• On estime que, si rien n'est fait, la moitié des quelques 6 000 langues parlées aujourd'hui disparaîtront d'ici la fin du siècle. Avec la disparition de langues non écrites et non documentées, l'humanité perdrait non seulement une richesse culturelle, mais aussi d’importantes connaissances ancestrales, contenues en particulier dans les langues indigènes.

    Toutefois, ce processus n'est ni inévitable ni irréversible: des politiques linguistiques correctement planifiées et mises en œuvre permettent de renforcer les efforts effectués actuellement par les communautés de locuteurs pour maintenir ou revitaliser leurs langues maternelles et les transmettre aux générations les plus jeunes… C’est écrit sur le site de l’UNESCO qui a dressé la liste des langues le plus en danger dans un atlas.

    fr_unesco_logo

    L’Unesco a publié aussi un document sur la vitalité et la disparition des langues que vous pouvez consulter en cliquant ICI, ainsi que la liste des questions fréquentes sur les langues en péril ICI

     

     

    Alors quel est le verdict de l’Unesco pour la langue corse ?

    « Definitely endangered »

    … CERTAINEMENT EN VOIE DE DISPARITION !

    En 1995, il était encore parlé par 64 % des 250 000 habitants. Cela représenterait 160.000 locuteurs. Malgré le constat de l’UNESCO et contrairement à sa promesse de campagne, François Hollande n’a pas ratifié la Charte européenne des langues régionales. Sur le plan local, La collectivité territoriale de Corse a voté la coofficialité de la langue corse et ajouté sur son logo « culletività territorale di Corsica ». Concrètement, cela veut dire que plus rien de s’écrira et ne se dira dans les administrations corses uniquement en français. C’est l’introduction du bilinguisme administratif… si le conseil constitutionnel ne retoque pas cette loi locale, ce qui apparaît probable aux yeux de certains spécialistes du droit constitutionnel. Cela apparaît d’autant plus probable que la non ratification de la charte européenne des langues régionale semble indiquer que le président Hollande n’est plus d’accord avec le candidat Hollande sur ce sujet sensible en Corse et qui fait débat. Une réforme de la constitution apparaît nécessaire et constitue donc un obstacle de taille. Si la coofficialité suscite l’espoir chez les uns et des craintes chez les autres. la CTC a tranché démocratiquement en Corse par un vote. Le contester serait remettre en cause cette démocratie et on entrerait dans un autre débat sur les institutions représentatives de l’île. On peut toutefois se poser la question :  Obtiendra-t-on par la force de la loi, ce que l’on a pas obtenu par amour ?

    logo_umani

     

    Sur le site de la Fondation de Corse « Umani »/ Umani Fundazione di Corsica, nous avons noté cet appel :

    A lingua corsa hè cum’ è un ortu magnificu è  smenticatu « INTERDIT AU PUBLIC»... un ortu cusi bellu,  fecondu è utile, colmu di secreti è d’erbe scurdate, chi ci ponu nutrì è guarrì. Demuci a fede di mandà via u scrittoghju « ACCÈS  INTERDIT»... Inventemu issa gioia d'aprelu dinù. Demuci a forza di cultivallu incù sapè-fà, sperienza è amore... A lingua hè « casa di l’esse »,u bè di tutti...  Demuci u curagiu di falla fiuri è di spartela.

     La langue corse est comme un magnifique jardin abandonné, «INTERDIT AU PUBLIC »... un jardin si beau, fécond, unique et utile…  plein de secrets, riche d’herbes oubliées, capables de nous nourrir, de   nous guérir. Créons cette envie d'enlever le panneau « ACCÈS INTERDIT ». Fêtons cette joie de l’ouvrir. Inventons la force de le cultiver avec savoir-faire, intelligence, expérience et amour…La langue est la « maison de l'être » et le bien de tous... Ayons le courage de la faire fleurir, de l’offrir et la partager.

    Cet appel s’adresse à l’intelligence, l’expérience et l’amour  et, sans une adhésion de tous et la force de chacun, la loi ne changera sans doute pas le cours des choses. La langue est avant tout transmise de génération en génération et, sans ce passage, les mesures prises seront toujours insuffisantes… à moins de faire, comme l’a fait la France naguères et pour régler le contentieux linguistique, d’interdire le français dans les écoles et les administrations… On passerait à une autre étape qui est loin de réunir à la CTC et dans la population le vote majoritaire  que la coofficialité a connu.

    Les neuf critères de la vitalité d’une langue sont répertoriés par l’Unesco dans un schéma synthétique. La coofficialité en fait partie à travers certains critères et la transmission familiale aussi.

     

    vitalité_langues
    Le rapport national 2005 de l’enquête des langues indigènes, préparé par l'Institut australien d'études aborigènes et du détroit insulaire de Torres (Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islander Studies) sur demande du gouvernement australien, fournit une analyse de la situation des langues autochtones australiennes fondées sur les neufs critères de vitalité de langue de l’UNESCO. Parmi ses résultats plus significatifs, le rapport a déterminé que seulement 145 de plus de 250 langues autochtones connues de l’Australie continuent réellement à être parlées. En outre, approximativement 110 d’entre elles ont été classifiées comme étant en danger de disparition. Seulement 18 langues autochtones sont décrites comme “solides” selon un facteur crucial tel que la transmission entre générations.

