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    Territoriales 2017

    L’Avenir de la Corse

     

     

    La vraie se rassemble, s'organise, privilégiant les convergences

    Nous rendons-nous vraiment compte de ce que peut être la Collectivité unique avec les compétences, les pouvoirs réunis des deux conseils régionaux et de la CTC ?

    Pourquoi sur les directives européennes, l’application de la loi N.O.T.R.E., la création de 12 régions regroupant plusieurs départements pour un renforcement économique, la 13ème, la Corse, la plus pauvre des régions, reste isolée ?

    Pour asseoir le pouvoir de potentats locaux ? Quels qu'ils soient ? Sans contre-pouvoir ? Pour quelle société ? Solidaire ? Fi des 66000 précaires ? Pour les jeunes, un avenir de saisonniers ?

    Le tout tourisme, la spéculation foncière, une forte croissance (près de 14%…) au profit de quelques-uns.

    Des inégalités toujours plus fortes: La Corse est la région où l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse de croître.

    La casse des services publics, les politiques d’austérité, les restrictions budgétaires, les ordonnances contre le monde du travail, c’est aussi le délitement /la volonté d’affaiblir la société au profit des plus riches.

    En Corse, les législatives ont montré le rejet de l’ancien système, le rejet du clanisme, mais près de 60% (abstention, nuls, blancs) de la population n’a pas voté au second tour, montrant aussi l’insatisfaction face aux propositions: d’un côté la droite macroniste, servant de recyclage pour les élus du clan, de Bonifacio au Cap Corse et la droite républicaine, ont montré leurs limites, le FN rejeté, et les nationalistes, qui en ayant retrouvé tous leurs soutiens, ont élu trois députés, sans remettre en cause la dérive libérale, les politiques de droite, les politiques européennes d’austérité.

    La Gauche dans tout cela ? la vraie Gauche, celle qui est dans la rue, avec les syndicats, avec le monde du travail, qui défend les précaires, la Gauche solidaire, la gauche qui représente ce  contre-pouvoir dont nous avons fortement besoin, eh bien, elle s’organise, se rassemble, privilégiant les convergences. Comme avec nos députés, insoumis, communistes, à l’Assemblée nationale, nous avons besoin de représentants à la Collectivité unique pour nous défendre.

    La liste de rassemblement L’AVENIR, LA CORSE EN COMMUN, conduite par Jacques Casamarta, se veut être cette alternative politique  dont la Corse a besoin.

    Cette liste, soutenue par la Corse Insoumise, le PCF,  Manca Alternative / Ensemble, les Citoyens Solidaires, se veut porteuse d’espoirs.

    Francis Peretti

    Ajaccio, le 22 octobre 2017

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    L'avenir, la Corse en commun
    L'avvene, a Corsica in cumunu
     
    Une alternative à l'austérité et au libéralisme
    Voilà l'intitulé de la liste que je vais conduire et qui va rassembler la gauche des droits sociaux et humains aux élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017. Une liste constituée de militants politiques, associatifs, syndicaux, culturels, écologistes... Une liste résolument ancrée dans une gauche sociale, humaniste, respectueuse des Droits Humains, une gauche pour la Paix, et les coopérations. Une liste pour défendre l'intérêt général humain, les services publics gravement attaqués et menacés aujourd'hui. Nous allons défendre le droit à la santé,  au logement, à l'énergie, au transport... pour tous. Nous allons défendre la Corse et ses habitants, ceux des villes et des campagnes, parce que nous voulons une corse solidaire, une corse vivante, une corse ouverte sur le monde et notamment sur son environnement méditerranéen. Une Corse qui valorise son patrimoine culturel et qui respecte son environnement. Mais nous allons aussi agir, pour développer de nouvelles potentialités dans les filières du bois, de la pierre, du solaire, de la mer, et des nouvelles technologies... Les chantiers à ouvrir ne manquent pas. Notre liste, "l'avenir, la Corse en Commun", sera l'alternative à l'austérité et au libéralisme, une alternative telle qu'elle avait déjà été pensée dans le programme du Conseil National de la Résistance et des conquêtes majeures de l'époque. (Sécurité Sociale, nationalisations,..). Elle s'appuie sur le programme "l'Avenir en Commun" de la France Insoumise et celui du Parti communiste, "a Corsica in Cumunu". Nous allons contribuer, à travers cette élection, à mettre un coup d'arrêt au libéralisme effréné qui jette à la rue par le chômage, la vie chère,... de plus en plus de citoyens et citoyennes. Une personne sur cinq en Corse vit sous le seuil de pauvreté. C'est une situation intolérable!
    La Corse a été la première région de France libérée du fascisme et du nazisme en septembre 1943. Aujourd'hui, dans un contexte politique différent, mais très dévastateur, elle peut, elle aussi, par cette élection, également contribuer à montrer la voie de l'émancipation et à recréer l'espoir dans un avenir commun.
    Jacques Casamarta.            
    20 octobre 2017
     
