit se mettre en marche et la Corse avec elle !"

    Ainsi, après Christine Lagarde (directrice du FMI condamnée pour négligence dans l’affaire Tapie), Pierre Gattaz (patron provocateur du Medef) et trois anciens ministres de la droite, Paul Giacobbi affiche son ultralibéralisme économique. Il fait pourtant partie des élus égratignés par Emmanuel Macron qui a dénoncé le carriérisme politique et le clientélisme pour jouer la carte du candidat antisystème, lui qui n’a aucun mandat électif. Paul Giacobbi veut mettre la Corse en marche avec la France, au même pas ultralibéral, après avoir fait des appels du pied aux autonomistes et aux nationalistes pour se faire réélire. Appels non entendus. Le contraire aurait été une compromission et une erreur politique  de la part de ceux qui ont gagné les élections et lui ont ravi l’exécutif et l’assemblée de la Collectivité Territoriale de Corse.

    Paul Giacobbi devrait savoir que l’on ne met pas les Corses au pas et que l’on ne les fait pas marcher car ils connaissent la magagne. Son soutien à Macron pourrait passer pour une grosse blague qui ne trompera personne. Pense-t-il aujourd’hui sauver sa carrière politique en se mettant au service d’Emmanuel Macron qui n’a aucun relai politique en Corse ? La fonction était vacante. Il l’a prise.  Ni de droite ni de gauche ! Voilà un positionnement politique qui  convient à ce député radical de gauche, si l’on en croit le Procureur de la république près le TGI de Bastia  qui le considère comme « le grand ordonnateur d’un système qu'il a mis en place à son bénéfice exclusif ». C’est ce qu’a déclaré lors de l'audience le procureur  Nicolas Bessone, selon lequel le détournement a été réalisé « dans des proportions jamais atteintes » en Corse.  Ce magistrat a ajouté : « Si Paul Giacobbi n'était pas condamné, ce serait un recul pour la République ». Paul Giacobbi dénonce un procès politique, comme d’autres politiciens incriminés dans des affaires judiciaires et, parmi eux, même un ancien président de la république a opté pour cette stratégie de défense.

    L’ancien président de l’exécutif corse s’est mis en marche mais la justice risque de l’arrêter et Emmanuel Macron ne pourra rien pour lui.  Le jugement est mis en délibéré le 25 janvier à 14h. Les élections, c’est au printemps. Paul Giacobbi fera sans doute appel du jugement qui pourrait lui être défavorable. Il continuera à siéger à l’Assemblée nationale et à marcher pour Emmanuel Macron, avec un boulet judiciaire qui lui faudra traîner.

    Un bel exemple d'opportunismeJean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio ex-vice-président à la CTC présidée par Paul Giacobbi, s’est aussi positionné. Il est souvent présent aux réunions de l’ex-ministre de l’économie. Il va se disputer, avec Paul Giacobbi, le premier rôle de meneur, dans l'île, de la campagne d'Emmanuel Macron. Cet élu local socialiste avait déclaré, lors d’une émission Contrastu en octobre 2016 : « On ne peut pas avoir ici cette nouvelle génération de gauche qui a un discours volontariste, qui estime que l’autonomie est une voie nécessaire - de Alessandrini en passant par de Gentili et tous les autres - et à Paris un discours jacobin fermé… etc.  ». Selon lui, il existe donc un parti socialiste national et un parti socialiste local. Il déclarait militer auprès des instances parisiennes pour que ce discours soit entendu, ce qui restaurerait la crédibilité de la gauche auprès des électeurs corses. Jean-Charles Orsucci s’inscrivait déjà dans un discours à géométrie variable. Jadis radicalement à gauche, il a glissé vers le « ni droite ni gauche » où l’équation est « droite + gauche = droite ». Il a le goût pour les mathématiques qui nous renvoient aussi aux sondages et aux élections. Le chant des sirènes médiatiques attirent certains élus vers le produit politique de l’année.

    Du côté de la presse, il faut rappeler qu’Emannuel Macron est soutenu par Patrick Drahi, patron de presse. C’est lui BFM.TV et l’Express. On se souvient comment BFMTV a traité l’affaire de Sisco à charge contre les Corses. L’express est le journal où sévit l’éditorialiste Christophe Barbier corsophobe notoire.

    Sur le plan national, les soutiens de Macron ne devraient laisser aucun doute sur l’ultralibéralisme de cet énarque qui a fait fortune en spéculant au service des Rothschild. Pierre Gattaz, patron provocateur du Medef, le trouve rafraîchissant et ne tarit pas d’éloge sur lui. Christine Lagarde l’apprécie fortement et non pas négligemment. Trois anciens ministres de droite l’ont rallié dont Renaud Dutreil, ex ministre de Raffarin, qui est parti, en 2008, à New York où il a présidé la filiale nord-américaine de LVMH dont le grand patron Bernard Arnaud vient de promettre à Trump d’investir aux USA et qui a fait l’objet d’un documentaire édifiant « Merci Patron » réalisé par François Ruffin. On y découvre le management patronal au sein de LVMH à travers les déboires d’un couple de salariés mis au chômage.

    En Corse, déjà le Front national essaie d’instrumentaliser les peurs. Il ne manquerait plus qu’un Fillon ou qu’un Macron à la présidence de la république pour aggraver les conditions de travail et le pouvoir d’achat des salariés. Le parti socialiste va récolter ce qu’il a semé en tournant le dos aux valeurs de la gauche. Comment peut-on se réclamer de ces valeurs en s’alliant à Emmanuel Macron ?

    Un bel exemple d'opportunismeHeureusement tous les journaux n'appartiennent pas à Patrick Drahi et à Rothschild. En outre toutes les femmes ne sont pas sous le charme d'Emmanuel Macron. Dans le journal "Elle", on le regarde avec humour. Un article vient d'être publié avec le titre "Le seigneur des anneaux". Les femmes ont un sens de l'observation très développé. Macron porte deux anneaux, un à chaque main: à droite et à gauche". Brigitte lui aurait offert celui appelé "Trinity" ( trois ors") de chez cartier. Pas de quartier à qui s'aviserait de faire les beaux yeux à son jeune homme ! La presse devrait passer l'anneau mythique de Gygès (qui rend invisible) à ce personnage de Vaudeville, ce Rastignac qui rêve d'être un monarque jupitérien.

     

    U macone

     

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    Solidarité avec

    les étudiants Tunisiens harcelés

     

    Une nouvelle grève de la faimQui ne se souvient de cet élan démocratique et l’enthousiasme qui l’accompagnait en 2011 et qui a permis de chasser Ben Ali du pouvoir en Tunisie. Les jeunes en mal d’avenir et confrontés au chômage, à l’absence de débouchés et aux tracasseries quotidiennes ont joué un rôle important dans la chute du pouvoir et la révolution du Jasmin. Le rassemblement avec le peuple, les ouvriers, les salariés, les syndicalistes a porté ses fruits. La volonté d’émancipation, de jouer un rôle dans l’évolution démocratique du pays a été fort et unificateur. Le « printemps arabe » pour reprendre  une idée fort développée à l’époque s’est malheureusement peu à peu étiolé. Les illusions ont laissé la place à la déception.

    Six ans après, les hommes au pouvoir ont changé, mais les problèmes économiques, sociaux, démocratiques demeurent.  Les jeunes ont le sentiment d’un loupé, l’amertume se manifeste de plus en plus notamment parmi les étudiants qui ont activement participé à la révolution du jasmin et qui espéraient construire une société progressiste et démocratique.

    A la fin de l’année 2015, le 17 décembre un groupe de 28 anciens militants de l’UGET (Union Générale des Etudiants Tunisiens), ainsi que des militants de l’Union des Diplômés Chômeurs (UDC) se sont engagés dans l’action et observé une grève de la faim à Tunis, au siège de l'Union Générale des Etudiants de Tunisie, au nom de tous les chômeurs fichés depuis l’époque de l’ancien régime, pour revendiquer leur droit au recrutement dans la fonction publique sur la base de l’amnistie générale. La majorité des grévistes de la faim engagés dans ces actions sont des anciens militants du syndicat de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie (UGET) et ont été des opposants farouches au Président Zine el-Abidine Ben Ali.  Nombre d’entre eux ont été incarcérés et se sont vu interdire l’accès aux universités et aux emplois du secteur et service  public.

    La grève a duré 30 jours pour aboutir à un accord le 18 janvier 2016 signé avec les pouvoirs publics. Une première liste de 774 personnes victimes a été établie.

    Cependant, le gouvernement n’a réglé jusqu’à ce jour que très peu de cas et les deux organisations (UGET et UDC) ont contesté la présence dans les 195 cas réglés des noms de personnes ne figurant pas dans  liste des 774 recensés.

    C’est cette situation qui a incité 18 militants à entamer  une nouvelle grève de faim depuis déjà plusieurs jours pour réclamer l’application de l’accord du 18 janvier 2016 qui prévoyait le recrutement des personnes victimes d’interdits professionnels et fichés par la police.

    Aujourd’hui Manca Alternativa/Ensemble en Corse, tient à apporter son soutien aux militants victimes d’interdits professionnels, brimés et victimes d'un harcèlement politique en Tunisie. Cette situation n’est pas acceptable à l'égard de ces étudiants. La solidarité internationale doit s'exprimer car c'est aujourd'hui la seule attitude politique qui peut amener un pouvoir à reculer et respecter les droits humains. 

    Manca alternativa

    Ajaccio le 14 janvier 2017 

     

     

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  • Article paru dans Corse-Matin du 13 janvier 2017

    Les comités de Corse insoumise du Sud et du Nord coordonnent leurs actions

     

     

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  •  La campagne pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon s’active

     

    A fond la caisse derrière Mélenchon

    Désormais, les comités de Corse Sud insoumise se réuniront tous les lundis, à Ajaccio. Ce lundi, les militants se sont retrouvés pour faire le point sur la campagne présidentielle et pour traiter de la question des législatives.

    Un plan de travail a été discuté et arrêté pour les prochaines semaines. Sans entrer dans le détail, il est prévu 2 réunions publiques à Ajaccio, le 24 janvier et le 16 février 2017, sur les thèmes de la démocratie et de la santé. Ces réunions se tiendront au Locu teatrale. Samedi 14 janvier, une vente de l’Avenir en commun, programme de référence de la France et de la Corse insoumises sera organisée, à partir de 10 heures, sur la place Foch. Une rencontre avec les militants de la Haute Corse insoumise aura lieu à Bastia, le 12 janvier, suivie d’une conférence de presse sur la place saint Nicolas, afin de coordonner les actions au plan régional.

    A fond la caisse derrière MélenchonLes deux principales villes de notre île n’étant toute la Corse, le rural ne sera pas oublié. Plusieurs contacts et réunions publiques seront organisés, à Ocana, Corte, Sartène, etc.

    La question des législatives est ensuite venue dans le débat. De même celle du positionnement du Parti communiste par rapport à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. On peut se réjouir que les militants de ce parti se soient prononcés majoritairement pour le soutien, malgré un vote défavorable de ses cadres. Néanmoins il a été observé que ce soutien n’est pas franc et massif. Les différents intervenants se sont interrogés sur le principe d’une campane autonome, sur la base, non pas de l’Avenir en commun, mais plutôt sur celle du Parti communiste ! L’heure n’est plus aux tergiversations ou aux états d’âme, ou à on se sait quel miracle qui ferait surgir à l’issue de la primaire du Parti socialiste le candidat idoine. Mais assurément,  l’heure est au soutien massif à Jean-Luc Mélenchon, seul candidat véritablement de gauche. Candidat qui parle clair et qui se prononce sans ambiguïté pour une rupture totale avec les politiques de régression sociale et d’austérité que nous subissons depuis plusieurs décennies. Quant aux législatives, autre point d’interrogation. Le Parti communiste a laissé entendre qu’il présenterait des candidats dans les quatre circonscriptions de la Corse, sans consultation de ses partenaires en particulier  de Corse insoumise et de Manca alternativa. Le procédé est pour le moins inélégant. Dans ces conditions, il a été décidé pour Corse Sud insoumise de proposer des candidatures dans les deux circonscriptions et d’en débattre démocratiquement avec tous ceux qui veulent une véritable clarification au sein de la gauche dans notre île et de mettre enfin un terme aux alliances douteuses, même avec ceux qui s’affublent de l’étiquette de gauche.

     

    A fond la caisse derrière Mélenchon

     

    Quoi qu’il en soit, les militants de Corse insoumise et de Manca alternativa relèvent le défi, celui de s’engager, sans réticence, pleinement derrière Jean-Luc Mélenchon, afin de créer au plan national, comme au plan régional, les conditions pour un vrai changement.

