• Au secours Kouchner revient

    On le croyait parti une fois pour toute à la retraite, après la défaite de Nicolas Sarkozy à la dernière élection présidentielle. Mais c'était sans compter  avec la ténacité et un sens immodéré du paraître du bonhomme. Bernard Kouchner nous revient après une année sabbatique ou presque, en pleine forme, toujours sûr de lui. Il était l’invité, ce mardi matin 22 janvier 2013, de Jean-Jacques Bourdin  sur RMC/BFMTV.

    D’emblée et avec un aplomb remarquable, il se dit toujours socialiste et fier de l’être. De surcroît, il a toujours voté à gauche. Certes, il a été ministre des affaires étrangères de Sarkozy. Et alors ? Il ne regrette rien, même si la tâche fut compliquée. Pour lui, il n’y a pas de contradiction. Sans doute au nom de l’intérêt supérieur du pays. De mauvaises langues qualifieraient ce comportement d’opportuniste. Il nous revient donc et que dit-il encore ? Qu’il a voté François Hollande à l’élection présidentielle ! Quel goujat ! Même pas la reconnaissance du ventre à l’égard de Sarko. Chasser le naturel, il revient au galop. Notre French doctor offrirait-il ses services au nouveau pouvoir ? A l’écouter, ça y ressemblerait. Par exemple, il salue les mesures prises par François Hollande, comme le plan de compétitivité ou encore la ratification du traité budgétaire européen qui installe durablement l’austérité dans les différents pays de la zone euro. Il approuve sans réserve « l’accord historique » signé entre le Medef et trois syndicats dits réalistes. Cet accord, ajoute-t-il, s’apparente à des mesures prises, il y a une décennie, par ses collègues  Schroëder et Blair. Accord qui installe la « flexisécurité ». En clair un accord, qui sous prétexte de garantir la sécurité de l’emploi des salariés, exige de ces mêmes salariés des baisses de rémunérations et des augmentations du temps de travail, en fonction de la conjoncture. Une aubaine pour le patronat. Rappelons au passage que les travailleurs de Continental ont déjà expérimenté la formule, avec le résultat que l’on connaît.

    Dans sa logorrhée, Bernard Kouchner en rajoute une louche. Il suggère au parti socialiste de finir sa mue et de jeter dans les poubelles de l’Histoire ces oripeaux hérités de la période marxisante. Il faut s’adapter au monde moderne. Le parti socialiste doit devenir un vrai parti social-démocrate, à l’instar des Allemands et des Britanniques. Est-ce une plaisanterie ? Devenir social-démocrate ? Il y a belle lurette que le parti socialiste n’est plus social-démocrate. On le qualifierait plutôt de social-libéral.

    Décidément notre French doctor qui a bâti sa gloire en portant sur ses frêles épaules pendant quelques secondes un sac de riz, dans le cadre d’une mission humanitaire, est un donneur de leçon invétéré. Déjà à l’époque de sa jeunesse, où il paradait dans les rangs de l’Union des étudiants communistes, il était connu pour son sens aigu de la modestie.

    Il est grand temps pour lui de prendre enfin sa retraite.

    Maria Maddalena Lanteri

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