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    La grève des syndicats de la SNCM a déclenché une campagne de dénigrement ciblant essentiellement la CGT, alors que tous les syndicats, excepté le STC favorable à une compagnie corso-corse, étaient partie prenante. Comme l’a annoncé sur son site le journaliste Alain Verdi, beaucoup de protagonistes du dossier rêvent d’un grand  pandémonium.

    Il ne s’agissait pas d’une grève surprise, puisqu’un préavis avait été déposé depuis un mois pour donner une chance à la négociation. Pendant ces longues semaines, les syndicats se sont heurtés au mépris des actionnaires que sont Transdev et l’Etat. Au lieu de rassurer, ils ont jeté de l’huile sur le feu qui couvait depuis que ces deux actionnaires complices ont renié leur signature d’un plan de relance qui prévoyait 500 suppressions d’emplois acceptées par les syndicats et leurs adhérents.

    La presse libérale en profite pour faire de l’anti-syndicalisme primaire. Le Figaro et autres journaux de droite règlent leurs comptes avec la CGT, sans se soucier de la réalité du dossier SNCM. Peu de journalistes ont suivi la genèse de l’affaire SNCM depuis l’époque de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin. Peu de journalistes ont raconté les conditions lamentables dans lesquelles la compagnie maritime a été mise sur la voie de la privatisation, après avoir rapporté des dividendes à un fonds de placement Butler dont le dirigeant est un proche ami du Premier ministre de Chirac. Peu de journalistes ont relaté les conditions de l’entrée au capital du groupe Veolia, sollicité plutôt qu’intéressé, et les conséquences d’un changement de direction du groupe, qui, depuis lors, a toujours voulu se débarrasser de cette acquisition non désirée.

    Par ailleurs, on nous explique que la filiale Transdev de Veolia est l’associée majoritaire, alors que la Caisse des dépôts et consignations (donc l’Etat), détient 50% du capital de Transdev et donc un pouvoir de décision plus important que celui affiché dan le capital de la SNCM.  Par ailleurs, la SNCM a été financé en partie par des subventions au titre de la délégation de service publique, alors que Transdev refuse de financer un plan de relance pourtant signé par toutes les parties. On peut en déduire que Veolia a peu investi dans la SNCM et n’avait pas l’intention d’investir à long terme.  Par ailleurs, la commission européenne, favorable au low cost et sensible aux lobbies, exige avec insistance, le remboursement de subventions perçues par la SNCM à hauteur de 400 millions d'euros, sans remettre en cause celles allouées à la Corsica Ferries. 

    Au sommet de l’Etat, les premiers ministres successifs de François Hollande et le secrétaire d’Etat aux transports, Frédéric Cuvillier (qui s’est succédé à lui-même pour se dédire) ont  joué un jeu qui ne pouvait déboucher que sur un conflit social. Les responsables politiques ont attendu les échéances électorales et notamment celle  des municipales de Marseille, pour lesquelles la SNCM a été un enjeu local. Passées les élections et les fausses promesses, Cuvillier et Valls sont revenus sur la signature du plan de relance prévoyant l’achat de quatre nouveaux navires. Ils ont laissé débarquer les présidents du directoire et du conseil de surveillance de la SNCM qui avaient participé à l’élaboration et la signature de ce plan. Jouant les traitres et les Ponce pilatte, les représentants de l’Etat ont ainsi donné un blanc-seing à Transdev-Veolia pour annuler le plan de relance et annoncer une mise en procédure collective à la suite d’un dépôt de bilan au greffe du commerce de Marseille. Tout le monde sait que la procédure s’ouvrira sur un redressement judiciaire avec la nomination d’un administrateur avant la liquidation pure et simple qui est restée le seul projet de Veolia et de l’Etat.  

    Le démantèlement de la SNCM est le but poursuivi depuis longtemps qui en arrangerait plus d’un pour des raisons diverses. D’abord, il, y a la compagnie concurrente Corsica Ferries qui a été subventionnée (sans contrôle comptable), ce qui lui a permis de prendre des parts de marché, tout en profitant des conflits sociaux pour proposer des tarifs excessifs lorsqu’elle s’est trouvée en position provisoire de monopole, comme cela était le cas depuis le déclenchement de la dernière grève.  On peut imaginer ce qui va se passer si la SNCM disparaît, laissant la Corsica ferries en position de monopole sur le transport des passagers. Le Jackpot tous les étés pour cette compagnie italo-suisse qui ne pratiquera plus les prix cassés grâce à un management antisocial en dehors des règles fiscales et salariales françaises. Le pire est que la presse libérale montre la Corsica Ferries en exemple contre les lois sociales et fiscales françaises. Les acquis sociaux sont ainsi décriés comme des privilèges chez les salariés français de la SNCM. Cette presse prône, avec cynisme, la régression sociale et le low-cost. Et d’aucuns d’applaudir sans réaliser que c’est aussi leur intérêts que les syndicats défendent !

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    Aujourd’hui, nous avons l’impression d’assister à la curée sur la SNCM avec, pour manœuvre, de rendre les syndicats, et en premier lieu la CGT, responsables de tous les maux de cette compagnie. D’ailleurs, la presse site abondamment la CGT en oubliant que c’est une intersyndicale qui a décidé de la grève et que d’autres syndicats s’y montrent combattifs.

    Où sont les vraies responsabilités ? Il suffit d’aller sur le site d’Alain Verdi et de bien vouloir écouter ce que les syndicats de la SNCM (excepté le STC) répètent depuis des lustres.

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    Le dicton « Qui veut tuer son chien, l'accuse d’avoir la rage » illustre ce que vivent les salariés de la SNCM trahis par le gouvernement Valls face à un véritable complot aux motivations financières et politiques. Toutefois, dans le conflit qui vient de prendre fin grâce à une trêve sociale, la rage était à Porto-Vecchio et au siège bastiais de la SNCM. Nous ne pouvons croire que ce sont des socioprofessionnels qui ont attaqué le bateau Jean Nicoli et saccagé le siège de la SNCM. On peut imaginer qui est derrière l’opération «  SNCM fora ! », même si l’inquiétude des entrepreneurs et commerçants reste compréhensible. On se demande quel motivation animait ceux qui, à Porto Vecchio, ont mis le feu aux amarres du Jean Nicoliet l’individu masqué qui s’acharne sur une maquette de bateau lors du saccage du siège de la SNCM ? Une violence qui contraste avec l’attitude responsable des grévistes qui ont obtenu un moratoire et, malgré le couperet mis au dessus de leur tête, ont repris le travail.

    En Corse, entre le Préfet qui assurait que toutes les dispositions avaient été prises pour assurer la continuité territoriale et les manifestants socioprofessionnels clamant le contraire, qui croire ? Des hôteliers se sont plaints d’une avalanche d’annulations faites par les touristes ayant renoncé à un séjour en Corse. Sont-ils les seuls à regretter l’absence d’afflux touristique parmi les adversaires de la SNCM ? Le fait est que le premier ministre a été plus prompt à répondre aux demandes des entrepreneurs corses qu’à celle des salariés de la SNCM.

