•  

     

    Bandeau-New1  
     
    NON A LA VIE CHERE

    Qui dit Corse, dit soleil, mer et douceur de vivre. Parfois aussi faits divers ou questions institutionnelles (ex Collectivité unique). Mais si on parlait enfin de notre problème n °1, trop souvent occulté par nos élus : la vie chère !

    Premier exemple : le pain. Elément de base durant des siècles, c’est désormais un produit de luxe ! Trois baguettes par jour (même pas « tradition »), c’est trois euros, et donc 90 euros par mois : un sacré trou dans le budget !

    Autre exemple : nos fameuses clémentines. A près de quatre euros le kilo souvent, elles sont -comme nos tomates – plus chères qu’à Paris !

    C’est l’époque des fêtes. On décore le sapin (38 euros). On savoure notre bonne charcuterie (mais qu'elle est onéreuse !). On partage la tomette de brebis (25, voire 30 euros le kilo). On déguste la brioche ou la galette (15 euros). Pour la plupart d’entre nous toutefois, le pâtissier comme le boucher de quartier (10 euros un bon bifteck !) demeurent inaccessibles. Huîtres, foie gras, saumon etc. : un rêve, souvent. Même le « fast-food » (50 euros pour 4 personnes) est anormalement cher.

    On a tous besoin d’une voiture. Mais pourquoi notre essence, paraît – il détaxée, est – elle la plus chère du monde ? Où est la continuité territoriale quand un A.R. Ajaccio – Toulon en compagnie low- cost coûte 550 euros pour quatre personnes malgré le tarif «  résident » ? Et une kyrielle d’augmentations sont annoncées en 2016 !

    Alors que notre région – la plus déshéritée de France – compte 55000 pauvres et 25000 chômeurs, 75000 retraités dont 50% ne perçoivent que 800  Euros par mois et 25% sont à moins de 800 Euros ! comment faire pour survivre, manger et payer en même temps ses charges, son loyer etc. ?

                  TOUS ENSEMBLE, DISONS NON A LA VIE CHERE               

    Engageons nous, prenons des initiatives pour lutter

     Allez, bonne année quand même, Pace e salute a tutti !

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

    Des faits d'une extrême gravité

     

    Communiqué de l'association Per a Pace

     

    Dès l'annonce des événements aux Jardins de l'Empereur à Ajaccio, l’association Per a Pace a  dénoncé les graves agressions contre les pompiers qui intervenaient la nuit de Noël dans l'exercice de leur fonction.

    Ces faits sont d'une extrême gravité et les pouvoirs publics doivent mettre hors d'état de nuire les responsables de toutes ces violences.

    Per a Pace condamne avec la plus grande fermeté les agressions contre les pompiers, mais aussi avec la même sévérité les actes de vandalisme et agressions gratuites, racistes et xénophobes contre des lieux de prière et d'autres établissements, vendredi soir dans Ajaccio. Des actes inqualifiables... Intolérables et condamnables.

    La société civile doit isoler et les uns et les autres... La justice doit faire son travail, car Ils se nourrissent mutuellement, nous prennent en tenaille et mettent en danger le vivre ensemble et la démocratie.

    Ajaccio le 26 décembre 2015

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Tarra d’Accolta

     

    tarrasculta

    « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». Cette phrase tristement célèbre est extraite d’un ouvrage publié en 1941 et écrit par Bertolt Brecht. Elle est hélas toujours d’actualité. La bête immonde n’est pas morte contrairement à ce qu’on a pu croire naïvement pendant des décennies, après la victoire sur le fascisme et le nazisme. Elle renaît, se développe à travers le monde, en particulier en Europe. Elle se nourrit du fanatisme religieux, de la crise économique et son corollaire la crise morale et politique qui secouent de nombreux pays, dont la France. Il suffit de regarder autour de nous et d’écouter. A quoi assiste-t-on ? A un développement jamais connu de ce qu’on appelle le dhjadisme, avec son cortège de morts, d’atrocités. Le Proche Orient est en proie à une guerre féroce laquelle poussent des millions de personnes à grossir les rangs des migrants en direction de l’Europe. Guerre qui a pour origine les prétentions des pays capitalistes à s’approprier les richesses locales, en particulier le pétrole, avec la complicité des dictatures du secteur et de la Turquie. Dans ce contexte, il y a des gens bien intentionnés qui exploitent outrageusement la peur. Le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre deviennent des armes idéologiques dangereuses utilisées sans vergogne par le Front national. La Corse n’est pas épargnée. Il suffit de constater ce qui se dit, se fait dans notre île. Il y a danger. On ne peut plus minimiser le phénomène, ni y rester indifférent. Accepter cette situation relèverait de l’inconscience ou d’une forme de complicité. N’ayons pas la mémoire. Ca commençait comme ça en Italie et en Allemagne avant la seconde guerre mondiale. Avec le résultat que l’on connaît.

    Fort heureusement, il y a des gens, des forces politiques, syndicales et associatives qui refusent cette logique mortifère. Ils réagissent, luttent pour stopper et faire reculer la haine. Des initiatives sont lancées, entre autres, celle proposée par un collectif animé par Jean-Pierre Santini. Un ouvrage a été rédigé avec la contribution d’une trentaine d’auteurs insulaires parmi lesquels on peut citer deux collaborateurs de notre site Manca alternativa: Jean-Paul Ceccaldi et Jean-Pierre Orsi. Le titre de l’ouvrage : Tarra d’accolta. Cet ouvrage sera présenté officiellement au public, samedi 5 décembre 2015, à 16 heures dans les salons de l’hôtel Best Western à Bastia.

    Nous invitons tous les personnes éprises de paix, pour qui l’humain d’abord a un sens, à participer à l’initiative.

    Angelo Leonetti

    Google Bookmarks

    1 commentaire
  • razzismu_foraLe problème posé par les migrants donne de la voix aux racistes et aux fascistes qui jouent sur le contexte social pour tromper un électorat maintenu dans un sentiment d’insécurité par une presse qui attise les peurs. Le Front national et ses satellites d’extrême-droite veulent faire croire qu’ils défendent les chômeurs et les SDF français contre l’invasion barbaresque. La Corse n’échappe pas à des flots de propos ambigus ou franchement xénophobes pour ne pas dire racistes. Des petits groupes se forment comme celui qui s’est intitulé « Vigilance Nationale Corse ». Il s’agit de quelques individus qui prétendent parler au nom du peuple corse alors qu’ils n’ont aucune légitimité pour le faire. On en retrouve certains sur de réseaux sociaux où ils viennent donner des leçons de corsitude dans un charabia hypocrite et bourré de fautes d’orthographe. Nous vous proposons quelques extraits reproduits in extenso (copier-coller) sans les noms des Internautes car ce qui importe ce n’est pas leurs identités mais le niveau du discours…   

    « Bonjour à tous .... VNC est un collectif créé pour défendre les intérêt des Corse ( culture traditions emplois logements ) tous vous savez aujourd'hui combien il est dure de trouvé un emplois sur notre île ou un logement quand beaucoup de corses vivent sous le seuil de pauvreté ... quand le peuple demande une augmentation des retraites ou des allocations ou des pensions c est systématiquement refuser sous prétexte qu' il n y a plus d argent dans les caisses quand des jeunes Corse et moins jeunes font une demande de logement sociaux et que ont leurs répond qu' il n y a pas de logement libre personnes ne dit rien ....quand on leurs donne gratuitement l accès au soins alors que nombres d entre nous qui vivons dans la précarité n y on pas droit .... mais quand le gouvernement impose d accueillir des migrants de les logé de leurs donner plus que ce que touchent nos retraités ou handicapés la les politiques et pseudos natio sont d accord ? Vous préféré donc vous occupé d étrangés avant de vous occupé des vôtres alors je désolé je ne suis n y raciste n y fachiste ...... mais mon peuple et ma terre d abord que l on s occupe de nos pauvres et de nôtre jeunesse avant de s occupé d étrangé… J oubliait 100 000 e ont été débloqués pour 200 migrants n aurait il pas pu servir à autres choses ..... comme aider des familles corse ? Ou des jeunes Corse pour trouvé emplois ou logements ? »

    « Et vous vous êtes quoi ?? Vous laissez crever les gens !!!! Même la vieille à côté de chez vous vous ne l'a calculer pas et vous voulez aider les autres ? Mais d'abord souciez vous de aide 2b de ceux qui sont en attentes de logements en attente d'aide d'emploi etc... C'est bientôt noël vous croyez que tout le monde peut bien le fêter pour moi vous êtes la honte du peuple corse ! Les corses les vrais se soucis des leurs toute cultures confondues qui vivent et travaillent ici chez nous qui payent comme tout les mondes cotisent pour rien car ils n'ont plus droit à rien ! Mais bien donner aux migrants car nous avons suffisamment pour nourrir notre peuple Ben voyons vous donnez la gerbe… »

    « Honte à vous Corse qui veulent aider des migrants ».

    « De toute façon vous êtes pour la plupart des personnes aisées qui se soucient que de son propre intérêt donc je ne commenterais plus c'est perdre mon temps avec des personnes qui ont un QI de moins de 80 ! Sur ce bonne journée les fachos qui ne respectent pas le peuple corse… »

    Un Internaute, fier de son QI à forte proportion xénophobe, traite les antifascistes de « fachos ». Ne vous y trompez pas ! Derrière ses propos liés au paupérisme en corse, l'étranger est l'Arabe. Nous n'avons pas voulu reporter d'autres propos d'Internautes ouvertement racistes. Nous avons volontiers relevé une réponse digne à l'internaute cité. Une dame corse nous parle d’une mémoire généalogique que les xénophobes insulaires n’ont pas ou ont oublié… On notera la différence de ton et d’utilisation des langues française et corse.

    « Aux fascistes corses, facisti corsi, qui disent de nous que nous sommes des gens aisés, des intellos… ect, Je répondrai ceci et ce sera ma dernière contribution, (parchi," à zappà 'n'acqua, un ghjòva, o serva, à nudda" !), que, malgré parfois nos noms (!!), nous sommes issus de grands parents souvent peu fortunés, qui travaillaient de leurs mains, "pà stintassi la", dans nos villages de montagnes, parfois dans des hameaux de trois maisons, descendants de bergers ou de petits agriculteurs, "nobles métiers", qui ne connaissaient ni la Sécu, ni les Mutuelles, ni les HLM, ni les CAF, ni les RSA, ni les CMU, ni les retraites, ni les médecins, ou très peu. Certains, trop pauvres ou orphelins, au moins d'un parent, n'avaient pas pu aller à l'école, souvent classe unique de leurs hameaux de montagne (par ex, Ghjalgacciu, hameaux de Ghisoni, sous le col de Sorba, grand-mère maternelle orpheline de mère a sept ans, qui à 80 ans en pleurait encore, le racontant, car il lui fallut élever ses frères plus petits...). Ils ont poussé après, mariés, (ayant, les hommes, connu le traumatisme de 14-18, pour la Corse, comme ailleurs), travaillant toute leur vie, leurs enfants, nos parents, si et dès qu'ils le purent, à faire des études, Ecole, Collège de village, École Normale à Ajaccio, avant guerre, les filles notamment, déjà, qui ainsi devinrent institutrices, laïques et de gauche, engagées, dans la Résistance en particulier, et toute leur vie ensuite, socialement et politiquement, avec leurs maris, en Corse et ailleurs. Pourquoi ? Parce qu'elles (ou ils !!) avaient connu la misère, l'exploitation de leurs parents, le racisme, les dégâts et atrocités du fascisme, (39-45 !), les situations coloniales ensuite, où certains corses s'enrichirent eux aussi... Nous sommes les enfants ou petits enfants de ceux-là. Nous savons ce que nous devons au courage de nos grands-parents, de TOUS nos ancêtres !! (Corsi, o Taliani, o altri, chi ci sò in tutti i nosci famiddi corsi !!!...). C'est pour cela que nous sommes humanistes, progressistes, voire de gauche, anti-fascistes, anti-facisti (qu'ils soient Corses ou Mongoliens-extérieurs...de Mongolie !! Ungnunu t'ha i soi !!!). Et que nous ne lâcheront jamais rien là-dessus !!! Au passage, fachos corses, facisti corsi, donnez-vous de votre temps à des associations caritatives, des Ong, genre "Médecins du Monde", "Secours Populaire", ou autres, qui aident non seulement les pauvres, jeunes et vieux, corses, mais tous les pauvres de Monde, car, comme disait Jaurès, "Au fond, il n'y a qu'une seule race, l'HUMANITE"...!!!  É avà, piantu ! Basta !! In tutti i sensi !! Un ghjova à nudda di zappà 'n' acqua !! "É un c'hè peghju ciuncu, chi quiddu ch'un voli senta !!!

    Que peut-on ajouter ? Beata quella panca duv’ella posa barba bianca ! Respect à nos anciens ! Si nous faisons appel à la mémoire collective, il faudrait aussi rappeler que, depuis des millénaires, des individus d’origines différentes se sont intégrés en Corse. Parmi eux, certains persécutés s’y sont réfugiés et y ont fait souches. Que ceux qui stigmatisent les migrants se retournent sur leur généalogie ! bon nombre sont issus d’ancêtres non corses. En outre, de quel droit un individu quel qu’il soit parle-t-il au nom d’un peuple comme s’il s’agissait d’une entité dont il serait propriétaire ?  Pourquoi réduire le peuple corse aux résidants insulaires ? Le peuple corse est aussi composé de 1.500.000 migrants corses ou descendants de migrants corses répartis dans le vaste monde. Il faut rappeler en outre que, sur 300.000 résidents corses, 90.000 sont issus d’une généalogie insulaire ancienne. La Corse a toujours été une île d’émigration et d’immigration, n’en déplaise à celles et ceux qui voudraient établir l’existence d’une race corse là où il y a une histoire qu’ils méconnaissent, une culture qu’ils ignorent et une terre commune qu’ils s’approprient… n’en déplaise aussi à celles et ceux qui réduisent la « corsité » à une résidence insulaire et au paiement des taxes locales. La corsité est une identité et une humanité. Les Corses sont une communauté de destin comme d’autres communautés et tout destin a une histoire. Chaque Corse devrait s’inscrire, intra ou extra muros, dans l’histoire de son peuple et cette histoire (pour qui la connaît) ne peut avoir pour destin le fascisme et le racisme, que l’on soit indépendantiste ou non. Pour être corse, point besoin d’afficher, de façon ostentatoire, un corsisme qui exclut les pinzuti, les Arabes, les Juifs, les Noirs, les Jaunes… et pourquoi pas l’humanité entière, lorsque l’on sait que d’aucuns stigmatisent aussi la diaspora corse en traitant ces Corses de « pinzutiti » ou d’empinzutés, c’est-à-dire devenus des pinzuti et donc déchus de leur identité pourtant liée à une généalogie insulaire qui remonte à la nuit de temps.

    Parmi les Corses qui refusent aujourd’hui les migrants, nous n’ignorons pas que se trouvent des chômeurs, des gens dans la précarité qui connaissent des difficultés de toutes sortes (santé, logement…etc.) Toutefois qu’ils ne se laissent pas abuser par des racistes et des fascistes qui se cachent derrière un discours faussement social et faussement même nationaliste corse. Sur les réseaux sociaux, ils en arrivent vite à l’invective et à l’insulte. Ils ont la bouche pleine et le cœur fermé. Ils éduquent leurs enfants dans l’intolérance. Ils ne parlent plus en public de « bougnoules » ou de « nègres » mais d’islamistes et de gens de couleur.  Ils n’ont pas changé. Ils veulent transformer les électeurs égarés, victimes de la dureté de la vie, en gros beaufs avec des idées fachos et réactionnaires. Ils distillent un racisme rampant pour mener ensuite des actions violentes. Un fasciste reste un fasciste avec toute sa haine de l’autre. Il attise les peurs pour promouvoir son idéologie fascisante.

    Parmi ceux qui rappellent  les racines chrétiennes de la Corse, combien mangent dieu et chient le diable, pour reprendre un dicton trivial corse ? Doit-on leur rappeler les paroles du pape François et donc de l’église apostolique romaine, à l’occasion de la 100e journée mondiale des migrants et des réfugiés le 19 janvier 2014, sur le thème: «Migrants et réfugiés: vers un monde meilleur» ? Il a incité à  « surmonter les préjugés et les peurs » pour « faire fructifier une culture de la rencontre ». Il a invité chaque paroisse des pays d’Europe à accueillir une famille de migrants du Moyen-Orient ou d’Afrique. Est-il chrétien de refuser l’hospitalité à des réfugiés ?

    Des écrivains et des artistes corses se sont regroupés pour un recueil collectif contre le fascisme et le racisme. Nous saluons cette action littéraire qui sera suivie de débats, nous disent-ils. En matière de débat la Cimade en a organisé un qui a été perturbé par une poignée de xénophobes dont l’intolérance passe souvent à la violence. Les faits qui se sont déroulés lundi soir à Bastia sont d’une extrême gravité. Un groupe d’une vingtaine de militants et sympathisants d’extrême-droite ont empêché physiquement la tenue d’un débat public portant sur la question des migrants, débat organisé par la CIMADE. L’espace public et la liberté d’expression doivent être défendus contre le péril fasciste, en Corse comme ailleurs. Les faits ne doivent pas être minimisés car ils sont comparables en tout point à des mécanismes que l’on n’avait plus vus à l’œuvre depuis les années 30. On demanda un jour au philosophe Diogène ce qui pesait le plus sur la terre. Il répondit « Un ignorant ». Plus le raciste se croit intelligent, plus l’étranger lui semble bête. Si on vous demande un jour ce qui pèse le plus sur notre pauvre Corse, vous pourrez répondre sans craindre de vous tromper : un fasciste.

    A celles et ceux qui disent « Arabi fora » et « Francesi fora », répondons « fascismu fora » et « razzismu fora », car, contrairement à eux, nous ne rejetons personne. Nous espérons que chacun peut encore être touché par la rédemption. Nous refusons l’inhumain, la haine, le racisme, la xénophobie, le fascisme, le néonazisme, la violence…

    L’idéologie fasciste ne ressemble pas à l’humanité de la grande majorité des Corses. C’est pour cela qu’il faut la dénoncer lorsqu’elle s’insinue sournoisement dans des stades de foot, aux comptoirs des bistrots et sur des réseaux sociaux dans une période qui lui est propice sur le plan national et international. Les fascistes utilisent les éléments de langage de la lutte nationaliste corse et de la gauche radicale pour diffuser leur idéologie. Ils oublient que les Corses, dans leur plus grand nombre et leur diversité politique, ne l'ont jamais acceptée, ne l'acceptent pas et ne l'accepteront  jamais.

    Babbone

    Google Bookmarks

    2 commentaires
  • 1336 !

     

    CIMG1929

    Che cosa hè ?

    La date d’un événement historique ? Non. Le nombre de kilomètres entre deux capitales européennes ? Non.

    Plus simplement, c’est le nombre de jours de lutte qu’ont mené les salariés de chez Fralib, à Gémenos. Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer cette lutte, à plusieurs reprises sur notre site. Une lutte exceptionnelle, tenace contre Unilever, une des plus puissantes multinationales de la planète. Les salariés n’ont pas plié au cours des 1336 jours. Ils ont gagné la partie. Ils se sont constitués en coopérative de production, la ScopTI. La production a démarré, toujours à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, avec une soixantaine de salariés. Une autre partie commence, celle d’assurer la pérennité de la nouvelle entreprise, dans un contexte qui ne sera pas nécessairement favorable. L’adversité sera rude, sans pitié. Univilever n'a pas renoncé définitivement à se venger. Aussi, les salariés doivent avoir un large soutien, non seulement moral mais concret. Par exemple, en achetant et faisant acheter les produits 1336 (plantes aromatiques, verveine, tilleul, thé, etc.). 

    A Ajaccio on peut trouver ces produits dans divers magasins, en particulier à Carrefour et à Géant Casino Mezzavia.

    La nouvelle vie des ex-Fralib est exemplaire à plus d’un titre. Elle montre, entre autres, que des salariés sont capables de prendre en charge leur propre destin et de gérer leur propre entreprise.

    Manca alternativa apporte pleinement son soutien à Scop TI.

    Dans son programme de développement économique, social et culturel de la Corse, en cours d'élaboration, elle consacre une place importante à l'économie sociale et solidaire. 

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • A quand une véritable politique de traitement des déchets ?

     

    Les centres d’enfouissement des ordures ménagères de l’ile, Tallone, Prunelli di Fiumurbu, Viggianello, sont restés fermés pendant plusieurs jours. Ils viennent de rouvrir après de longues palabres entre le Syvadec, les élus et le préfet de région. Le site de Vico reste fermé. En cause un système qui n’arrive plus à faire face à des déchets dont le volume ne cesse d’augmenter. Des riverains excédés qui voient des solutions temporaires s’installer dans le temps.

    Les rues aujourd’hui vomissent ces déchets journaliers qui s’accumulent, pollution visuelle, pollution olfactive, problème de salubrité publique,...

    A l’heure de la surconsommation, la gestion des déchets reste un problème que nos politiques n’arrivent pas ou ne veulent pas appréhender.

    Trop de solutions dérogatoires, de petits arrangements pour faire perdurer un système à bout de souffle. Notre ministre de l’écologie envisageant même un amendement dérogatoire à la loi Littoral !

    Plus de poubelles sur nos côtes ! Pour l’accueil c’est idéal !

     Le traitement des déchets et l’une des problématiques majeurs pour l’avenir. Des solutions durables, respectueuses de l’environnement et des hommes existent. A tous les niveaux, les élus ont un devoir envers leurs concitoyens qui dépasse la simple collecte de taxes trop souvent mal employées.

    Nous ne pouvons nous résoudre à voir se transformer notre île en un immense cimetière de poubelles ?

    Non ! Les déchets ne se dissolvent pas tout seuls et nous le savons tous bien.

    Nous devons nous inscrire dans une politique de gestion durable des déchets, des solutions alternatives existent et s’appliquent par ailleurs.

     Environ un tiers de notre poubelle est composé de déchets organiques (biomasse) qui peuvent être valorisés en compost. C’est ainsi 30 % du poids de la poubelle qui peut être géré durablement.

     En matière de recyclage, notre île est très en retard ! Nous produisons 600 kg annuel de déchets par habitant, bien au-dessus des 500 kg de la moyenne nationale. - de 20 % de ceux-ci sont triés, le reste est enfoui.

     A quand une véritable politique de traitement des déchets ?

    Nous réclamons une prise en charge rapide du problème et l’investissement de l’Etat qui ne peut se soustraire à son devoir de solidarité nationale.

     Nous réclamons un audit et une expertise indépendante pour un projet durable ayant pour objectif la mise en place de solutions pour le recyclage, la réutilisation ou la valorisation des déchets. Il faut agir aujourd’hui pour préserver et protéger un environnement, gage de notre santé sociale et économique.

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    LE MOUVEMENT CONTINUE

     

    « Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l’ensemble des habitants de la Terre »[1]

     

    L’association Per a Pace, Pour la Paix s’est rendue dans le cadre d’une action solidaire, en Grèce, du 1er juillet au 10 juillet 2015.  Pascale La Renaudie était du voyage. Elle a rédigé un carnet de route dans lequel elle livre ses impressions. Carnet de route que nous publions dans nos colonnes.

     

    Bus Santoni

    Les fondements même de l’association basés sur des valeurs de Paix, de Solidarité, d’Echanges entre les peuples amènent Per a Pace à une veille constante face aux situations particulières qui pourraient fragiliser et porter atteinte aux droits humains dans les différents pays du monde.

    Son action s’est, depuis sa création, portée plus particulièrement sur les rives de la Méditerranée. Et depuis 1992, les actions de solidarité et culturelles se sont multipliées.

    Si les échanges et les rencontres, de plus en plus nombreux, ont enrichi les relations et renforcé les liens permettant d’animer un réseau d’amitiés solides et sincères dans les Balkans, au Maroc, en Tunisie, au Burkina Faso et autres, ils ont aussi renforcé l’association dans son rôle d’alerte.

    C’est pourquoi, Per a Pace s’efforce de rendre compte par des articles, des débats, des expositions, des manifestations, de la situation rencontrée sur place à chaque action.

    Son objectif est, hormis la découverte d’un pays, de valoriser et de faire connaître les associations et leurs militants, les réalités de la vie quotidienne, les difficultés et les réussites, les femmes et les hommes qui, chacun à leur façon avec les moyens à disposition, œuvrent à construire un monde plus juste où l’humain dans toute sa dignité est au cœur des préoccupations.

    Interpellée déjà par la situation politique et économique de la Grèce qui vit depuis plusieurs années une politique d’austérité sans précédent, l’association a entrepris de renforcer ses liens avec le monde associatif sur place.

    Elle a ainsi répondu à une des nombreuses urgences sanitaires du pays et a organisé une action dans le domaine de la santé. Un bus, don d’une société de transport ajaccienne[2], chargé de matériel médical composé de fauteuils roulants, béquilles, fauteuil confort, déambulateurs, stérilisateur etc.[3] a ainsi pris la route le 1er juillet 2015 avec 6 bénévoles de l’association pour Thessalonique.

    La victoire de portée historique, le 25 janvier 2015, du parti de Gauche, Syrisa, et les réformes anti-austérité annoncées par le gouvernement d’Alexis Tsipras couplées du déchainement, des Institutions européennes a muselé le vent de la révolte citoyenne qui commençait à « trop » soufflé, ici et ailleurs, ont précipité les événements en Grèce. A la veille du départ, les membres de Per a Pace étaient conscients d’arriver à un moment crucial et de vivre avec le référendum du 5 juillet 2015 un événement exceptionnel. Les Grecs étaient amenés à répondre par Oui ou Non (OXI) à la poursuite de l’austérité imposée par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international avec l’acceptation du projet d’accord soumis lors de l'Eurogroupe du 25 juin 2015.

    Dispensaire Thessalonique Pharmacie

    L’action concrète de Per a Pace qui a vu du matériel remis à l’association Esopou revêtait un caractère particulier tant son contexte était singulier, c’est pourquoi le parti est pris ici de décrire l’action de Per a Pace telle qu’elle s’est déroulée, du purement descriptif au purement émotionnel.

    Et comme le disait Albert Jacquard[4] « L’important n’est pas que mon discours soit vrai, mais qu’il soit sincère ».

    « D’Ajaccio il a fallu remonter sur Bastia pour embarquer et rejoindre Livourne, en Italie. La meilleure solution était de descendre sur Bari pour embarquer à nouveau et accoster à Igoumenitsa, en Grèce.

    Notre bus annonçait clairement par les affichettes collées sur ses vitres, la mission effectuée : Solidarité avec la Grèce. Déjà le long de la route par des signes de la main et sur le port de Bastia, des personnes se rapprochent et s’intéressent à ce message. La discussion s’engage et nous pouvons mesurer l’intérêt porté à la situation nuancé malgré tout par un manque d’informations crédibles à leurs yeux. Nous nous rendons compte que les médias de masse sont bien suspects, dans les esprits, d’un certain parti pris.

    Nous prenons le bateau à Bari et à cette époque de l’année, le bateau est plein, le temps des colos est arrivé. Après une escale rapide, le long des quais de l’île de Corfou, le petit port d’Igoumenitsa qui lui fait face se rapproche aux lueurs de l’aube.

    Nous empruntons alors l’autoroute Egnatia Odos qui, avec ses différents axes, permet de traverser la Grèce dans toute sa largeur pour aboutir à la Turquie et desservir les Balkans.

    Les 1ères actions de Per a Pace en Macédoine obligeaient, au début des années 2000,  cette dernière à emprunter en compagnie de nombreux poids lourds une petite route de montagne sinueuse et de fait dangereuse pour arriver à Ioannina et au poste frontière de Florina, l’axe autoroutier n’existant pas.

    Il y a peu de trafic sur cette autoroute impressionnante par sa modernité avec ses 177 ponts, ses 63 échangeurs, ses 73 tunnels. Nous sommes le vendredi 3 juillet 2015.

    L’arrivée à Thessalonique, deuxième ville la plus peuplée en Grèce, se fait en soirée. Le peu de circulation et le peu de monde dans les rues de la périphérie de la ville nous interpellent. Une des militantes de Syriza[5] que nous rencontrerons un peu plus tard nous explique que c’est la situation économique qui veut ça. Les gens n’ont pas d’argent à dépenser et sortent peu, de plus nous sommes à la veille du référendum et certains sont retournés dans les villages où ils ont l’habitude de voter.

    L’hôtel où nous sommes hébergés se trouve sur une des avenues principales de la ville. Il est complet comme les autres hôtels qui se concentrent dans ce quartier. Des familles entières habitent les chambres et nous comprenons très vite qu’elles font partie des réfugiés, demandeurs d’asile. Des camions stationnent et déchargent des matelas aux portes des différents établissements.

    En effet depuis janvier 2015 La Grèce, à l’instar de l’Italie, est confrontée à un afflux exceptionnel de migrants[6]. Les guerres, les conflits à répétition, les dictatures, la terreur, la misère, la détresse poussent sur les routes de l’exil des millions de personnes, hommes, femmes, enfants qui n’ont d’autres choix que de fuir. Les conditions de fuite se font au péril de leur vie et l’accueil, où qu’il soit, est bien souvent précaire et désastreux.

    Nous rencontrons dès le lendemain, l’association Esopou et un des membres fondateurs du dispensaire social de Salonique, Alexis Bénos[7], médecin, membre du comité central de SYRIZA et actuellement, à titre bénévole, conseiller du ministre de la santé.

    Il nous explique la naissance du centre de santé au lendemain de « l’Appel des immigrés, grévistes de la Faim » ou « l’Appel des 300 » qui a vu 300 immigrés commencer une grève de la faim, à Athènes et à Thessalonique de janvier à mars 2011. Ils réclamaient les mêmes droits politiques et sociaux que les travailleurs et travailleuses grec-que-s, leur régularisation et surtout une vie plus digne.

    Le besoin d’une aide médicale a été plus qu’une évidence. Des médecins volontaires se sont alors engagés bénévolement pour apporter cette aide qui a continué et s’est organisée avec la création d’un service aux sans papiers.

    Parallèlement et dès 2011 les personnes sans sécurité sociale ont été exclues du système de santé et se sont trouvées dans l’impossibilité de recourir à un médecin. Il faut savoir qu’au-delà d’une année de chômage, en Grèce, il n’y a plus d’assurance et 1/3 de la population grecque n’est plus prise en charge par la sécurité sociale

    Devant la situation dramatique du service public de la santé en Grèce, démantelé systématiquement sous le joug des politiques d’austérité menées par le gouvernement et imposées par la troïka (FMI, Banque Centrale Européenne, Commission européenne), la solidarité s’est organisée et aujourd’hui 180 dispensaires autogérés existent.

    Ils visent à offrir des soins à tous, grecs et migrants et à dénoncer les politiques antisociales.

    Réputés « illégaux », les décisions sont prises, après discussion, en assemblée générale. Il n’y a pas de hiérarchie. Le fonctionnement se fait sur la base du bénévolat. Tout le monde est concerné et invité à se mobiliser. Le financement se fait par l’organisation de concerts, d’activités culturelles diverses, par des dons de médicaments, jamais de dons d’argent, nous ne voulons pas de « sponsors » nous dit Alexis.

    Des soins, la distribution de médicaments et des collectes alimentaires sont assurées. Ce mouvement et la mobilisation qu’il a engendrée ont permis également la prise en charge gratuite dans certains hôpitaux de patients nécessitant des opérations, radios ou examens urgents.

    C’est avec Eva et Eugenia que nous réglons les formalités quant à la prise en charge du bus qui déjà a trouvé sa vocation. Il sera transformé en petit dispensaire itinérant qui desservira les quartiers défavorisés plus éloignés et assurera la distribution de médicaments.

    Elles nous emmènent ensuite dans un centre d’accueil de réfugiés et personnes en difficulté qui distribuent des repas où nous déposons les couvertures que nous avons emmenées. C’est là que le lendemain avec les membres de Syriza nous attendrons le résultat définitif du référendum.

    Mais nous sommes encore le samedi 4 juillet et les estimations sont timides. 50-50, rien n’est fait, il faut dire et c’est Maria, jeune militante du parti, qui nous explique que la semaine écoulée a été terrible pour les esprits.

    Nous avons vécu ces derniers jours un terrorisme médiatique sans précédent, tels sont ses mots. Information, désinformation, rumeur, tout a été entrepris pour déstabiliser et installer le doute et la peur dans l’esprit des grecs.

    « Une campagne de terreur orchestrée par des médias corrompus… »[8]

    Alors Maria ne veut pas se laisser aller à un quelconque pronostic et elle nous semble, à notre surprise, plutôt pessimiste. Comme peut l’être Anna qui fait partie de la diaspora grecque installée en France et qui est venue pour voter, elle appelle de tous ses vœux le Non mais pense encore que le Oui peut l’emporter.

    Comment peut-il en être autrement quand nous connaissons la portée et la responsabilité dramatique que certains médias ont, quand nous savons qu’ils ne sont bien souvent que le relais des politiques mises en place ! Là, les médias sont clairement mis en cause relayés par leurs confrères européens et nous en avons pour preuve les informations véhiculées en France sur nos chaînes de grande écoute (hélas) qui jusqu’à la dernière minute, l’évidence ne pouvant plus être niée à laisser croire que le Oui était majoritaire. Le fait est si caractéristique que de Corse, nous avons été appelés le soir même des résultats car personne n’arrivait à se faire une idée exacte de la situation.

    Heureusement, des médias citoyens de plus en plus nombreux expriment la voix du peuple et resitue l’humain au centre des débats. Il est important et primordial de faire tourner et vivre les liens permettant de les connaitre le plus largement possible pour résister et conserver une vraie liberté d’expression.

     

    Grèce 5 juillet 2015 Rassemblement OXI
    Les militants de Syriza, quant à eux, sur place ne se sont pas découragés et dans les rues, placardées sur chaque espace disponible, les affiches appelant à voter OXI-NON. Quelques uns investissent les placettes pour interpeller les passants à l’aide de haut-parleurs et appeler à refuser la poursuite de l’austérité.

    Les rues sont calmes, pas d’affolement particulier, pas de longues files d’attente devant les distributeurs comme certains l’ont laissé croire. Mais nous voyons bien la désespérance au travers certains regards et majoritairement chez les plus âgés.

    Les retraités sont parmi les plus touchés par la politique d’austérité mis en place avec des retraites, diminuées de façon drastique, souvent les seules sources de revenus permettant de faire vivre enfants et petits enfants, rappelons que le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans dépasse les 50%.

    Alors ils subviennent aux besoins comme ils peuvent, arpentent les rues et vendent à la sauvette des cartes postales, des ballons,…certains voient dans ce qui est à jeter ce qu’ils peuvent récupérer. Il faut vivre.

    A suivre

    Pascale La Renaudie

    Militante de Per a pace



    [1] Albert Jacquard

    [2] Autocars Santoni

    [3] La grande majorité des dons envers l’association proviennent de particuliers et d’entreprises locales. 

    [4] Albert Jacquard 1925-2013 – Chercheur et humaniste français de renom.

    [5] Syrisa : parti politique grec de gauche

    [6] Depuis janvier 2015, 78000 entrées de migrants en Grèce (chiffre à début juillet)

    [7] Alexis Bénos : Voir article comment on démantèle la sante publique en favorisant le privé.

    [8] Monde Diplomatique – Août 2015 « Leur seul objectif était de nous humilier » Yanis Varoufakis

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

    Gestion publique de l'eau

    Gratuité des transports à Ajaccio

     

    Manca alternativa a développé deux projets au service des populations de la ville d'Ajaccio. Elle les a soumis aux différents candidats lors des municipales d'avril 2014. Il faut avouer que ces projets n'ont pas suscité un grand enthousiasme de la part de la quasi totalité des candidats. Ces projets ont de nouveau été présentés lors des élections municipales de janvier 2015. Même succès. A l'occasion des Départementales de mars 2015, les candidats de Manca alternativa et du Parti de gauche se sont faits porteurs de ces projets. Projets qui ont suscité beaucoup d'intérêts de la part des ajacciennes et ajacciens contactés pendant la campagne électorale. Il faut le souligner, ces projets répondent à des besoins concrets des habitants de la ville. Les autres candidats, pour la plupart, se sont plus préoccupés de la lutte des places que de proposer des projets concrets. Les élections sont terminées. Mais Manca alternativa entend continuer la lutte pour une vraie alternative politique, véritablement ancrée à gauche sur la base de propositions concrètes, dont la gestion publique de l'eau et la gratuité des transports à Ajaccio. C'est possible.

    Manca alternativa a adressé une lettre dans ce sens à Laurent Marcangeli, député maire d'Ajaccio et à Jean-Jacques Ferrara, président de la Capa.

    Nous attendons leurs réponses avec beaucoup d'intérêt.

     

    "Monsieur le député maire,

     Monsieur le président,

    Nous souhaitons porter à votre connaissance deux points importants. Ces points, ces propositions ont été formulées il y a plus de deux ans, par notre mouvement à l’ancienne municipalité.

    Aujourd’hui, nous vous proposons d’engager à nouveau cette démarche.           

    1er point :L’eau

    Ajaccio, comme beaucoup de villes françaises, confie la gestion de son réseau d’eau potable et d’assainissement à une multinationale depuis près de 25 ans.

    La France qui est pionnière en matière de privatisation du service public de l’eau a vu se constituer, au fil du temps, trois géants qui sont Véolia, Suez-Lyonnaise des Eaux et Saur. Ces multinationales trustent l’essentiel d’un marché aujourd’hui très profitable aux actionnaires et non aux citoyens.

    Cette délégation de service à des sociétés privées a pour conséquence un renchérissement du prix de l’eau. Ajaccio est, parmi les villes de dimension comparable, l’une de celles dont le prix est le plus élevé.

    Les conventions signées avec les collectivités locales sont bien souvent volontairement opaques pour les citoyens. Celle liant la ville à Véolia (Kyrnolia) prend fin en 2017. De nombreuses communes ont décidé de revenir à une gestion publique de l’eau, notamment par l’intermédiaire d’une régie.

    Il nous semble donc venu le moment de dénoncer cette convention et de s’engager dans une régie publique de l’eau au bénéfice exclusif de la population avec comme effet à terme la réduction de la facture des usagers de 25% à 40%.

    Dans tous les cas, il faudra tenir compte de la situation des agents de Kyrnolia directement affectés au secteur ajaccien. Leur compétence pourra être immédiatement mobilisée au service de la population.

    La maîtrise retrouvée de la gestion d’un bien public par les élus et citoyens, permettra dans les limites de l’équilibre financier d’adapter les prestations aux besoins réels ou aux ressources limitées de certains foyers dits « fragiles ou précaires ».

    2e point :Les transports.

    La ville est malade de ses encombrements, de la saturation de sa voirie, de la désaffection du centre-ville, de ses commerces de proximité, ainsi que de la pollution automobile (mesurée par Qualitair).

    Le réseau de transports en commun peine à remplir sa fonction et il souffre de plusieurs formes de déficits chroniques, les deux les plus pesants étant : la charge financière pour la collectivité au regard, des résultats et du peu de satisfaction des usagers, des contraintes de la circulation automobile et de l'absence de voies propres entraînant des dysfonctionnements.

    Les plans de déplacement urbain (P.D.U) ont fait l'objet de réunions velléitaires et aucune solution n’a vu le jour pour le moment. La multimodalité est restée une notion vague, enterrée avec le projet du tramway, des voies cyclables, piétonnes et de véritables parkings en périphérie. Et l’intermodalité peut devenir un réel service pour les usagers afin de rendre leur trajet le plus rapide et agréable possible.

    Aujourd'hui, une ville sur cinq de taille comparable à la nôtre a opté pour la gratuité des transports, leur libre accès. Cette manière de faire, indépendante dans les faits des colorations partisanes des villes, à permis les avancées quantifiées suivantes :

    - Revitalisation des centres urbains

    - Diminution des flux, piétonnisation de facto et donc reprise de l'espace occupé par l'automobile par la   population.
    - Lien avec la périphérie facilité donc renforcement du sentiment citoyen.

    Il serait juste que la part des coûts de fonctionnement du transport soit abondée d'une participation de la grande distribution et des zones commerciales installées en péri-urbain. Une quote-part sur la taxe intérieure sur les produits pétroliers (T.I.P.P.) paraît juste et souhaitable.

    Très prosaïquement, une voirie moins fréquentée s’use moins et donc, coûte moins.

    Les 150% de fréquentation supplémentaire du centre-ville génèrent des recettes permettant d'enclencher un «cercle vertueux» pour le financement des transports. Il vaut mieux contribuer à augmenter sa clientèle que de la voir dissuadée par les conditions actuelles de circulation...

    Il convient impérativement d'associer aux prises de décisions sur les flux urbains, les citoyens, les acteurs de la mobilité, les piétons ainsi que les cyclistes (moins d’autos, plus de vélos).

    Cette mesure est une priorité, elle est positive d'un point de vue social, intéressante écologiquement, car la diminution de la pollution représente un gain majeur en termes de bien-être.

    Ce sont les raisons pour lesquelles nous pensons qu'il est temps que soit mis en place des transports gratuits dans le cadre d'un service public et en régie directe.

    En vous remerciant de votre attention et espérant trouver auprès de vous une écoute favorable, veuillez agréer, Monsieur le Député Maire, Monsieur le Président de la CAPA, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

     

                                           Pour Manca Alternativa / Ensemble,

                     Stéphane LEROY                       Bruno GOGEON MONDOLONI     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • JOURNEE D’ETUDE SUR LES PROBLEMES ENVIRONEMENTAUX

     

    foulquier

     

     

    Porticcio. 25 avril 2015.

    la Fédération de la Corse du Sud du PCF organisait une journée de travail portant sur les rapports entre l’homme et la nature. Nous avons eu le plaisir d’écouter, avant débat, Luc Foulquier, spécialiste du nucléaire et de la problématique environnementale, membre de la commission nationale écologie énergie du PCF.

    Une approche des plus intéressantes, qui place l’humain comme partie intégrante de la nature et non comme un problème. 

    Que dit Luc Foulquier ? Je cite : « Pour nous qui sommes de culture marxiste, sans pour autant nier que l’impact anthropique sur la nature se fasse chaque jour plus pressant, nous pensons qu’il s’agit avant tout d’élaborer, pas à pas, une nouvelle organisation sociale qui permet aux activités humaines individuelles et collectives d’interagir avec l’environnement en protégeant les biens communs naturels de l’humanité que sont le climat, l’air, l’eau, la biodiversité, les sols etc, ainsi qu’en exerçant une vigilance soutenue sur l’évolution des équilibres naturels. Est-ce pure utopie ?, à notre avis certainement pas, tant nous sommes convaincus que les rapports être humain/nature constituent un enjeu majeur du développement de l’humanité et qu’il est possible maintenant – bien qu’il soit sans doute grand temps - de les adapter convenablement. »

    Luc Foulquier nous a présenté différentes approches pour élaborer une humanité émancipée et respectueuse de l’environnement, mettant l’accent sur le fait que dans l’absolu notre terre et son espace regorgent d’énergies nouvelles actuellement non exploitées car non métrisables.

    Le modèle capitaliste privilégie lui l’épuisement de nos sol par l’extraction d’énergies fossiles que le grand capital possède à bon compte, obtenue grâce aux nombreuses guerres qu’il continue de mener. Des profits récoltés sur le sang et les larmes de peuples tenus dans l’ignorance et asservis par les armes et les doctrines fascistes des pantins qui les gouvernent.

    Une approche humaniste et qui donne envie de se battre pour changer l’avenir,

    une approche marxiste à la lumière d’expériences contemporaines et qui dénonce les dérives productivistes du 20ème siècle et qui réoriente sur une production centrée sur des rapports respectueux entre les êtres humains et la nature, notions que nous partageons et qui, loin de faire de nous des rêveurs, replace l’homme sur le chemin de la dignité, loin de l’esclavage et du renoncement.

     L’ex-candidat de gauche, François Hollande, et nouveau président de droite, qui prônait le changement immédiat, qui dénonçait la finance et la lutte contre le libéralisme comme son premier combat, devrait prendre connaissance de cette approche, sans concessions pour les grandes firmes capitalistes productivistes, en lieu et place de faire des comparaisons indignent  entre le parti de la haine raciale et de la négation, ce Front National qui attise les haines et divise le peuple, et le Parti communiste, qui combat depuis toujours pour défendre la cause de l’émancipation humaine et qui dans les heures les plus sombres que traversa notre pays se leva pour dire non et paya du prix du sang les combats menés contre l’ennemie.

    A l’approche de grands événements que sont les rencontres de la conférence de Paris (COP 21) sur les changements climatiques qui aura lieu en cette fin d’année, il est bon de replacé l’ « humain d’abord », l’homme partie prenante de la nature et non de le criminaliser, en cherchant des solutions qui non seulement participeront de son émancipation mais garantiront une paix durable pour l’humanité sur une planète plus propre et sereine.

    Voilà ce à quoi devrait s’atteler un véritable gouvernement de gauche qui organise un événement mondial majeur pour notre avenir.

    Stéphane Leroy.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Migrants 

    L'insoutenable encore et toujours.

     

    Nous publions un communiqué de Per a pace sur une terrible tragédie humaine qui est en train de se dérouler en Méditerranée.

    "Combien faudra-t-il de souffrances, de drames, de morts pour que l'Europe et la communauté internationale se saisissent sérieusement du très grave problème humanitaire qui perdure depuis des années en Méditerranée avec la fuite des migrants des pays du sud.

    Les migrants toujours plus nombreux, fuient la misère, les dictatures, les conflits et les guerres. Pour beaucoup une fuite pour la vie, avec au bout la mort. La méditerranée mer d’échange des cultures et des hommes, est en train de devenir un cimetière.

    Il y a 10 jours plus de 400 migrants  se sont noyés dans le naufrage de leur embarcation surchargée et en fin de semaine entre 700 et 900 personnes ont de nouveau trouvé la mort au sud des côtes italiennes. Beaucoup de femmes et d'enfants fuyant les misères et les combats, avec l'espoir d'une vie meilleure et en sécurité. 

    En 2014 déjà, plus de 200.000 migrants ont tenté la traversée de la Méditerranée. Parmi ceux-là, combien d'anonymes ont péri en toute indifférence ?

    C'est notre conscience humaine qui est aujourd'hui et une nouvelle fois interpellée face à l'inacceptable, cette tragédie, cette nouvelle barbarie. 

     La Syrie, la Libye, le Liban, l'Egypte, la Palestine, l'Irak, la Tunisie, l'Afrique pourrait-on dire,  partout la violence sévit dans le fracas des armes, la misère progresse. 

    Il ne suffit pas de déclencher des guerres avec l'OTAN comme ce fut encore dernièrement le cas en Libye, il faut assumer ses responsabilités... La déstabilisation du monde arabe est grave de conséquence pour l'avenir de l'humanité. Dans cette situation, de nouveaux monstres, de nouveaux fascismes prospèrent. 

    Nous ne pouvons accepter  une telle situation, une telle indifférence des responsables politiques Européens. 

     L’hypocrisie et la faillite de leur système capitaliste est aujourd'hui une réalité qu'il faut avoir le courage de regarder en face.

    Ne rien faire, ou faire semblant, va conduire à de nouveaux drames, de nouvelles morts...."

    Ajaccio le 21 avril 2015

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique