• Les chemins de fer de la Corse entrent dans la troisième semaine du conflit qui semblait s’enliser devant l’absence de dialogue de l’Office des Transports de la Corse (OTC) et le « silence » de son président, Paul-Marie Bartoli. Aucun train ne circule sur les rails depuis  deux semaines. Les grévistes des Chemins de fer de la Cors avaient été reçus le 31 janvier en Préfecture et en avaient fait appel à l’Etat pour qu’une réunion soit organisée avec la direction des Chemins de Fer de Corse

    Les grévistes réclament la révision du nouveau statut social des cheminots en cours de validation par la CTC. Son dernier volet - la rémunération - serait une perte de revenus de près de 500 euros par an pour certains agents. Par ailleurs ce statut mettrait en place des inégalités injustes dans les développements de carrières au sein de l’entreprise.

    Mardi, dans le courant de l'après-midi,  les grévistes ont suivi avec beaucoup d'attention la réunion du conseil d'administration de la SEM présidée par Michel Stefani et dont les membresont adopté une délibération ainsi rédigée  : "Les administrateurs présents, ce jour au siège des Chemins de Fer de la Corse, pour la tenue ordinaire du Conseil d'administration, ont fait droit à la demande des représentants des personnels signataires des 3 préavis de grèves des 15 et 17 janvier 2013. En ce sens, ils ont été reçus par les administrateurs qui ont échangé avec eux sur plusieurs aspects du conflit et qui ont considéré ensuite que le dialogue social devait reprendre immédiatement avec les parties concernées. Voilà pourquoi, les administrateurs demandent à présent à Monsieur Paul-Marie Bartoli ou à défaut à Monsieur le Président de l'Exécutif, d'organiser dans les 24 heures, une réunion de travail qui le permettra avec l'objectif de sortir du conflit et de rétablir le service public. En outre, les administrateurs ont considéré qu'après cette étape, une seconde réunion devait avoir lieu, mettant autour de la table, la Collectivité Territoriale de Corse, La SAEML "Chemins de Fer de la Corse » et les deux organisations syndicales représentées en son sein."

    Le Conseil d'Administration extraordinaire des CFC a donc demandé à Paul -Marie Bartoli, le Président de l'Office des transports, d'ouvrir des négociations dans les 24 heures. Les agents CGT de la CFC en grève se réunissent aujourd’hui mercredi en assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement dans la perspective de l’ouverture de la négociation. Allons-nous vers une reprise du travail ? Cela ne semble pas être à l’ordre du jour dans un conflit qui a été mal engagé par le Président de l’Office des Transports. Ce dernier a pratiqué d’abord la porte close et le silence. Il a donc rendu le dialogue plus difficile car les grévistes l’accusent d’avoir d’abord choisi le pourrissement et le passage en force.

    Si la négociation semble avoir été mise sur les rails, les trains n’y rouleront pas tout de suite. Souhaitons toutefois que les cheminots soient entendus et leurs revendications prises en compte. Nous nous souvenons que, pour des erreurs techniques, le nouveau train corse avait été interdit de rouler. Les six rames AMG 800 dont les roues s'usaient anormalement avaient été immobilisées. Après des erreurs techniques, des erreurs sociales seraient les malvenues d’autant plus qu’elles privent encore les usagers de leur train.

     

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  • Nous avons reçu une appréciation d'un internaute sur les droits de succession en Corse. Nous la mettons en débat.

    Si le principe de la redistribution des richesses (sur les successions) est juste, il s’applique aujourd’hui dans des règles qui pénalisent les classes populaires et une grande partie des classes moyennes. Cette inégalité dans la redistribution des richesses est le credo du système libéral. En Corse comme sur le continent, les grosses fortunes ont les moyens de s’offrir des montages juridiques pour échapper aux droits de succession.

    Il faut affirmer l’exigence d’une réforme fiscale qui, notamment en matière de droits de succession, inverse la tendance :

    - Taxation plus forte des gros patrimoines (sans possibilité d’échappatoire) .

    - Grille dégressif de l’impôt plus favorable aux classes moyennes et populaires avec pour cette dernière l’origine du bien par exemple lorsque l’habitation  a été acquise par le fruit de tout une vie de travail.

    - Réduire dans l’imposition globale la part de la TVA socialement injuste.

    - Remettre à plat la fiscalité locale et notamment l’implication des employeurs.

    En Corse, ce sont bien les représentants de la grande bourgeoisie qui, dans ce domaine comme dans d’autre, ont pour objectif de mettre en place des systèmes dérogatoires aux fins de satisfaire à leur exigence de toujours plus de profits.

    On assiste aujourd’hui à une grande manipulation idéologique, initiée par la grand e bourgeoisie insulaire qui à partir de slogans démagogiques veut entraîner la Corse vers toujours plus de déréglementation, avec la zone franche comme point d’orgue.

    Ce sera d’abord le monde du travail qui en subira les conséquences avec la mise à bas de ce qui reste du code du travail.

