• Coup de gueule

    airfrance

    A propos des Indignati

     

    Voilà maintenant plus d’un mois que les indignati d’Air France sont mobilisés dans les aéroports de Bastia et d’Ajaccio. Leur mouvement ne mollit pas. Ils réclament tout simplement la mise en application des jugements du Tribunal des Prud’hommes de Bastia. A savoir la requalification de leur contrat de travail déterminé en contrat indéterminé. Mais Air France refuse toujours d’obtempérer, au mépris du respect de la loi. La compagnie aérienne compte sur le pourrissement du mouvement, se disant que les indignati vont finir par se fatiguer et plier leurs tentes et leurs bagages. Derrière cette obstination se cache peut-être une autre volonté, celle de se retirer définitivement di a nostra isula, au nom de la sacro sainte rentabilité. A la clef, 150 personnes seraient menacées dans leurs emplois. Devant cette attitude inadmissible, le syndicat Cgt corse d’Air France a décidé de faire une grève de 24 heures, le 1 er décembre 2011.

    Un tel appel a aussitôt suscité  les sempiternelles et minables réactions d’une presse bien pensante et de gens également bien intentionnés. Il suffisait d’écouter pas plus tard que ce matin, par exemple, les propos de certains sur les antennes de Frequenza mora. « On prend  la Corse en otage», s’écriaient-ils. La célèbre phrase était lâchée, comme elle est lâchée à chaque mouvement social, dans la Poste, à la Sncm, à l’Edf, etc. Et d’en rajouter bien évidemment pour faire bonne mesure. Citons cet exemple particulièrement édifiant. En cas de titularisation i indignati vont pouvoir se mettre souvent en maladie et toucher leur paie sans travailler ! A inscrire dans le livre des stupidités.

    Il est bon de rappeler que la grève est l’ultime recours pour les salariés. On ne fait pas grève pour son plaisir. En outre on perd de l’argent. C’est souvent dur pour des salaires modestes. Si on avait écouté les paroles de tous ces honnêtes citoyens qui se permettent de crier au scandale et de juger ce qui travaillent et défendent leur emplois, il n’y aurait plus en Corse que des retraités et des rentiers.

    I indignati ont raison. Ils ont notre soutien. Aujourd’hui et plus que jamais le mot solidarité doit retrouver sa  vertu et sa signification. Il est grand temps de comprendre que l’individualisme forcené dans lequel on voudrait nous enfermer ne peut pas être le moyen de s’en sortir et de vivre et travailler a u paese.

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