    Va-t-on connaître le scénario sarde ? Selon Joseph Martinetti : « Sous la pression des résidents sardes, des professionnels du tourisme, mais aussi de ses alliés politiques sardistes, il fut décidé de créer une compagnie régionale la flotta sarda. Filiale de la compagnie régionale SAREMAR, elle devient locataire de deux navires qu’elle affrète sur les lignes entre la Sardaigne et le continent italien (Golfo-Aranci-Civitavecchia). L’exécutif sarde envisage à court terme une privatisation de la compagnie régionale SAREMAR et en conséquence celle de la flotta sarda Spa. L’avenir dira si cette régionalisation privatisée de la desserte maritime peut constituer une alternative à la privatisation de l’ancienne compagnie nationale! Comme le suggère au cours d’un reportage documenté le journaliste Alain Verdi de FR3 Corse, la Corse peut-elle connaître la même évolution? La régionalisation de la SNCM a déjà été évoquée en Corse au cours des années 2000 par une fraction minoritaire du mouvement nationaliste, au sein du Syndicat des Travailleurs Corses (STC). Le syndicaliste Alain Mosconi en fait aujourd’hui encore un thème central de son engagement militant. Ce nationaliste connu pour être à l’origine de la spectaculaire mutinerie du navire Pascal Paoli de la SNCM en 2005 et pour avoir figuré sur les listes européennes du trotskyste Olivier Besancenot en 2008, peine à convaincre des milieux nationalistes très majoritairement acquis à la Corsica Ferries » (extrait article Joseph Martinetti « Transports maritimes et insularité en Europe: le cas de la Corse » sur le site Espace politique).

    Si la SNCM disparaît, bon nombre de ceux qui se sont laissés entraîner dans une campagne de dénigrement injuste vont déchanter. La compagnie corse qu’on leur promet  ne verra pas le jour. Les bateaux de la SNCM seront vendus et iront vers d’autres horizons marins. Le tout est de savoir pendant combien de temps la Méridionale tiendra contre le lobbying et la concurrence agressive de la Corsica Ferries ? Le scénario voulu devrait déboucher sur un monopole de fait après l’élimination de toute concurrence. Ce sera une compagnie étrangère privée qui obtiendra les subventions et fera ses tarifs pour distribuer des dividendes à ses actionnaires italo-suisses.

    Rappelons que la SNCM a employé jusqu’à 2400 salariés dont 800 résidents en Corse. Aucun recensement des salariés d’origine corse n’a été effectué mais des employés corses résident sur le continent. A ces 2400 salariés, s’ajoutent tous les emplois induits chez les sous-traitants. La disparition de la SNCM ferait perdre au total plus de 4.000 emplois. La réalité sociale est là, face à la compagnie Corsica ferries qui emploie sur ses navires des Italiens, des Roumains et autres nationaux acceptant les conditions de travail et de salaires que la compagnie italo-suisse leur impose. Par ailleurs, la politique tarifaire va forcément changer car, ne l’oublions pas, la finalité du capitalisme est de faire de gros profits et non pas d’assurer la continuité territoriale comme un service public.

    Ne nous laissons pas manipuler !

    Matelone

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  • Se réapproprier le terrain

    Faire du Front de Gauche un mouvement majoritaire

    Manca alternativa a tenu son assemblée générale samedi 17 mai 2014, à  Ajaccio. Plus d’une vingtaine de délégués y participaient. Le Parti communiste et le Parti de gauche étaient invités. Seul ce dernier a répondu favorablement à l’invitation. Plusieurs points ont été débattus au cours de l’assemblée, notamment ceux portant sur la nature de Manca alternativa, son mode de fonctionnement, les enseignements des élections municipales, la politique néolibérale de François Hollande et de son gouvernement dit socialiste, les enjeux des Européennes, les rapports entre les différentes composantes du Front de gauche, tant au niveau national qu’au niveau local, le devenir du Front de gauche. Sans oublier les questions plus spécifiques à la Corse, comme a lingua nustrale et le statut de résident.

    Manca alternativa a été créée il y a maintenant près de trois ans. Elle regroupe des anciens membres du Parti communiste, du Parti socialiste, des écologistes, des membres d’associations et des syndicalistes. Elle a réussi, sans fausse modestie, à s’implanter dans le paysage politique corse, malgré l’adversité, certaines hostilités et un manque d’intérêt de la part de certains media. Cette implantation est le résultat d’un travail persévérant de ses militants, pour la plupart aguerris et rompus à la dure vie de militants. Beaucoup reste à faire, comme l’élargissement de sa base, le recrutement de nouveaux adhérents, en particulier des jeunes. Plusieurs intervenants ont insisté sur un point, celui de la coupure entre les partis politiques et la grande majorité de la population. Trop souvent dans l’esprit de celle-ci, la politique a été confisquée par des professionnels, par a casta. Elle est devenue a pulitichella. Le culte de l’individualisme à outrance cultivé sans retenue par les media et par tous les fameux experts en libéralisme a contribué également à l’isolement et au repli sur soi de millions de personnes dans notre pays. Sans oublier la campagne de haine menée par le Front national. Donc, il faut reconquérir ces couches sociales. Cela suppose, entre autres, de réoccuper le terrain, dans les quartiers, dans les entreprises. En un mot, se montrer, proposer, discuter.

    Manca alternativa est partie prenante du mouvement Ensemble qui vient de se structurer pour constituer le troisième pilier du Front de gauche.

    Les élections municipales n’ont pas été bonnes pour la gauche. Pour la Corse, Ajaccio et Bastia sont tombées entre les mains de la droite. Pour le Parti socialiste ce fut la Bérézina. Il paie lourdement ses revirements et sa capitulation devant la Troïka et les marchés financiers. Le Front de gauche n’a pas profité de cette déroute. Il régresse même. Parmi les causes, outre le repli sur soi, surtout des couches populaires, il y a aussi cette stratégie à géométrie variable qui a contribué à entretenir la confusion et donc la déception chez de nombreux électeurs de gauche. On ne peut pas critiquer au plan national – à juste titre – le pouvoir dit socialiste et s’allier au plan local avec ses représentants ou alliés. Notre crédibilité en a sans doute pris un coup. Résultat, l’électorat de gauche s’est réfugié dans l’abstention, favorisant ainsi et d’une manière mécanique la montée du Front national et de la droite.

    Les rapports entre les différentes composantes du Front de gauche n’ont pas été toujours au beau fixe. Certaines composantes, animées manifestement d’un esprit de chapelle, ont cherché et cherchent encore à tirer la couverture à soi, sans tenir compte de l’objectif essentiel, celui de gagner la majorité du peuple de gauche et bien au-delà, sur la base de propositions claires et de comportements sans reproche. C’est le cas en Corse. Le Parti communiste refusant de reconnaître l’existence de Manca alternativa et du Parti de gauche et se considérant comme le seul représentant du Front de gauche insulaire. Les intervenants ont souligné l’aspect négatif d’un tel comportement. Néanmoins, il est indispensable de travailler à l’unité de la vraie gauche, sans pour autant gommer ses diversités. Sans unité point de salut. Un éclatement du Front de gauche consacrerait pour longtemps le triomphe de l’hégémonie du capitalisme et de son idéologie.