    Ce sera une région livrée à toutes les spéculations, avec les dérives qu’elles génèrent en matière de pressions sur les petits propriétaires. Ce sera la disparition d’une loi littorale déjà imparfaitement respectée et la baléarisation du littoral.

    Ce sont bien ces finalités qui motivent l’appel au défilé du 9 février 2013."

    Chêne vert

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  • Un, petit tour et puis s’en va ! Christiane Taubira est venue en Corse comme prévu. A peine est-elle repartie qu’une tentative d’homicide échoue dans la région de Ponte-Leccia. C’est la première tentative de règlement de comptes en 2013. En 2012, il y a eu seize règlements de comptes auxquels se sont ajoutées dix-sept tentatives.

    La Ministre de la justice a visité des prisons et promis qu’elle allait réfléchir sur des investissements immobiliers car rien n’est décidé entre rénovations et constructions de nouveaux établissements et aucun investissement n’est arrêté pour les établissements pénitenciers en Corse. Elle a bien sûr condamné les menaces de mort contre le Préfet. Quid des paillotes ? Passeront-elles l’hiver ? Qui vivra verra. La grosse annonce juridique est le projet sur les repentis. "Nous sommes en train de travailler d'arrache-pied avec le ministre de l'Intérieur sur un projet de décret, qui n'aboutissait pas depuis plusieurs mois, pour assurer la protection de personnes qui contribueraient à faire établir la vérité", a dit la Ministre de la justice et Garde des sceaux lors d'une conférence de presse, et a ajouté :"Ce décret sur les repentis permettra aux personnes qui le souhaitent de sortir de la criminalité organisée".  En 2004,  des textes antérieurs sur les repentis appelés « lois Perben » de 2004 sont tombés dans les oubliettes. Il n’y a eu ni la signature des décrets d’application ni budget alloué. Sur la mise en pratique d'une telle mesure, les avocats sont sceptiques et méfiants.

    Ce type de mesures existe notamment aux Etats-Unis et en Italie pour lutter contre les organisations maffieuses. Il s’agit de proposer l’absolution et la protection à des criminels qui aideraient les autorités dans la lutte contre le grand banditisme. Une pratique dangereuse si on y réfléchit bien et qui peut devenir contre productive. Les résultats de la police dans la résolution des enquêtes sur le grand banditisme sont déjà maigres. Lorsqu’un malfrat va être coincé dans une affaire qui peut lui valoir de nombreuses années de prison, on lui proposera d’effacer son ardoise et de collaborer. Cela dit, sans qu’il y ait de législation ou de règlementation, la police a toujours recruté des Indics sans leur offrir l’impunité officielle dans des affaires graves. Et c’est cela que l’on veut instituer en partant du principe qu’un repenti est un grand délinquant en moins et qu’il peut aider à arrêter un autre grand délinquant qui pourra à son tour donner un troisième grand délinquant… et nous voilà dans l’effet boule de neige de la délation pour créer une chaîne de repentis sans qu’il y ait une rédemption certaine. Pourtant un proverbe de bon sens nous dit « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras ». Ce proverbe est extrait de la fable de La Fontaine, Le petit poisson et le pêcheur. Lorsque l’on a une truite dans la nasse, cela vaut mieux que deux maquereaux dans l'océan, et lorsqu’une carpe devient bavarde, ce n’est pas naturel.  En Corse, la délation pourrait n’attirer dans le filet judiciaire que de la morue et en plus le fond du filet serait percé.

    lacarperepentieNous exagérons sans doute pour faire un peu d’humour animalier mais cette idée de repentis nous apparaît dangereuse et peu productive en Corse où, si dérive maffieuse il y a, nous n’avons pas encore une maffia organisée qui a mis sa main sur toutes les activités illicites et le peuple corse n’est pas un troupeau d’agneaux mis sous la coupe du grand banditisme. Un parallèle avec la Sicile, s’il était justifié, signifierait aussi que l’on ne peut plus faire confiance à certains politiciens corses car, là où il y a une maffia, les politiciens sont rarement innocents ou irresponsables.  Par ailleurs, on assurerait l’impunité à un criminel en oubliant ses victimes et on le remettrait en circulation (éventuellement sous une autre identité) au risque qu’il fasse d’autres victimes. Se pose aussi le problème de la fragilité d’un témoignage obtenu sous la contrainte et avec la promesse de l’impunité. Quelle valeur aurait ce témoignage devant un tribunal correctionnel ou une Cour d’assises ? A la conclusion judiciaire, on pourrait se repentir d’avoir laissé filer un repenti.

    Trouver des solutions pour agir sur les causes du développement de la grande délinquance nous paraît plus urgent. Il y a de grands chantiers dans divers domaines comme l’immobilier et l’emploi. La cause de cette délinquance n’est pas l’omerta mais plutôt l’absence d’une économie développée au service de tous les Corses et les atteintes portées par la spéculation foncière au patrimoine naturel commun.

