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    Faï de ben a Bertrand, te lo rendrà en caguant

                                                                                                                                                                                                                                      

       Cette célèbre phrase en provençal et très poétique – Fait du bien à Bertrand, il te le rend en caguant, in francese -  s'appliquerait à merveille à tous les militants et amis de Manca alternativa et de la Corse insoumise en guise de remerciement pour s’être engagés sans compter pendant les campagnes présidentielle et législatives, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier particulièrement reconnaissant, s’est en effet déchaîné – c’est un euphémisme – contre la seule liste de gauche qui se présente dans le cadre des prochaines élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017. Cela a débuté le 3 septembre dernier. U patro de la France insoumise s’est fendu d’un tweet dans lequel il condamnait un éventuel accord entre la Corse insoumise, le Parti communiste, Manca alternativa et des militants syndicaux, associatifs et culturels. « C’est de la tambouille politique », déclarait-il. Quelle mouche avait alors piqué Jean-Luc Mélenchon, d’autant plus qu’il nous avait habitué à des postures nettement plus brillantes et positives ? Il est vrai qu’il rentrait d’un séjour à la Réunion. En tout cas, la rudesse des propos ont profondément choqué les militants corses dans leur grande majorité. Propos jugés inqualifiables et blessants. Mais Jean-Luc Mélenchon n’en est pas resté là. Le voici qu’il récidive, avec la même violence et le même mépris pour des gens qui ont combattu et combattent sans rien lâcher, toutes les politiques d’austérité et de régression sociale menées depuis des décennies dans notre pays, par les gouvernements successifs. Et ce dans son blog, le 7 novembre. (Voir l’intégralité du texte consacré à la Corse, en annexe). Des gens qui dans notre île combattent également la casta, la pulitichella et proposent une véritable alternative de gauche pour sortir notre île de son sous-développement. Citons quelques gracieusetés qui sont distribuées allègrement. La constitution d’une liste de rassemblement pour les territoriales serait «  une pauvre tambouille qui tourne le dos à toutes les grandes questions qui se posent à la Corse » ! L’allégation est osée. Jean-Luc Mélenchon connaît-il réellement ces grandes questions, connaît-il le programme de la liste l'Avenir, la Corse en commun? Pour les organisations incriminées qui ont choisi l’unité, dans la diversité, la clarté et le rejet de toute compromission avec qui que ce soit, ces grandes questions, ce sont la question sociale, la lutte contre la pauvreté, le logement social, la relance de l’agriculture, la création d’emplois utiles, la santé, l’emploi des jeunes, la lutte contre la spéculation foncière et immobilière, la lutte contre l’affairisme et le clientélisme qui ont pourri la Corse. Arrêtons là la liste. Mais que raconte donc Jean-Luc Mélenchon ? Pourquoi un tel comportement à la veille d’une échéance fondamentale pour l’avenir de notre île ? Que recherche-t-il ? Liquider ce qui reste encore en Corse de la vraie gauche ?

    Autre gracieuseté. « Je déplore que la liste Pcf et des anciens communistes en Corse joue une misérable usurpation de notre sigle. Car oui, une fois de plus, cette méthode de l’usurpation d’identité est utilisée » ! C’est de la divagation, voire de la calomnie pure et simple. La liste de rassemblement s’intitule l’Avenir, la Corse en commun. L’Avvene, a Corsica in cumunu. En aucun cas, il est fait référence à La France insoumise. En aucun cas, il est utilisé le fameux phi.

    Pour couronner le tout, Jean-Luc Mélechon se propose de rencontrer les trois députés nationalistes siégeant à l’Assemblée nationale. C’est son droit. Mais dans le contexte actuel, cette rencontre est particulièrement inopportune. Elle apparaît comme un soutien implicite à des gens – dans leur majorité – qui se déclarent pour l’Europe libérale et qui s’accommodent fort bien du système actuel sous couvert de revendications identitaires. D'aucuns parlent même d'un coup de poignard dans le dos des partisans de la liste de gauche. Rappelons à Jean-Luc Mélenchon que les trois députés nationalistes se sont abstenus lors du vote sur les ordonnances du travail, à l’Assemblée nationale. Les salariés corses apprécieront.