    Les élections européennes seront un moment fort pour ressouder le Front de gauche et proposer une autre Europe avec Tsipras, candidat à la présidence de la commission européenne. Une Europe des peuples, au service des peuples et non plus au service des marchés financiers. Une Europe progressiste, démocratique, en totale rupture avec l’Europe actuelle.  Le débat sur cette question a toutefois montré quelques différences d’appréciation sur cette future Europe. Qu’est-ce qu’on y met dedans ? Ou encore doit-on sortir de l’Europe et de l’euro, compte-tenu de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ? La conférence-débat que Manca alternativa et le Parti de gauche ont organisé le 13 mai à Ajaccio donnait déjà quelques pistes de réflexion. Cela dit, quelle que soit l’option retenue, tout dépendra du rapport de force qui va s’établir à l’issue des élections. Les différents peuples en détiennent les clés. Dans le contexte actuel s’abstenir serait le meilleur service qu’on pourrait rendre aux tenants et autres laudateurs du capitalisme.

    Les questions spécifiques à la Corse sont également venues dans le débat. Questions qui concernent a lingua nustrale et le statut du résident et souvent négligées ou occultées par la gauche. Laissant ainsi le champ libre et l’exclusivité à des forces politiques dont l’objectif est de se servir de ces questions pour en masquer d’autres, fondamentales, qui se posent à la Corse, comme celles du développement économique, du chômage, du logement social, de la spéculation foncière et immobilière, etc. Toutes ces questions doivent être traitées et débattues dans le mouvement, sans complaisance ni démagogie. Des contributions seront publiées prochainement sur le site de Manca alternativa.

    Une journée d’étude et de réflexion sera organisée avant fin juin 2014, pour approfondir toutes les questions abordées lors de l’assemblée générale.

     

     
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  • Pour le débat d'idées...

    Jean Luc Mélenchon a adressé aux députés une lettre à propos de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et sa position sur le sujet suscite des réactions parfois vives. Voir lettre de Mélenchon aux députés….lire

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    Pour vous informer, vous pouvez aller sur le site Réseau Langues et Cultures de France qui propose aussi une page sur Facebook.

    Le site « Place au Peuple », lors de la campagne présidentielle, a livré une réflexion sans débat qui réduit la défense des langues régionales à une politique ethniciste fomentée par l’Europe austéritaire, alors que le programme du Front de Gauche sur les arts et la culture en ouvrait la nécessité. Publié dans la rubrique des jeunes du Front de gauche, le long article co-ecrit parArthur Morenas, Kevin Galet et Boris Morenas peut être lu en cliquant ICI.

    Toutefois des voix s’élèvent comme celle d’un militant breton du Front de gauche sur son blog.  Le débat semble plus que jamais nécessaire en Bretagne mais aussi en Corse comme dans d’autres régions ayant une langue d’origine.

    Nous prenons acte de ce qu’ont déclaré « Les jeunes du Front de Gauche »

    « À gauche, il est possible de discuter des moyens les plus adéquats de rendre justice aux cultures et aux usages populaires. Par exemple, en envisageant une proposition de loi commune pour concourir à l’enrichissement de notre patrimoine linguistique. Avant toutes choses, le gouvernement aurait les moyens d’agir en ce sens. Mais pour étendre l’enseignement des langues régionales dans les écoles et dans les lycées, il faudrait commencer par recruter des enseignants et – par exemple – enseigner nos langues régionales ailleurs que sur leurs territoires d’usages : le gouvernement opposera les limites de notre budget national. Pour favoriser la recherche linguistique sur les langues régionales, il faut sortir les universités de la disette budgétaire où la politique d’austérité les met actuellement, recruter des chercheurs et former des enseignants. ».

    Voila qui peut permettre d’ouvrir enfin le débat ?

    En outre nous proposons ce qu'a écrit le militant breton sur son blog « Blog de Dom-PenArBed-29 » ( et publié sur le site ENSEMBLE) comme matière à réfléchir dans le cadre de ce débat qui est aussi celui de la démocratie… L’article s’intitule : « Quand le débat sur les langues interroge sur la volonté démocratique »

    Le débat pour ou contre la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires mérite pour moi de ne pas rester sur le terrain unique des langues. C’est un débat de fond sur la conception de la démocratie qu’il faut avoir. La façon dont certains l’abordent et les arguments développés par M. Mélenchon m’interrogent sur l’attachement de fond au projet « L’humain d’abord ». C’est pour cela que je me permets le point de vue suivant sur ce débat.

    Tout d’abord que M. Mélenchon se rassure, contrairement à ce qu’il énonce je n’ai jamais proféré en ce qui me concerne « de graves accusations contre la République » au contraire je me suis toujours prononcé pour « Une République une politiquement et culturellement plurielle ». En ce qui concerne son affirmation « aujourd’hui, et depuis 1970, tous les élèves qui le souhaitent voient ces enseignements pris en compte pour l’obtention du baccalauréat. » un petit tour par le terrain et une rencontre avec celles et ceux qui réfléchissent sur la question lui montrerait la réalité de ces enseignements et des moyens accordés.

    Le fait majoritaire qui sous tend sa défense du français en l’opposant aux langues et cultures de France, est une notion qui remet en cause par bien des aspects toute la réflexion qui nourrit « l’humain d’abord » programme novateur qui veut développer le respect du pluralisme et lui donner les moyens d’ouvrir une nouvelle perspective politique.

    Le fait majoritaire, c’est un système de représentation politique institutionnalisé pour déposséder le peuple de son pouvoir. Le fait majoritaire pervertit la vie politique en conduisant à des alliances contre nature au détriment du débat d’idées.

    Le fait majoritaire, c’est celui qui confisque les antennes et fait alterner les paroles socialistes et celles de droite, en introduisant l’extrême droite pour réduire le débat.

    Le fait majoritaire c’est celui qui s’exprime pour pérenniser la domination patriarcale  et une conception rétrograde de la famille.

    Le fait majoritaire, nous voulons le mettre en cause pour bâtir une VIème République.

    C’est donc bien la notion de pluralisme qui est en jeu et partant de là sa conception. C’est la crédibilité d’un système basé sur une représentation proportionnelle à toutes les élections qui est mis en débat, car refuser de reconnaître un statut pour les langues de France au nom d’une République une et indivisible c’est accepter le fait majoritaire de la langue française. Or le fait majoritaire, c’est celui qui nie aujourd’hui l’expression du pluralisme politique et bâillonne la parole de celles et ceux qui n’entrent pas dans ce moule que l’on veut nous imposer.

    Le droit à l’expression politique du candidat du Front de gauche qui représente 3.985.000 voix à l’élection présidentielle doit avoir sa place dans le débat politique, de même que ce droit doit être accordé à d’autres considérés comme minoritaires. Mais comment défendre ce droit au pluralisme quand on nie le droit à ceux qui représentent un peu plus de 4.000.000 de locuteurs sur le territoire métropolitain et des centaines de milliers d’autres dans les territoires d’outre mer attachés aux langues et cultures de leur origine et dont la reconnaissance rendrait une dignité.