     

    A fond la caisse derrière Mélenchon

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  • Valls l'enfarineur enfarinéManuel Valls a été aspergé de farine à Strasbourg par un individu se disant anti article 49.3.  Nous ne cautionnerons pas ce type de mauvaise farce mais elle s’explique. Après avoir eu recours six fois à l’article 49.3, l’ancien premier ministre est devenu candidat à l’élection Valls l'enfarineur enfarinéprésidentielle. Ce qu’a fait le premier ministre, le candidat le désavoue puisqu’il propose la suppression de cet article qui a permis au premier ministre d’imposer, d’un mouvement du menton,  les lois Macron et la loi Travail dite El Khomri, nom de la toujours ministre du travail qui vient aussi de déclarer que « l’article 49.3 Valls l'enfarineur enfarinéne correspond plus aux attentes démocratiques du pays ». Comment les deux personnages qui ont fait voter, sans discussion, la loi travail grâce à l’article 49.3, malgré des manifestations importantes et le mouvement « Nuit debout », peuvent-ils, à ce point, se moquer des électeurs ? A force de vouloir rouler les citoyens dans la farine, ils prennent le risque d’être enfarinés. Manuel Valls propose aussi de supprimer la Cour de justice de la république qui vient de juger Christine Lagarde coupable de négligence dans l’affaire Tapie mais la dispense de peine en tenant compte de sa personnalité. Si ce jugement n’était pas celui d’une justice de classe, la condamnation aurait prévu une peine. Hollande avait fait la même promesse que Valls mais il ne l’a pas tenue. Son entourage explique maintenant qu’il s’agit d’une réforme constitutionnelle et que la majorité ne pouvait être atteinte. A l’impossible nul n’est tenu ! Toutefois, il faut tout de même essayer pour être sûr que c’est impossible. Si la procédure avait été enclenchée, les responsables du maintien de la cour de justice de la république auraient été les députés et les sénateurs qui n’ont pas voté la réforme. C’est trop facile de dire que l’on est l’homme du consensus pour ne pas respecter une promesse électorale que l’on nous ressort à la prochaine élection. C’est valable pour la suppression de la cour de justice de la République  et pour celle de l’article 49.3.  Si la suppression de cet article antidémocratique n’a pas été portée par Valls et Hollande lors de ce quinquennat, le minimum aurait été de ne pas y avoir recours, alors même que, à l’époque où ils étaient dans l’opposition, ils dénonçaient un déni de démocratie.

    Que va encore promettre Manuel Valls pendant les primaires du Parti socialiste ? De revenir sur la loi Travail et sur les lois Macron ? De supprimer le premier ministre ? De supprimer le Sénat ? De réduire le nombre des élus de la république ? D’obtenir en un an le plein emploi ? De revenir sur les prélèvements à la source des impôts ? De revenir sur l’autorisation donnée aux banques de bloquer l’argent des contrats assurances vies, c’est-à-dire un produit financier devenu toxique mais toujours proposé aux épargnants ? De revoir la politique internationale de la France, notamment vis-à-vis de l’Arabie Saoudite et du Qatar ? De renégocier le traité européen, promesse non tenu par François Hollande ?

    Le père fouettard serait-il devenu le père Noël ? Le problème de Valls est que les adultes ne croient plus au père Noël. Ils savent qu’il peut être une ordure. Les électeurs de gauche ont confiance en la constance des idéaux et des valeurs. On peut les rouler dans la farine une fois mais pas deux fois de suite. A jouer l’enfarineur, on finit toujours par se faire enfariner. C’est une sorte de retour de farine pour ne plus être roulés dedans.

    Si la symbolique du geste peut se défendre, le geste en lui-même ne peut pas être banalisé en disant qu’il devait y avoir suffisamment de porteur de brosses à reluire autour de Manuel Valls pour l’épousseter de la farine qui lui a été lancée. Toutefois, nous n’approuvons pas ce type d’action. Sans vouloir la dramatiser, elle soulève le problème de la sécurité des hommes politiques en période d’attentats. On peut penser qu’un terroriste aurait apporté autre chose que de la farine inoffensive. En outre l’enfarineur a été interpellé et c’est un moindre mal pour lui car son geste aurait pu déclencher une riposte plus violente. Par les temps actuels, l’entartrage et l’enfarinage peuvent être des farces qui tournent au tragique. Nous nous devons de ne pas encourager ce type d’action. Des élections vont avoir lieu, le bulletin de vote est le moyen le plus démocratique de changer de politique en refusant l’alternance droite/Parti socialiste, sans tomber dans les filets du Front national. Un choix s’offre à tous : la France insoumise avec son candidat Jean-Luc Mélenchon.  