    Dernier point, dans ses amabilités, Jean-Luc Mélenchon a étrangement oublié de s'en prendre aux représentants de la droite traditionnelle et aux prosélytes de la pensée macronienne qui ont une lourde responsabilité dans la situation sociale et économique de la grande majorité des Corses. Comme c'est bizarre.

    A force de dénigrer ceux qui ne pensent pas tout à fait comme lui, u patro risque d’éloigner de la France insoumise des dizaines de milliers de militants prêts à se battre pour une véritable alternative de gauche dans notre pays, pour une rupture avec le système capitaliste. Comme il risque de mettre à mal la construction d’un grand mouvement pour la transformation sociale, économique, politique et écologique dont le pays à grandement besoin. Attenzione, La roche tarpéienne n’est pas loin du Capitole.

    Les partisans de la liste l'Avvene, a Corsica in cumunu, étant des insoumis et non des dévots, vont continuer la lutte pour une Corse plus démocratique, plus solidaire et plus fraternelle, malgré les multiples adversités et autres attaques calomnieuses.

     

    Maria Maddalena Lanteri

     

    Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon, du 7 novembre 2017

    "C’est pourquoi je déplore que la liste du PCF et des anciens communistes en Corse joue une misérable usurpation de notre sigle. Car oui, une fois de plus, cette méthode de l’usurpation d’identité est utilisée. Il s’agit de cette façon de nous « obliger à soutenir la liste » comme le confient les manipulateurs aux représentants du journal du PCF, L’Humanité. Cette pauvre tambouille tourne le dos à toutes les grandes questions qui se posent en Corse à partir du vote des législatives. J’admets que le PCF et ses alliés fassent leur liste. C’est bien leur droit le plus strict. Mais pourquoi vouloir faire croire que « La  France insoumise » en est partie prenante comme l’a déclaré le porte-parole du PCF au nom de la direction de ce parti, aggravant par une nouvelle provocation le divorce déjà consommé entre nous ? C’est une fois de plus une détestable méthode. Je crois que les électeurs en Corse sanctionneront cette façon de tenter de les duper. Pour ma part, refusant cet enfermement lamentable, je rencontrerai bientôt les députés autonomistes Corse pour échanger avec eux et comprendre leur démarche. Le sérieux de la situation Corse mérite de ne ménager aucun effort de pour comprendre et avancer dans le but de continuer la vie commune. Car ce doit être là la seule obsession."

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     L'Avvene, a Corsica in cumunu porte l’exigence du renouveau démocratique

    Notre ami Roger Martelli historien de renom, co-directeur de la revue REGARDS et originaire de Ghisoni,  nous a adressé ce matin un courriel, avant que nous ayons pris connaissance des propos injurieux de JLM à notre encontre. Ce courriel apporte un soutien à la démarche que nous avons entrepris en Corse, un rassemblement citoyen pour construire une alternative, celle portée par une gauche sociale avec la liste l'Avenir, la Corse en commun.

    Jacques Casamarta

    Tête de liste L'Avenir, la Corse en commun

     

    La Corse est à un tournant de son histoire. Elle peut rompre le cycle du déclin et du mépris. Elle peut contribuer à ouvrir une page neuve de l’histoire républicaine, réconciliant enfin le respect du spécifique et le désir passionné du commun. La droite arrogante d’hier est en crise, la gauche de renoncement est défaite. Le terrain politique en Corse ne peut être laissé à un séparatisme mâtiné d’affairisme. Voilà trop longtemps que la voix de la souveraineté populaire, de la démocratie citoyenne et de l’esprit de partage est minorée en Corse. Voilà trop longtemps que la gauche telle qu’elle doit être est cantonnée aux marges. La liste L'Avvene, A Corsica in cumunu porte aujourd’hui l’exigence du renouveau démocratique. Je la soutiens sans réserve. Pour qui aime la Corse elle est un espoir, l’écho vivace d’un rêve inassouvi et pourtant accessible.