    Le débat continue intra et extra-muros. Les opinions sont partagées au sein de chaque famille politique à l’exception des Nationalistes et des Jacobins qui s’assument. A suivre…

    Pour celles et ceux qui voudraient apprendre le corse, la Ville d’Ajaccio a mis à leur disposition un site Internet. Pour y accéder cliquer ci-dessous :

          parlamicorsu    

    Pour plus d’informations sur l’apprentissage de la langue corse, vous pouvez vous renseigner auprès de la collectivité territoriale de Corse qui organise une semaine de la langue corse du 1er au 10 juin…

    Da Capicorsu finu à Bonifaziu, da Muriani finu à Lozzi, da Purtivechju finu à Calvi passendu per Parigi, a lingua corsa franca e muntagne è pichja ind’è voi !
    Decine d’associi, l’Università è parechje cumune urganizeghjanu manifestazione di prumuzione di a lingua corsa…

    Pour connaître  le programme cliquer ci-dessous :

    5108555-7623030

    Pidone

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  • L’Assemblée territoriale de Corse avait à son menu la question de la coofficialité. Une majorité s’est dégagée pour en approuver le principe. 36 élus se sont prononcés pour. La droite, à une exception près et la gauche dite « républicaine » n’ont pas pris part au vote, pour éviter le risque de se faire traiter d’horribles jacobins. Courage fuyons.

    48 heures de débats acharnés, rudes et parfois houleux ont été nécessaires pour trouver un accord a minima, sur un sujet particulièrement délicat.

    Un premier affrontement a opposé les anti-statuts et les pro-statuts. Les anti ont décidé de se réfugier dans la non participation.

    Un deuxième débat pour le moins épique a montré un clivage chez les pro-statuts, entre ceux qui voulaient aller très loin dans la coofficialité, avec la volonté d’imposer à tous les habitants de l’île de parler et d’écrire in lingua nustrale et ceux qui refusaient toute discrimination. A ce propos, il est utile de rappeler que peu de gens maîtrisent la langue corse.

    L’Assemblée s’est donc conclue par un accord a minima. Le débat est loin d’être clos.

    Par ailleurs, au-delà de la volonté de la majorité de l’Assemblée, la Corse faisant partie intégrante de la France, il n’est pas sûr que le principe de coofficialité soit entériné par le Conseil constitutionnel. Il faudrait pour cela procéder à une modification de la constitution. Ce n’est pas demain la veille.

    Dernière remarque. Pour important qu’il soit, le principe de coofficialité ne doit pas devenir l’arbre qui cache la forêt. D’autres problèmes sont plus urgents, comme ceux du chômage, en hausse sensible depuis un an, du pouvoir d’achat et du développement économique de l’île

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  • Le mensuel « Corsica » a fait sa Une du mois de mai en titrant « Malgré la crise financière, ces Corses plein aux as » sur la version papier et " ces corses pleins aux  as" sur la version téléchargeable (« plein » est sans s quand il signifie « beaucoup, très », plein a la même valeur qu’un adverbe, il est alors invariable.) avec les sous-titres : Où vivent les plus riches ? Où est le Dallas corse ? Où se trouvent les biftons ?

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    Une enquête exclusive sur la Corse d’en haut qui ne livre pas des noms mais des données chiffrées avec leurs commentaires dans un dossier « les impôts » basé sur les revenus 2009/2010. On peut y lire qu’il fait bon prendre sa retraite à Pietrosella avec un montant annuel moyen de retraite évalué à 27.671 €  plutôt qu’à Bustinaco où le montant moyen est de 7.445 €, étant précisé que « en Corse, 25% des retraités vivent avec moins de 650€ par mois ». C’est Jean-Toussaint Rossi (membre fondateur et ancien secrétaire général du STC, aujourd’hui président de l’associu STC di i ritirati corsi) qui le dit dans l’article suivant. En ce qui concerne les revenus des actifs, le plus haut revenu annuel moyen serait localisé à Quercitello avec 34.998 € et le plus faible à Nonza avec 9.224€. Il s’agit, rappelons-le, de chiffres basés sur les revenus imposables et on peut rajouter que le plus petit nombre de foyers imposables serait à Sorio avec 22,67% et le plus grand nombre à Ville-di-pietrabugno avec 64,75%. Pour Corsica, un bon taux d’imposition reflète une bonne qualité de vis en partant du principe que là où on paie l’impôt c’est qu’il y a de l’argent. A cet égard les trois communes corses en tête de ce classement avec des taux de 63 à 64% ( Ville-di-Pietrabugno, Villanova et Alata) pulvérisent la moyenne nationale qui est de 53,41%.

    En matière d’égalité, Corsica a choisi d’utiliser le rapport entre les revenus des foyers imposables et ceux des non imposables. Valle-di-Rostino arrive en tête avec un coefficient. Et un revenu annuel fiscalisé moyen de 12.096€. Pour les commentateurs du mensuel, l’inégalité des salaires (autour de 12%)  entre la tranche inférieure à 10.000€ et celle supérieure à 100.000€ reste inférieure à la moyenne nationale qui est de 17,35 % en 2010. La Corse reste toutefois la région où le pourcentage des foyers fiscaux pauvres reste le plus important avec les DOM, tout en étant au 6ème rang des régions où les foyers fiscaux les plus riches sont les plus représentés. Il est noté qu’à Ajaccio et Bastia, le nombre de redevables de l’ISF a fondu entre 2009 et 2010. Curieusement, en 2010, les redevables ont un patrimoine moyen qui a augmenté de 36% en valeur.

    La présidente de l’agence de tourisme de Corse a déclaré récemment « Lors de mon arrivée en 2010, j'ai demandé à l'Université de Corte de calculer l'indice de Gini de la Corse, ce qui n'avait jamais été fait ».Ce coefficient mesure l'inégalité des revenus dans un pays. 