    « Place au peuple »oui, mais à un peuple qui a droit à la parole et qui accepte de confronter celle-ci avec les progressistes qui veulent construire ce nouveau dont a besoin notre société pour ne pas régresser. La France d’aujourd’hui est faite de diversité, l’enfermer dans un communautarisme aux couleurs nationales, ce n’est pas la philosophie de l’humain d’abord. C’est nier toute volonté de création, celle qui a animée l’esprit du document du Front de gauche des arts et de la culture « Quelle humanité voulons-nous être ? ».

    Quand M. Mélenchon écrit « certains articles de la Charte visant à encourager la pratique de ces langues "dans la vie publique", posent problème. Le Conseil constitutionnel a donc eu raison de dire, en 1999, qu’en conférant « des droits spécifiques à des “ groupes ” de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de “ territoires ” dans lesquels ces langues sont pratiquées, [cette Charte] porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français. » Il n'y a donc pas lieu de remettre en cause la Constitution à ce sujet »

    Le Conseil Constitutionnel affirme que cela conférerait des droits spécifiques. C’est faux ! Par contre combien de droits spécifiques sont autorisés par le Conseil Constitutionnel à des institutions privées pour l’enseignement ? Comment celui qui dit place au peuple et qui réclame à juste titre une VIème République, issue d’une constituante, peut-il se retrancher derrière l’avis d’un conseil constitutionnel ?

    A ce stade de la réflexion, il n’est pas inutile de rappeler que cette notion de « République Une et Indivisible » naquit dans la déclaration du 25 septembre 1792 proclamée par la Convention Nationale. Elle fut reprise sous le Directoire le 22 août 1795. Elle sera confirmée sous le Consulat le 13 décembre 1799. Cette devise disparaîtra dans la Constitution qui instaure l’Empire, le 18 mai 1804. Habilement, Louis Napoléon Bonaparte (qui deviendra Napoléon III) la fera réapparaître par la promulgation d’une nouvelle Constitution le 4 novembre 1848 afin de se faire élire triomphalement en décembre 1848. Puis il y eu le 2 décembre 1851. Gambetta s’écria « Vive la France, vive la République une et indivisible ! » et il n’eut de cesse de faire échouer les Communes de Narbonne, Marseille, Lyon et la Ligue du Midi qui, s’inscrivant dans cette notion de République, y apportaient des propositions sociales et démocratiques avancées. Attachés à cette République, du nom de IIIème, Gambetta rejoignait sur ce plan Thiers manifestant ainsi leurs inquiétudes d’une décentralisation dont était porteur le courant républicain. La constitution de 1946 donnait un peu plus de couleurs à cette notion et De Gaulle garda le principe de cette « République une et indivisible » dans la constitution de 1958 pour donner l’illusion de s’inscrire dans la constitution née de la Libération. Au fil de l’Histoire, ce principe devient une phrase passe-partout qui permet aux pouvoirs de s’abriter sous sa résonnance initialement révolutionnaire, afin de rester les maîtres du jeu.

    J’ajouterais à propos de la notion de République, cette réflexion de Félix-Marcel Castan dans son manifeste de l’année 2000 ;

    « La difficulté commence quand il s’agit d’un République ouverte, et d’autre chose que des simples individus. Il faut alors approfondir l’analyse et s’interroger sur le principe d’égalité lui-même. On redoute, à juste titre, le danger de communautarisme. Les communautarismes sont mortels : y compris le communautarisme national…Une politique d’exclusion des cultures et des langues, dans l’intérêt d’une seule, semble incompatible avec l’idéal républicain de cohabitation des disparités (ici entendre diversité). »

    Cela est à méditer pour relativiser la lecture de cette phrase très discutable de  M. Mélenchon « Ainsi une telle ratification de la Charte conduirait le pays à de nouvelles divisions absurdes entre immigrés et non immigrés, cette fois quant au statut des langues parlées. Notre pays a-t-il vraiment besoin de cette nouvelle discrimination volontaire ?(…)»

    Discrimination volontaire ? Veut-il dire sous sa plume négation des cultures vivantes sur notre territoire ? Mais revenons aux fondamentaux qui ont fait le ciment de notre campagne des présidentielles notamment dans le programme « Quelle humanité voulons-nous être ?Un projet pour l’art, la culture et l’information » » sur le sujet inépuisable de notre recherche démocratique pour faire « Place au peuple » nous avons écrit « Le peuple est privé de parole. Privé du temps aussi, pour écouter, se former, se construire, se confronter aux autres, tout au long de la vie. Sans doute pas par hasard.

    La prise en compte des intelligences individuelles et collectives (elles existent aussi chez celles et ceux qui voient dans la ratification de la Charte un outil pour avancer et non une fin en soi) serait à même de nourrir de sang neuf notre démocratie dont les formes représentatives ne sont plus adaptées. En effet, les citoyens de notre pays ne sont plus considérés que dans leur faculté à déléguer leur propre et aliénable pouvoir politique à des élus professionnels de la politique qui évitent de les associer à l’élaboration des politiques publiques, encore plus à les laisser contrôler la réalisation. »

    C’est un sentiment profond que nous sommes plusieurs à partager et sommes obligés de le confronter à la pratique du député européen dont il est question ici. Je ne le considère pas comme un professionnel, mais je suis obligé de relever qu’étant de sa circonscription je ne  l’ai jamais vu venir à la rencontre du peuple de ce territoire pour entendre ses problèmes, ses suggestions en un mot des « intelligences individuelles et collectives». Nous ne rendrons crédible notre projet démocratique que si nous en montrons sa validité dans nos démarches d’aujourd’hui.

    J’ai hésité longtemps avant d’écrire ces lignes, suite au courrier de M. Mélenchon adressé aux parlementaires le 21 janvier dernier, mais le sentiment d’être devant un texte qui ferme tout espoir d’une construction politique, je me suis décidé. Cette lettre dessine une République figée, repliée sur elle-même. Finie la démocratie participative et l’implication populaire permanente ?

    Non ! plus que jamais elle vivra,  si Citoyennes et Citoyens s’emparent du « Place au Peuple »

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    Ce texte démontre que le Front de gauche n’est pas un groupement monolithique derrière une pensée unique. Au moment où une réforme des régions est programmée de façon à éloigner un peu plus les élus des populations, il est temps de rappeler que la France est faite de peuples d’origines différentes et qu’elle est riche de cette diversité. C’est pour cela que le débat ne doit pas être qu’idéologique et politique mais aussi citoyen, c’est-à-dire en plaçant l’humain d’abord !

    Sur l’Île, le débat a eu lieu à l’Assemblée de corse et a porté sur la co-officialité de la langue corse et cela interroge toute la société corse. On ne peut l’évacuer d’un revers de main ou d’un trait de plume.

    U barbutu.

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  • sncm_tempête

    Hier, lundi 12 mai, Marc Dufour, président du directoire de la SNCM n’a pas été reconduit dans son poste au-delà de la fin mai, date de la fin de son mandat. Le conseil de surveillance l’a débarqué avec six voix contre la poursuite de son mandat, quatre étaient pour  et trois ont opté pour l’abstention. Les  trois représentants de l’état. savaient qu’en s’abstenant, ils donnaient raison à la direction de Transdev/Véolia,  principale actionnaire.Les six représentants de Transdev, actionnaire à hauteur de 66 %, souhaitaient le départ de celui qui soutenait le plan de redressement pourtant accepté par tous mais remis en cause par la direction de Transdev/Véolia.