    Roger Martelli

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    Pourquoi ce qui est bon pour Etampes ne le serait-il  pas pour la Corse ?

     

    Le 12 novembre une élection municipale partielle aura lieu à Etampes, ville de 25.000 habitants située dans le département de l’Essonne. Il s’agira d’élire 35 conseillers municipaux, à la suite de la démission d’élus locaux et du maire sortant, réélu député en juin dernier (non cumul des mandats). Jusque-là rien de bien original et d’exceptionnel. Deux listes seront en présence. Une liste de droite classique et une liste de gauche. Cette dernière sera conduite par Matthieu Hillaire du Parti de gauche et comprendra des candidats issus du Parti communiste. Ce cas de figure est pour le moins intéressant et savoureux. Pourquoi ? Apparemment et jusqu’à preuve du contraire, Matthieu Hillaire n’a pas encore été désavoué par la direction nationale de la France insoumise. Il n’a pas encore reçu de tweet particulièrement rude et désobligeant de Jean-Luc Mélenchon, comme cela s’est passé le 3 septembre, lors de négociation entre la Corse insoumise et le Parti communiste, dans le cadre de la préparation des élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017. Rappelons-nous. Jean-Luc Mélenchon, de retour de la Réunion, avait condamné sans détour et sans nuance toute entente entre les deux seules forces authentiquement de gauche en vue de la constitution d’une liste de rassemblement. Il considérait alors que cela relevait de la tambouille politique ! Là, on ne comprend plus. A Etampes l’alliance avec le Parti communiste est une bonne chose. En Corse, ce n’est pas bon ! Allez savoir pourquoi ?

    A ce niveau de réflexion, il est grand temps de dire basta à certaines querelles d’égo ou à toute  tentative d’hégémonie de qui que ce soit sur qui que ce soit. Le risque est grand dans notre pays de subir à notre tour le syndrome italien, c’est-à-dire la disparition pure et simple de la vraie gauche du paysage politique, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer, à l’instar de ce qui se passe chez nos cousins transalpins. L’heure est au rassemblement. Il nous faut une voix forte dans la prochaine Assemblée territoriale, pour combattre non seulement les dérives clientélistes ou identitaires, contraire à l’intérêt bien compris de la grande majorité de la population corse, mais également la politique d’austérité et de régression sociale menée par le pouvoir macronien.

    Oui, l’heure est plus que jamais à l’unité.

    Anghjulu Leonetti

     

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    A vous tous, Insoumis…

     

    A vous tous, syndicalistes du monde paysan, des services publics et de l’entreprise qui, au quotidien, défendez les travailleurs, très souvent au détriment de votre carrière.

    Sous les nuages des gaz lacrymogènes, les coups de matraques, les balles de flash-ball des CRS, malgré les licenciements et les années de prison qui, parfois, s’abattent sur vos épaules.

    Les media aux mains du CAC 40 vous salissent en vous traitant souvent de casseurs, quelquefois de terroristes…pour avoir déchiré une chemise.

    Je vous salue, camarades. Vous êtes des insoumis. Je partage tellement votre combat.

    A vous tous, citoyens et militants qui tendez la main aux exilés et immigrés du monde entier fuyant leurs pays dévastés par les bombes et le pillage des pays riches.

    Vous récoltez, vous aussi, des peines d’emprisonnement de la part de cette justice de classe au service des exilés fiscaux…et malgré tout, vous continuez…

    Je vous salue, camarades. Vous êtes des insoumis. Je partage tellement votre combat.