    L’indice de Gini permet d’apprécier le degré de concentration des inégalités au sein d’une population. Il est compris dans l’intervalle [0,1]. L’indicateur tend vers 1 pour des distributions où les revenus sont répartis de manière inégalitaire, et vers 0 pour des distributions égalitaires.

    En Corse, les disparités son essentiellement favorisées par des différences salariales entre les lieux, les secteurs d’activité et les sexes. Entre 1982 et 1995, la Corse est la seule région enregistrant une augmentation des inégalités entre les hommes et les femmes. En revanche, on note une nette réduction des disparités salariales à l’intérieur des autres régions, comme le Limousin où la diminution des disparités salariales entre sexes est la plus élevée durant cette même période.

    En 2009, Corse-Economie a publié un tableau comparatif des indices Gini que nous reproduisons :

     

    gini_indice

     

     L’indice GINI n’est qu’une indication parmi tant d’autres. En 2008, La Corse avait un taux de pauvreté de 20% alors que le taux national était voisin de 13%. On peut penser que la crise n’a pas arrangé la situation. Le site « Corse-économie » constatait déjà que, au niveau de l’inégalité, on note que la Corse se distingue aussi dans le mauvais sens. Son coefficient de Gini (indicateur de dispersion pour les revenus totaux; plus le coefficient est proche de 0 plus les distribution est égalitaire, plus il est p^roche de 1 plus les revenus sont concentrés entre peu de mains) est supérieur à 0,3 point (c'est beaucoup pour ce type d'indicateur) à celui des autres régions. Seule la région parisienne est plus inégalitaire. Pour les seuls revenus fiscaux, là encore la Corse se classe juste derrière la région Île-de-France.

     

    Si on ne jette pas un voile pudique sur le nombre de Corses dans la précarité et sur l’affaiblissement de la solidarité familiale au bénéfice de l’individualisme, on ne peut pas se réjouir de l’évolution sociologique de la Corses depuis de nombreuses années. A cela s’ajoute la politique gouvernementale révoltante. Dans l’attente d’une croissance providentielle, François Hollande et son gouvernement s’attaquent aux retraités et aux actifs qui ont voté pour le changement et qui constatent la continuité. Le chômage augmente et augmentera encore, même si la période touristique apporte des emplois saisonniers. L’indice Gini et le taux de pauvreté ne sont pas prêts de baisser. Si on ajoute la spéculation immobilière, les injustices fiscales et  les déremboursements de médicaments et de frais médicaux (pendant que les dépassements d’honoraires médicaux augmentent), la Corse verra s’accroître les inégalités des revenus, des trains de vie, des droits au logement, des droits à la santé…..  et leurs conséquences : pauvreté et précarité.

    Au-delà de tous les indices utilisés par les analystes, les économistes et les décideurs, il y a la souffrance qui ne se mesure pas. Chaque chômeur, chaque pauvre vivant d’emplois précaires, chaque éleveur ou cultivateur à qui on ne renouvelle pas son bail locatif, chaque SDF, chaque actif ou retraité en dessous du seuil de pauvreté… chacun d’eux la mesure chaque jour sans pouvoir espérer plus de justice sociale. Ceux-là, on ne les détournera pas de leurs préoccupations quotidiennes avec des interventions militaires à l’étranger ou des polémiques sur le mariage pour tous. Au printemps, ils ont seulement moins froid et encore cette année le mois de mai aura été hivernal comme l’Etat qui est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : “Moi l’Etat, je suis le peuple.” (Friedrich Nietzsche- Extrait du Ainsi parlait Zarathoustra)

    Pidone

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  • Le Centre du sport et de la jeunesse de Corse d’Ajaccio  (CSJC, ex-CREPS) est déjà engagé dans des actions avec les handicapés. Cette année, il est aussi impliqué dans la mise en place du dispositif d’insertion pour un nouvel avenir qui concerne les jeunes de 16 à 25 ans déscolarisés, en difficulté d’insertion ou en rupture sociale. Il s’agit de leur offrir un avenir professionnel tout en leur redonnant confiance en eux et l’envie d’aller de l’avant. A la suite de la convention signée entre le président du CSJC et celui de la commission de la cohésion sociale et de la Santé au Conseil régional de Corse du Sud, douze jeunes participeront à la première session de juillet 2013 avec l’objectif final de décrocher un emploi.

    Le CSJC, acteur aussi de la cohésion sociale, organisera une journée porte ouverte « ça roule pour tous »  le 8 juin prochain. Soyez nombreux à venir rendre visite à ceux qui font du sport un facteur de réussite personnelle et sociale.

     

    Corse_sport


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  • cucs_ajaccio

     

    Le maire d’Ajaccio et le Préfet de Corse du Sud ont cosigné ce lundi le dernier avenant du contrat urbain de cohésion sociale d’Ajaccio signé en 2007 pour 3 ans et prolongé par des avenants successifs jusqu’en décembre 2013.

    PRU, PLH, ZFU, PLIE, PRE, CLAS,  ASV, CEL, CLS, VVV ... autant de sigles dans les politiques de la ville auxquels s’est ajouté le CUCS, Contrat Urbain de Cohésion Sociale qui a succédé en 2007 aux contrats de ville. Le CUCS se construit autour de trois axes :

    ·         Un projet global de cohésion sociale visant les objectifs définis dans les articles 1 et 2 de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er aout 2003.

    ·         Des programmes d'actions pluriannuels déclinant ce projet sur 5 champs prioritaires : l'accès à l’emploi et développement économique, amélioration du cadre de vie,  réussite éducative, citoyenneté et prévention de la délinquance, santé.

    ·         Les modalités de mise en œuvre, de suivi, d'évaluation et de révision du contrat à mi-parcours.