    Dans un communiqué, le secrétariat d'Etat aux transports assure que cette abstention n'est « ni un vote de défiance ni d'indifférence à l'égard du directoire sortant », mais il souligne qu'« il était important de mettre un terme à la quasi-paralysie qui menaçait la société ». Quelle hypocrisie ! Voilà un Monsieur qui a sauvé son poste dans le remaniement ministériel et qui va continuer à vouloir rouler les gens dans la farine, alors que les abstentions apparaissent comme un désaveu de la position prise par Marc Dufour et un appui à celle de Transdev/Véolia. On appellera cela une pirouette pour accomplir un « retournement économique ». Du Hollande, tout craché !

    François Hollande et son gouvernement ont gagné du temps pour finalement laisser Transdev/Veolia seul maître à bord de la SNCM face aux syndicats. L’Etat pouvait montrer une volonté politique dans ce dossier, sachant que l’actionnaire privé de la SNCM (Transdev, filiale de Véolia) veut se désengager, le dit et le répète chaque fois qu’il s’agit du plan de redressement pour le renier. Si le financement des nouveaux navires et une restructuration du capital de la SNCM n’interviennent pas, François Hollande en portera l’entière responsabilité et on pourra penser que la décision de démanteler la SNCM est prise de longue date. Cela ne pourra pas passer pour un revirement pragmatique mais apparaitra comme une complicité. Une fois encore, François Hollande aura avancé « masqué ».

    Ce lundi 12 mai semble mettre un terme à l’espoir entretenu le 18 mars dernier. En mars, pendant que des manifestations se déroulaient contre le plan de responsabilité et la politique d’austérité, le conseil de surveillance de la SNCM avait autorisé le directoire à signer la lettre d'intention de commande pour deux ferries au gaz naturel liquéfié auprès de STX Saint-Nazaire. Deux autres navires sont en option car il s’agit in fine d’une commande annoncée de 4 navires« Le président du directoire, Marc Dufour, a reçu mandat pour signer la lettre d'intention qui ouvre la séquence de dialogue exclusif avec STX France », a indiqué un porte-parole de la SNCM à l'issue du conseil de surveillance, qui se déroulait à Paris, ce mardi. Pour autant, la SNCM n’était pas sauvée de la liquidation évoquée comme la solution par la direction de Transdev/Véolia.  Il ne s’agissait que d’une lettre d’intention et non d’une commande ferme qui ne verrait le jour que si un financement était arrêté. Même si nous souhaitons une issue favorable à la SNCM et son personnel, nous ne voulons pas jouer les oiseaux de mauvais augure mais il était naïf de croire que la raison l’avait emporté et s’en réjouir trop vite. L’Etat, actionnaire de la SNCM, a constamment joué la montre sans jamais s’engager réellement face à une coalition qui s’acharne à couler la compagnie nationale au bénéfice de compagnies low cost et en premier bénéficiaire la Corsica ferries qui utilise la législation européenne libérale pour éliminer la concurrence au nom de la libre concurrence. Un comble ! Cette société italo-suisse a même reçu des subventions sans aucun contrôle de sa comptabilité et des conditions d’emplois à bord des navires qu’elle affrète. 

    D’aucuns œuvrent pour qu’il reste deux compagnies sur les lignes entre la Corse et le continent français. La Corsica Ferries France (CFF) et la Compagnie Méridionale de Navigation (CMN) pourraient se répartir les passagers et le fret. D’autres militent pour la création d’une Société d’Économie Mixe (SEM) régionale qui sert d’alibi pour justifier le naufrage de la SNCM car personne ne croit réellement à la viabilité d’une SEM régionale. Le projet de SEM est un appât électoral pour les uns et un projet idéologique pour les autres. Paul Giacobbi, avant le conseil de surveillance, est allé défendre le projet de SEM devant les députés, une démarche qui s’inscrit dans la décision prise contre le renouvellement du mandat de Marc Dufour.

    Un journaliste indépendant, Pierre Verdi, met en évidence dans une série d’articles « l’intérêt de certains armateurs conjugué aux calculs politiques (nationaux et régionaux), sans que l’on sache vraiment qui instrumentalise qui. Tout cela s’est inséré, écrit-il, dans une remise en question, au niveau de l’Union Européenne, des sociétés « à statut » et à participation publique ». Allez lire les articles sur son blog : pericoloso sporgersi. Il s’agit d’un dossier complexe car complet. Comme l’écrit le journaliste, si le monde actuel fuit la complexité, pourtant  seul ce qui est complet s’approche de la vérité. L’analyse de ce journaliste mérite qu’on s’y arrête car elle dénoue le dossier SNCM depuis sa privatisation qui est le début du rôle néfaste joué par l’Etat lui-même sous la présidence de Jacques Chirac avec Dominique de Villepin à la manœuvre.

    Dans le contexte économique actuel où prédomine l’idéologie néolibérale, la commission européenne pèse de tout son poids pour que l’époque des entreprises publiques soit révolue laissant la place à des sociétés Low Cost.  Plus que jamais, les personnels de la SNCM et leurs syndicats doivent rester vigilants et mobilisés ! Plus que jamais, ils ont besoin de tous les soutiens ! Il faut empêcher que la Corse perde une compagnie nécessaire à l’emploi et à l’économie. François Hollande et son gouvernement porteraient une très lourde responsabilité si la SNCM était sabordée et son épave livrée à la concurrence étrangère ou transformée en compagnie régionale comptant 500 emplois et quatre bateaux.

    Matelone

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  • daniele_casanova

    Aujourd’hui à Piana, d’où sa famille est originaire,  on commémorait l’anniversaire de la mort de Daniele ( Danielle) Casanova, résistante communiste corse envoyée dans un camp de concentration nazi et décédée du typhus dans la soirée du  9 mai 1943

    Vincentella Perini alias Danielle Casanova, fille d’instituteur,  est née le 9 janvier 1909. Elle est  originaire de Piana. Elle fait la plus grande partie de ses études  à Ajaccio et termine son cycle secondaire au Luc dans le Var. Bachelière,  après un bref passage en classe préparatoire, elle s'inscrit à l'école dentaire de Paris en 1927. Elle y découvre l'Union fédérale des étudiants, organisation étudiante de gauche à laquelle elle adhère avant d'en devenir responsable. Elle rencontre son mari, Laurent Casanova, au sein de cette organisation. En 1928, elle s'engage dans les Jeunesses communistes.  Vincentella se fait alors appeler Danielle et devient  secrétaire du groupe de la faculté de médecine. Tout en poursuivant ses études, elle rejoint le Comité central du mouvement au VIIe congrès en juin 1932, épouse Laurent Casanova, dirigeant du PCF, en 1933,  puis entre à la direction du mouvement en février 1934, où elle est la seule femme. Face à la très rapide augmentation des effectifs de la JC, le VIIIe congrès réuni à Marseille en 1936 la charge de fonder l'Union des jeunes filles de France. Cette organisation, bien que proche de la JC, devait créer un mouvement  féministe de jeunes filles pacifiste et anti-fasciste. Élue secrétaire générale de l'UJFF lors de son premier congrès en décembre 1936, elle organise par ailleurs une action de collecte de lait concentré pour aider les enfants d'Espagne victimes de la guerre civile. CÂ’est la période où elle noue des relations avec des intellectuels de renom comme Nizan et Politzer.

