• Du mythe Macron à la mystification du Président jupitérien...

    Du mythe Macron à la mystification du Président jupitérien... "Résumons l'élection d'Emmanuel Macron au sein de la Hollandie ! Nous avons eu droit à la fausse fidélité d'un Manuel Valls qui a trop tardé à trahir ouvertement. D'autre part, nous avons eu la fausse trahison d'Emmanuel Macron propulsé à l'Elysée. Et maintenant nous avons une succession de trahisons assumées pour tenter d'obtenir une majorité présidentielle à l'Assemblée nationale. Les amlbitions dictent les ralliements et la cour de l'Elysée grouillent de courtisanes et de courtisans. Dans ce brouhaha extatique, la presse est abreuvée de symboles. Après le messianisme lors des élections, le mythe présidentiel est scénarisé sur toutes les chaînes de télé. Jamais les élections n'ont atteint ce degré de propagande, d'embrigadement langagier. Des commentateurs patentés du petit écran, nous n'entendons pas un seul commentaire qui ne soit un cliché. Il ne faut donc pas oublier que la politique est une affaire de jugement et non pas répéter les mots des autres comme allant de soi. La politique exige de ne jamais renoncer à exercer une pensée critique. Cette exigence est devenue une urgence avec la date rapprochée des Législatives."

    Emmanuel Macron a fait sa campagne avec un horizon mythologique. La presse a relayé l’apparition transpolitique d’une figure christique, une candidature dans le registre du fabuleux et du légendaire. « La politique, c’est mystique, c’est un style, c’est une magie. » avait déclaré notre nouveau président. La réalité est devant lui. Le mythe apparaît de plus en plus comme une mystification politico-médiatique. Nous avons eu droit à la mise en scène ratée des investitures qui devait cacher les tambouilles électorales avec le Medef, le PS et maintenant la partie juppéiste des Républicains. 

    Du mythe Macron, nous voilà  arrivés à la mystification du Président jupitérien. A l’Elysée, Macron change d’énarques et les partants ont été « rempotés » ailleurs par Hollande. Les énarques sortent tous du même moule et sont donc interchangeables. Maintenant on vient d’apprendre la nomination du Premier ministre, sans surprise, puisque le nom est avancé depuis plusieurs jours. On connaît la raison de la nomination de cet élu de droite. Macron l'avait annoncé : il veut déstabiliser les Républicains et les centristes de l’UDI pour obtenir une majorité présidentielle. Il a fait le plein au parti socialiste et au Modem mais ce n’est pas suffisant. Par ailleurs, son programme est ultralibéral, de droite. Il lui faut donc un Premier ministre qui met la barre à droite. Il est tout de même bon de rappeler que le député Edouard Philippe est un adversaire de la transparence de la vie politique et a reçu un blâme de la Haute autorité pour avoir rempli sa déclaration de patrimoine avec désinvolture, après avoir voté contre les lois sur la transparence.

    Selon Mediapart (édition abonnés), Edouard Philippe aurait écopé d'un blâme de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour avoir refusé de fournir certaines informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi. Sur la valeur de ses biens immobiliers, le député du Havre a systématiquement écrit "aucune idée", décrit le site d'investigation. La valeur de son appartement à Paris ? "Aucune idée." Ses parts dans une résidence de Seine-Maritime ? "Aucune idée." Malgré la relance de la HATVP, Edouard Philippe aurait refusé d'estimer la valeur de ses propriétés.

    Edouard Philippe est un homme incapable d'initier la nécessaire transition énergétique (il fut directeur des affaires publiques d'Areva et s'est mobilisé contre la fermeture des centrales à charbon). Mais forcément ultra-compétent puisqu'il a fait les mêmes études que le Président (Sc. Po + l'ENA) Nous avons donc un premier ministre qui défend le nucléaire et surtout le charbon face aux énergies renouvelables. En outre, il a voté contre des lois sur l’égalité homme/.femme, contre le compte de pénibilité et contre le tiers-payant généralisé.

    Envers la Corse, Emmanuel Macron a fait un geste significatif lors de son intronisation extatique : il a convié le député Paul Giacobbi et lui a tenu longuement la main. Un message qui n’est pas en phase avec la moralisation de la vie politique promise par Macron. Après des années d’enquêtes, le 25 janvier dernier, le procureur de la République avait enfin réussi à faire condamner Paul Giacobbi, député (DVG) de la Haute-Corse, par le tribunal correctionnel de Bastia à trois ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité pour « détournements de fonds publics » et une amende de 100 000 euros.  

    Pidone

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