• Non à la fermeture du comptoir Air France de Calvi 

     Nous publions un communiqué de l'Union départementale de la Cgt de la Haute Corse concernant la décision prise par la direction d'Air France de fermer le comptoir de Calvi. Manca alternativa apporte son soutien aux salariés de la compagnie aérienne touchés par cette mesure inadmissible.

     
    "Le désengagement d’Air France de Corse s’accélère avec la bienveillance de l’exécutif de la CTC

    La CGT condamne la décision d’Air France de fermer le comptoir de Calvi. Cette décision confirme le désengagement de la compagnie en Corse. Après divers plans sociaux c’est plus de 150 postes qui ont déjà été supprimés en Corse.

    Les décisions nationales et régionales de favoriser les emplois low cost, la course au moins disant social, aboutissent à ce type de décision.

    Pour la CGT il est hors de question de supprimer 7 emplois en Balagne et de fermer ce comptoir essentiel pour le fonctionnement et le développement de l’aéroport.

    L’assemblée de Corse qui se félicite d’économiser des dizaines de millions d’euros sur l’enveloppe de continuité territoriale porte également une lourde responsabilité dans la décision d’Air France de se désengager de la Corse.

    Ce n’est pas en privilégiant Air Corsica au dépend des salariés d’Air France que la Corse réduira la précarité et le chômage en Corse.

    La CGT appelle la population de Balagne et les salariés d’Air France à la mobilisation afin de mettre en échec cette funeste décision."

    signez notre pétition:

    Solidarité avec les salariés d'Air France à Calvi


    https://secure.avaaz.org/fr/petition/direction_commerciale_regionale_Mediterranee_Air_France_Marc_Baillart_le_maintien_du_comptoir_vente_Air_France_a_laeropo//?launch

    Bastia, le 3 février 2017

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  • ECHOS DE CAMPAGNE

     

    Communiqué la France insoumise, Bastia

    Les groupes bastiais de la France Insoumise, qui soutiennent Jean Luc Mélenchon depuis le début de sa campagne électorale pour l'élection présidentielle, ont choisi leurs candidats pour l'élection législative du mois de juin pour la première circonscription de la Haute-Corse.

    Du nouveau en Haute CorseIl s'agit de LAURENTI Catherine (52 ans, Conseillère Principale d'Education) comme titulaire et de FRANCESCHI Claude (65 ans, retraité de l'E.N) comme suppléant.Du nouveau en Haute Corse

    Au cœur de leurs préoccupations, celles de la majorité des gens qui vivent ici: précarité, chômage, vie chère, défense des services publics, sauvegarde et développement du patrimoine naturel de notre île et de son secteur agricole, lutte contre l'urbanisation anarchique et la spéculation immobilière. La culture et la langue corse comme vecteurs de l'unité intergénérationnelle.

    LES 1er RENDEZ-VOUS REPUBLICAINS dans le cadre de la campagne présidentielle La France Insoumise, Jean Luc Mélenchon.

    Réunion publique, « Rendez-vous Républicain », samedi 11 février de 17h à 19h, à Ile Rousse, « salle des Actes. »

    Réunion publique, « Rendez-vous Républicain », samedi 8 avril à Saint Florent.

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  • Echos de campagne

     

    L'avenir en commun, ça roule

     

    Alors que les media ne parlent plus que d'une affaire, pour le moins méphitique, "le penelopegate", alors que ces même media se font plus discrets sur une autre affaire du même tonneau, "le lepengate", les comités de la France insoumise et plus particulièrement ceux de la Corse insoumise continuent de travailler au plus près des gens. Ils développent leur campagne d'information, sur la base du programme, l'Avenir en commun.

    Ainsi, ce mercredi 1er février 2017, Les militants des comités de la Corse du Sud ont distribué des tracts, engagé la discussion avec des dizaines de personnes, sur le cours Napoléon et sur le parking du Géant Casino, à Mezzavia. L'accueil fut intéressant. On a pu constater le degré de désorientation ou d'indignation, par rapport à la politique politicienne, qui affecte une bonne partie de la population.

    L'avenir en commun, ça rouleLa campagne va s'amplifier au cours des prochaines semaines pour dénoncer la politique d'austérité et de régression sociale menée par François Hollande et ses gouvernements successifs depuis cinq ans. De même dénoncer l'oligarchie financière qui règne en maîtresse sur le pays. Elle consistera aussi à montrer que la solution ne passera pas par un retour de la droite aux  affaires, pas plus que par ce fumeux mouvement  nommé "En marche", à la tête de laquelle se trouve un nouveau Rastignac, aux dents longues, chouchou de la banque Rothschild et du Medef, ni par un replâtrage d'une union de la gauche ou de toute autre gauche plurielle dont on a vu les résultats au cours des trente dernières années.

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  • Echos de campagne

     

    Deux événements sont à rapporter au cours des derniers jours, dans le cadre de la Corse insoumise, pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Une réunion hebdomadaire et un débat public sur le thème de la VIe république.


    La réunion hebdomadaire s’est tenue lundi soir, à Ajaccio, en présence d’une vingtaine de militants et sympathisants. Au menu : le premier tour de la primaire du Parti socialiste que d’aucuns s’escriment à qualifier de gauche, en particulier les media et les élections législatives de juin 2017.

    Le débat a dégagé une quasi unanimité  sur le premier point. La fameuse primaire de la Belle alliance a fait un bide ou presque, en étant gentil. Elle n’a pas atteint l’objectif que s’étaient fixés les organisateurs. De surcroît, elle a été un peu plus décrédibilisée par une tentative de manipulation des chiffres sur la participation. 2 millions, puis 1,7 millions, pour finir à 1,5 millions. Soit un écart de 500.000 voix ! Bigre. Quoi qu’il en soit, c’est l’outsider Benoît Hamon qui l’a emporté devant Manuel Valls. Que doit-on en penser ? Certes, le premier cité se veut plus à gauche que l’ancien premier ministre qui naguère disait qu’il y avait désormais des gauches irréconciliables. Mais fondamentalement, n’ont-ils pas tous les deux, à des degrés divers, une lourde responsabilité dans les effets des politiques d’austérité qui ont été menées au cours du dernier quinquennat ? Il a été rappelé que les deux hommes sont sortis du même moule politique, le moule rocardien. Le niveau de la participation en lui-même constitue une sorte de désavoeu de la part des électeurs socialistes. Le deuxième tour s’annonce serré et les coups bas vont pleuvoir. Dans le cas de la victoire de Benoît Hamon, certains intervenants ont manifesté la crainte d’une influence sur le vote Mélenchon. Dans une telle hypothèse, d'aucuns suggèrent de ci de là que l'homme du "revenu universel" serait, paraît-il,le candidat le mieux placé pour que la gauche se retrouver au deuxième tour de la présidentielle. Chat échaudé n’y revient jamais. Donc, plus que jamais, la mobilisation en faveur du seul candidat de la vraie gauche doit se développer  et s'amplifier.

    La deuxième question abordée lors de la réunion : Les élections législatives et les candidatures de la Corse insoumise. Après débat, il a été confirmé les candidatures pour la première circonscription de la Corse du Sud : Jacques Casamarta, titulaire et Christine Malfroy, suppléante. Pour la deuxième circonscription, des discussions sont en cours pour proposer  des candidatures : une femme et un homme, pour assurer le principe de l’égalité.

    Après un premier débat public sur le thème de « l’Agriculture écologique et paysanne », Corse insoumise et Manca alternativa ont proposé, mardi 24 janvier, au Locu teatrale, à Ajaccio, une autre rencontre sur une des questions fondamentales du programme l’Avenir en commun, à savoir le passage à la VIe république. Il faut en finir avec la monarchie élective qui donne les pleins pouvoirs à un seul homme, faisant fi de la volonté du peuple français et de ses représentants. L’actuelle constitution a été faite sur mesure pour Charles De Gaulle, en 1958. Constitution, il fait le rappeler approuvée par 80% des votants, dont on mesure les effets néfastes sur le pays depuis des décennies. Donc, il faut la changer et mettre en place une nouvelle constitution, fondamentalement démocratique. Le principe de révocation des élus a été avancé. Chaque élu devant respecter ses engagements devant ses électeurs. Engagements souvent bafoués dans le contexte actuel. En cas d’élection de Jean-Luc Mélechon à la présidence de la République, il sera organisé un référendum pour engager le processus d’une constituante qui aura la tâche de rédiger la nouvelle constitution. C’est le seul homme politique à proposer une telle mesure.

    Prochain débat public le 16 février 2017, au même endroit. Le thème : la santé.

