•  

     

     

     une mécanique politique bien huilée

     

     

    Par Jacques Casamarta

     

     

    Depuis plusieurs années, nous vivons sous l’emprise d’une mécanique bien huilée, un passage de témoin, une politique qui quels que soient les hommes ou les partis au pouvoir, reste similaire, conduisant systématiquement à une alternance qui étouffe les droits sociaux.

    Dans cette situation, toutes les caractéristiques d’un séisme politique de haute intensité sont devant nous et peuvent conduire à l’abîme.

    Le point de vue exprimé ici, est le résultat d’une observation sur le terrain, d’une analyse concrète de situations concrètes. C’est aussi un retour sur les gauches et l’évolution de celles-ci ces trente dernières années.

    Parce que face à la déroute de ces gauches, nous avons besoin de faire le point, de faire le tri, de se situer dans ce paysage idéologique bouleversé. De comprendre les mécanismes politiques et institutionnels qui ont conduit et qui conduisent encore aujourd’hui à ce résultat. 

    Pour cela, nous avons besoin d’un retour critique. 

     

    Lors des élections présidentielles de 2012, à la fin de son premier mandat, les électeurs ont chassé Nicolas SARKOZY, ancien secrétaire général de l’UMP, (LR aujourd’hui), l’homme de droite, celui qui avait fêté sa victoire sans complexe, dans le célèbre restaurant bourgeois « le FOUQUET’S » à Paris en 2007.  

    Nicolas SARKOZY a été battu, c’est son arrogance et son mépris affiché pour les gens qui ont été sanctionné, mais c’est aussi sa politique d’austérité qui en tournant le dos aux aspirations et à l’intérêt général a été rejetée. Une politique de classe, essentiellement tournée vers les intérêts des plus riches. Un va-t’en guerre qui porte de lourdes responsabilités dans la situation de la Méditerranée orientale plongée aujourd’hui encore, dans le chaos.  

     

    HOLLANDE, Un espoir déçu

     

    François HOLLANDE, l’ancien secrétaire général du Parti Socialiste est arrivé sur cette base. Celui-ci, pour se faire élire, s’est déclaré « l’ennemi de la finance », celui qui avait annoncé ne pas céder face aux injonctions néolibérales, néocoloniales, des dirigeants européens. Celui qui devait renégocier les traités.  

    Se présentant comme un homme de « gauche » les électeurs étaient en droit d’attendre un changement de politique, une meilleure prise en compte des aspirations à plus de justice sociale et d’égalité. C’était le sens de leur vote, même si l’expérience de la cohabitation CHIRAC/MITTERRAND dans un passé pas si lointain avait déjà montré la continuité des politiques économiques et sociales de ces différentes forces politiques. 

    Comme il était à prévoir, le résultat malheureusement ne s’est pas fait attendre et très rapidement les promesses ont été reléguées au second plan, ou mises au placard.  

    Et c’est ainsi qu’on a pu avoir le sentiment que le nouveau Président de la République, François HOLLANDE en 2012 prenait le relais, (ou le témoin pour reprendre une image sportive), là où son prédécesseur Nicolas SARKOZY l’avait  laissé. Ce revirement n’était pas sans rappeler une célèbre phrase de Jean Claude JUNKER alors Président de la commission européenneà propos des élections en Grèce, « les choix démocratiques ne peuvent remettre en cause les traités européens ». ` 

    Les politiques d’austérité, chères aux responsables européens, ont donc repris de plus belle, avec François HOLLANDE, tout comme le démantèlement des acquis sociaux et services publics, à commencer par la destruction du code du travail avec la loi EL KHOMRY qui mettra aussi en évidence de nouvelles pratiques policières, pour casser les mouvements sociaux. Une violence d’état se mettait en place. 

    Cette situation amènera François HOLLANDE à devenir tellement impopulaire,  qu’il lui sera impossible de se représenter à l’élection présidentielle qui suivra.  

    Quant à son premier ministre, Manuel VALLS, celui-ci s’affirmera peu de temps après, comme un réactionnaire, un homme de droite prêt à s’allier à l’extrême droite à l’occasion des élections municipales de Barcelone en Espagne.  

    Quel désastre dans les têtes quand ceux, se prétendant à gauche épousent les politiques néolibérales, celles défendues théoriquement par la droite, des politiques injustes socialement et pour une grande part, imposées par une Europe réactionnaire.  

     

    MACRON, en homme providentiel

     

    C’est ainsi que pour l’élection présidentielle de 2017 et loin de tirer les enseignements des dix ans écoulés, est arrivé Emmanuel MACRON ancien ministre de HOLLANDE, celui qui soit-disant par sa jeunesse, allait rénover, révolutionner la politique. 