    Battone


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    Les comités de Soutien JLM2017 en ordre de campagne

     

     

    Une vingtaine de membres et sympathisants des comités de la Corse insoumise et de Manca alternativa se sont réunis mardi 19 décembre, à Ajaccio, malgré un temps capricieux et la toute proximité des fêtes de noël et de fin d'année. Ils ont bravé la traditionnelle trêve des confiseurs. Au menu de la discussion plusieurs points : compte rendu de la rencontre du  11 décembre entre une délégation des comités et celle du Parti communiste, plan de travail pour les prochaines semaines et législatives.

    Les comités de soutien JLM2017 Corse du sud bravent la trêve des confiseursL'annonce du Parti communiste de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle a été saluée par divers intervenants et considérée comme un geste positif qui devrait conforter la dynamique électorale pour une vraie rupture avec l'ultralibéralisme et les politiques d'austérité menées depuis plus de trois décennies. Mieux vaut tard que jamais comme a pu le souligner un intervenant. Toutefois, il faut ajouter deux difficultés qu'il faudra surmonter. Le Parti communiste, tout en étant favorable à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, a décidé de mener une campagne autonome, avec son matériel et son programme! A noter également qu'au niveau régional, il s'est exprimé en faveur d'une candidature issue de ses rangs, contrairement à ce qu'il s'est passé au plan national. Enfin, toujours à propos de cette rencontre, le Parti communiste a  laissé entendre qu'il souhaiterait présenter, partout en Corse, des candidats avec son étiquette aux prochaines législatives.

    Les membres et sympathisants des comités et de Manca alternativa ont pris acte de la position de ce parti. Dans ce contexte, et par conséquent, il n'est pas exclu pour nos organisations d'être présentes elles aussi aux législatives. Toutefois, tout sera mis en oeuvre pour aboutir partout à des candidatures uniques.

    Le Plan de travail ébauché et discuté prévoit deux réunions publiques, en janvier et février sur les thèmes : les libertés et la VIe républiques et l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé et la sécurité sociale. De même, il sera mené une campagne de diffusion du programme de la France et la Corse insoumises. Les comités de soutien JLM2017 Corse du sud bravent la trêve des confiseurs

    La discussion a fait ressortir la nécessité d'aller au plus près des gens qui se sont éloignés de la politique et de la gauche, à cause de la trahison du Parti socialiste et des différentes alliances contre nature contractées dans le passé. De leur montrer que la seule voie possible pour un changement réel, ne passe pas par la résignation, ni par un vote néfaste, genre Front national, mais par un engagement ferme et massif derrière le seul candidat qui parle vrai: Jean-Luc Mélenchon.

    Déjà plus de six cents personnes se sont déclarées favorables à cette candidature. C'est un excellent support pour développer dans les prochaines semaines nos actions.

    Donc, dès début  janvier 2017, tous au boulot.

      

     

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  • Un scandale de plus du quinquennat Hollande

    Augmentation du SMIC : une aumône

     
     

    Une fois de plus pas de coup de pouce pour le SMIC. Juste la prise en compte de l'inflation, dont par ailleurs le chiffrage est discutable.

    Au 1er janvier 2017, les millions de salarié-e-s au SMIC toucheront en net 11,39 euros de plus, soit 1153 euros net au lieu de 1141, 61 euros. C'est même pas un carnet de métro !

    Un scandale de plus du quinquennat Hollande.

    La ministre du travail, Myriam El Khomri, a choisi de suivre les recommandations des soi-disant experts qui mettent en avant des soi-disantes préoccupations économiques – en fait des préoccupations patronales - mais ne se soucient aucunement du niveau de vie des salarié-e-s.

    La misère et la précarité, les patrons ne connaissent pas.

    Les revenus distribués aux actionnaires atteignent des sommets historiques et les dirigeants des plus grosses entreprises auront vu leur rémunération augmenter de plus de 20% en 2015. La moyenne des salaires des patrons du CAC 40 dépassent les 5 millions d'euros. Soit plus de 240 fois le SMIC !

    C'est un choix stratégique de ce gouvernement de distribuer des dizaines de milliards d'euros aux employeurs au titre du pacte de responsabilité et du CICE et de tourner le dos aux revendications des salarié-e-s et de leurs organisations.

    Pour « Ensemble! » pour avoir les moyens de vivre, le SMIC ne peut pas être inférieur à 1500 euros NET.

    C'est une des urgences de la situation à défendre et populariser dans les prochaines élections et les mobilisations.

    Le 19 décembre 2016.

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