     

     

     

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  • Paul Giacobbi est de retour 

    Paul Giacobbi est de retour sur le devant de la scène, après son retrait sur l’Aventin, à la suite de sa cuisante défaite aux territoriales. Mais pas de manière glorieuse. Il doit passer en correctionnelle à Bastia, très prochainement. Que lui reproche la justice ? Un simple détournement de fonds publics dans le cadre de l’affaire dite des gîtes ruraux, à l’époque où il était président du Conseil général de la Haute Corse. Entre 2008 et 2011, 480.000 euros de subventions douteuses auraient été attribuées généreusement par les instances départementales à des amis, spécialisés dans l’agritourisme. Outre Paul Giacobbi, une vingtaine de personnes seront conviées au procès. D’aucuns sussurent que cette affaire ne serait que la partie la plus visible de pratiques interlopes qui consistent à régaler des cercles  « de coquins et de copains », comme le disait à une certaine époque Michel Poniatowki.

    Laissons faire la justice.

    Cela dit, une telle affaire porte préjudice à l’ensemble de la gauche, déjà mal en point. Elle s’inscrit dans la logique d’un système basé sur le clientélisme. Une caste politique achète généreusement des voix, avec des fonds publics.

    Il est urgent d’assainir la vie politique dans notre île, de se débarrasser des dynasties qui nous emboucanent depuis la nuit des temps, y compris celles qui se proclament, sans rire, de gauche. C’est le cas, entre autres, du clan Giacobbi.

    Rappelons en outre que l’ex-président de l’exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse s’est également distingué en votant en tant que député toutes les mesures d’austérité et de régression sociale avancées par François Hollande et ses différents gouvernements. Toutes des mesures de gauche, comme chacun peut le vérifier.

    Aujourd’hui, se pose la question de la recomposition de la gauche, de la vraie gauche. Cette recomposition ne pourra pas se faire avec de vieilles pratiques, avec des hommes et des femmes d’appareil, des cumulards, plus soucieux de leur propre intérêt que celui des plus larges couches de la population. Elle doit partir d’en bas, s’appuyer sur les milliers d’électeurs de gauche qui se sont réfugiés au cours de la dernière période dans l’abstention, sur tous ceux qui souhaitent un vrai changement, une rupture totale avec des politiques exclusivement au service des privilégiés. C’est possible.

    Maria Maddalena Lanteri

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    Communiqué

    Le samedi 30 avril, à l'aube, un incendie détruisait la salle de prière de Mezzavia. Dans les heures qui ont suivi, le Préfet confirmait qu'il s'agissait d'un acte criminel. Le Collectif antifasciste et antiraciste de Corse, dont des représentants se sont rendus sur place immédiatement après les événements, s'est réuni dans l'après-midi de samedi.

    Ajaccio, le lundi 2 mai 2016

     

    L'incendie de la salle de prière de Mezzavia ne doit pas rester impuni !

     

    Nous, organisations associatives, syndicales et politiques*, militants et citoyens engagés, membres du Collectif antifasciste et antiraciste de Corse, dénonçons avec fermeté l'incendie criminel, raciste et islamophobe de la salle de prière de Mezzavia. En s'attaquant à ce lieu, les auteurs de cet acte visent tous nos concitoyens de confession musulmane et, au-delà, tous les démocrates.

    En effet, quand un lieu de culte, quel qu'il soit, est saccagé, ce sont les valeurs et principes républicains qui sont mis à mal. Alors que la laïcité garantit à tous la liberté de conscience et de culte, il n'est pas tolérable que quiconque soit empêché de pratiquer sa religion, dès lors que la pratique de celle-ci s'inscrit dans le cadre de la Loi.

    L'incendie de ce samedi s'ajoute à une longue liste d'actes racistes survenus ces derniers mois, encouragés par des groupuscules fascistes qui tentent de se structurer en Corse comme ailleurs.  Ces actes s'inscrivent dans une logique de haine de l'autre ; ils sont le poison distillé par les extrémistes de tous bords, qui divise le peuple et fissure le vivre ensemble. En Corse comme ailleurs, il est temps de construire une société qui nous rassemble, au-delà des origines et des croyances. Nous affirmons que les identités de chacun, toujours plurielles, sont une source de richesse.