    Recevant le soutien de personnalités politiques dites « de gauche » comme de droite, celui-ci sera élu Président de la République, au deuxième tour face à Marine LE PEN, avec seulement 43,6% des électeurs inscrits.  

    L’abstention, les votes blancs et nuls avec 34 % représentaient le taux le plus fort enregistré pour ce type d’élection depuis plus de quarante-cinq ans. Ces chiffres alarmants traduisent  la crise de la représentation politique, la défiance des électeurs, surtout des électeurs de gauche.  

     

    Alternance, mais pas alternative

     

    Pur produit des banquiers et des hommes d’affaires, probablement le premier Président de la République Française, aussi influencé par le monde de la grande finance, Emmanuel MACRON, ancien ministre d’un gouvernement soit-disant « de gauche », reprendra à son tour le néfaste relais de son prédécesseur François HOLLANDE pour faire reculer les droits sociaux. 

    Un passage de témoin, parfaitement bien huilé, une nouvelle alternance, avec pour chacun, sa partition vers une trajectoire identique. L’objectif, démanteler les acquis sociaux au nom d’une soit disant « réalité économique », quand on ne l’habille pas de             « démocratie ».

    La contre-réforme engagée sur les retraites symbolise les aspects les plus réactionnaires de la politique MACRON/PHILIPPE. 

    Ce n’est pas seulement un recul de plusieurs décennies qui se prépare avec ces hommes, c’est aussi un énorme recul de civilisation par un appauvrissement du plus grand nombre, une remise en cause frontale des droits élémentaires, le droit à la santé, le droit à l’éducation...

    C’est le sentiment qu’avec la « République en Marche » la république n’est plus la république, que l’autoritarisme et les violences policières deviennent la règle et prennent le pas sur le dialogue. Une violence d’état institutionnalisée, instrumentalisée. 

    En moins de trois années de pouvoir, le taux de popularité d’Emmanuel MACRON est au plus bas, laissant entrevoir comme pour son prédécesseur, une impossibilité de se représenter en 2022. 

    Malgré une répression féroce, la rébellion s’installe dans le pays. La persistance des mouvements sociaux sur les retraites, l’importance des manifestations syndicales et gilets jaunes, démontrent le rejet massif d’une politique, qui crée de l’inégalité et approfondit la fracture sociale. Les électeurs et notamment les électeurs de gauche, ne voient plus la différence entre les politiques de SARKOZY, HOLLANDE ou MACRON.  

     

    Mais cela, malheureusement reste au niveau du constat, ce n’est pas pour autant qu’une perspective émancipatrice, une politique sociale et démocratique vont s’imposer dans le pays. Il y aurait pourtant besoin de faire cesser ce passage de relais politiquement destructeur. 

     

    L’espoir a horreur du vide 

     

    La situation actuelle est grave, elle traduit un énorme affaiblissement idéologique de la gauche, une sorte de bérézina suicidaire et elle vient de loin.  

    Depuis près d’une quarantaine d’années nous avons assisté au spectacle d’un parti socialiste pratiquant tous les renoncements pour ne garder que ce qu’il considérait comme essentiel, « la culture de gouvernement ». Par l’exercice du pouvoir et le libéralisme économique qu’il a épousé, il porte ainsi, une grande responsabilité dans la désespérance sociale et l’absence de perspective crédible a gauche. 

    Le parti communiste s’est avéré quant à lui, dans l’incapacité de surmonter le séisme politique du à l’effondrement  « du socialisme étatique dans le bloc soviétique », un socialisme toujours et intimement lié à l’histoire du Stalinisme. Sa lente marginalisation électorale vient pour une grande part de cet état de fait et de l’insuffisance d’autocritique.

    Il aurait été nécessaire de s’interroger plus que cela n’a été le cas, d’ouvrir en grand les portes à l’autocritique, de comprendre pourquoi la gauche se trouve dans cette impasse ? Pourquoi le parti socialiste a effectué un tel revirement ?

    Pourquoi à l’est, « Staline, Li Ping et Ceausescu ont été possibles[i] ? » 

    L’arrivée au pouvoir de GORBATCHEV et sa PÉRESTROÏKA en URSS, n’a pas été en mesure d’inverser le cours des choses et de réconcilier socialisme et démocratie.

    Pourtant la voie a été ouverte et la disparition du socialisme bureaucratique et autoritaire aurait du permettre de créer les conditions d’une mise en perspective d’un socialisme démocratique. Pourquoi cela ne s’est-il pas réalisé ?

     

    Les décennies 80 et 90 resteront comme celles « de la déroute intellectuelle et morale de la gauche » ou chacun à des degrés divers, PC et PS, ont tenu leur partition. L’union de la gauche n’étant devenue qu’une caricature, un simple outil de préservation électoral des appareils. 