    De façon transversale, il a aussi pour objectifs l’intégration, la lutte contre les discriminations et l’accompagnement de la jeunesse. Le Cucs est un contrat passé entre l’Etat et les collectivités territoriales qui engagent des partenaires à mettre en œuvre des actions concertées pour améliorer la vie quotidienne des habitants dans les quartiers connaissant des difficultés (chômage, violence, logement...). Il est élaboré à l'initiative conjointe du maire, ou du président de l'EPCI, et du préfet de département. Le cadre général et les orientations ont été définis par le comité interministériel à la ville (CIV) du 9 mars 2006.

    Les premiers contrats ont été signés pour une période de trois ans (2007-2009), par les préfets des départements et par les maires et/ou  les présidents de l'EPCI, en concertation avec les préfets des régions. Les conseils régionaux er les conseils généraux ont pu, à leur demande, être associés à la contractualisation. De même, selon les problématiques relevées localement, des partenaires privilégiés ont pu être sollicités : Caisse des dépôts et consignations, caisses d'allocations familiales, bailleurs sociaux, rectorats, CCAS...

    Les contrats sont actuellement prolongés et demeureront en vigueur jusqu'au 31 décembre 2014 (Circulaire du 8 novembre 2010 relative à la prolongation des Cucs en 2011).

    Le Cucs doit assurer la  cohérence de  l'ensemble des dispositifs existant sur le territoire quelque soit leur échelle d'intervention : PRU, PLH, ZFU, PLIE, PRE, CLAS,  ASV, CEL, CLS, VVV ...

    En Corse, les CUCS concernent les agglomérations ajaccienne et bastiaise.  Entre 1999 et 2006, la population urbaine s’est accrue de 13,06% en passant de 260152 à 294118 habitants. En 2008 le nombre de CUCS signés était de deux, l’un à Ajaccio et l’autre  à Bastia.Le CUCS permet donc un financement conjoint de la ville et de l’Etat pour soutenir des actions d’insertion sociale et professionnelle dans les zones urbaines en difficulté, afin de réduire les inégalités entre les territoires. Le CUCS d’Ajaccio est destiné à près de 19 000 habitants résidants dans plusieurs quartiers prioritaires : Cannes-Salines et Jardins de l’Empereur, Saint-Jean/Loretto, Pietralba/Budiccione/A Mandarina, puis Vazziu, Mezavia et le secteur Citadelle/Viletta.

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    Avec une participation de la ville à hauteur de plus de 775 000 euros, et de 490 000 euros de l’Etat, ce contrat permettrait de financer plus de 70 actions. Ce dernier avenant qui précède et prépare la mise en place de la réforme de la politique de la ville ; un projet de loi est d’ailleurs attendu cet été.  Cette loi était une promesse électorale : l'engagement n°27 du Président de la République. «  Je lancerai une nouvelle génération d'opérations de renouvellement urbain, je les complèterai par des actions de cohésion sociale en lien avec les collectivités et les associations, et je maintiendrai les services publics dans nos banlieues ». Une affaire à suivre…

    En 2013, pour l’agglomération d’Ajaccio,  un nouvel appel à projets est lancé pour plus cliquer ICI. Vous pouvez aussi télécharger un dossier au format pdf en cliquant ICI.

    Un atlas  des CUCS avait été édité à l’époque et vous pouvez le consulter en cliquant  ICILes Conventions des Cucs sont téléchargeables dans l'onglet "Synthèse" d"un territoire dès lors qu'elles sont disponibles : accès par l'outil de recherche territoriale, "Télécharger le document du CUCS". Pour la Corse, cliquer ICITéléchargement CUCS Ajaccio 2007 , ICI et téléchargement CUCS Bastia, ICI

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  • valls_banditsEn quarante-huit heures, la Corse a été le théâtre de trois faits divers : l’assassinat du Président du parc naturel régional à Ajaccio, l’incendie criminel de la discothèque « L’Acapulco » à Calvi et l’attentat visant une villa à Coggia en Corse du Sud.  Trois actes qui ont comme seul lien la violence.  Ce n’est pas pour cela que le Ministre de l’Intérieur peut s’autoriser  à parler une fois encore (et une fois de trop) de la racine culturelle de la violence des Corses. Il en appelle aux Corses pour éradiquer cette violence et explique ensuite qu’il s’agit d’une criminalité organisée, d’une maffia. Il fait l’aveu de son impuissance et renvoie la faute sur les Corses. C’est ce que nous appelons la violence verbale de l’inculture.  

    Chacun des trois faits divers qui viennent de se commettre en Corse doit avoir son explication crapuleuse ou politique. Leurs auteurs ne sont certainement pas représentatifs d’une violence culturelle corse.  On pourrait le dire de toutes les sociétés qui se sont toutes construites sur la violence et qui ne savent opposer à la violence que la violence. Aujourd’hui la Corse, comme d’autres régions dans le monde, est convoitée par des criminels qui ne sont pas tous corses. Les homicides n’ont rien à voir avec l’omerta et la vendetta, déjà plus romanesques que culturelles.  Alors que tous ces Jacobins qui passent au ministère de l’Intérieur cessent de justifier leur inefficacité et parfois leur complicité passive en sortant toujours la même rengaine sur la culture de la violence en Corse. Un Corse sur trois ferait confiance au ministre Manuel Valls et cela ne devrait pas s’améliorer. La violence est davantage le fruit de l’inculture qu’un élément culturel. La Corse est une île civilisée et la société insulaire n’entretient pas la violence comme un héritage culturel.  Le seul héritage est celui d’un peuple habitué à résister. La violence, si elle avait un germe culturel, ce serait celui de la légitime défense et non pas du grand banditisme. Si on recense le nombre de politiciens, de fonctionnaires et de militaires corses y compris les policiers et les gendarmes, on devrait s’attendre à ce qu’un ministre de l’Intérieur le sache. Sa référence culturelle à la violence en Corse fait partie des poncifs éculés et pourtant encore entretenus dans l’imaginaire collectif d’une partie des Français qui sont ignorants de l’histoire de la Corse et de son peuple. De la culture au chromosome, il n’y a qu’un pas que d’autres ont franchi avant lui.