    U pescialfinu

    Un reportage a été effectué par FR3 Corse Via Stella sur le sujet des repentis…

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  • Alors que Monsieur Patrick Strzoda vient de donné les chiffres sur l’évolution de la criminalité et de la délinquance en Corse, nous apprenons que, ce 17 janvier, il a reçu une lettre de menaces de mort liées à sa demande de démontage des paillotes illégalement installées sur le domaine maritime. Ce courrier anonyme menace de lui « régler son compte » s’il continue à s’intéresser aux « restaurants de plage ». Il y est fait référence à l’assassinat du Préfet Erignac perpétré le 6 février 1998 et dont ce sera bientôt l’anniversaire. Ces menaces sont prises au sérieux par les autorités car elles sont arrivées deux jours après la fin du délai octroyé pour démonter avant démolition.   

    En matière de délinquance générale, le Préfet pouvait parler de « situation bien maitrisée, puisqu’en 10 ans elle aurait baissé de 11% pour la Corse, soit 2 000 faits en moins et elle a aussi légèrement baissé en 2012 par rapport à l’année précédente de 1,1% (soit 170 faits en moins). Toutefois le bilan, en ce qui concerne la grande criminalité, ne semble pas présenter le même tableau et la lettre de menaces reçue par le Préfet en est l’illustration. Si on regarde bien les résultats présentés, ce sont les chiffres des infractions économiques et les vols à main armée qui baissent.  Les autres crimes et délits sont globalement en augmentation et notamment les AVIP(Atteintes Volontaires à l’Intégrité Physique) avec plus de la moitié des faits en Corse du Sud, mais aussi les attentats et les homicides. Sur les 19 homicides de 2012, on compte 16 règlements de comptes auxquels il faut ajouter 17 tentatives. En ce qui concerne les attentats, 64% sont revendiqués par le FNCL. A qui peut-on attribuer les 36% non revendiqués ? Aux contentieux de proximité, au racket, à l’’extorsion et l’intimidation, nous explique-t-on. En Corse, Il y aurait une arme déclarée pour sept habitants (43.000 armes) et la Préfecture délivrerait 200 autorisations par mois. A contrario, les saisies d’armes sont en augmentation (279 en 2012).

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    Aujourd’hui le Préfet est menacé de mort parce qu’il veut faire appliquer la loi-littoral.Comment pourrait-on rattacher ces menaces à l’intérêt des Corses et à une action politique désintéressée? Il s’agit là des méthodes du grand banditisme et d’intérêts privés. Quelques Nationalistes ont dénoncé l’affairisme et le banditisme qui a infiltré leurs rangs. Des ouvrages sont publiés sur le sujet. Il faudrait aujourd’hui que les autorités fassent le tri entre les vrais militants politiques et les gangsters. Le Préfet a annoncé en moyenne annuelle 38% d’affaires élucidées en Corse. Nous verrons si les menaces dont il est l’objet feront partie de ces 38%. Il serait maintenant catastrophique pour la défense de l’état de droit en Corse que la loi-littoral reste bafouée sous la menace du représentant de l’Etat français qui, jusque là, s’était montré peu soucieux de préserver le littoral corse. Il faut dire que le passage du Préfet Bonnet n’a pas arrangé les choses alors que la légalité aurait dû suffire depuis longtemps à régler le problème des paillotes et autres occupations du domaine maritime. Les responsabilités politiques de cet état de non-droit sont aussi bien locales que gouvernementales. Combien de maires et de préfets ont laissé faire ou autorisé les installations jugées aujourd’hui  illégales. Aujourd’hui le Préfet est-il dans le piège des syndromes Erignac ou Bonnet ?

    U zarapiccu

     

     

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  • La précarité devrait être une situation qui ne dure pas et pourtant ce terme a pris une autre connotation puisqu’il désigne d’une part un mal endémique de la société ultralibérale qui veut installer les travailleurs dans une précarité durable et d’autre part la misère qui  s’est installé et se répand. L’action des pouvoirs publics reste décevante et l’aide vient de la solidarité à travers des associations comme les restos du cœur.

    Les restos du cœur ont été créés en 1985 et ne font pas partie d’une chaîne hôtelière. Leur chaîne est celle de la solidarité. Nous sommes en 2013 et ils sont toujours là avec leurs clients de plus en plus nombreux parmi lesquels on rencontre des retraités dont les pensions sont insuffisantes mais aussi des jeunes. En Corse, ce ne sont pas moins de 454.000 repas qui ont été distribués lors de la campagne 2011-2012 à quelques 4.217 personnes vivant sous un statut social précaire.

    Pauvreté n’est pas vice. La Corse a toujours eu des pauvres mais ils n’étaient pas misérables. Ils demandent sans cesse et avec juste raison de vivre décemment. Aujourd’hui, même si la misère est moins dure au soleil, elle s’est installée en Corse. Elle ne s’affiche pas et, si des associations comme les restos du cœur, n’étaient pas présents sur l’île, nous n’en saurions rien. Tandis que sur le continent, l'association rencontre des problèmes d'approvisionnement, en Corse la solidarité permet de répondre à l'afflux massif des bénéficiaires. Plus de 10.300 repas sont distribués chaque semaine en Corse-du-Sud.

    Les jeunes, les plus âgés et les familles monoparentales continuent de souffrir le plus. Depuis 2007 le taux de pauvreté a fortement progressé dans l’île. La publication des données pour 2007 – basées sur les déclarations d’impôts de 2008 – montrent une forte hausse de la pauvreté en Corse cette année là. Le taux (dit taux à 60 %, qui est généralement pris pour référence) est passé en effet de 19,3 % des ménages de l’île à 20,4 %. Depuis lors la Corse détient le record national et, d’autre part, la progression  y est la plus marquée. Pour mémoire en 2004, le taux était estimé à 17,7 % (attention toutefois, un changement de méthodologie est intervenu en 2005). La forte hausse de la pauvreté est principalement imputable à une nette dégradation de la situation pour les ménages retraités. La pauvreté en Corse touche principalement les plus jeunes et les plus anciens. De plus, la situation des familles monoparentales, dont près du tiers vit sous le seuil de pauvreté, est critique.

    La précarité s’est installée durablement en Corse et le marché de l’immobilier y ajoute une crise du logement. Pourtant, la Corse a connu des taux de croissance de son PIB bien supérieurs à ceux observés au plan national. Avec une moyenne de 3,6 % de progression annuelle entre 1997 et 2007, contre +1,7 % pour l’ensemble de la France, l’île s’est distinguée. On aurait pu s’attendre à un recul de la pauvreté. Or, l’Insee nous indique l’inverse, mettant en évidence un décalage entre les indicateurs macroéconomiques et la mesure du niveau de vie. Le PIB ne fait que calculer la création de richesses dans une année. Ce gâteau est ensuite partagé entre les salariés, les entreprises et l’État, sous forme respectivement de rémunérations – incluant les cotisations salariales et patronales –, de profits et d’impôts (impositions indirects et sur les sociétés). La Corse a donc créé paradoxalement plus de la richesse mais aussi plus de la pauvreté. Par ailleurs, l’île profite de l’économie touristique mais celle-ci a son revers : la hausse des prix et la spéculation immobilière. Il devient de plus en plus difficile de travailler et de se loger en Corse, pendant que les résidences secondaires s’y multiplient (44 % du marché de la construction neuve en Corse). De nombreuses personnes âgées sont touchées. Lors d'un récent reportage à la radio, une personne âgée disait avoir 1500 € de retraite avec 700 € de loyer et avouait qu'elle était obligée de manger dans les rayons en faisant ses courses. Du côté des ventes de logements, ça ne va pas fort. L'activité dans la promotion patine et cela se retrouve dans la progression des stocks de logements neufs. Ils atteignent mi-2012 un nouveau record avec plus de 1 400 logements invendus. Dans le même temps, les ventes tombent au plus bas depuis 2008.

    Le constat que la pauvreté progresse a été fait quand les premiers Restos du cœur ont ouvert sur le continent. Auparavant on pensait qu’en Corse, la solidarité familiale ou de voisinage jouait en prenant en charge les pauvres. La société corse a pris du retard dans la prise de conscience. C'est une société qui niait la misère.

    Jadis, il n’y avait pas de seuil défini de la pauvreté. Aujourd’hui, le seuil de pauvreté est de 649 € mensuels pour une personne seule. Le soleil corse ne doit pas masquer des cas de détresse et de désespérance bien réels. La Corse a un niveau de vie inférieur à celui du continent. La sous déclaration des salaires fait que des gens se retrouvent avec une retraite minorée.  Dans les campagnes, il n’existe plus d’autosubsistance alimentaire.

    La misère est aussi le résultat de 30 ans de politique dévoyée et qui n'a pas vu venir la crise. Les mauvaises perspectives économiques et les politiques menées depuis 30 ans incitent à l’individualisme, au repli identitaire et à la désignation de bouc-émissaires. Il conviendrait de dire aux élus que les réformes qui ont un but essentiellement comptable aggravent la destruction des liens sociaux et augmentent la misère. L'Etat ne joue plus son rôle d'amortisseur social et de protecteur.  Les marchés financiers ont réduit les marges de manœuvre politiques. Toutes les mesures pour essayer de lutter contre la précarité ont toujours été contestées par le patronat et la droite. On se souvient que Michel Rocard, par exemple, a été critiqué pour le RMI, solution pourtant nécessaire et que provisoire à l’époque. Les déficits sociaux seraient illégitimes alors que le bien public doit admettre certains déficits.  Les revenus du capital doivent autant contribuer à l'effort collectif que les salaires. Or, malgré les assertions du Messieurs Ayrault et Hollande, nous n’en sommes pas encore arrivés à cette justice fiscale promise.