    A vous tous, insoumis depuis la nuit des temps, libres penseurs, les Spartacus, les Louise Michel, les Bobby Sands, les Herrou, les Jean Nicoli, les Rémi Fraisse, au peuple de la Commune de Paris, aux journalistes et poètes enlevés, torturés, disparus ; aux grévistes de la faim, aux femmes qui brisent avec courage – souvent seules – les chaînes de leur oppression.

    Je vous salue, camarades. Vous êtes des insoumis. Je partage tellement votre combat.

     A vous tous, le peuple corse à travers son Histoire. Aux maquisards résistants les armes à la main, jeunes en révolte, représentants de la Terre du Commun, militants qui se battent pour instaurer en Corse «  une société débarrassée de toute forme d’exploitation », ceux qui ont récolté des années de prison, qui ont vu leur vie brisée, qui se sont battus, à leur façon, contre l’accaparement des terres par les requins de la finance, contre la désertification de l’intérieur ; à tous les autres, aussi…

    Je vous salue, camarades. Vous êtes des insoumis. Je partage tellement votre combat.

    C’est grâce à vous tous, combattants de la liberté et de l’égalité, et à tant d’autres aussi, que je suis debout, que je marche, que j’écris sur les murs, avec mes mots, toute la révolte qui me porte.

    Sans vous, l’Humanité n’existerait pas.

    A vous, tous les chômeurs, les précaires, les sans dents, les fainéants, les analphabètes chers au président des riches, les SDF, les immigrés, les têtes dures, les jeunes des quartiers et des villages, les personnes âgées totalement ignorées par cette société où le fric est roi.

    Je vous salue avec respect. Vous êtes des nôtres. Je partage tellement vos espoirs, mais aussi  parfois, votre haine.

    Ce terrible silence assourdissant des femmes, des hommes et des enfants qui s’agrippent à leurs embarcations, la nuit, dans notre Mare Nostrum, m’empêchent souvent de trouver le sommeil.

    Cette misère humaine…

    Des milliers de milliards s’accumulent dans les paradis fiscaux et les banques d’affaires, accaparés par une poignée de possédants.

    Tout le monde est au courant.

    Qui sont les véritables terroristes ? J’ai décidément de plus en plus de mal à trouver le sommeil.

    Oui, camarades Insoumis, les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain.

    « Una manera di cantà la storia,

    Una manera di fà ch’ogni loca

    Per tè cumpanero, s’innalza una manu di fraternità »

     

    Pierre Mela

    Le 5 novembre 2017    

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  • Plaçons l'intérêt général humain au coeur de toutes nos actions et de nos réflexions

     

    L’élection des conseillers à l’Assemblée de Corse va revêtir cette année une dimension particulière. En effet, la nouvelle collectivité de Corse disposera des compétences et, en tout ou partie, des moyens humains et financiers aujourd’hui partagés entre la collectivité territoriale et les deux départements. Cela aboutira à une concentration des pouvoirs sans précédent sur l’île. Il s’agit d’en prendre clairement la mesure.

    Mais ce scrutin se déroule également dans un contexte politique nouveau que les élections présidentielle et législatives viennent d’illustrer : institutions de la 5e République à bout de souffle, partis politiques discrédités, remise en cause des élites politiques.

    Dès lors, comment pouvons-nous nous satisfaire de constater, ici en Corse, qu’un habitant sur cinq vit avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté ? Comment pouvons-nous supporter qu’un actif sur cinq y connaisse la pauvreté et la précarité ? Comment pouvons-nous accepter la désertification des territoires de l’intérieur de l’île et la mono-activité touristique, facteur de sous-développement et d’aliénation ? Comment pouvons-nous nous résigner à voir dégrader notre terre ? Démontrons, toutes et tous ensembles, que nous avons la capacité de nourrir, soigner et loger tout le monde, que nous avons la volonté de former les femmes et les hommes de Corse afin de produire et de diversifier les richesses permettant de satisfaire les besoins les plus élémentaires de chacun, que nous pouvons préserver notre patrimoine naturel et culturel afin de le léguer intact à nos enfants et à l’Humanité tout entière. Plaçons l’intérêt général humain au cœur de toutes nos actions et de nos réflexions.

    C’est pour tout cela que je m'engage à soutenir maintenant et pour toute la durée de la mandature la liste L’Avenir, la Corse en commun / L’avvene, a Corsica in cumunu.

    Philippe Ollandini

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    Le choix de la rupture

     

    La rupture avec le libéralisme est la raison d’être de notre rassemblement

    Nous avons constitué une liste de rassemblement composée d’insoumis, de communistes, de personnes du monde associatif, culturel, syndical. Cette liste est soutenue par la Corse Insoumise, par le PCF, par Manca-alternativa (gauche-alternative) et par le mouvement ENSEMBLE. La Corse est la région la plus pauvre de France. Je ne rentre pas dans le détail. Actuellement la région est dans les mains des Nationalistes, la droite et les macronistes sont à l’affût. A l’assemblée Nationale il y a trois élus nationalistes, tous se sont abstenus sur les ordonnances et un militant du Parti Démocrate-chrétien (Boutin) est attaché parlementaire d’un des trois députés... Voilà une brève esquisse du tableau. Que fallait-il faire pour les futures élections territoriales ? Ne pas y aller et donner une consigne de vote ? En d’autres termes, déserter et appeler à voter pour qui ? les nationalistes ? la droite ? Les macronistes ?

    La rupture avec le libéralisme est la raison d’être de notre rassemblement. Rassembler ceux qui s’engagent et luttent contre l’austérité et ses causes, pour une vie meilleure, rassembler avec ceux qui veulent faire de la solidarité un antidote au poison ultralibéral. C’est cette voie qu’ont choisi les insoumis, à une très large majorité.

    Je ne veux pas entrer dans une polémique. L’enjeu des territoriales en Corse est trop important. Au regard de l’actualité, le processus de balkanisation des territoires se poursuit. De ce fait, la FI aurait dû « débouler » en Corse pour nous soutenir. Mais à l’évidence, M. Mélenchon veut régler ses comptes avec le PCF en faisant « fi » (sans jeu de mots) de la réalité du terrain.

    Bien avant les élections présidentielles, nous avons fait preuve de loyauté, nous avons mené campagne avec nos moyens (comme ailleurs), nous avons fait tout notre possible,  nous espérions  la venue de JLM en Corse, car il dit avoir la Méditerranée au cœur et la Corse se trouve en Méditerranée, il n’est jamais venu !!! Pour quelle raison ?

    Pourquoi nous faire confiance pour les élections présidentielles et législatives, et non pas pour les territoriales ?

    Quant à la conférence de presse,  à l’évidence M. Bompard est soucieux d’un positionnement politicien et électoraliste. Le couperet est tombé, il l’était déjà avec le tweet de JLM.

    Pour ceux qui se sont engagés dans les différentes campagnes, si la blessure fût profonde, le combat pour le rassemblement anti-austérité continue car, ici comme ailleurs, il y a urgence.

    Robert Armata

     

     

     

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    D’aucuns veulent-ils l’échec de la liste d’union de la vraie gauche ? 

     

    Un article paru sur le site Corse net infos du 24 octobre 2017, nous oblige à réagir vivement et nous demandons par conséquent  un droit de réponse tant les propos tenus par certains dépassent l’entendement et travestissent la réalité.

    Voici la réponse de Manca alternativa.

     

    « Manca alternativa et la Corse insoumise font l’objet depuis quelques temps d’attaques et de dénigrements, pour ne pas dire plus, non pas tant de la part de nos adversaires politiques, mais plutôt de gens qui se réclament de la France insoumise ! Il faut dire que ce qui est écrit dans l’article bat tous les records de malveillance.

    Voyons de quoi il s’agit.

    Manuel Bompard, directeur de campagne de la France insoumise, lors d’une conférence de presse, à Paris, le 21 octobre, a consacré un peu de son temps à la situation politique en Corse, à la veille de l’élection territoriale des 3 et 10 décembre prochains. Sans précaution oratoire, il fait tomber le couperet. La France insoumise ne soutiendra pas la liste d’union: L’avenir,  Corse en commun, soutenue par la Corse insoumise, le Parti communiste, Manca alternativa et des militants syndicaux, associatifs et culturels ! Les arguments avancés ? La liste n’est  pas dans la ligne ! Notre stratégie n’est  pas pertinente ! La liste ne représente pas l’ensemble des insoumis de l’île ! Au nom de quoi Manuel Bompard peut-il être aussi péremptoire ? Que connaît-il de la réalité de la Corse, des rapports de force qui la traversent, de sa spécificité, de son histoire ? Quant aux « insoumis » qui refusent l’alliance avec le Parti communiste et des éléments du monde du travail et associatif que représentent-ils ? Tout au plus quelques personnes qui n’ont pas accepté le vote de la grande majorité des membres des différents groupes d’appuis de Corse.  Ajoutons que ce sont ceux-là même qui ont particulièrement brillé par leur absence lors des nombreuses réunions préparatoires et qui ont souvent joué les abonnés absents pendant les campagnes de la présidentielle et des législatives. Alors de grâce, pas de leçon de démocratie à recevoir de leur part. Rajoutons, pour faire bonne mesure, que ces « insoumis » de la dernière heure se livrent sur les réseaux sociaux à des attaques mesquines contre la Corse insoumise et Manca alternativa. A quoi jouent-ils ? Seraient-ils inconsciemment les supplétifs des droites macronienne, clanistes et autres nationalistes qui seraient sans doute ravies de ne pas avoir dans l’assemblée territoriale des représentants de la vraie gauche, exprimant haut et fort leurs revendications pour une Corse plus démocratique, plus juste et plus solidaire ? La question mérite d’être posée.

    Dans leur logorrhée, Manca alternativa serait presque le diable, le mauvais esprit, le faux nez opportuniste de la France insoumise, une usurpatrice, etc. Rappelons pour mémoire que Manca alternativa, en toute modestie – pour ces oublieux – a été la première organisation politique en Corse à appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, et ce à partir d’avril 2016. En outre, Manca alternativa a contribué à la création de quasiment tous les groupes d’appuis en Corse. N’ayons pas la mémoire courte.

    Revenons à la direction nationale de la France insoumise, pour laquelle nous conservons toutefois notre estime.

    Elle a été dès le départ informée des négociations entre la Corse insoumise et le Parti communiste. Donc, on ne peut pas dire que cette direction n’était pas au courant. Cela dit, pendant plusieurs semaines, cette dernière s’est tue. Mais la décision finale couvait. On savait qu’elle serait négative. Sans être des experts politiques éclairés, on pouvait deviner la réponse à partir du moment où Jean-Luc Mélenchon, de son retour de la Réunion, le 3 septembre, s’était fendu d’un tweet particulièrement dur à notre égard. C’était niet. Il condamnait l’accord. Entre parenthèse, à l’époque il n’y avait aucun accord. Et de conclure que c’était de la tambouille politique.                                                                            Ite missa est.  Pourquoi une telle attitude méprisante pour des militants qui se sont battus et ont mouillé leurs chemises sans compter pour soutenir sa candidature ? La raison ?

    Elle est simple. Jean-Luc Mélenchon, qui nous avait habitués à des positions beaucoup plus positives, a voulu régler ses comptes avec les dirigeants du Parti communistes qui ont été – il faut le dire – pas toujours courtois à son égard.