    La violence est un sujet complexe et l’on ne peut s’y référer sans une réflexion plus profonde lorsque l’on ne se limite pas à condamner celle du grand banditisme. En ces temps de paranoïa collective et de terrorisme international où, dans nos sociétés dites civilisées, des politiques exploitent le sentiment d’insécurité pour justifier des lois plus répressives et des guerres, peut-on s’autoriser toutes les violences au nom de la morale ? Avec la violence, se pose donc la question de la morale, c’est-à-dire de son pouvoir par rapport à la réalité et à la condition humaine.

    En opposition à ce monde réel, il y a le monde moral défini par le respect mutuel des individus, le respect de la dignité humaine, la coopération, le travail collectif, la promotion vers une humanité meilleure. Le moraliste est par définition partisan de la réalisation de ce monde moral qu’il voudrait substituer au monde réel de la violence. A partir de cette opposition, quelle doit être son attitude. Doit-il condamner la violence en plaidant pour le monde moral ? Doit-il désespérer de supprimer la violence ? Ne doit-il plus rechercher au niveau de l’idéal mais plutôt descendre dans le réel pour supprimer les conditions qui font que les rapports entre les hommes passent par la violence ?

    Les morales antiques sont des morales individuelles dans lesquelles le sage exclut la violence de son salut personnel, en se proposant la tranquillité, la " vie cachée ". Le sceptique refuse de s’engager, prêche la tolérance, réprouve la violence sans vraiment se préoccuper de la supprimer. Cette position fait de la morale un système de valeurs inapplicables. Elle construit des idéaux, produits d’une réflexion de qualité inspirée par un " sens élevé de la dignité de la personne humaine " et aspire à une humanité idéale mais coupée des passions, des intérêts qui sont des facteurs de la violence. Peguy disait des moralistes idéalistes: " Les Kantiens ont les mains propres mais ils n’ont pas de main ". Donc, le danger qui guette toute théorie morale consiste justement à développer une théorie pure de la conduite humaine sans considération de la réalité, sans poser le problème de l’existence du " mal " dans les rapports entre les hommes. Dans ces conditions, la morale apparaît inefficace, un peu comme un certain pacifisme qui n’a aucune chance de faire cesser les guerres.

    Alors, peut-on intégrer la violence dans un système moral, du moment qu’une morale séparée de la violence apparaît insuffisante ? A l’intérieur d’un groupe social, considéré comme un système fermé sur lui-même (Morale close de Bergson ), le moraliste dans la personne du Juge répond aux crimes et aux violences par des sanctions qui peuvent être elles-mêmes violentes. C’est ce que l’on peut appeler " l’institutionnalisation " d’une lutte violente contre la violence ; ici, la violence est un mal dont la société doit se débarrasser même si elle est obligée de se servir de moyens violents pour y arriver. Il y a donc une attitude morale et légale qui ne s’interdit pas la violence, dès que l’ordre public et l’harmonie de la cité sont troublés par des forfaits criminels violents.

    Mais si l’on passe de l’acte criminel individuel d’une rébellion violente contre l’ordre légal à la violence insurrectionnelle d’une partie de la société contre la moralité des hommes " constitués en dignité et en puissance ", on aboutit à une autre forme de morale dans laquelle la " terreur " est le commencement nécessaire vers la promotion d’un nouvel ordre des choses, vers une nouvelle organisation de la société où l’égalitarisme remplacera les " abus de l’Ancien régime ". Ici c’est la violence et son organisation méthodique qui deviennent le commencement de la morale : on vise, après la terreur, un " nouvel ordre des choses ", où les maux et les violences anciennes seront supprimés. C’est la morale qui prend sa forme la plus nette avec la Révolution française et qui devait devenir le modèle de toutes les morales révolutionnaires à venir.

    Certains théoriciens, et en particulier Clausewitz, disent que la guerre, malgré son caractère de violence est la " continuation de la politique par d’autres moyens ". La violence, même dans ses formes les plus extrêmes (comme la guerre et l’usage de la torture), devient le moyen d’application d’une politique, c’est-à-dire d’une morale. Si on entend par morale, préservation des intérêts d’un pays et aussi réactions aux violences de l’adversaire ( casus belli), on peut parler de justification de la violence. En effet, si les intérêts d’un pays engendrent des droits et des devoirs qui font apparaître ce qu’on appelle une idéologie dans le langage moderne et si cette idéologie doit être appliquée et réalisée, il est évident que le recours à la violence se trouve être , dans ce cas, un moyen cruel mais nécessaire. Il y a l’application d’une idéologie par la diplomatie ou par la propagande, et il y a l’application d’une idéologie par la violence. On va mettre au point une réglementation internationale de la Guerre. Cela confirme que la violence guerrière , à l’intérieur des lois de la guerre, est justifiée par la morale, par l’idéologie, par l’existence de valeurs nationales qu’il est nécessaire de sauvegarder ; ici, le " moraliste " , qui s’élevait contre l’emploi de la violence au nom d’une idéologie pacifiste internationaliste ou humaniste, n’a aucune chance d’être entendu et risque même d’être accusé et réprouvé au nom des idéologies patriotiques nationales.