     
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  • Osons inventer l'avenir pour la Corse

     

    Face à la montée de l’extrême droite partout en Europe qui adopte des thèses xénophobes, face au capitalisme et au pouvoir de la finance exacerbée, n’ayons pas peur de faire entendre une voix humaniste de transformation sociale, en rupture avec le système actuel. Je crois que nous abordons une période charnière de notre histoire, nous devons être en mesure d’apporter les réponses politiques nécessaires aux Corses et ainsi en finir avec les politiques d’austérité menées depuis des décennies menant le peuple à la misère. Il est temps de faire bouger les lignes, de mettre un terme à cette politique de l’argent roi. Il est grand temps de remettre l’humain au cœur du débat, et la nature aussi. En décembre prochain tous les regards seront posés sur notre île, c’est pourquoi à travers ce rassemblement de la gauche anti-austérité, écologique et progressiste nous mènerons bataille pour que les intérêts des plus démunis soient enfin entendus. Ne nous laissons pas tromper par les opportunistes, ne retombons pas dans les travers de cette vieille politique du clanisme des années précédentes. Osons surtout inventer l’avenir, agissons pour les générations futures et pour la paix, préservons enfin notre terre si riche de sa culture et de son environnement. Je demeure persuadé que le progrès en société doit passer par l’émancipation de la jeunesse, c’est pourquoi j’invite celle-ci à prendre en main son destin et s’emparer de l’avenir de la Corse. Ce même combat que je porte, avec la certitude que l’engagement de la jeunesse est nécessaire.

    Dylan Champeau

    Ex-candidat de la Corse insoumise aux législatives

    2e circonscription de la Corse du Sud

     

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  • Le bal des faux culs

     

     

    Ca s’agite drôlement et depuis peu dans le landernau politique corse. Il est vrai qu’on s’approche des prochaines échéances électorales, en l’occurrence des Territoriales qui auront lieu les 3 et 10 décembre 2017. On se réunit en conclave, en catimini, on discute fermement le bout de gras, on grenouille, on magouille. Bref, on essaie de trouver le bon ticket pour emporter le gros lot aux élections.

    Les différentes dynasties – pas encore tout à fait mortes – les clans affûtent leurs armes sur fond de rivalités personnelles. Certains rêvent tout haut de revenir au pouvoir régional. Mais dans quel but ? Pour traiter et essayer de résoudre les problèmes qui touchent les Corses, en particulier la question sociale ? On peut toujours rêver. Que n’ont-ils pas fait quand ils étaient eux-mêmes au pouvoir ? Rien ou presque rien. Ils se sont surtout préoccupés de leurs propres intérêts et ont servilement accompagné les politiques d’austérité et de régression sociale menées depuis des décennies, par le pouvoir central. Aujourd’hui, encore, ces gens-là  - comme disait Jacques Brel – approuvent, sans rechigner, toutes les mesures rétrogrades d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Parmi ceux-là, il faut citer les prosélytes d’en marche vers le passé, prosélytes qui se proclament, sans rire, être de gauche !

    D’aucuns poussent même la chansonnette en proposant une vaste alliance, y compris avec le centre droit ! Il fallait y penser. C’est ce qu’on appelle de l’opportunisme sans rivage.

    Quant aux nationalistes, actuellement aux commandes de la Collectivité territoriale, ils n’ont pas pu ou voulu mettre au cœur de leurs préoccupations le social et l’intérêt bien compris de larges couches de la population. Ce n’est pas en brandissant des revendications identitaires – qu’on peut parfois partager – qu’on éludera la question fondamentale : « Comment travailler et avec quelles mesures, pour sortir la Corse de son sous-développement chronique » ? Ajoutons que les trois députés nationalistes se sont abstenus lors du vote à l’Assemblée nationale sur les fameuses ordonnances qui prévoient la casse du code du travail ! Les salariés corses apprécieront.