    Par ailleurs, alors que les auteurs des exactions commises aux Jardins de l’Empereur et à la salle de prière de Saint-Jean, en décembre dernier, n'ont toujours pas été arrêtés et encore moins jugés, nous nous interrogeons sur la responsabilité politique de l'État. En effet, faute d'une réponse à la hauteur des enjeux, tout se passe comme s'il était permis de s'en prendre aux lieux de cultes musulmans ainsi qu'aux personnes supposées pratiquer l'Islam. Même si les coupables de l'incendie survenu samedi ne sont pas encore identifiés, il ne fait aucun doute qu'ils ne pouvaient qu'être encouragés par le sentiment d'impunité qui règne depuis quelques mois.

     

    *Organisations signataires : Association populaire des Tunisien de Corse (APTC), Cercle Communiste Révolutionnaire Sambucucciu, CGT 2a2b, Corsica Palestina, EELV, FSU 2a2b, Jeunes communistes de Corse, A Manca Naziunala, Manca Alternativa / Ensemble, Parti Communiste Français, Per a Pace, RESF, Réseau VIA, Tarra d'accolta, Utopia.

     

     

     

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  • Le coup de menton jacobin de Manuel VallsLes jacobins de droite et de gauche ne s’opposent-ils qu’à l’autonomie des Corses ? Pourra-t-on éviter un débat sur plus d’autonomie après les dernières élections ?

    La Corse doit-elle avoir moins d’autonomie que l’Alsace et la Nouvelle Calédonie ?

    L’Alsace possède une législation différente de la législation française, ainsi qu'un code du travail et des associations qui lui sont propres... La Nouvelle Calédonie possède un statut particulier du citoyen Néocalédonien...

    Dans la Constitution néo-calédonienne, il existe un statut du citoyen néocalédonien qui a des droits particuliers quant à l'accessibilité au travail et à la propriété... Ça va même plus loin... puisque la fonction publique est aussi concernée ainsi que l'activité libérale... loi organique de 1999 : la protection de l'emploi locale. Ainsi, l'article 24 de la loi organique déclare:

    « Dans le but de soutenir ou de promouvoir l'emploi local, la Nouvelle-Calédonie prend au bénéfice des citoyens de la Nouvelle-Calédonie et des personnes qui justifient d'une durée suffisante de résidence des mesures visant à favoriser l'exercice d'un emploi salarié, sous réserve qu'elles ne portent pas atteinte aux avantages individuels et collectifs dont bénéficient à la date de leur publication les autres salariés.

    De telles mesures sont appliquées dans les mêmes conditions à la fonction publique de la Nouvelle-Calédonie et à la fonction publique communale. La Nouvelle-Calédonie peut également prendre des mesures visant à restreindre l'accession à l'exercice d'une profession libérale à des personnes qui ne justifient pas d'une durée suffisante de résidence. »

    Manuel Valls s’est posé en grand patriote français en déclarant qu’il n’y a qu’un peuple français et que la France est une et indivisible. Il assure qu’il connaît bien l’histoire de son pays. En ce qui concerne la France, il a fait des études universitaires d’Histoire à la Sorbonne mais connaît mal la réalité actuelle, lorsqu’il s’agit de l’Alsace et de la Nouvelle Calédonie. Si on le ramène à son pays d’origine, l’Espagne (rappelons qu’il a été naturalisé français en 1982), il connaît mal aussi ses institutions et sa constitution, ou bien il fait mine de l’ignorer. Naturalisé, ferait-il d’un francisme proche du franquisme : Plus français que moi, tu meurs ! 

    D'un point de vue institutionnel, la langue officielle de l'Espagne est l'espagnol (ou castillan) mais d'autres langues coexistent avec des statuts différents. Le castillan a le statut de langue officielle dans toute l'Espagne. Dans certaines régions, certaines langues ont un statut de co-officialité avec le castillan. En 2014 un sondage indique que seuls 55 % des Espagnols ont le castillan pour langue maternelle. Valls lui-même s’est exprimé en catalan lors d’un déplacement ministériel à Barcelone en mai 2014. « Jamais l'enfant que j'étais, né à Barcelone, n'aurait pensé qu'un jour ce serait en premier ministre de la France qu'il reviendrait. Et me voilà parmi vous. Espagnol et Catalan de naissance. Puis Français, pleinement Français, passionnément Français. Par un choix de cœur. Parce que je l'ai choisi à 20 ans», a-t-il lancé en catalan.

    Un seul peuple espagnol ? L’Espagne est divisée en 17 communautés autonomes qui disposent toutes d'un régime plus ou moins large d'autonomie par rapport à l'État central. La plupart de ces communautés sont elles-mêmes divisées en plusieurs provinces. Il s’agit d’un état fédéral. Malgré cela, cette royauté reste centralisée. C’est vrai ! Les communautés ne sont autonomes que dans l'aspect législatif et exécutif (Art. 148 premier alinéa de la constitution). Il convient aussi de préciser que le chef des communautés autonomes est le roi d'Espagne qui nomme, sur proposition des parlements monocaméraux autonomes, le chef du gouvernement régional. Toutefois on note une reconnaissance des peuples  que Manuel Valls refuse au peuple corse.

    D'après la Constitution espagnole, sont considérées comme « nationalités historiques » les communautés autonomes qui ont eu une identité collective, linguistique ou culturelle différente de celle du reste de l'État, déjà reconnue lors de la Seconde République. Ces communautés accèdent donc à l'autonomie, suivant l'article 151 de la Constitution, pourvu qu'elles votent le Statut d'Autonomie. Ces communautés sont la Catalogne, le Pays Basque, la Galice et la Communauté valencienne.

    Aujourd'hui, en plus de ces quatre communautés autonomes, celles d'Andalousie, d'Aragon et des Iles Canaries et Baléares ont incorporé la définition de « nationalité » dans leurs propres statuts, bien qu'elles n'aient pas obtenu de statut sous la Seconde République (les négociations ayant pu être interrompues par la Guerre civile).

    Les autres communautés autonomes se dénomment comme « région » ou « région historique » ou « communauté historique » (dans le cas des Asturies et de la Cantabrie). Quant à la Navarre, elle se reconnait comme « communauté forale », avec ses spécificités propres.

    Alors ? Une monarchie constitutionnelle mise en place par Franco serait-elle moins jacobine que notre république monarchique faite pour le général de Gaulle?

    Que M. Valls le veuille ou pas, la Corse est une terre, les Corses ont leur propre histoire, leur langue, leur culture et des particularismes liés à l’insularité aux antipodes des poncifs chers aux franchouillards de son espèce. Nous n’avons pas oublié qu’il a parlé de violence culturelle corse pour ne pas dire génétique.

    Les ancêtres du Premier Ministre n’étaient pas des Gaulois et ceux des Corses non plus. La Corse s’est enrichie aussi par l’intégration de diverses communautés qui n’ont pas d’ancêtres gaulois. Alors il ne faudrait pas que son jacobisme débouche sur le slogan «  Un seul peuple, une seule patrie, un seul chef », ce « Ein Volk, ein Reich, ein Führer ! », slogan d’une barbarie étatique qui a toujours ses légions.  

    Des individus de peuples différends peuvent coexister sinon pourquoi avoir fait la communauté européenne ? Est-ce pour constituer un peuple européen, défenseur de l’Occident ? N’ouvrons pas un autre débat sur cette Europe qui n’est pas celle des peuple, notre propos n’est pas là ! Justement, c’est cela qui en fait un périmètre d’oppression au lieu qu’il soit celui de la fraternité. Il n’est pas souhaitable de vouloir mettre tout le monde dans le même moule. C’est pourtant le projet que les politiciens comme Valls (de droite ou qui se disent de gauche) est contraire à l’évolution vers des démocraties modernes et s’appuient sur des pouvoirs centralisés, non pas seulement pour les fonctions régaliennes de l’Etat, mais aussi pour faire du sentiment patriotique un outil de manipulation et de soumission.

    Des élections ont mis à la tête de la collectivité territoriale de Corse, des autonomistes majoritaires associés à des indépendantistes. Il serait préjudiciable à la Corse que Manuel Valls ignore les résultats d’un scrutin et veuille régler une fois de plus un débat par des coups de menton mussoliniens.

    Débat, il doit y avoir ! Débat il y aura ! 

    Chacun peut y participer dans le respect de l’autre !

     

     

    Propos de Babbone

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    logoVia
     
     

    Un nouveau mouvement est né

     

    Plusieurs mouvements et organisations politiques résolument situés à gauche se sont mis en réseau avec la création de Via (Vouloir, imaginer, Agir). Il s'agit de Manca alternativa/Ensemble, d'Europe Ecologie I Verdi, Nouvelle donne et Pudemu auxquels il faut rajouter des militants associatifs et syndicaux. La création de la nouvelle structure a eu lieu samedi 23 janvier à Corte, dans les locaux di a Università di Corsica.

