• De quoi je me mêle

     

    Schäuble le récidiviste

     

    Wolfrang Schäuble, ministre allemand des finances et fidèle chien de garde de la pensée libérale en Europe, a participé à un débat à Washington. Là, il s’est encore une fois distingué. Après la Grèce, il s’en est pris à la France. Ca vaut son pesant d’or.

    Rappelons ce qu’il disait naguère sur le peuple grec. Un peuple de fanullone, de fainéants, vivant au-dessus de ses moyens. Il fustigeait allègrement - et fustige toujours - le gouvernement grec, pour sa politique irresponsable. Ce monsieur devrait modérer ses propos. La situation catastrophique que connaît actuellement la Grèce est le résultat des politiques menées depuis de nombreuses années par les gouvernements successifs qu’ils fussent sociaux-démocrates du Pasok ou de la droite conservatrice. Ces politiques d’austérité et de régression sociale étaient imposées par la Troïka. Résultats. Un chômage élevé, plus de 25%, 50% pour les jeunes. Un pouvoir d’achat en chute libre pour la grande majorité des salariés. Des retraités en-dessous du seuil de pauvreté. Une économie en berne. Une situation sanitaire désastreuse, etc. Ce monsieur de la finance allemande voudrait que le peuple grec consente encore et encore à des sacrifices ! C’est comme si on demandait à un moribond de courir un cinq mille mètres.

    Que l’Allemagne s’acquitte enfin de ses dettes envers la Grèce pour les monstrueux dégâts occasionnés par les troupes nazis pendant la seconde guerre mondiale. Soit 163 milliards d'euros.

    Wolfrang Schäuble en rajoute une louche. Il récidive. Cette fois-ci, il s’en prend à la France. Il faut poursuivre les « réformes », martèle-t-il. Ce qui a été fait n’est pas suffisant. Le code du travail est trop rigide, il faut l’alléger. On devine dans quel sens. Il faut plus de flexibilité dans le travail. Il y a trop de dépenses publiques. Dans sa logorrhée, notre homme se risque à mouiller ses amis Michel Sapin et Emmanuel Macron qui lui auraient fait des confidences. D’accord pour pousser plus en avant les « réformes », mais on se heurte à l’hostilité de l’opinion publique et du parlement ! Chapeau.

    Que le ministre des finances s’occupe d’abord de ses problèmes internes. La situation sociale et économique de l’Allemagne n’est pas aussi bonne que ne le laissent entendre les zélateurs de la Merkel. Il y a plus de 12 millions de pauvres dans le pays. Le chômage est masqué par la généralisation du travail à temps partiel et par les petits boulots. Les investissements ont sensiblement baissé au cours des dernières années, surtout dans le secteur social et sanitaire. Et la population est vieillissante.

    Une chose est certaine. Malgré tous les beaux discours que tiennent Schäuble et consorts, relayés par tous les media aux ordres, les politiques d’austérité ont partout échoué en Europe. Une seule issue, sortir de cette logique mortifère pour les peuples.

     

    Angelo Leonetti

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