    Les gens qui prennent les bateaux de la SNCM connaissent le car-ferry « Danielle Casanova». Des rues et des places ont été aussi baptisées au nom de cette grande résistante corse de la guerre de 39-45. Lors de l'interdiction du PCF en septembre 1939, Danielle Casanova passe dans la clandestinité, et contribue au journal interdit Avant-garde. Elle participe à la survie du parti communiste français aux côtés de Jacques Duclos et Benoit Frachon. À partir d'octobre 1940, sous l’occupation allemande, elle participe à la mise en place des Comités féminins en région parisienne. Tout en continuant à contribuer à la presse clandestine, notamment pour la Pensée libre et en fondant la Voix des femmes, elle organise des manifestations contre l'occupant, notamment les manifestations des 8 et 11 novembre 1940 suscitées par l'arrestation du professeur Paul Langevin, puis celle du 14 juillet 1941. Les Comités féminins s’occupent aussi des familles des prisonniers de guerre dont le nombre avoisinait les deux millions.  Avec Albert Ouzoulias, elle est à l’origine des Bataillons de Jeunesse, un des groupes armés organisés par le PCF qui le 21 avril 1941 donnera le signal de la lutte armée et de masse en tuant un officier allemand dans les couloirs du Métro. Repérée depuis longtemps,  elle est arrêtée par la police française le 15 février 1942 alors qu'elle ravitaillait Georges Politzer et sa femme. Emprisonnée à la prison de la Santé puis au fort de Romainville fin août 1942, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau le 24 janvier 1943 où elle sert dans l'infirmerie du camp en tant que chirurgien-dentiste. Elle ne cesse jamais de militer, organisant publications et manifestations clandestines au dépôt, puis au fort, et finalement la solidarité dans le camp de concentration. Elle décède le soir du 9 mai 1943 du typhus. Elle avait 34 ans. Paris a été libéré le 25 août 1944, date de la reddition des Allemands. En Corse, l’insurrection a commencé le 9 septembre 1943 et a entraîné l’ordre d’évacuation des troupes allemandes donné par Hitler le 12 septembre. La Corse fut le premier département français libéré.

    Pidone

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  • Le problème c'est le capital, non le travail

    Même si ce n’était pas le défilé du siècle, il y avait néanmoins du monde sur le cours Napoléon, à Ajaccio, jeudi matin 1er mai, fête internationale du travail. Environ cinq cents personnes ont répondu à l’appel de la Cgt, de Fo et de la Fsu, nonobstant  le soleil, la plage, un pont assez long, des vacances scolaires et peut-être aussi une certaine déception après la défaite de la gauche aux élections municipales. Ces cinq cents manifestants sont venus, non seulement exprimer leur solidarité internationale avec tous les travailleurs de la planète, mais également dire leur mécontentement contre la politique d’austérité et de régression sociale menée par François Hollande et son gouvernement. En particulier contre le fameux pacte d’irresponsabilité et anti solidarité. Ils ont exprimé aussi leur colère contre la baisse du pouvoir d’achat qui affecte l’ensemble des catégories de salariés du public comme du privé, contre le chômage des jeunes et les attaques contre les retraites, contre la casse des services publics et le démantèlement accéléré de l’appareil industriel français. Les derniers exemples significatifs étant le devenir du groupe Alsthom et de la Sncm. 

    Le temps n’est plus à la résignation ou au renoncement, mais à la lutte, tant sociale que politique.

     

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    Manca alternativa et le Parti de gauche ont tenu une conférence de presse, jeudi 24 avril 2014, au Bistrot du cours, à Ajaccio. Au menu. Les résultats de Municipales et les prochaines élections européennes. Participaient  à cette conférence Patricia Curcio, Pascale la Renaudie, Jean-Pierre Bizon, Jacques Casamarta, Baptiste Chanrion, Francis Peretti et Jean-Pierre Orsi.

    Pour les deux organisations, les Municipales se sont traduites par un effondrement de la gauche. Le Parti socialiste paie chèrement les effets d’une politique d’austérité et de régression sociale, tournant le dos aux engagements de campagne électorale de François Hollande. Le Front de gauche, lui-même, pâtit du recul du Parti socialiste. Les causes sont diverses. Il ne s’agit pas de le nier, ni de chercher de faux fuyants, a-t-on entendu lors de la conférence de presse. Le Front de gauche a manqué de crédibilité et de lisibilité. La stratégie à géométrie variable d’une de ses composantes a sans doute pesé sur le choix de centaines de milliers d’électeurs de gauche qui ont préféré se réfugier dans l’abstention, particulièrement élevée (38%).

    Donc pour le Front de gauche, a-t-on dit, il est nécessaire de clarifier ses positions, de s’opposer sans ambiguïté à la politique du pouvoir dit socialiste, à rejeter tout esprit hégémonique et de chapelle, à s’unir dans la diversité. Il est urgent de tirer dans le même sens et de bâtir cette force sociale et politique de type nouveau, sur la base de propositions crédibles, claires pour un vrai changement à gauche.

    Les élections européennes fournissent l’occasion d'ouvrir un nouveau chapitre pour la reconquête de l’électorat populaire. Il sera proposé l’édification d’une nouvelle Europe, celle des peuples, progressiste et démocratique, débarrassée du joug des marchés financiers et des multinationales. C’est possible, n’en déplaise à tous ces fameux experts qui défilent quotidiennement dans les media pour nous expliquer que la crise et fatale, que les politiques d’austérité sont la seule voie d’issue unique. L’ultralibéralisme n’est pas inscrit dans le marbre. Le vrai changement dépendra de la volonté des peuples. Tout est question de rapport de force. Les peuples ne sont pas condamnés à toujours subir. Ils peuvent et doivent devenir les acteurs de leurs propres destins.

     

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  • arton71639-340x480

    En Corse, une communauté ne fait pas parler d’elle. Il s’agit des Arméniens et pourtant ils sont quelques centaines, souvent épouses ou époux d’insulaires. Bien sûr, on connaît le chanteur Patrick Fiori dont le père est un Arménien de Marseille et la mère corse. Jacques Fusina a traduit en langue corse le texte d’Aragon (mis en musique par Léo Ferré) qui rend hommage à l’Affiche rouge et au résistant  communiste arménien Missak Manouchian. C’est la chanteuse corse Jacky Micaelli  qui chante la version corse. Il existe des liens entre la Corse et la diaspora arménienne de Marseille. Un représentant de la chambre de commerce franco-arménienne (marié à une Corse) réside à Monticellu. L’Associu Scopre en collaboration avec l’Association Culturelle Arménienne des Pennes Mirabeau et en partenariat avec Tavagna Club, avait organisé trois journées d’échanges entre la Corse, l’Arménie et le Karabagh.. C’était à Marignana en juillet 2011.

    La chapelle grecque d’Ajaccio avait pour gardien un vieil Arménien et quelques commerces en Corse sont tenus par des descendants du génocide arménien. Si vous pratiquez la belotte corse ou marseillaise, sachez qu’elle a les mêmes règles que la belotte arménienne. C’est la belotte découverte. Il existe une page sur le réseau social Facebook « Les amis de la Corse et de l’Arménie ».

    Nous n’allons pas faire un parallèle entre la culture arménienne et la culture corse comme le faisait la revue « Fora ! » dans ses premiers numéros. Nous savons qu’il existe bien des points communs en commençant par la cuisine et la passion de la  musique. I muvrini, dans leur album «  vô lu mondu » (je vais le monde) chante  un couplet avec le chanteur arménien du groupe Bratsch (I Muvrini - Lluis Llach & ghabarian, corse - catalan – arménien).

    U ventu dice un tu nome

    Da rompe a chjostra di tu campa

    Calvacu mari è corgu mondi…

    Les mers défilent au long du voyage

    Pour découvrir la liberté

    Ma vie s’arrime à tant de peuples

    Tantôt en lutte ou en prière

    A tant d’attente, à tant d’espoir

    Pour la lumière qui reviendra...

    E vo lu mondu

    Comme les Arméniens, les Corses ont une communauté de destin et doivent faire survivre une identité qui a traversé les siècles.  Il y a ce sentiment d’appartenir à une culture à transmettre et à une généalogie, sauf que celle des Arméniens a été brisée par un génocide dont c’est aujourd’hui la 99ème commémoration. C’est un peuple d’orphelins et dépossédé de la plus grande partie de sa terre…dans un an, le 24 avril 2015, ce sera le centenaire. Des Corses sont issus d’un autre peuple qui a souffert des persécutions ottomanes au Seizième siècle. Les ancêtres des Grecs de Cargèse étaient des Maïnotes originaires de Vitylo ou Oitylos (Laconie.) Pour fuir le joug ottoman, 800 Grecs décidèrent de s'expatrier. Des familles Papadakis sont devenus des Papadacci, des Stefanopoulos des Stefanopoli… pour donner deux exemples. Lors de la première guerre mondiale, des Corses sont morts en combattant les Turcs alliés des Allemands. Dans son histoire plus ancienne, la Corse a subi les razzias des flottes barbaresques de l’empire ottoman, l’esclavage et la conversion forcée à l’Islam.

    Dans l’actualité, après 99 années de négationnisme et au pouvoir depuis douze années de négationnisme d’Etat au sujet du génocide arménien (perpétré le 15 avril 2015 par les Turcs et organisé par le mouvement des Jeunes Turcs), le premier Ministre turc Erdogan a présenté ses « condoléances » aux petits-enfants des Arméniens tués sans prononcer le mot de « génocide ».  D’aucuns penseront qu’il s’agit d’une avancée historique qui, pourtant, apparaît peu crédible lorsque l’on connaît les prises de position négationnistes d’Erdogan. Il s’agit plutôt, selon la grande majorité des Arméniens, d’une stratégie de communication à la veille de la commémoration d’aujourd’hui et à un an du centenaire de ce premier génocide du Vingtième siècle. Par ailleurs Erdogan est en campagne électorale pour devenir président d’une république dont il veut changer la constitution pour être le grand chef d’Etat d’un régime présidentiel. Il veut se donner une image plus humaine aux yeux de l’opinion internationale par un faux-discours humaniste. Il est contesté en Turquie où il est soupçonné d’être impliqué dans un scandale politico-financier. Il a alors organisé des purges dans les milieux judiciaire et policier. Il s’est attaqué aux réseaux sociaux sur l’Internet en faisant voter des lois liberticides. Il faut rappeler que la Turquie est l’un des pays où il y a le plus de prisonniers politiques dont de nombreux journalistes. C’est aussi le pays où Hrant Dink un journaliste armeno-turc a été assassiné le 19 janvier 2007 devant les locaux du journal Argos à Istanbul, sans que toute la lumière soit faite sur cet assassinat.

    Lorsque l’on présente ses condoléances à la famille d’un défunt, c’est dans l’intention de partager sa douleur. Pour que ces condoléances soient sincères, il aurait fallu qu’Erdogan reconnaisse d’abord le génocide. Dans son discours, on ne trouve aucune demande de pardon, contrairement à ce qu’a pu raconter une presse manipulatrice de l’information. Il continue à vouloir faire croire que  le travail historique n’a pas été fait. Ses services diplomatiques en France organisent des manifestations contre la commémoration du génocide et le négationnisme reste d’actualité. Il a fait un coup de communication hier, un jour avant le 24 avril , avant les discours attendus de François Hollande et de Barak Obama. Il parle d’une douleur commune. De quelle douleur s’agit-il pour qu’elle soit commune ? De celle du négationnisme trop douloureux à porter ? Comment la fondre dans celle des petits-enfants d’Arméniens massacrés en masse, exterminés parce qu’ils étaient arméniens. La douleur des petits-enfants des génocidaires est-elle équivalente à celle de leurs victimes ? En lisant l’intégralité du discours d’Erdogan, on se rend compte qu’il n’a pas varié dans sa politique négationniste et que le mot « condoléance » est jeté comme un leurre dans lequel d’aucuns font semblant d’y voir une avancée vers la reconnaissance, donc une raison pour les Arméniens de faire à leur tour un geste. Quel geste ? Se taire à nouveau ? Dire merci ? Renoncer à commémorer le génocide ? Les gens qui s’intéressent à la question du négationnisme et de sa pénalisation, savent que l’Etat turc dispose de relais en France. Le plus connu est l’Institut du Bosphore, créé par le patronat turc et dans lequel on trouve des personnalités françaises du monde politique mais aussi médiatique et des historiens négationnistes. Le candidat François Hollande avait promis une nouvelle loi de pénalisation du négationnisme. Il a été élu. Deux ans se sont passés. Istanbul, le 28 janvier 2014 - A l’occasion de sa visite officielle en Turquie, François Hollande a rencontré à l’Université Galatasaray plusieurs membres du Comité scientifique de l’Institut du Bosphore pour débattre des liens entre la France et la Turquie.

    En ce 24 avril 2014, des commémorations ont eu lieu.  Nous avons une pensée pour tous les petits-enfants d’un peuple victime du génocide arménien et plus particulièrement pour ceux et celles qui ont choisi de vivre en Corse. Ils ne sont pas à l’heure des condoléances mais dans l’attente d’une reconnaissance du génocide par les descendants des génocidaires et l’Etat turc. 99 longues années de négationnisme ! On ne peut croire que, du jour au lendemain, Erdogan change une politique basée sur le lobbying et les menaces, chaque fois qu’un pays a reconnu ou veut reconnaître le génocide arménien.

    Comment accepter d’un Etat autoritaire qui frappe aux portes de l’Europe un négationnisme et un cynisme sans scrupule ? Au-delà du problème du négationnisme, Erdogan est en train de vouloir islamiser une société turque que Ataturk alias Mustapha Kemal voulait laïque. Du Kémalisme, il ne semble vouloir conserver que le négationnisme et le culte de la personnalité dans un Etat qu’il rend chaque jour plus fascisant. Le peuple turc ne pourrait que bénéficier d'une reconnaissance du génocide arménien qui correspondrait à une démocratisation de leur pays.