    Malgré ces vicissitudes, nous continuons le combat contre les clans, les dynasties politiques, le clientélisme qui aliènent  encore de nombreux Corses. Nous continuons le combat pour mettre un terme à la politique d’austérité et de régression sociale qui étouffe la Corse. Notre liste, L’avenir, la Corse en commun, est porteuse d’espoir. Elle permettra de faire entendre une voix nouvelle à l’assemblée territoriale. Une voix pour une Corse nouvelle, solidaire et fraternelle. »

    La coordination de Manca alternativa

    Ajaccio le 26 octobre 2017

     

     

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    Les Insoumis de Corse…

    insoumis face à la direction nationale de la France Insoumise

     

    Dans le cadre des élections concernant la Collectivité Territoriale de la Corse des 3 et 7 décembre 2017, l’ensemble des groupes d’appui de l’île étaient appelés à réfléchir sur la meilleure stratégie à envisager pour d’une part, affirmer sa présence sur le terrain, d’autre part faire en sorte de créer une dynamique de rassemblement populaire afin d’être représenté à l’Assemblée régionale pour défendre son programme antilibéral.

    Durant quatre mois de travail intense, dans toute la Corse, marqué par de nombreux contacts, réunions, assemblées générales, productions de documents riches et variés, les Insoumis de Corse ont décidé, à une écrasante majorité, de participer au processus électoral dans les conditions suivantes :

    1/ Rassembler sur une liste unique toutes les forces organisées ou pas, clairement identifiées comme antilibérales : partis, mouvements, élus, militants associatifs, syndicalistes, militants culturels, militants écologistes, membres de la société civile.

    Quatre organisations ont répondu favorablement à cette proposition : Corse Insoumise, Parti Communiste, Manca Alternativa et Ensemble.

    Jacques Casamarta, membre de la Corse Insoumise, conduira cette liste de rassemblement.

    2/ Les organisations participantes ont arrêté un programme politique marqué par une orientation anticapitaliste et anti-austérité, prenant en compte la réalité régionale.

    3/ La campagne électorale sera unitaire, afin d’ancrer sur le terrain une dynamique populaire porteuse d’espoir pour la Corse. Chaque organisation sera respectée dans sa spécificité. La Corse Insoumise restera fidèle au programme de l’Avenir en Commun (AEC).

    La Corse Insoumise déplore et regrette la position de la direction nationale de la FI et tient à réaffirmer le principe incontournable de la démarche qui unit tous les Insoumis : c’est à la base, en assemblée générale, que se prennent les décisions importantes.

    La Corse Insoumise ne se laissera pas déposséder par qui que ce soit, de sa liberté auto-organisationnelle.

    Ce principe, nous le savons, est partagé par la plupart des Insoumis de la France Insoumise.

    Nous appelons tous les progressistes qui se reconnaissent dans cette démarche, à nous rejoindre et à participer tous ensemble à la construction de cette révolution citoyenne d’un type nouveau, qui portera la Corse sur le chemin de la démocratie, de la solidarité et de la justice sociale.

    Pierre Mela

    26 octobre 2017

                                                                                                                       

     

     

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    "C'est vous les gens qui devez décider"

    Jean-Luc Mélenchon

     

    Lutter contre les inégalités sociales et pour le partage des richessesNous avons  choisi le rassemblement des forces de gauche anti-austérité car c'est une évidence pour nous.  Nous nous retrouvons de tous les combats dans la rue et dans les instances où nous sommes élus. Le dernier en date, contre Les ordonnances Macron et la casse du code du travail. Ne pas se rassembler serait une impasse politique. 

    Les choix se font en Corse avec les militants et comme le dit Jean-Luc Mélenchon : "c'est vous les gens qui devez décider". Nous, nous ne  trichons pas avec la démocratie. Ce sont plus de 80% des participants  aux assemblées qui ont approuvé la démarche de rassemblement.

    Personnellement, on me connaît pour mes engagements syndicaux au service des salariés et d'une Corse vivante socialement.  Je souhaite, et je sais que cette idée est partagée par beaucoup, que toutes les  forces de gauche se retrouvent dans la volonté que nous avons de proposer un autre choix en rupture avec le libéralisme à outrance et destructeur. 

    Nous voulons lutter contre les  inégalités sociales et sommes pour le partage des richesses. 

    Ça c'est le plus important. 

    Alexandre Gonzalez  

     

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