    Parmi les autres partants il y a le Front de la haine et du racisme. Que dire sinon qu’il faut le combattre au quotidien. Il n’a pas sa place en Corse où les principes de fraternité et de solidarité ont toujours occupé une place importante dans les rapports humains.

    Une seule liste est en mesure de proposer autre chose. Une véritable alternative pour la Corse, sur la base d’un programme novateur, de rupture et de transformation sociale, économique et écologique. C’est la liste qui sera présentée par la Corse insoumise, le Parti communiste, Manca alternativa/Ensemble, et des représentants de la société civile, des militants syndicaux et associatifs. Cette liste ira aux élections dans la plus grande clarté et sans compromission. Elle se prononcera sans ambiguïté contre les dynasties et les clans qui ont fait et font encore tant de mal à notre île. En un mot contre la casta. Il faut en finir avec  le clientélisme qui aliène depuis des décennies une partie de la population.

    Disons basta à toutes ces pratiques contraires aux intérêts de la grande majorité des Corses. Notre île n’est pas condamnée ad vitam aeternam à subir la loi du fric et des cumbinazione.

    Jean-Pierre Orsi

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    ÉLECTIONS TERRITORIALES 

    le vote est l'arme du citoyen

     

     

    "Il est temps de démasquer cette fausse gauche"La crise du système capitaliste fait des ravages. Il y a urgence à en sortir.

    Ce système a réussi à agréger des groupes politiques bien différents. 

    On connaissait ses liens et ramifications avec les groupes d'extrême droite et les mouvements politiques de droite réactionnaire.  Ces derniers ont constitué le socle idéologique sur lequel le système s'est appuyé pour exploiter, appauvrir les citoyens, remettre en cause les acquis démocratiques et enrichir toujours plus les nantis. 

    Mais depuis les années 90 une partie des mouvements se revendiquant de la "gauche" a rejoint ce combat idéologique de droite. 

    Les gouvernements et présidences dites socialistes ou issus de la sociale démocratie (Hollande hier, Macron aujourd'hui), les radicaux en Corse (La Jacobie) ont appuyé, soutenu, crédibilisé le travail idéologique du patronat, du Medef, et donc, les idées et projets de la droite et du capitalisme (libéralisme aujourd'hui).

    L'Europe a joué le rôle d'unificateur des idées réactionnaires contre les peuples, au point que les frontières  politiques entre la droite et cette fausse gauche n'existent plus. On peut voter indifféremment pour l'un ou pour l'autre. 

    Les débats et le vote sur les ordonnances à l'assemblée nationale, ce mauvais coup contre le peuple est suffisamment éclairant, il a rassemblé ce "beau monde" la fausse gauche, la droite, mais aussi à cette occasion les 4 députés de la Corse dont les 3 élus nationalistes qui ne s'y sont pas opposés.

    Les élections territoriales sont proches et il ne faut pas s'y tromper. La cinquantaine d'élus se présentant "de gauche" réunis à Corte ce 12 octobre, dont certains ont participé de toutes les  compromissions avec les politiques réactionnaires, est bien dans cette lignée politique. Ils ne s'en cachent pas, "il faut rassembler largement y compris le centre droit", disent ils. 

    Il est temps de démasquer cette fausse gauche, celle qui use et abuse de son pouvoir depuis des décennies... Avec eux (comme avec Hollande hier, Macron aujourd'hui) tout tremble et rien ne bouge. Ils le disent, ce qui les intéresse c'est l'alternance et le pouvoir.

    Mais la Corse a besoin d'espoir, elle a besoin d'alternative progressiste. Elle a besoin d'une autre politique, une politique qui prenne à bras le corps les urgences sociales. 

    Une personne sur cinq se trouve en Corse en dessous du seuil de pauvreté, voilà la triste réalité d'une région où la question sociale a toujours été reléguée au second plan. 

    Le chômage ne cesse de progresser alors que le coût de la vie ne cesse d'augmenter. 

    Le logement social fait gravement défaut, favorisant la spéculation sur le prix des loyers et du logement en général. 

    Les services publics sont en difficulté, les droits á l'éducation, la santé,  l'énergie... sont en recul. 

    La CSG augmente, les prestations sociales diminuent pour beaucoup de citoyens, alors que ceux qui gagnent le plus, (les 1500 personnes payant  l'impôt sur la fortune en Corse), vont se voir attribuer une nouvelle baisse de charge avec la suppression annoncée de cet impôt.

    Oui cette élection territoriale sera importante pour notre avenir. Ne donnons pas le pouvoir à ceux qui soutiennent déjà les politiques réactionnaires, les mauvais coups contre les citoyens au plan national et européen. 

    Utilisons notre vote pour dire Ava basta

    Exigeons une autre politique pour la Corse.

    Jacques Casamarta                                                                          

     

     

     

     

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    L’heure est à l’offensive

     

    Les territoriales en Corse

    Une assemblée générale des membres de la Corse insoumise, groupe du grand Ajaccio, s’est tenue mercredi 11 octobre au Locu teatrale, à Ajaccio. Près d’une trentaine de personnes y participaient. Au menu. La préparation de la future campagne électorale des territoriales et la participation du mouvement à l’élaboration d’un programme en collaboration avec le Parti communiste. Programme de rupture avec le néolibéralisme et contre les pratiques ancestrales des diverses dynasties et des clans qui sévissent depuis des lustres dans notre île.

    Les territoriales en Corse

    Il a été rappelé, au cours de la réunion, les raisons de la constitution d’une liste unique entre la Corse insoumise et le Parti communiste. Le principe de cette liste ayant été accepté par la grande majorité des insoumis de Corse et par plus de 80% des membres du Parti communiste. Il répond à une forte demande de la part de larges secteurs des électeurs se réclamant de la vraie en Corse. Quelques esprits chagrins ont voulu à tout prix et continuent obstinément à refuser un choix largement majoritaire et se sont engagés – nous le déplorons – dans une campagne de dénigrement de la décision prise, aidés en cela par un tweet inopportun de Jean-Luc Mélenchon, qualifiant le principe d’une liste unique de tambouille politique ! Passons sur le caractère blessant, pour ne pas dire plus d’un tel comportement.

    Les territoriales en Corse

    Pourquoi donc une liste d’union dès le premier tour des territoriales ? La réponse tombe sous le sens compte-tenu du rapport de force politique et de l’état de la vraie gauche dans notre île. Aller à la bataille chacun de son côté – tous seuls comme des grands – nous mènerait à une défaite cuisante. Les électeurs de gauche n’apprécieraient pas cette division. Beaucoup l’ont exprimé au cours de contacts sur le terrain et le risque serait de les voir se réfugier dans l’abstention. La conséquence pourrait aisément se mesurer.  Absence totale de représentants de la Corse insoumise et du Parti communiste dans la nouvelle assemblée territoriale, dotée de nouveaux pouvoirs.  Le champ serait entièrement libre pour les clanistes, les prosélytes d’en marche vers le passé, les haineux du Front national et les nationalistes, toutes tendances confondues, dont le principal souci n’est pas de se préoccuper de la situation économique et sociale de la grand majorité des habitants de la Corse. Prenons un seul exemple. Comment se sont positionnés tous ces gens  - pour reprendre une expression chère à Jean-Luc Mélenchon – par rapport aux fameuses ordonnances sur le travail ? La plupart d’entre eux étaient d’accord avec le pouvoir macronien. Les députés nationalistes à l’Assemblée nationale, quant à eux, ont choisi l’abstention lors du vote de ces ordonnances ! Drôle de manière de soutenir les salariés insulaires. On pourrait rajouter la position des uns et des autres par rapport aux dernières manifestations contre les ordonnances. Eloquent.

    Le débat a également porté sur la participation la plus large possible des membres de la Corse insoumise à l’élaboration d’une plate-forme commune avec le Parti communiste. Des groupes de travail se mettent en place, en particulier sur la question des urgences en Corse : urgences sociale, écologique, économique et démocratique.

    Les territoriales en Corse

    Par ailleurs, un appel à candidatures a été lancé pour la constitution de la liste unique.

    Une phrase désormais s’impose : s’engager avec force et conviction dans une bataille politique qui s’annonce rude et difficile. L’heure n’est plus aux lamentations, ni aux insultes. Il nous faut des voix fortes dans la future assemblée territoriale. Des voix pour la transformation sociale et écologique en Corse. Des voix qui s’élèveront contre le clanisme, le clientélisme et autres pratiques interlopes qui ont tant fait de mal à la Corse et à la grande majorité des Corses.

    Les territoriales en Corse

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  • Parler du peuple, c'est bien. L'écouter c'est encore mieux

    La liste unique de la vraie gauche,

    une nécessité politique pour la Corse

     

    La séquence politique que nous venons de vivre ces derniers jours n’est pas exaltante pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent et se battent pour une véritable alternative à la politique du pouvoir macronien.

    En effet, lors de la Fête de l’Huma – lieu et moment exceptionnel de fraternité et de solidarité, avec ses centaines de milliers de participants – Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, s’est livré à une charge intolérable et inadmissible contre la France insoumise et plus particulièrement contre Jean-Luc Mélenchon, absent de la fête, pour cause de voyage à la Réunion. Il faut dire que cette intervention intempestive a gâché ou refroidi le moral de nombreux militants dont la préoccupation majeure est de créer les conditions d’un vrai rassemblement de toutes les forces de rupture et de transformation sociale. Ce qui devait arriver, arriva. Presque aussitôt la réponse de Jean-Luc Mélenchon est tombée, lequel a traité la direction du Parti communiste d’organe «  en voie de disparition ». La formule est pour le moins inappropriée et n’est pas faite pour calmer le jeu.

    Ce genre de partie de ping-pong ne fait plus rire. Il en va de l’avenir de la vraie gauche dans ce pays. Le syndrome italien nous guette, c’est-à-dire la disparition pure et simple de cette même gauche.

    Les divers égos et ce désir d’hégémonie de part et d’autre doivent cesser. Tous nos efforts doivent converger vers un seul but, combattre dans l’unité et la diversité la politique antilibérale - au seul profit des marchés financiers - menée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Un grand mouvement social est en train de se lever. Il faut l’aider à se développer et à s’amplifier et non à le contrarier.

    Dans ce contexte il est du devoir des membres de nos organisations, des électeurs qui veulent l’unité – pas à n’importe quel prix – de peser de tous leurs poids et de dire basta.

    Quelle est la situation en Corse et quelles sont les conséquences de cette diatribe entre le Parti communiste et la France insoumise ?

    Des délégations du Parti communiste et de la Corse insoumise se sont rencontrées à plusieurs reprises dans le but d’établir une liste commune aux prochaines territoriales de décembre, sur la base d’un programme clair et précis. Un programme de rupture et de transformation sociale pour la Corse. Un accord a été conclu lors d’une réunion en date du 12 septembre. Cet accord sera soumis à l’appréciation des membres de chaque organisation signataire. C’est la seule possibilité de faire entendre de vraies voix dans la future assemblée territoriale unique. Il faut rappeler que celle-là sera dotée de pouvoirs plus étendus. Il n’est pas question pour nous de laisser le champ libre à la droite dynastique, claniste, à une pseudo gauche – prosélyte de la foi macronienne - aux élus du Front national et aux nationalistes et autres autonomistes dont la préoccupation essentielle – et jusqu’à preuve du contraire – n’est pas  la situation sociale et économique de la grande majorité des Corses. Il nous faut impérativement la présence d’élus de la vraie gauche et la seule condition, répétons-le, c’est d’unir nos forces. Les absents ont toujours tort.

    En Corse aussi, nous n’avons pas échappé à la bataille des égos. Pour preuve. Jean-Luc Mélenchon s’est empressé, sans consultation préalable, alors que la direction de la France insoumise était au courant depuis plusieurs semaines de la démarche unitaire, de condamner l’accord, la qualifiant au passage de tambouille politique ! Au-delà d’une attitude intolérable et méprisante, pour ne pas dire blessante pour des dizaines de militants  de Manca alternativa et des groupes d'appuis de la Corse insoumise - qui au passage se sont mouillés la chemise pendant les campagnes électorales de la présidentielle et des législatives - cela pose le problème du fonctionnement de la France insoumise, de sa structure, de la relation entre les groupes d’appuis et la direction nationale, etc.

    Pour Manca alternativa qui a rallié dès le début la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et qui également contribué à la création et au développement des groupes d’appuis en Corse, il n’est pas question de se soumettre à la volonté d'une seule personne, même si cette personne nous a habitués à des postures beaucoup plus positives. Manca alternativa considère même que le comportement de Jean-Luc Mélenchon est contre-productif et risque de porter atteinte au renouveau de la vraie gauche en Corse et ailleurs.

    La liste unique aux territoriales est une nécessité politique, non de la tambouille. L'unité que nous recherchons n'est pas la reproduction de la gauche plurielle, ni d'autres formules du passé, avec des accords de sommet. Elle est vivement souhaitée par une grande majorité de nos électeurs. C'est ce qui ressort de nos différents contacts sur le terrain. Oui le peuple, comme diraient d'aucuns, a parfois le droit à la parole.

    La voix de la rupture et de la transformation sociale doit se faire entendre à la prochaine assemblée territoriale. Ne pas apprécier cela, c’est faire preuve de cécité politique.

    Nous en appelons à la raison collective.

    Manca alternativa.

    20 septembre 2017

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  • Nous publions le communiqué commun rédigé à l'issue de la rencontre entre la délégation de la Corse insoumise et celle du Parti communiste, le 12 septembre. Il est proposé la constitution d'une liste unique de la vraie gauche, sur la base d'un programme antilibérale, de transformation sociale. Les membres de chaque organisation seront consultés très prochainement et décideront de la suite à donner.

    Communiqué de la Corse insoumise  et du PCF

    Ce mardi 12 septembre les délégations mandatées par la CI et le PCF se sont rencontrées une quatrième fois depuis le 17 juillet.

    Ce cycle de discussions, débuté à l’invitation de la CI, à laquelle le PCF a répondu favorablement le 3 juillet, a toujours eu pour objectif de dégager un accord et un contenu partagé politiques en vue de la prochaine élection territoriale des 10 et 17 décembre.

    Au cours de ces échanges, et au-delà d’approche différentes sur certaines questions spécifiques, il s’est exprimé de part et d’autre, une volonté commune de construire un projet antilibéral, contre les politiques d’austérité, pour la Corse et de constituer une liste commune pour le porter aux prochaines territoriales.

    A l’issue de cette quatrième réunion les délégations de la CI et du PCF confirment publiquement cette volonté commune d’aller unis à la bataille pour offrir une perspective de progrès répondant aux attentes sociales et populaires de la Corse.

    Cet élan unitaire nous permettra de formaliser notre projet politique antilibéral et la liste pour le porter : la voie pour y parvenir a été dégagée. Il s’agit désormais de finaliser dans la première quinzaine d’octobre l’une et l’autre.

    Affirmer ensemble, aujourd’hui, cet engagement commun suscitera, nous en sommes sûrs, un grand espoir à gauche. Nous sommes au travail pour la Corse et pour la gauche. Nous allons réussir.

    Chaque délégation retournera devant ses adhérents ou ses militants pour les informer du contenu de la réunion et décider en connaissance de cause.

    Le 12 septembre 2017

    Signataires :

    • pour la Corse insoumise : Philippe.OLLANDINI, Claude.FRANCESCHI, Francis PERETTI, Xavier BERNARDINI, Bernard.BOUQUET
    • pour le PCF : Marie Jeanne FEDI, Gilles LARNAUD, Maxime NORDEE, Pierre ROSSI, Michel STEFANI

     

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  • Non, ce n'est pas de la tambouille

    On continue

    Les groupes d’appuis de la Corse insoumise du grand Ajaccio se sont réunis samedi 9 septembre, toute la journée, dans les locaux de la Ccas/Edf, à Porticcio.

    La matinée était consacrée à la situation politique  et sociale, avec, entre autres, la loi XXL sur le travail et les manifestations prévues et en particulier sur la question d’une alliance éventuelle avec d’autres forces qui s’opposent à la politique d’austérité et de régression sociale menée par le pouvoir macronien, en vue des prochaines élections territoriales.

    L’après-midi était réservé au débat sur la structuration future du mouvement de la France insoumise.

    On continue

    Un tweet inopportun

    Rappelons au préalable quelques faits. La presse régionale a diffusé une information, le 2 septembre, selon laquelle un accord aurait été conclus entre le Parti communiste et la Corse insoumise pour la constitution d’une liste commune dans la perspective des prochaines élections territoriales, prévues pour le mois de décembre. Information inexacte. Au passage qui a donné ce type d'information à la presse et pour quel motif? Il n’existe à ce jour aucun accord, mais des consultations entre différentes organisations politiques. D’ailleurs, une nouvelle rencontre est prévue pour le 12 septembre.

    A partir de cette information et sans se renseigner auprès des groupes d’appuis de la Corse insoumise, Jean-Luc Mélenchon s’est fendu d’un tweet pour le moins inopportun et discutable. Tweet qui a provoqué chez la grande majorité des militants de la Corse insoumise émotion, étonnement, et surprise. Que dit ce tweet, en date du 3 septembre 2017 : « Des insoumis ont engagé une liste avec le PCF en Corse sans prendre aucun avis. Je ne soutiens pas cette initiative et condamne cette tambouille » !

    On continue

    Le risque d’une absence de la vraie gauche à l’assemblée territoriale

    La plupart des intervenants, une trentaine, a rejeté cette attitude pour le moins inappropriée, voire méprisante, de la part de Jean-Luc Mélenchon qui nous avait habitués en d’autres circonstances à des comportements beaucoup plus positifs. Là aussi, rappelons que la direction de la France insoumise a été informée dès le départ des différentes rencontres, entre autres, avec le Parti communiste en Corse. Plusieurs documents l’attestent. Jean-Luc Mélenchon a sans doute sous-estimé l’importance des prochaines territoriales. Il en va de l’avenir de la vraie gauche en Corse, en particulier de la Corse insoumise. Non. La possibilité d’avoir une liste commune, sur la base d’un programme de rupture, anti capitaliste, anti clientéliste, ne relève pas de la tambouille politique. Cette liste permettrait d’avoir une présence au sein de l’assemblée territoriale afin d’y faire entendre la voix d’une véritable alternative de gauche, comme le font fort bien les élus de la France insoumise à l'Assemblée nationale.. La Corse en a grandement besoin, après des décennies de politiques politiciennes, au service exclusif de dynasties politiques et de clans, sous le regard bienveillant des différents gouvernements. Ne pas aller à ces élections ou y aller seuls comme des grands, comme d’aucuns le suggèrent, c’est prendre le risque d’être exclus de l’assemblée territoriale, compte-tenu du rapport de force actuel. Pour le plus bonheur de tous ces larrons de la droite traditionnelle, du Front national et de gens qui rêvent à une Corse plus intégrée dans cette Europe ultralibérale et antisociale.

    Donc, les négociations vont se poursuivre. Ainsi en a décidé, à une très large majorité, les membres présents de la Corse insoumise du grand Ajaccio. En cas d’accord et seulement en cas d’accord, le texte définitif sera soumis pour validation ou non à l’ensemble des membres des différents groupes de la Corse insoumise.

    On continue

    Quelles structures et mode de fonctionnement pour la France insoumise ?

    L’après-midi a été consacré au débat sur les futures structures du mouvement la France insoumise. Plusieurs grandes questions se posent. Quelques exemples.

    Quel degré d’autonomie accorder aux groupes de base ? Ceux-là ont-ils la possibilité d’avoir des liens aux niveaux local et régional ? Quelle relation de la direction nationale avec les différents groupes ?  Quelle légitimité pour les collectifs à mettre en place et les porte-parole ? N’y a-t-il pas un risque de trop de verticalité ou encore de reproduire à terme les mêmes structures que les partis traditionnels, fortement centralisés ? Etc.

    Autant de questions de fond qui méritent de longs débats à tous les niveaux afin de dégager à terme ce que sera un vrai mouvement pour une vraie transformation sociale, politique et écologique dans notre pays.

    Participer aux journées d’action contre la casse sociale

    La réunion s’est terminée par un appel à participer à la journée d’actions, de grèves et de manifestations, le 12 septembre, à l’initiative de la Cgt, de Solidaires et de la Fsu, à laquelle s’associent de nombreuses organisations de base de Force ouvrière et de la Cgc. De même pour le 23 septembre, pour la marche sur Paris, contre le coup d’Etat social organisé par le pouvoir macronien, lancée par la France insoumise.

    Jean-Pierre Orsi

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