    Pidone

    Une vidéo touchante sur le génocide arménien:

    I Muvrini

    DeeJero feat. Levon Khozian & MV - My Sad Story par deejero

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  • Un internaute nous a envoyé un texte dans lequel il livre ses réflexions sur les dernières élections municipales à Ajaccio. Nous le publions très volontiers, tout en précisant que ce texte n'engage que son auteur. Le débat continue.

     

    Elections Municipales en Corse

    On hésite entre le rire nerveux et la déprime en prenant connaissance par la presse des tractations d’entre deux tours pour les élections municipales à Ajaccio.

    Non content d’additionner au premier tour la quasi totalité de l’éventail politique, du PCF aux nationalistes en passant par la droite libérale, à l’exception heureuse du Front National, Simon Renucci était à deux doigts de brader tout idéal pour fusionner avec l’autre liste nationaliste, constituée de ceux qui n’étaient pas présents sur sa liste du premier tour.

    Heureusement que les dirigeants de la liste « Ajacciu Cità Nova » étaient peut être un peu trop avides de postes puisque le maire sortant et ses colistiers avaient d’ores et déjà accepté leurs principales revendications.

    Même démarche à gauche avec l’intégration, marquée du sceau de la sincérité, dans le programme de Simon Renucci, au dernier moment et aux abois, de deux revendications du Front de gauche, telles que la re-municipalisation de l’eau et la gratuité des transports en commun.

    Il ne s’agissait visiblement que de gagner à tout prix et nous n’aurions pas dû apporter notre soutien lors du meeting d’avant deuxième tour à ce type de renoncement idéologique.

    On nous a également rejoué le slogan « votez Simon, contre la droite et l’extrême droite ».

    Certes, la bataille contre la droite et l’extrême droite est plus que jamais d’actualité, mais en terme de danger pour la démocratie, que pèsent les 8% de la liste FN à Ajaccio par rapport aux revendications portées par les nationalistes des liste de Simon Renucci et de José Fillipi : préférence corse et corsisation des emplois, embauche locale à la mairie d’Ajaccio en lieu et place de recrutements statutaires, statut de résident et sous-citoyens mis à l’index faute d’ancienneté en Corse ou d’absence de « bonne filiation », co-officialité de la langue corse soit l’obligation de l’enseignement et frein à l’embauche des non-corsophones, rupture avec le principe républicain d’égalité de droit au sein de la Nation …

    On a de plus déjà pu mesurer sur quelles listes se porte le vote xénophobe en Corse.

    Si la liste de Simon Renucci l’avait emporté, l’ensemble des organisations politiques et de leurs représentants y figurant,  seraient rentrés dans l’histoire de la ville pour avoir intégré, pour la première fois, des nationalistes dans une majorité municipale.

    Pas de quoi se moquer des ultimes tripatouillages à Bastia de François Tati et du PS de Haute Corse, alliés à la droite et à Gilles Simeoni, pour propulser un maire nationaliste dans la deuxième ville de Corse.

    Comment peut retentir de manière claire et limpide la dénonciation, par nos camarades communistes de Haute Corse, du danger du nationalisme aux affaires quand à Porto-Vecchio leurs camarades du Sud s’allient à cet adversaire tant décrié ?

    Alors dès maintenant en Corse et comme partout en France et en Europe, il nous faut construire cette autre gauche qui fasse le choix de ne pas insulter l’avenir, de ne pas oublier les principes qui ont marqué son histoire depuis plus d’un siècle.

    Commençons par une première exigence qui en Corse prend de plus en plus de sens. C’est le choix d’une conception républicaine de la Nation telle qu’elle nous vient de la Révolution française. Celle des citoyens, des droits de l’homme, de l’égalité des droits, de la laïcité, de la prépondérance des services publics sur le marché, celle qui sait se situer du côté des salariés et des classes populaires.

    Nous ne voulons plus en Corse de cette dérive anti-républicaine, qui accepte la différenciation des droits des citoyens en fonction de leur origine ethnique ou culturelle, qui nous conduit vers un fédéralisme propice à la mise en concurrence des régions, au développement basé exclusivement sur les richesses locales, brisant les solidarités, les systèmes de péréquations et leurs outils publics et  accélérant de ce fait les disparités régionales.

    Nous ne voulons plus en Corse de cette dérive vers un dumping social remettant en cause les garanties sociales et source d’enrichissement et de profit pour une poignée d’individus,  pérennisé par la remise en cause des outils de redistribution que sont encore aujourd’hui, par exemple, les droits de succession.  

    Au plan national, le seul espoir réside dans le renouveau d’un Front de gauche  qui ne soit pas considéré par ses membres comme une boîte à outil politique dans lequel chacun puise en fonction de ses propres intérêts tactiques.

    Le  Front de gauche,  c’est le partage équilibré d’un projet d’avenir qui ne peut être que basé sur la loyauté entre ses différentes composantes. Comme on a pu le constater lors de ces élections municipales, il y a du travail. Mais il n’y a pas d’autres alternatives.

    Pour ces élections européennes, nous devons faire progresser l’idée d’une construction qui ne soit pas au service des marchés financiers, qui les soumette à contrôle public au service des citoyens,  qui mette en avant l’idée de service public et la concrétise dans l’exercice d’un maximum d’activités humaines.

    Nous ne voulons plus de cette mise en concurrence des citoyens et des territoires, au nom de la concurrence libre et non faussée, qui détruit les acquis sociaux, développe le chômage et généralise la montée des partis d’extrême-droite.

    Vaste projet qui a pu prendre son origine dans la bataille commune contre le traité constitutionnel européen, puis les élections présidentielles de 2012. Sa relance pour les élections européennes est impérative, au risque d’enterrer, pour les futures générations, un véritable projet émancipateur.

    Puis viendront les élections cantonales et régionales. Il est bien évident que le Front de gauche ne peut rester plus longtemps au sein d’une majorité régionale dite de gauche, qui a abandonné depuis longtemps ses valeurs.

    Claude PERRIN

     

     

     

     

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  • Dans la perspective des élections européennes Manca alternativa adresse un courrier au Parti communiste et au Parti de gauche pour une rencontre rapide au cours de laquelle pourraient être définis le contenu et les modalités d'action de la campagne électorale.

    Chers camarades,

    Les élections municipales sont derrière nous, mais voici que déjà les élections européennes arrivent à grands pas.

    Nationalement nos trois organisations ont déjà tracé les conditions du rassemblement du Front de gauche dans les  7 régions  et définis les deux premiers de chaque liste. Politiquement l’orientation sociale-libérale du PS, du Président de la République et de son gouvernement nous impose une réaction à la hauteur des enjeux.

    Lors de la réunion de notre collectif de Manca Alternativa /Ensemble du 16 avril, nous avons souhaité   proposer une rencontre de nos trois organisations pour échanger  sur la situation politique et les perspectives à venir. 

    Il nous semble opportun, pour ne pas dire urgent, qu’à la veille de ces prochaines et importantes échéances nous puissions réfléchir  en commun aux conditions politiques du lancement en Corse de la campagne des élections européennes du Front de Gauche.

    Dans l’attente de votre réponse, recevez nos fraternelles salutations.

    Manca Alternativa/Ensemble

    Ajaccio, le 17 avril 2014

                                                                                                                                          

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