    On voit donc qu’il y a, pour le moraliste, deux tentations ; la première est la construction de la norme sans communication avec la réalité ; la seconde est de pénétrer dans la réalité et dans la politique en approuvant la violence comme un mal nécessaire pour la réalisation d’un bien ou comme la seule arme efficace pour rétablir l’équilibre détruit par le mal et par la violence ; cette seconde tentation est aussi dangereuse que la première, car elle risque de mener rapidement à une apologie de la violence. Cette apologie apparaît morale au niveau de la politique et d’une légalité étatique, puisque, dans un monde où règne la violence, se couper d’elle, c’est l’accroître tandis que essayer de la légaliser pourrait éventuellement mener à la promotion de la paix, si il n’est pas utopique de dire que l’on fait la guerre pour faire la paix. La violence légalisée n’a généralement pas pour effet une diminution mais plutôt une augmentation de la violence et un accroissement des rivalités et des tensions. Le moraliste qui s’efforce de justifier la violence est bien un réaliste mais ce réalisme est sur la pente de l’immoralité. Même dans la réglementation de la violence, il y a une tentation d’accroissement de la violence. Selon la formule de Pascal : " Ne pouvant fortifier la justice, on justifie la force " ( Les Pensées) et Corneille ajoute : " A force d’être juste, on est souvent coupable " ( Pompée ).

    On est donc amené à constater la dualité de la morale et la difficulté ( l’aporie) sur laquelle cette dualité débouche : ou bien une morale de promotion individuelle vers un idéal, une sagesse " au dessus de la mêlée " ; ou bien une morale qui se veut réaliste, qui l’est mais qui se perd rapidement en tant que morale. Comment résoudre cette difficulté?

    Au niveau politique, la tache du moraliste ne doit donc être ni de formuler un bien sans s’interroger sur les conditions de réalisation générale, ni de rester réaliste si cela veut dire considérer la violence comme une donnée inévitable. Sa démarche devrait être de se préoccuper d’abord du mal et de la violence, de se demander comment et pourquoi ils apparaissent et sont l’un des traits essentiels de la réalité humaine. Au lieu de faire une théorie de la vertu, le moraliste doit commencer par faire une explication du vice, arriver en quelque sorte à une science du mal. Cette science est possible, elle va se subdiviser en science de la violence individuelle ( criminologie) , en science de la violence sociale ( prise de conscience des conflits d’intérêts dans la société), et enfin en science de la violence internationale (explication économique des conflits d’intérêts provoquant l’affrontement des belligérants). Il devrait en ressortir que la violence n’est peut-être pas une donnée essentielle de la condition humaine, donc immuable, mais la suite et la conséquence de données essentielles qu’on pourra par conséquent essayer de limiter et, dans la mesure du possible, éviter.

    La violence n’est donc pas le domaine d’où la morale doit s’écarter mais celui où elle doit pénétrer ; si elle le fait, elle peut s’apercevoir que la violence a des causes, ce qui veut dire qu’elle n’est pas forcément une donnée essentielle, première, de la condition humaine. Contrairement à la violence dans le monde animal (La violence y fait partie du jeu biologique des rapports entre les espèces), quand le problème est chez l’Homme, au moins le moraliste peut montrer que la violence est insensée, peut désigner les causes qui sont à l’origine de son apparition et peut donc la supprimer. L’instinct de violence lié à une agressivité hormonale n’est pas le plus important, car la violence la plus significative, c’est la violence historique où les Hommes deviennent victimes d’une non - maîtrise des conditions de leur existence. Or comme l’histoire montre que l’Homme peut acquérir cette maîtrise, il n’est pas totalement utopique d’affirmer qu’il pourrait arriver, par la connaissance des causes, à une suppression relative de la violence…

    Tout cela est bien loin de la violence criminelle du grand banditisme qui ne pourra pas être résolue par les Corses car elle n’a rien à voir avec la culture corse. On la retrouve partout dans le monde. C’est celle des trafics, de l’argent sale et des paradis fiscaux. C’est celle du blanchiment d’argent, des complicités et de la corruption dont il a besoin. Ce n’est pas le Corse témoin d’un règlement de comptes qui va régler le problème en témoignant contre un tueur à gages. Ce n’est pas le jeune,  le salarié ou le retraité qui ont les moyens de lutter contre ce que le ministre appelle le crime organisé en Corse. Par contre ils sont les victimes d’une autre violence, la violence économique. Ce sont les Corses qui sont victimes de la violence de la spéculation immobilière et des menaces sur le littoral et les zones protégées. Ce sont les Corses, citoyens français, qui seront victimes de la violence  de l’austérité imposée à tous les peuples. Le taux de chômage a atteint les 12% de la population corse. La précarité ne cesse de progresser. La loi de sécurisation du travail ne va faire qu’aggraver les conditions de travail et de salaires en Corse.

    Pidone

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  • Clémentine Autain dédicacera ses ouvrages cet après-midi à partir de 16h30 au Capitole, Place Abbatucci Ajaccio. Elle a déjà derrière elle une œuvre littéraire de militante féministe et politique, parmi laquelle nous avons choisi trois ouvrages politiques…

    Affiche Dédicace Autain

    livre_autain3

    La crise financière expose les failles du capitalisme actuel et renforce l'urgence à repenser le contrat social. Mais les perspectives politiques transformatrices se cherchent encore. L'heure n'est pas à l'écriture d'un nouveau dogme mais à la construction d'une pensée dynamique de la société postcapitaliste, d'un futur à inventer. Cet ouvrage collectif, aux visions diverses et parfois contradictoires, veut contribuer à rouvrir le débat sur l'alternative. L’objectif défendu dans ce livre militant est celui du rassemblement de l’autre gauche.

    livre_autain2

    Montée des inégalités, crise financière dont les plus pauvres font les frais, mépris des questions écologiques, appels démagogiques à surmonter les clivages droite/gauche, tentation du centre face à la misère politique qui est la nôtre, dévalorisation du combat politique, faiblesse du débat européen, défense des droits de la femme… La liste est longue des défis que l’autre gauche doit relever pour constituer une alternative aux choix qui sont offerts aux Français. Sans concession, sur un ton vif et enlevé, Clémentine Autain propose de jeter les bases d’une action politique de gauche digne de ce nom.

     

    livre_autain1La société contemporaine est caractérisée par le développement de la précarité. Son installation ainsi que celle d’un chômage massif comme formes habituelles du statut professionnel, l’explosion des CDD, de l’intérim et des temps partiels imposés ont métamorphosé le monde du travail.

    Le visage des vaincus du système, c’est celui des caissières de supermarchés, des travailleurs exploités dans le bâtiment, des jeunes de la restauration rapide. Si la classe ouvrière disparaît peu à peu, le peuple, lui, grandit. La détérioration des conditions de travail, qui n’épargne pas les cadres, produit une nouvelle unité, une nouvelle conscience et de nouvelles revendications.

    C’est à leur écoute qu’une gauche franchement à gauche doit se mettre aujourd'hui.

    Il s’agit d’un essai, bien écrit, compréhensible par tous, rapide à lire et intéressant. Les chapitres sont bien pensés (Au mépris du peuple, Les nouvelles figures du peuple, Le peuple est ces territoires, et Le projet fédérateur.) La  Quatrième de couverture explicite. On voit Clémentine Autain contre un mur peint en rouge avec deux portraits (Un indien et un communiste) et plus haut sur fon blanc le titre slogan du livre "Le Retour du Peuple" en grand caractère rouge. L'auteur  prône l'unité et le rassemblement des peuples, pour une meilleure vie quotidienne et un meilleur monde.

    Les dédicaces seront suivies d'une rencontre-débat...

    Affiche Autain

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  • Affiche Autain
     
     
    Clémentine Autain sera à Ajaccio le 20 avril prochain. Au pays des clémentines, elle se sera bien accueillie. "Je mesure mes handicaps : je suis jeune, je suis femme, et en plus, je suis blonde !", lança-t-elle lorsqu’elle était adjointe au maire de Paris. Mais elle ajouta :"Un profil comme le mien peut nous sortir de l'impasse."Elle a de l’humour et ce n’est par pour déplaire à nos compatriotes. C’est pour parler de l’impasse politique actuelle qu’elle fera le déplacement. On dit qu’elle n’a pas sa langue dans la poche et, en politique, c’est une qualité lorsque, comme elle, on ne pratique pas la langue de bois. Malgré sa jeunesse qui est davantage un atout qu’un handicap, elle a déjà un parcours et une expérience politique.

    Clémentine Autain est une femme politique de gauche et militante féministe française, née le 26 mai 1973 à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine. Elle est également codirectrice, avec Roger Martelli, du mensuel Regards, dont elle est la rédactrice en chef. Roger Martelli est un historien du communisme auteur de nombreux ouvrages dont « Pour en finir avec le totalitarisme », publié en 2012 aux Éditions La ville brûle, Paris.

    En 2001, le Parti communiste propose à Clémentine Autain de prendre la tête de liste dans le XVIIearrondissement  contre Françoise de Panafieu, qu'elle décrit comme une « grande bourge »,  d'un « mépris de classe effroyable » . Battue (35 % des voix), elle est nommée adjointe chargée de la jeunesse par le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë.

    Elle fut conseillère de Paris (apparentée PCF) à la mairie de Paris, chargée de la jeunesse, de 2001 à 2008, et membre du conseil d'administration de l'OPAC, l'organisme chargé de la gestion des logements à loyers modérés de Paris.

    Au sein du « collectif du 29 mai », elle fait campagne contre le Traité constitutionnel européen lors du référendum français de 2005. Autour du "non au TCE", ce collectif a créé une dynamique unitaire où des partis, des associations, des syndicats, des citoyens ont travaillé ensemble pour débattre et expliquer le contenu de ce traité, tout en intégrant les problèmes institutionnels et politiques européens et français.

    En septembre 2006, elle s’est mariée avec Mickaël Garnier-Lavalley avec qui elle a coécrit l’ouvrage au titre humoristique et provocateur : « Salauds de jeunes! », publié en 2005.

    Clémentine Autain apparait en 2006 comme une candidate possible pour une union de la gauche antilibérale. Elle se déclare prête à être candidate à l'élection présidentielle de 2007 lors de la réunion du collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes où étaient présents nombre de collectifs locaux , le 10 septembre 2006, estimant qu'elle répondait à l'exigence d'une partie des militants de ne représenter aucun parti. Après l'échec du projet d'une candidature unitaire antilibérale, Clémentine Autain refuse de s'engager dans la campagne qui s'instaure avec des candidatures multiples (Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Patrick Braouezec, Yves Salesse ou encore José Bové).

    Elle participe à la Fondation Copernic, un cercle de réflexion de la gauche radicale et à différentes initiatives à gauche : le RAP avec Jacques Kergoat, SELS (Sensibilité écologiste libertaire et radicalement sociale-démocrate) ou l'expérience « de Ramulaud ». Elle écrit dans L'Humanité. Elle contribue à créer, fin 2008 – début 2009, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), mouvement politique dont l'objectif est de « fédérer toutes les forces de transformation et de dépassement du capitalisme » et dont elle est une des porte-parole.

    appel_politisEn 2008, présente à la rencontre nationale de l’appel de Politis, elle plaide pour « un passage à l'acte », faisant référence à la nécessaire création d'une nouvelle force politique. Néanmoins, ce rapprochement ne se concrétise pas, Clémentine Autain regrettant qu'Olivier Besancenot et le NPA ne cherchent pas à construire de majorités politiques ni à travailler et s’allier avec d’autres, tels que Jean-Luc Mélenchon.

    Elle milite aujourd'hui au sein de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE). Elle a pris une part active à la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de gauche.

    Le 20 avril 2010, elle relance le magazine Regards. À partir de septembre  2012, elle participe à un débat hebdomadaire diffusé sur Yahoo! Actualités, Le débat Yahoo!. Elle était également chroniqueuse dans l'émission « Vous trouvez ça normal ?!», animée par Bruce Toussaint sur France 2, émission dont l'arrêt est décidé par la chaîne début décembre 2012, après deux mois de diffusion. Elle apparaît dans diverses émissions télévisées dans le cadre de son métier de journaliste.

    Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages :

    Le dernier ouvrage « Le retour du peuple. De la classe ouvrière au précariat »  paru en 2012 est un essai intéressant, facile à lire et compréhensible par tous.

    livre_AutainPrésentation du livre : La société contemporaine est caractérisée par le développement de la précarité. Son installation ainsi que celle d'un chômage massif comme formes habituelles du statut professionnel, l'explosion des CDD, de l'intérim et des temps partiels imposés ont métamorphosé le monde du travail. Le visage des vaincus du système, c'est celui des caissières de supermarchés, des travailleurs exploités dans le bâtiment, des jeunes de la restauration rapide. Si la classe ouvrière disparaît peu à peu, le peuple, lui, grandit. La détérioration des conditions de travail, qui n'épargne pas les cadres, produit une nouvelle unité, une nouvelle conscience et de nouvelles revendications. C'est à leur écoute qu'une gauche franchement à gauche doit se mettre aujourd'hui.

    La FASE, Fédération pour une alternative sociale et écologique, est une nouvelle force politique au sein de laquelle un débat permanent est ouvert. Nous vous suggérons de visiter son site en cliquant ICI.

    Manca alternativa a adhéré comme collectif local de la Corse du sud. Le collectif corse a invité Clémentine Autain qui participera à une réunion citoyenne le 20 avril prochain à 18 Heures dans la grande salle du Capitole, place Abbatucci à Ajaccio. Auparavant, elle fera une séance de dédicaces à la Librairie La Marge à partir de 14 Heures.

    Pidone

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  • castirlafoot
     
     

    Un grand club de football va être créé en Corse par la  fusion de L’ACA et du FCB.  Cela aidera à l’unification de l’en-de-ça et l’au-delà corses. L’annonce en a été faite par le Président de l’Assemblée corse dans une conférence en présence d’un représentant de l’Emirat des Arabes Unis (E.A.U), le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, qui veut investir en Corse pour concurrencer  la Qatar acheteur du PSG. Un grand stade sera construit près de Corte sur la commune de Castirla. Une ligne de chemin de fer sera aménagée et une gare construite. Le choix du lieu n’est pas anodin car ce projet cacherait une supercherie. En effet les investisseurs du Golfe persique ont entendu parler de la pierre d’aigle, cette calcédoine qui, selon la mythologie corse, rend invisible. Son utilisation permettrait de faire jouer plus de 12 footballeurs sur le terrain sans que les arbitres et le public ne s’en aperçoivent et donc renforceraient les chances de gagner tous les matches. Le code de cette opération E.A.U nous a été révélé : « Tamo ! Samo ! ». Pour le décrypter, vous cliquer ICI.

    U pesciu.

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  • Merendella

    Un luni piacè
    U luni di Pasqua
    Di sole è di festa
    Merendella ...

    Pour l’écoute cliquer ICI 

    C’est le début d’une chanson enfantine pour les fêtes de Pâques… Si vous faites une merendella (pique-nique), nous vous proposons la recette du gâteau de Pâques :

    cacavelllu3 copie

     

    Le Cacavellu…

    Ingrédients

    • 500 g de farine
    • 1 sachet de levure de boulanger
    • 2 oeufs entiers
    • 125 g de sucre
    • sel
    • 50 g de saindoux
    • 1 dose de pastis
    • 20 cl d'eau

    Recette

    Le temps de préparation est allongé par le temps de repos de la pâte : 2 à 3 heures avant la dégustation !

    Préchauffez votre four à 180°C.

    Dans un saladier, mélangez la farine, le sel et le sucre, puis ajoutez 2 oeufs, le saindoux ramolli, le pastis et l’eau tiède mélangée la levure,

    Mélangez et pétrissez énergiquement la pâte (pour qu’elle soit bien homogène) et elle reposera ensuite recouverte d’un torchon pendant environ 2 heures dans une pièce à température ambiante à l’abri des courants d’air et de la lumière.

    Roulez la pâte pour former un gros boudin (gardez en un peu pour deux autres petit boudins : pour faire tenir l’œuf).

    Incrustez  un œuf entier sur un côté puis recouvrez le a l’aide des deux petits boudins afin de former une croix par dessus.

    Si vous souhaitez en faire des portions individuelles, procédez de la même façon en faisant des plus petits boudins et incrustez l’œuf au centre que vous recouvrirez d’un croisillon de pâte.

    Badigeonner la pâte d’un jaune d’œuf.

    Pour la cuisson, mettez-le au four à 180°C environ 40 min. Il faut qu’il dore.

     Pidone

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