    Il ne faut plus que la précarité serve à dissuader les revendications des salariés alors qu’elle est utilisée comme une arme dissuasive contre les acquis sociaux et les revendications salariales. En Corse où le secteur porteur est le tourisme, les jeunes sortis de l'école hôtelière ne sont pas embauchés parce qu'ils sont trop chers. C’est un exemple significatif des pratiques salariales insulaires qui incitent à l’exil les jeunes qualifiés et diplômés. Pour travailler en Corse, il faut accepter d’être sous-payé, sans développement de carrière et sans progression de salaires. Par ailleurs le tourisme offre des emplois saisonniers et donc le CDI est écarté. Tout cela fait le nid de la précarité qui arrange cyniquement ceux qui s’enrichissent en exploitant les travailleurs à qui on peut dire « marche ou crève ! Tu devrais déjà être bien content d’avoir un travail. »

    Il est inconcevable que la charité soit la seule réponse à la progression de la précarité.  La responsabilité des hommes et des femmes politiques est grande dans son développement. L'écart entre les plus riches et les plus pauvres se creuse. La solidarité disparaitra peu à peu car la précarité s'étend et favorise l’individualisme. Les associations ne peuvent enrayer la pauvreté à elles seules. Elles luttent contre les effets de la pauvreté mais pas sur les causes. La prise en compte de la pauvreté et de ses causes doit se faire par l'Etat et de la collectivité territoriale corse.

    Lors de sa séance publique des 26 et 27 juillet 2012, l'Assemblée de Corse a arrêté les grandes orientations et la stratégie d'élaboration du PADDUC qui « se donne comme ambition prioritaire de fournir à chaque citoyen, au sein de la société insulaire et dans chaque territoire, les chances les plus équitables de vivre et de s’épanouir sur cette terre ». Nous vous renvoyons à l’article paru à ce sujet en cliquant ICI.

    Battone.

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  • Actuellement les arrêtés Miot font parler d'eux. Leur suppression suscitent beaucoup d'inquiétudes et d'interrogations dans notre île, mais aussi quelques tentatives d'exploitation politique. Nous donnons la parole à un internaute qui à travers un conte nous livre ses sentiments.

    "Un jour, l'empereur de Chine, mécontent d'un haut dignitaire condamna celui-ci à la décapitation. Cependant, au vu de son statut particulier, il le confia au bourreau le plus habile... Après un long temps sur l'échafaud, le dignitaire déchu s'enquit de son sort. L'empereur lui dit: « Hoche donc la tête! » Celle-ci tomba.

    C'est ainsi qu'en l'an 1999 de notre ère, leur sort fut scellé. Les arrêtés Miot sont tombés, après avoir étés tranchés quand le montant des valeurs successorales fut déclaré illégal (cas Perrino). L'affaire fut si bien faite que faute d'autre mode de calcul on s'abstint de tout recouvrement...

    Quand la tête finit sa chute l'on se dit qu'il fallait bien mettre de l'ordre dans cette histoire, d'où les péripéties liées aux créations de titres, à la création des créateurs de titres et aux prorogations nécessaires à l'exercice de cet art complexe et  comme l'art de la réforme est de changer tout ce qui doit l'être pour que rien ne change, pas de recouvrement pendant ce temps. Les âmes sensibles n'y entendaient qu' «exonération» et comme disait Madame Mère: «Pourvou que ça doure.»

    La tête avait roulé si loin que l'on se rendit compte l'avoir perdue...

    L'auteur des dits «arrêtés», copain d'un certain Marboeuf, n'était pas ami de l'insulaire et certains venins sont d'action lente, comme on devrait le constater ...

    Si pour les petits patrimoines la question n'était pas centrale, la transmission ne se formalisant pas autrement qu' «a l'usu», par contre les grands patrimoines pouvaient croître et prospérer et se soustraire  à toute forme de solidarité, creusant un peu plus l'écart entre sgio et peuple.

    L'avatar le plus récent de cette triste histoire s'appelle spéculation « a briglia scioltà», pas de garde-fou, mon bien vaut une fortune dont je peux jouir à l'abri du «parcitore».

    Brutal réveil, mon bien qui s'est accru, en dormant, au-delà du raisonnable, il me faudrait m'en défaire pour régler les droits ?

    Cette terre vendue pour s'enrichir sans cause autre que par spéculation, terre du travail des ancêtres et non du mien, je vais la perdre?

    J'implore Miot dont j'ignorais la mort...

    Ma cassette! Ohimé aghju da finisce andaccianu , a mo tarra vinduta a l'asta! U so populu spapersu!

    Mais enfin, c'est au pied du mur que l'on voit le mieux le mur donc il est urgent de réfléchir sainement. L'emballement des esprits ne donne la parole qu'à ceux qui l'avaient déjà et qui taisent soigneusement leurs desseins les moins avouables.