    Via est le prolongement d'un premier regroupement qui s'était constitué lors des élections territoriales. Une liste commune avait été élaborée avec un programme alternatif que le texte fondateur publié ci-dessous reprend dans les grandes lignes. Pour des raisons purement administratives la liste avait été invalidée par la commission électorale de la préfecture de région, laissant en présence des listes qui pour l'essentiel se battaient pour des places plutôt que pour l'intérêt de la grande majorité de la population insulaire.

    Via a pour ambition de créer des rapports nouveaux en Corse contre la pulitichella, le règne des dynasties politiques, contre les professionnels de la politique, contre la corruption et toutes les politiques d'austérité qui écrasent non seulement notre population, mais l'ensemble des peuples européens, en particulier ceux du sud. Elle se veut force de propositions en soumettant au débat des solutions alternatives pour notre île.

    Nous aurons l'occasion de revenir plus en détail sur la création et le rôle qu'entend jouer Via. Nous publions ci-dessous le texte fondateur de la nouvelle organisation.

    Manca alternativa

    "Via est un réseau  qui rassemble actuellement des citoyens ainsi que des militants issus de 4 mouvements politiques (Manca Alternativa/Ensemble, Europe Écologie I Verdi, Nouvelle Donne et Pudemu), tous représentants de la société civile en Corse. 
    Vouloir, Imaginer, Agir, à pour objectif de fédérer ces mouvements et les citoyens pour faciliter les débats, les échanges de pratique et la circulation de l'information.
    Réseau  se mobilisant contre le libéralisme générateur de l'austérité , il participe à la mise en commun des réflexions sur les problématiques économiques, sociales, culturelles, environnementales,...et des actions à mettre en œuvre. 
    VIA, se propose de mobiliser et communiquer autour d'un projet émancipateur en développant des initiatives conjointes et des partenariats avec le monde associatif, syndical, mutualiste et coopératif. 
    VIA s'engage à relayer auprès des pouvoirs et collectivités publics, (état, CTC, départements, municipalités et institutions européennes) les difficultés des citoyens et ses propositions pour la Corse dans l'espace méditerranéen. 

    Eléments pour un programme d’élaboration d’une

    Stratégie de transformation globale

    •        Globale, parce qu’elle inclue tous les aspects de la vie politique, sociale, écologique, économique, culturelle, démocratique, etc...Cela pour deux raisons indissociables ; la première est que toutes ces dimensions sont dans la crise du système capitaliste, dont elles ne sortiront pas sans des changements de fond ; la seconde est que ces crises interfèrent les unes avec les autres, nécessitant un changement de nature des modes de vie, de production, etc…

    •        Transformation, parce qu’elle s’inscrit dans une perspective historique qui entend dépasser l’ultralibéralisme et le social libéralisme.

    •        Stratégie, par ce qu’elle entend inscrire dans un ensemble cohérent des perspectives de long terme, des programmes de moyen terme et des luttes face aux urgences dans le court terme.

    Tracer des perspectives est nécessaire pour redonner du sens à la politique, c'est-à-dire tout à la fois une signification et une direction. Au niveau hexagonal ou européen, de telles références manquent, réduisant la politique à gérer les politiques d’austérité imposées par la Troïka et les marchés financiers.

    S’inscrire dans toutes les luttes sociales et civiques face aux urgences sociales, écologiques, démocratiques, culturelles, doit être une attitude permanente, à l’écoute et être partie prenante de tous les mouvements sociaux et notamment syndicaux, en s’efforçant de mutualiser les efforts de chacun, dans le strict respect de son autonomie.

    L’élaboration citoyenne d’un premier programme de transformation globale, pour la durée d’un mandat de cinq ans, doit se situer à l’articulation des deux démarches précédentes. VIA pourrait se fixer un délai de 18 mois d’ici au début de l’été 2017 pour la mise au point d’un tel programme, les 6 mois précédents la prochaine élection territoriale étant consacrés à la prise de conscience collective de l’importance de cette démarche.

    Ce premier programme pourrait être adopté suivant une méthode inédite, ouverte à toutes les citoyennes et tous les citoyens qui le souhaitent, à la fois par des rendez-vous périodiques  dans les différents territoires de l’île et un forum numérique permanent

    Chaque mois, une « assemblée citoyenne » ou un « buffet citoyen »permettrait d’élaborer un chapitre important de ce programme dans un territoire différent. A titre d’illustration, on propose que les premiers se tiennent à la fin février à Ajaccio, fin mars à Bastia, fin avril à Sartène ou dans le grand sud, fin mai à Corte, si possible un jour fixe, le jeudi ou le vendredi soir ?

    A la fin de chaque semestre, une « journée citoyenne » ferait la synthèse des travaux d’élaboration.

    - La lutte contre la politique d’austérité et  ses  conséquences au niveau régional.

    - La lutte contre l’économie de la rente et le tout tourisme.

    - Les ordonnances et la nouvelle organisation territoriale.

    - La lutte contre tous les clanismes, anciens ou nouveaux.

    - Le non cumul des mandats.

    - Le développement durable et ses modes de financement.

    - Un programme insulaire cohérent de lutte contre la précarité.

    - La politique du logement social et les mesures de lutte contre la spéculation foncière et immobilière.

    - Les politiques de la santé, de l’énergie, des transports, de l’éducation et de la culture.

    - La sauvegarde et l’amélioration des services publics.

    - La relance de l’agriculture insulaire et la prise en compte du rural, etc . "      

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    Manca alternativa se mobilise contre la vie chère

     

     

    Le pouvoir dit socialiste - disons-le sans ambages de droite - poursuit allègrement sa politique d’austérité, sans entendre les différents messages d’hostilité et les protestations qui montent très forts partout dans le pays. Et ce n’est pas le nouveau plan économique et social concocté par François Hollande et son gouvernement qui inversera la tendance actuelle. Bien au contraire. Seul le Medef semble se féliciter des mesures de ce plan, tout en exigeant de nouveaux cadeaux pour le patronat.

    Cette politique d’austérité se traduit par une aggravation du chômage et des conditions d’existence pour la grande majorité des Français. Le pouvoir d’achat est en berne, les prestations sociales en recul, le code du travail toujours plus malmené. La cherté de la vie devient une donnée permanente, en particulier en Corse.

    Manca alternativa a décidé de s’attaquer à ce problème qui est totalement occulté par le pouvoir, la droite, le Medef, les media et compagnie. Il est vrai qu’il vaut mieux parler des primaires à droite ou à une pseudo gauche, de la promotion de nouvelles vedettes de la politique, etc. C’est tellement plus facile.

    Manca alternativa entreprend une campagne d’information auprès de la population corse. Un premier contact a eu lieu mercredi 20 janvier 2016, sur le cours Napoléon, avec la distribution de tracts contre la cherté de la vie (voir texte par ailleurs). Une deuxième rencontre se déroulera vendredi 22 janvier, à 17 heures, devant le Carrefour de la Rocade, à Ajaccio.

    Lire La vie chère 

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  • Tout mettre en oeuvre

    pour arrêter la barbarie la guerre et le terrorisme

    Communiqué de Per a Pace 

    Le Burkina Faso est aujourd'hui touché et meurtris par la vague barbare et terroriste qui submerge le monde. Une fois de plus, une fois de trop l'Humanité est en danger. 
    Per à Pace présente dans ce pays depuis 2009 à travers ses actions de solidarité (forages, adductions d'eau, moulin à grains, panneaux solaires, moustiquaires, matériel scolaire,...) et ses échanges notamment culturels considère, que s'il est indispensable d'assurer la sécurité des populations, de travailler à éradiquer le terrorisme, il faut aussi que la communauté internationale et donc la France s'engage dans une politique de coopération, de développement, de Paix. 
    L'Afrique est aujourd'hui le continent le plus riche par ses matières premières, mais aussi le plus pauvre pour assurer les besoins élémentaires et vitaux des populations. C'est la misère qui engendre aussi l'obscurantisme, et Thomas Sankara le Président du Burkina Faso, assassiné le 15 octobre 1987 l'avait bien compris. 
    Les citoyens, les associations, la société civile doivent s'engager et peser de tout leur poids sur la communauté internationale, l'ONU pour rétablir la sécurité, la paix mais aussi la justice. 
    Per à Pace considère qu'il faut tout mettre en œuvre pour stopper la spirale de la guerre, de la barbarie et du terrorisme. 
    Ces graves événements à Ouagadougou sont un nouveau coup dur pour le pays et sa population qui avait réussi dans la dernière période à chasser le dictateur Blaise Campaore du pouvoir... Nos pensées citoyennes vont vers nos amis, les militants engagés pour le respect des Droits Humains et la justice au Burkina Faso.
    Ajaccio le 16 janvier 2016.

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