• fouille1

    Le 15 septembre dernier, à Capo Stefano (commune de Sollacaro) des archéologues, missionnés par la DRAC, le CNRS et le Musée de Sartene, ont déterré des restes de huit squelettes dans et aux abords d’une sépulture creusée dans un gros bloc rond de granit. Une descente rétrospective dans la préhistoire de la Corse jusqu’à 9000 ans, sous quelques centimètres de terre.  Cette découverte archéologique importante devrait fournir des renseignements sur les peuplements de l’île. Mille squelettes datés de Mésolithique ont été recensés dans l’ensemble méditerranéen. A Campo Stefano, les restes exhumés correspondraient à huit individus dont une femme, un adolescent et un nouveau-né. Tout le monde connaît la célèbre "donna di Bunifaziu", découverte en 1973 dans l’abri d’Araguina-Serrolla : un squelette complet d’une une femme de 35 ans, le plus ancien retrouvé dans l’île (6500 av J-C), et conservé au musée de Levie. Dans deux abris sous roche  situés sur le site de Torre d’Aquila, près de Pietracorbara, ont été découvertes, dans les années 1980, des sépultures datant du néolithique ancien.  Avec les huit nouveaux individus, la Corse compte maintenant dix squelettes de cette époque ( 10% des découvertes sur l’ensemble méditerranéen) et la première datation ( 7400 à 6900 av.J-C) se serait avérée plus ancienne que la donna di Bunifaziu ». Les archéologues ne peuvent dire si le groupe de Campo Stefano composait une même famille ou si on se trouve en présence d’un petit cimetière. Les fouilles sont terminées et c’est aux laboratoires du CNRS de faire parler les découvertes pour nous renseigner sur ce peuplement, sur ses modes de vie, sa nourriture, ses maladies... pour savoir d’où l’on vient.  Ensuite les reliques rejoindront le Musée de Sartene.    

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