    Nos députés ne sauraient s'exonérer de leur part dans les désordres. Le parti de certains peut bien rêver d'un charivari qui embarrasserait fort l'actuel gouvernement …

    Les nantis, ayant les moyens de leur état, ont eu tout loisir pour organiser leur bunker fiscal et à l'occasion pourraient recueillir les fruits des inconséquents. Ces derniers auraient pour le bénéfice de leur seule omelette, tué la poule aux œufs d'or !

    Si sa be chi é fune lunghe diventani sarpi! Donc, pensons juste et bien. La remise en ordre qui devrait mettre un terme aux effets pervers des arrêtés Miot doit s'accomplir et notre terre, être ce qui nourrit l'homme et non la spéculation."

    Tim Pesta

     

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  • La pantalonnade du permis de construire de Jacques Séguéla annulé en 2008 touche à sa fin. En février 2008, le permis de construire avait été suspendu par le tribunal administratif en référé. La loi-littoral prescrit que les nouvelles constructions doivent s’édifier « en continuité avec des agglomérations ou villages existants, ou en hameaux nouveaux intégrés à l’environnement », ce qui n'est pas le cas. Le même tribunal autorisera néanmoins les travaux à se poursuivre.  Le Conseil d’Etat saisi les suspend à nouveau en mai 2008. Le 5 mai 2008. Dans un communiqué, le FLNC dit "1976" (signature inconnue) revendiquait 26 attentats ainsi que des lettres de mise en garde envoyées à Jacques Séguéla, Xavier Del Sol et Marc Sulitzer…

    Le texte de la lettre identique pour les trois : « Au colon Jacques SEGUELA, Nous vous interdisons de construire sur la zone de Cala Longa sur la commune de BUNIFAZIU. Si vous construisez outrepassant cette interdiction, vous en assumerez les conséquences au niveau de votre sécurité ».

    Le célèbre publicitaire réclamait par la suite 1,4 million d'euros à la commune de Bonifacio pour indemnisation d’un permis de construire annulé. Sa requête vient d’être rejetée le 16 janvier dernier. Celui qui avait acheté un terrain pour un prix dix fois moins élevé que sa valeur, a "parié" et "perdu" dans cette affaire...  Il s’agit d’un terrain de 2 hectares situé à Cala Longa, acheté en 2007 pour 1,37 million d'euros pour y construire une villa de 586 m². La commune de Bonifacio lui délivra l'autorisation. Le permis de construire a été annulé en justice dans une action intentée par l'Association ABCDE (Association Bonifacienne Comprendre et Défendre l'Environnement). En 2010,  le publicitaire a été débouté en première instance dans sa demande d’indemnisation  par le tribunal administratif de Bastia. En appel, le président de la première chambre de la cour administrative d'appel de Marseille a même ironisé: "M. le rapporteur public, je sais que vous êtes bien loin de l'âge limite, mais j'espère que vous vous êtes munis de votre Rolex dans cette affaire."

    Au moment de l’achat du terrain, le plaideur Séguéla n’ignorait pas  les risques judiciaires mais a voulu profiter d’un prix bien inférieur à sa valeur. Peut-être comptait-il sur ses relations pour faire une bonne affaire en misant sur le maintien de son permis de construire et du plan local d'urbanisme?

    Si le publiciste octogénaire a eu sa Rolex à 50 ans, il aura raté sa villa coloniale en Corse à plus de 80 ans. Celui qui a présenté Carla Bruni à Nicolas Sarkozy ne pourra pas y inviter le couple. Jacques Séguéla se montra critique envers la « trahison » d'Éric Besson, ancien secrétaire national à l'économie du PS ayant rejoint sournoisement l'équipe de Nicolas Sarkozy. Néanmoins, le premier mai 2007, dans l'entre-deux tours du scrutin, il annonce officiellement qu'il votera, lui aussi, pour le candidat de droite Nicolas Sarkozy au second tour, après avoir voté pour Ségolène Royal au premier. D’abord plus royaliste que Royal,  celui qui se disait mitterrandien devient sarkoziste par une pirouette entre les deux tours. Besson avait trahi plus tôt et il aura un ministère. En 2008, Séguéla est décoré de la légion d’honneur par son ami président.

    Concernant son rêve corse, nous comprenons le dépit de ce fils de pub, tout en nous en réjouissant.  Il s’en remettra et, si cela l’a dissuadé de venir en Corse, c’est une bonne chose. Il s’est dit être "une victime, un honnête citoyen qui essaie d'investir ses économies en Corse dans un terrain on ne peut plus légal jusqu'à ce que la justice retourne sa veste." Cette fin de phrase, "la justice retourne sa veste", prête à sourire dans la bouche d’un Sarkoziste de la dernière heure. Sur l’île, nous n’avons pas besoin de son slogan mitterrandien de 1981 (puisé dans un célèbre discours de Léon Blum daté du 5 juin 1936[i]et trouvé par Jean Jaurès) pour avoir la force tranquille. L’association ABCDE l’a démontré et la justice lui a remis sa montre à l’heure. Nous lui proposons d’aller se faire voir en Chine avec sa Rolex. En janvier 2011, en réagissant à un sondage sur l'optimisme des habitants de différents pays, il avait vanté le modèle chinois. « La Chine est le cinquième pays le plus optimiste du monde. Le salaire moyen d'un chinois, c'est 10% du SMIC, et ils sont heureux et ils se battent et y croient », s'était-il enthousiasmé. Quel mépris envers le peuple chinois ! Quel cynisme envers le peuple français ! Et son projet immobilier à Cala longa, quel mépris pour les Corses !

    Une petite citation pour conclure : "Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l'une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait quand même beaucoup !" [Pierre Desproges]

    Battone



    [i]La victoire des 26 avril et 3 mai reçoit aujourd'hui sa pleine consécration. Un grand avenir s'ouvre devant la démocratie française. Je l'adjure, comme chef du gouvernement, de s'y engager avec cette force tranquille qui est la garantie de victoires nouvelles. » (L'Ouest Éclair, 6 juin 1936)

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    Décidément on parle beaucoup de Coti-Chiavari ces derniers temps. Il est vrai que le coin est splendide et encore pas trop maltraité par le béton. On en parle à cause des paillotes. Il y a déjà eu la fameuse paillote « Chez Francis » qui naguère a défrayé la chronique où le non moins célèbre préfet Bonnet avait pu exercer ses talents de stratège en matière de démolition de structures illicites. Il y a maintenant le cas de plusieurs autres paillotes du côté d’Acqua doria et de Verghja. Là, on retape dans des conditions peu claires une vieille bergerie et on la transforme en restaurant, dans un endroit de rêve, les pieds dans l’eau. Ici, on passe du démontable léger, comme l’exige la loi, au dur permanent. Au passage on peut dire que le résultat n’est pas particulièrement glorieux et peu conforme à l’esthétique insulaire. Tout cela a été fait en s’asseyant allègrement sur la loi dite littoral, avec la bénédiction ou la complicité des autorités compétentes. Mais cette nouvelle affaire des paillotes ne doit pas cacher la forêt obscure de la spéculation foncière et immobilière qui commence à faire des ravages en Corse. A Coti-Chiavari on compte de plus en plus de résidences secondaires haut de gamme, souvent construites dans des zones remarquables. On parle aussi d’un vaste projet immobilier sur les terrains de l’ancien pénitencier, avec port privé à Verghja. Bien évidemment les prix des terrains s’envolent, pour le plus grand bénéfice de quelques propriétaires « chanceux ». De mauvaises langues diront que nous sommes jaloux et  qu’à leur place on prendrait sans honte l’argent des pinzuti. A noter que parmi ces mauvaises langues, il y a ceux  qui dans le même temps fustigent « ces gens qui viennent voler non pas notre pain », comme le racontait dans une célèbre histoire Fernand Renaud, au demeurant toujours d’une brûlante actualité, « mais nos terres ». Modèle de discours hypocrite. On pourrait leur rétorquer que l’immense majorité des Corses n'est pas à la place de ces propriétaires « chanceux » et ne le seront jamais. La vie n’est pas faite de si, mais de réalité et la réalité, c’est qu’aujourd’hui, il est de plus en plus difficile d’acheter un morceau de terrain ou même de louer un logement. Le bonheur des uns fait le malheur des autres. C’est bien connu. Plus les prix montent, plus cela réveille des appétits féroces. La malavita a vite compris tout le bénéfice qu’elle pourrait tirer de la spéculation, avec en prime quelques dérapages sanglants qu’on a connus au cours de l’année 2012. Un autre danger guette notre île, celui de l’arrivée possible de mafia internationales, genre ‘Ndrangheta qui sont en embuscade, prêtes à intervenir le moment opportun. Elles ont beaucoup d’argent sale à blanchir. Le foncier et l’immobilier sont des occasions en or. Il y a l'exemple de la Côte d’azur pour nous éclairer. Alors, attention aux conséquences de la déferlante.

    Comment réagir face à la spéculation et au développement des pratiques mafieuses ? En plastiquant les résidences secondaires construites illégalement ou avec des permis de complaisance ? On peut discuter de la méthode qui entre parenthèse n’arrête pas le processus de spoliation des terres corses. Il nous semble qu’il existe un arsenal juridique important, comme la loi du littoral. Commençons par l’appliquer. Ce qui pose le problème de la responsabilité de ceux qui en ont la charge, à savoir les maires et les préfets. Ces derniers doivent être sévèrement sanctionnés en cas de défaillance ou de complicité de leur part. Notre ministre de l’intérieur qui a le verbe haut et fort et qui joue facilement du menton a l’occasion de bousculer les choses et de combattre effectivement ces politiques clientélistes qui sévissent dans notre île depuis des décennies, pour ne pas dire plus. Mais nous croyons que cela ne suffira pas. La mobilisation de la grande majorité des Corses est nécessaire. Déjà des associations, comme U levante et a Garde, des organisations politiques, comme le Front de gauche et Manca alternativa engagent l’action. Il faut l’élargir. Aujourd’hui on ne peut plus se contenter de garder le silence au nom d’une prétendue loi non écrite, l’omerta, de subir ou de s’indigner.

    La route sera longue de Bonifacio au Cap corse. Mais ça vaut le coup de l’emprunter.

    Angelo Leonetti

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  • Le Conseil constitutionnel met fin à deux siècles d'exception fiscale.
     
    PARIS, 29 déc 2012 (AFP) - En refusant une nouvelle prolongation du système d'exonération de droits de succession sur les immeubles situés en Corse, le Conseil constitutionnel a mis fin vendredi à un avantage fiscal vieux de plus de deux siècles.
    Les députés avaient en effet adopté deux amendements lors de la discussion du projet de loi de finances 2013 pour prolonger de cinq ans ce système alors que sa disparition était programmée pour la fin 2013. Le gouvernement ne s'y était pas opposé.
    "Considérant que le maintien du régime fiscal dérogatoire applicable aux successions sur des immeubles situés dans les départements de Corse conduit à ce que, sans motif légitime, la transmission de ces immeubles puisse être dispensée du paiement de droits de mutation; que la nouvelle prorogation de ce régime dérogatoire méconnaît le principe d'égalité devant la loi et les charges publiques; (..) l'article 14 doit être déclaré contraire à la Constitution", ont statué les juges constitutionnels.
    Les amendements étaient défendus par l'élu PRG de Haute-Corse Paul Giacobbi et le député PS du Val-d'Oise François Pupponi.
    "Il n'y a pas de volonté des Corses d'échapper à l'impôt mais de rentrer dans le droit commun (...). Il faut juste un peu de temps pour élaborer des actes qui n'existent pas. Plus de 3.000 actes ont déjà été rédigés depuis 2009 et permettront la rédaction des déclarations de succession", avait souligné M. Pupponi, ancien inspecteur des impôts et Corse d'origine.
    L'Assemblée de Corse avait demandé en juillet la prorogation pour cinq ans de ce dispositif.
    Ce régime dérogatoire avait été créé par le conseiller André-François Miot, comte de Mélito, qui, envoyé en Corse par le consul Bonaparte, a pris un arrêté le 21 prairial an IX (10 juin 1801) pour compenser le handicap de l'insularité.
    En 2011, cette disposition a coûté à l'Etat près de 24 millions d'euros, selon Les Echos.

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  • Je suis allé consulter une mazzera extra-lucide. Je l’ai questionnée sur l’année 2013 pour la Corse.

    Ma pythonisse, fermant les yeux et caressant une oie empaillée qui lui sert de corbeau, m’a fait ses prédictions…

    Je vois, m’a-t-elle dit, une immense production de charcuterie et de pâtés de merle. C’est un présage d’abondance et de prospérité. Fabriquer des tonnes de saucissons et de pâtés avec peu de matières premières sera un miracle comparable à celui de la multiplication des pains de l’Evangile selon Saint Mathieu.

    Au bord des routes corses, je vois des pelles et des pioches posées en faisceaux dans l’attente des chômeurs en fin de droit. Près des outils, il y a des jarres remplies de pièces de monnaie. Des messieurs décorés pataugent dans la boue à la suite des pluies de médailles. Les jarres deviennent des pots de vin puis des tonneaux des Danaïdes sous les pluies d’euros qui s’abattent sur la Corse.

    Je vois s’éteindre le phare de la grande illusion des nouvelles routes, des nouvelles voies ferrées, de la création d’emplois et des constructions d’HLM.

    Toutefois une lueur se fait maintenant dans ma boule de cristal et je peux lire en lettres d’or : « Manca alternativa ».

    Que signifie cette inscription ?

    Manca alternativa est un mouvement citoyen indépendant qui a vu le jour fin 2011 et qui aspire à moins de comptes de méfaits, moins de clanisme… Des Corses qui réclament plus de démocratie et plus de justice sociale.

    Nous partîmes peu nombreux mais par un prompt renfort voyons notre nombre s’accroître. Nous pensons que beaucoup d'entre vous partagent nos idées et qu'une convergence avec d'autres militants est possible au regard de l'évolution d'une société inégalitaire aggravée par la crise du système capitaliste.

    NOUS SOMMES PERSUADES QU'UN AUTRE CHOIX DE SOCIETE EST POSSIBLE, INDISPENSABLE.

    En 2013, encore plus nombreux, nous serons présents dans les luttes sociales et dans le débat politique en Corse.

    Le site Manca alternativa vous présente ses vœux:

    Pace e salute ! Prusperità e felicità ! E per cent’anni cusì sìa !

    Amicizia e fratellanza.

    Pidone

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