    L’absence d’autocritique réelle à gauche a produit pour une part la situation désespérante d’aujourd’hui, les dérives et la perte de confiance. Les mutations nombreuses de la société ont fait le reste.  

    Il y a une vingtaine d’années face au capitalisme néolibéral, néocolonial, populiste, on espérait construire le socialisme, mais aujourd’hui la thèse du passage « historiquement nécessaire » est rendue floue par l’échec du prétendu « socialisme réel » dans les pays de l’Est. Cet échec historique, ce séisme politique a peu à peu amené les interrogations sur le concept même de socialisme au point que y compris les forces de gauche n’utilisent plus ou peu ce concept. C’est ainsi que nous vivons dans un monde unipolaire, sans perspectives politiques réelles pour changer ce système.

    Qu’avons-nous à gauche comme système à opposer au capitalisme néolibéral si le socialisme n’est plus de mise ? 

    Cette question dépasse de loin le cadre de la seule France ou Europe. C’est une question essentielle pour les gauches dans le monde, car les problèmes actuels pour une bonne part se jouent à l’échelle planétaire.

    Sur tous les continents du monde, des révolutions et insurrections populaires se déroulent, mais ce n’est pas pour autant qu’une perspective émancipatrice s’affirme. A chaque fois elles butent sur des régimes autoritaires, sur la force du capitalisme et ses outils. (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce), sans oublier d’un point de vue militaire l’OTAN.  

    N’y a-t-il pas urgence à développer les coopérations internationales solidaires et à mondialiser une vision sociale commune pour s’opposer au système en place et tenter d’ouvrir de nouvelles perspectives ?  

     

    Les limites de la démocratie représentative

     

    Il n’est pas inutile de rappeler l’importance absolue du suffrage universel, « le bloc de l’Est est mort d’avoir méprisé la démocratie représentative, d’avoir prétendu faire le bonheur des peuples sans eux et malgré eux ». Mais nous connaissons aussi les limites de la démocratie représentative : la délégation de pouvoir. 

    D’où l’importance aujourd’hui d’ouvrir des pistes nouvelles, ou reprendre des idées déjà développées par le passé, comme « la stratégie autogestionnaire[ii], conçue comme une nouvelle citoyenneté, ou les individus et les collectifs de travail ou d’intérêt pourraient jouer un rôle direct dans les processus de la gestion sociale et économique. »

    Nous ne partons pas de rien, en son temps des intellectuels de gauche, à l’image de Félix Damette, et d’autres, ont largement traité le sujet et ouvert les pistes de réflexions. 

     

    Sortir de la confusion politique

     

    Il suffit de regarder pour ces élections municipales, l’extrême confusion politique, la multitude de listes dans des grandes villes, se présentant apolitiques, ou encore le nombre de  regroupements hétéroclites, (droite, gauche, centre, nationalistes), dont l’absence de clarté, de lisibilité reste la principale indication. 

    Tout cela fonctionne d’une volonté de déstabilisation des valeurs et clivages qui pourtant existent, comme la lutte de classe, entre la droite et la gauche. 

    Il est temps à gauche de se ressaisir, de clarifier les enjeux, être porteur d’un projet autour duquel peuvent s’identifier les citoyens qui rêvent d’une autre vie.  

    Il est temps de laisser la « fausse gauche » celle du « renoncement social » et de la confusion, faire la route qu’elle souhaite. La confusion politique, est une impasse démocratique et pire encore, elle est en train d’installer durablement dans le pays les idées d’exclusion, d’ouvrir la porte aux extrêmes droites nationalistes et racistes. 

    Macron a été élu par défaut, en rejet de Le Pen, mais pour combien de temps encore ?

    L’urgence aujourd’hui est à l’action, à l’image des manifestations pour sauver notre régime des retraites, mais il est aussi à la clarté politique.  

     

    Il est grand temps de se préoccuper du futur, d’ouvrir grand la porte à l’autocritique à gauche, de travailler à regrouper, à rassembler juste et clairà refonder une espérance avec une gauche sociale et écologiste. Une gauche ou l’intérêt général deviendra la règle, une gauche forte de ses convictions et en opposition au capitalisme néolibéral. Une gauche dont la solidarité internationale sera le socle de son engagement contre les guerres et autres misères.  

    Si nous travaillons à modifier les rapports de forces politiques, alors l’espoir sera demain au rendez-vous.  

    Il y a urgence à clarifier les débats politiques, car le temps nous est compté. 

    Il y a urgence pour le présent et le futur. 

     

    Jacques Casamarta

     



    [i] Avec le peuple Roumain, motion votée par le bureau de la fédération de la Corse du sud du Parti communiste  le 26 décembre 1989.

    [ii] Une force politique nouvelle, pour faire du neuf à gauche. Plaquette éditée en mars 1992 par ADS (Alternative Démocratie Socialisme.

    Google Bookmarks

    2 commentaires
  •        
     Contre le  blocus illégal de la                       Bande de Gaza

    Le « Al Awda », l’un des quatre bateaux de la flottille pour Gaza, en provenance de la Norvège, a fait escale au quai d’honneur à Ajaccio. Il a été accueilli par les militants de Corsica-Palestina, d’Inseme A Manca, du PCF, de Per a Pace et par de nombreux sympathisants venus soutenir l’initiative.
    David Heap, le coordinateur des médias pour la « Flottille de la liberté » explique, entre autres, l’objectif attendu de cette action. «Nous voulons dénoncer le blocus de Gaza et sensibiliser la société civile, dans chaque port, sur les droits fondamentaux des palestiniens ». Notons que le blocus dure depuis 12 ans…
    « Le nom - Al Awda - (le retour ) fait référence à l’anniversaire des 70 ans de la « NAKBA », le nettoyage ethnique de la Palestine. Gaza a des problèmes humanitaires liés à la surpopulation. C’est l’un des territoires les plus denses au monde car  les 2/3 de la population sont des réfugiés d’autres « parties » de la PalestineCes réfugiés revendiquent le droit au retour. Depuis le 30 mars, chaque vendredi, des manifestations populaires «  La Grande marche du retour » sont organisées ; celles-ci sont réprimées dans le sang par l’armée d’occupation». Depuis le 30 mars, le bilan total s’élève à plus de 120 morts et 3 700 blessés par balles. Aucun soldat israélien n’a été blessé au cours des manifestations de la marche, pas plus que le moindre civil.
    « Quatorze personnes de nationalités différentes sont du voyage (Algérienne, Canadienne, Espagnole, Etats-Unienne, Italienne, Malaisienne, Norvégienne, Palestinienne, Suédoise). A chaque escale un changement de participants s’opère tout en gardant le même équipage. Un voilier de 12 personnes fait escale actuellement à Cagliari en Sardaigne avant de partir pour Naples. Deux autres voiliers font escale à Marseille. Le regroupement est prévu le 16 juillet à Palerme en Sicile pour ensuite se diriger vers Gaza le 19 juillet ».
    « A souligner la présence sur les bateaux de deux palestiniens, car on revendique leur droit de liberté de mouvement »
    Ce n’est pas la première action à laquelle participent David Heap et d’autres personnes. En 2011, il naviguait sur « le bateau canadien pour Gaza ». Il raconte : « nous avons été bloqué en Grèce en juin/juillet, mais nous avons pu sortir de la Turquie en novembre. Après deux jours de navigation en direction de la Palestine et en compagnie d’un bateau Irlandais, nous avons été arraisonnés, enlevés alors que nous étions dans les eaux internationales. Nous avons été emprisonnés, subi des interrogatoires par la police israélienne, pour ensuite être déportés vers nos pays respectifs. Quant à nos navires, ils nous les ont volés. Aujourd’hui, les participants sont préparés à subir la même chose ».
    A Gaza, les palestiniens attendent la flottille. Ils savent que la plupart des gouvernements n’agissent pas et, seule, la société civile peut faire changer les trajectoires.
    « Face à la violence des forces d’occupations, nous opposons une résistance non violente qui interpelle la conscience de l’humanité. Là où les leaders ne mènent pas, ceux sont les peuples qui doivent mener ».
     

    Google Bookmarks

    1 commentaire
  •  

    SNCF : derrière le statut, des enjeux économiques, sociaux et environnementaux

     

    Le 15 février 2018, Jean-Cyril Spinetta  a remis un rapport au Premier ministre intitulé « l’avenir du transport ferroviaire ». Ce rapport préconise de « recentrer le transport ferroviaire dans son domaine de compétence », de « créer les conditions d’un retour à l’équilibre économique » et de «  préparer l’ouverture à la concurrence ». Cette ouverture s’inscrit dans la grande vague de libéralisation des industries de réseaux, comme l’électricité, le gaz, les télécommunications, le transport aérien ou encore La Poste. Ces industries s’appuient sur des infrastructures dont le coût est élevé, si bien que leurs opérateurs en situation monopolistique de fait étaient traditionnellement publics.

    Lire la suite.

    http://atterres.org/article/sncf-derri%C3%A8re-le-statut-des-enjeux-%C3%A9conomiques-sociaux-et-environnementaux

    Google Bookmarks

    3 commentaires
  •  

    Vous avez dit économie

     

    Il y a urgence à refonder la gauche

    Le monde va mal et c’est « l'économie » nous dit-on qui serait la cause de toutes nos difficultés. Mais ne serait-il pas plus juste, de dire que c'est l'argent, la spéculation qui régente de plus en plus et pas forcément en bien, notre vie à tous...

    La culture, la santé, l'éducation, la recherche, l'énergie, les transports... sont assujettis aux profits et pour ce qui nous concerne à une législation européenne ultra libérale, capitaliste, le mot serait plus juste.

    Un jour, les dérèglementations touchent la santé, un autre l’énergie, un autre encore l’éducation  et ainsi de suite, mais au final, partout l’austérité, partout la diminution des droits, partout les reculs et surtout partout le mal vivre. Les salariés se sentent compressés au travail, le stress gagne et ceux qui n’ont pas la chance de travailler peuvent rapidement se trouver en marge de la société, exclus, le mot n’est pas trop fort.

    Ce n’est donc pas « l’économie » qui pose problème, mais plutôt les choix économiques qui induisent et impulsent les reculs de civilisation, les dérèglementations, et autres privatisations. Ce qui se trame et se passe actuellement avec les cheminots (SNCF), est le résultat de tout cela.

    Tous ces reculs ne sont pas tombés du ciel « européen » comme par miracle. Ils sont le résultat de choix politiques capitalistes opérés par les différents pouvoirs des États membres, dont la France de Sarkozy, celle de Hollande, et aujourd'hui celle de Macron.

    Ils se disent de droite, du centre ou de gauche, mais au résultat, ils imposent y compris par la force s'il le faut et toujours, les mêmes politiques régressives et répressives pour le plus grand nombre... Quelle différence politique aujourd’hui entre un Sarkozy, un Hollande ou encore un Macron ?

    En réalité, mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, ils sont au service des nantis et suivent à la lettre les injonctions du G20 et de ses satellites, la banque mondiale, le Fond Monétaire International, l’Organisation Mondiale du Commerce, sans oublier l’OTAN au niveau militaire… Ce sont ces organismes, enfants du libéralisme le plus réactionnaire et débridé qui donnent le tempo et l’agenda politique. Ils sont les instruments au service d’une politique et celle-ci n’est pas sociale, elle est inégalitaire. Elle est capitaliste.  Pour s’en convaincre il suffit de regarder la redistribution des dividendes aux actionnaires, dont une étude récente révèle que ceux-ci ont augmentés de manière scandaleuse. Il n’y a pas de crise pour les plus riches et l’économie est à leur service. 

     

    Comment changer les choses, quand toutes les protestations, même les plus déterminées et massives  ne trouvent aucun débouché politique. C’est ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui et la loi récente sur le « code du travail » n’est pas le seul exemple.

    Le pouvoir, les pouvoirs sont sourds, face à des revendications légitimes et à terme, cette situation peut nous amener au désastre, car ce que nous vivons en France est aussi ce qui se passe ailleurs et en pire en certains endroits de la planète. L'inégalité sociale explose, elle peut mettre gravement en danger l'avenir de l'humanité. Les populismes sont aux aguets.

    A cette situation pas très reluisante d’un point de vue social, il faut y rajouter d’autres dangers tout aussi importants :

    le réchauffement climatique généré par l'activité humaine, qui peut à terme s'avérer irréversible pour la planète et pour les humains. 

    Le terrorisme, la multiplication des conflits et des guerres, le surarmement, qui sont des facteurs pouvant conduire à une catastrophe. Ce qui ce passe actuellement en Palestine et plus généralement au Moyen et Proche Orient est lourd de dangers potentiels.

    Sur toutes ces questions, le mouvement social peine aujourd’hui à se faire entendre et les rapports de forces politiques ne permettent pas d’inverser le cours des choses.

    Serons-nous libres demain de nous faire une opinion, de savoir, de choisir en connaissance de cause et en toute liberté. Le droit de savoir existera-t-il encore, quand on voit comment le pouvoir médiatique exerce sa pression sur les citoyens.

    L’absence de pluralisme est aujourd’hui une réalité, les grands moyens d’informations sont entre les mains des plus riches, de grands groupes financiers et la ligne éditoriale est à leur service. 

    La solidarité et la justice auront du mal à trouver leur chemin si l'argent continue à régenter nos vies... Si une minorité continue à imposer les efforts et reculs pour le plus grand nombre. Si le monde continue à être insécurité, confrontations, conflits et guerres. 
    On nous parle de liberté, de libre échange, mais on devrait plutôt parler d'enfermement...
    On nous enferme.

    Il y a urgence à ouvrir un vaste chantier civique et citoyen pour la justice et le Paix et face aux populismes de toutes sortes, il y a urgence à refonder une gauche qui soit véritablement une gauche de transformation sociale, citoyenne et écologiste.

    Jacques Casamarta mai 2018

    Google Bookmarks

    3 commentaires
  • Dénonçons les crimes de guerre en Palestine

     

    Le mouvement « Inseme à Manca, Ensemble à Gauche » dénonce avec la plus grande fermeté, l’inhumanité,  la barbarie du gouvernement d’Israël une nouvelle fois à l’œuvre  ce lundi 14 mai, à l’encontre de populations Palestiniennes dans la bande de Gaza. Le bilan du carnage s’élève à 60 morts et plus de 2700 blessés.

    C’est l’impunité, dont le gouvernement d’Israël sait savoir bénéficier de la part de la communauté internationale, qui conduit à cette situation désespérante, dramatique pour le peuple palestinien.  Inseme à Manca  dénonce avec la plus grande vigueur, l’impuissance de la communauté internationale face à ces crimes de guerre et par la même, cette forme de complicité des grandes puissances et donc de l’Union Européenne et de la France.

    Le mouvement « Inseme à Manca, Ensemble à gauche », demande au gouvernement de la France de reconnaître  la République de  Palestine et de créer les conditions pour que cesse au plus vite cette barbarie à Gaza. 

    Inseme à Manca sera présent jeudi 17 mai au rassemblement de protestation à partir de 17 heures devant la préfecture de région à Ajaccio

    Ajaccio le 15 mai 2018   

    Google Bookmarks

    5 commentaires
  • LE BURKINA FASO N’A PAS DIT SON DERNIER MOT

     

    Par Pascale Larenaudie

     

    Les 10 et 11 avril 2018, l’association Per a Pace organisait 2 moments forts mettant en exergue un pays, le Burkina Faso, et un homme, Thomas Sankara, son président de 1983 à 1987.

    À l’affiche et en l’espace culturel Locu Teatrale à Ajaccio, un film « Colères au Faso » réalisé par un cyber activiste, comme il se nomme, Souleymane Ouedraogo (Basic Soul), qui invite à vivre les quelques jours de l’insurrection, à Ouagadougou, qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir en octobre 2014.

    Une projection suivie d’un débat animé par Bruno Jaffré. Biographe de Thomas Sankara, depuis trois décennies, il a contribué à faire connaître l’homme qu’il a rencontré et qui l’a fortement impressionné jusqu’à ne plus le quitter. Des discours, des conférences partagés sur le site thomassankara.net et dans de nombreux livres dont le dernier « Thomas Sankara La liberté contre le destin » a été présenté à la Librairie la Marge. Un engagement aussi pour Bruno Jaffré, dans la campagne internationale « Justice pour Thomas Sankara, justice pour l’Afrique » pour connaître la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara en accédant aux archives nationales de la France pour connaitre son implication dans cet épisode tragique.

    Insurrection populaire et désobéissance civile

     « La Révolution populaire et démocratique a besoin d’un peuple de convaincus, et non pas d’un peuple de vaincus, de soumis qui subissent leur destin » Thomas Sankara

    En octobre 2014, au Burkina Faso, s’organisait la désobéissance civile. Le peuple en colère réagissait à la volonté exprimée du Président en place, Blaise Compaoré, de modifier l’article 37 de la constitution lui permettant ainsi de contourner la limitation des mandats présidentiels.

    Le peuple en ce mois d’octobre 2014 allait mettre un terme à plus de vingt-sept ans d’un pouvoir entaché de l’assassinat du Président Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, qui avait fait de la Haute Volta, le pays des hommes intègres. Thomas Sankara, assassiné avec 12 de ses compagnons parce qu’il avait« Osé inventer l’avenir » auquel les burkinabés avaient le droit de croire.

    …Chef d’état jeune, dynamique et innovent, il a mis ses idées avant-gardistes au service de ses concitoyens et a organisé la révolution économique, culturelle pour sortir son pays de la misère. Il parvient à l’autosuffisance alimentaire, il engage la révolution culturelle en remettant en cause une société où les hommes ont toujours dominé les femmes. Il milite pour l’émancipation de la femme et fait du 8 mars une journée importante ou l’homme remplace la femme dans ses activités quotidiennes. Il lutte contre l’excision et le mariage forcé.

    Loger, soigner et nourrir le peuple sont ses priorités. Un vaste programme de vaccinations est engagé, polio, rougeole, méningite. Des travaux sont entrepris, construction de logements sociaux, réhabilitation de quartier construction de route et de chemins de fer, les burkinabé participent à ses travaux.

    Il relance la production locale de coton avec la fabrication de vêtements tissés au Burkina avec les ressources du Burkina. Son crédo, produire et consommer en Afrique.

    Thomas Sankara s’élève fortement contre la dette qui assaille les pays africains avec des taux d’intérêt croissant. Il évoque cette situation lors du fonds uni d’Addis Abeba…

    Pour toutes ces raisons, Thomas Sankara est assassiné le 15 octobre 1987. Il reste aujourd’hui un des leaders les plus charismatiques  du continent africain.

    La patrie ou la mort, nous vaincrons 

    C’est sur ces mots forts qu’entre le 21 octobre et le 31 octobre, les cibals emmenés par le mouvement « le balai citoyen » et deux artistes musiciens, animateurs du monde culturel, Samsk’lejah et Smockey, décident de balayer et d’assainir le pays.

    Le film « Colères au Faso »* relate de ces quelques jours à Ouagadougou où femmes et hommes se sont unis et rassemblés pour crier leur indignation et mettre un terme à vingt-sept ans de règne. Trop c’est trop crient-ils en arpentant nombreux, qui à pied, qui à mobylette, les rues de la capitale.

    Souleymane Ouedraogo a dans son film habilement laissé place à l’expression populaire. Jour après jour, l’on sent monter la révolte citoyenne. Les femmes ont leur marche et s’activent au fil de leur pas à balayer l’indésirable. Pas de violence prégnante dans ces images parmi les manifestants, les rassemblements et les marches organisés sont maitrisés par les militants du « balai citoyen ». Mais une volonté farouche anime les burkinabés. L’enjeu est grand et tout peut basculer.

    « Nul ne peut rien contre un peuple mobilisé ». Après plusieurs jours de mobilisation, une première victoire pour le peuple, le dictateur Blaise Compaoré est chassé. Le documentaire de Basic Soul s’arrête aux portes de l’après Compaoré avec son lot de questions et d’incertitude. La transition et la reconstruction seront difficiles pour ce pays, par essence de nature pacifique. Les jeunes burkinabé séduits par les discours de Thomas Sankara ont été en première ligne dans l’insurrection populaire. Un grand défi les attend d’autant plus que le pays se trouve aujourd’hui en proie à des attaques terroristes.

    Bruno Jaffré, dans l’échange qui suivra la projection reviendra sur les années Sankara, l’espoir et les peurs d’un peuple entrainé dans le tourbillon d’une révolution économique et culturelle sans précédent pour le pays. Dans de nombreux livres, Bruno Jaffré s’est efforcé de retranscrire la parole du président du Burkina Faso en publiant, au prix d’un travail colossal, l’histoire et les discours du Che africain. Ces 30 années de travail de recherches et d’analyses font de lui l’incontournable historien de la révolution au Burkina Faso et du visionnaire qu’a été Thomas Sankara.

    Pour Bruno Jaffré, « Sankara continue d’inspirer beaucoup de monde au-delà du Burkina Faso » et en effet, qui peut rester indifférent aux paroles humanistes d’un homme courageux qui a payé de sa vie sa volonté de voir son peuple vivre dignement. Sa parole ne s’est pas arrêtée aux frontières mal taillées de son pays, elle s’est adressée à toute l’Afrique pillée et exploitée. Pourfendant le néocolonialisme, l’impérialisme, il a interpellé sans ménagement des puissances responsables telle la France, les obligeant à des réponses gênées jusqu’à son assassinat censé faire taire cet homme dérangeant, ayant pour défaut d’être Humain.

    Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique

    Aujourd’hui, Bruno Jaffré avec d’autres, dont l’association Per a Pace, anime le réseau international « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique ». La pétition pour la recherche de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara, initiée en 2009, a recueilli plusieurs milliers de signatures et continuent de tourner tout en informant de l’évolution du dossier.

    Le site thomassankara.net s’attache également à informer sur l’actualité du Burkina Faso et dédie son site au capitaine Thomas Sankara qui a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes les oppressions.

    Solidaire avec les femmes et les hommes du Burkina Faso

    L’association Per a Pace, depuis plusieurs années, a développé des liens de solidarité et d’échanges avec le Burkina Faso. Elle a pu ainsi en relation avec des associations locales burkinabé participer à la construction de six forages (Warzamé, Borri, Ya, Pobié, Bori, Guia), d’une adduction d’eau dans une école élémentaire (Sindou), à la création d’un espace d’études aménagé, à l’installation de panneaux solaires dans un hébergement accueillant des enfants défavorisés (Sindou), à la construction d’un moulin à grains automatisé. Des moustiquaires, permettant de lutter contre le paludisme, ont été remises en différents endroits ainsi que du matériel scolaire. Des parrainages ont été mis en place permettant à des enfants de poursuivre dans des conditions correctes leur scolarité et d’être suivi au niveau sanitaire.

    Avec, en France et en Corse, l’aide d’organismes, d’associations et de particuliers, nous soutenons dans son développement et dans son engagement à plus de démocratie le Burkina Faso, pays des hommes intègres. Per a Pace reste mobilisée auprès du réseau « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique » avec lequel elle a participé activement à une nouvelle demande d’ouverture d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara au Burkina Faso adressée au Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartelone, en juillet 2015, ainsi que dans l’envoi en janvier 2017 d’une lettre aux députés et aux sénateurs soutenant la demande du juge d'instruction burkinabè François Yaméogo, chargé de l'enquête sur l'assassinat de Thomas Sankara, dans la mise en place d’une commission rogatoire et la levée du secret défense.

    Le Burkina Faso est un pays avec des femmes et des hommes qui une fois rencontrés ne peuvent s’oublier et s’attachent au cœur. Des liens se sont tissés et continuent d’exister malgré les difficultés de part et d’autre à faire vivre la solidarité qui aujourd’hui peut devenir un délit.

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Louis Aminot s’en est allé

     

     

    Un grand militant nous a quittésNotre ami Louis Aminot s’en est allé à l’âge de 76 ans. Il est décédé dans la nuit du 15 au 16 avril à Brest.  

    On le savait malade, mais on ne s’attendait pas à un départ aussi rapide. 

    Louis était un militant ouvrier qui s’était formé à l’arsenal de Brest. De cette histoire, Il portait en lui les combats pour la Paix et le désarmement nucléaire.

    Louis, ne laissait personne indifférent. Son engagement et attachement aux causes qu’il considérait comme juste, il savait les porter, toujours avec la bonne humeur et l’humour qui le caractérisaient. 

    J’ai connu Louis au début des années 80 et partagé ses combats politiques et son enthousiasme pour un monde meilleur. Militant communiste, élus en Bretagne dans sa ville de Brest, Louis était aussi engagé dans la rénovation et la refondation du communisme. C’est en 1986 après le 25eme congrès, qu’il a quitté le Parti communiste, mais il continuait à se considérer comme un communiste de l’extérieur. 

    En novembre 1993, au moment de l’éclatement de la Yougoslavie, nous participions ensemble à la conférence internationale pour la Paix organisée par l’assemblée européenne des citoyens sur le lac d’Ohrid en Macédoine. C’est de cette époque militante que date notre amitié. Il habitait en Bretagne et moi en Corse, mais nous n’avons jamais perdu le contact.

    Toujours membre des communistes unitaires et militant dans le Mouvement Ensemble, il a été de tous les combats ces 30 dernières années pour reconstruire une Gauche de transformation sociale. 

    Louis était un homme attachant, sensible, fidèle avec ses amis, un homme de convictions et d’engagements.

    Ajaccio le 17 avril 2018 

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    " Le plus grand vignoble de Corse (469 ha), dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire, va être vendu aux enchères sur la seule base d'une garantie bancaire. Outre les vignes, la vente inclut une importante parcelle de 120 ha de maquis située en bord de mer. Une parcelle qui, même si elle est pour l’instant en zone agricole, attire la convoitise des spéculateurs immobiliers.

    L'ODARC, la Chambre d'Agriculture & la SAFER, œuvrent en commun pour parvenir à acheter les 469 ha du domaine de Casabianca. Un programme d'installation de jeunes agriculteurs a été élaboré. La mairie de Linguizetta de son côté s'engage à maintenir le domaine en zone agricole dans le PLU. C'est d'ores et déjà une mobilisation exemplaire portant une vision plus solidaire de l'avenir et la préservation des espaces de production agricole. 

    Ce large rassemblement fédère aussi la population, des associations de sauvegarde de la nature, différents partis politiques. « Inseme à Manca/Ensemble à gauche », est partie prenante de cette juste revendication et prendra toute sa place dans les actions à venir.

    Il est nécessaire de s’unir pour "freiner tout appétit" à visée spéculative dans la transparence d'une action publique déterminée".

     

     Ajaccio/Bastia le 12/04/2018

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Sncf :

    derrière  le statut, des enjeux économiques, sociaux et environnementaux

    Une analyse des Economistes atterrés.

    http://atterres.org/article/sncf-derri%C3%A8re-le-statut-des-enjeux-%C3%A9conomiques-sociaux-et-environnementaux

     

    Google Bookmarks

    5 commentaires
  • Manca alternativa et Corse insoumise:

    Une réunion pour refonder la gauche insulaire

    Lu dans Corse net infos du 7 mars 2018

    Une trentaine de militants de la Manca Alternativa et de la Corse Insoumise se sont retrouvés samedi dernier dans les locaux de la CCAS à Porticcio afin de tirer les enseignements de l’échec des élections territoriales et de poser les jalons d’une refondation de la gauche.

    https://www.corsenetinfos.corsica/Manca-Alternativa-et-Corse-Insoumise-Une-reunion-pour-refonder-la-gauche-insulaire_a32042.html

     

    Google Bookmarks

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique