• Dupont et Dupond sont en bateau

    Dupont et Dupond sont en bateau. Dupont tombe à l’eau.  Il reste à bord le clone de Dupont, c’est-à-dire Dupond. C’est un peu l’histoire qu’on veut raconter, après la brillante prestation télévisée à laquelle se sont livrés François Fillon et Jean-François Copé. Nos deux candidats, à la présidence de l’Ump et dans un avenir plus lointain, à la future présidentielle, ont engagé une bataille à fleurets mouchetés, sans éclat de voix, ni de paroles assassines, sans doute pour ne pas heurter leurs partisans. Par contre, ils ont fait assaut d’amabilité – certains parlent même de lèche-cul – à l’égard de Nicolas Sarkozy. A contrario, ils n’ont pu retenir leur « amour » pour les nouveaux dirigeants du pays. Tous des incapables. Des gens un peu jeunes pour assumer le destin de la France. Et de sortir les vieilles rengaines du genre : Trop de charges sociales, trop de taxes, trop de dépenses publiques. La faute aux 35 heures, etc. Toutefois nos deux brillants candidats ont oublié de dire qu’ils ont une lourde responsabilité dans l’état actuel du pays. N’ont-ils pas été au pouvoir pendant cinq ans, sans compter la période chiraquienne ? Le bilan est pourtant connu : 600 milliards de dettes publiques supplémentaires, une vague de délocalisations sans précédent,  des niches fiscales en veux-tu en voilà, 3 millions de chômeurs. On en passe et des meilleures. On a envie de dire à ces messieurs, de grâce, un peu de modestie et de pudeur. Dernier élément à signaler d’autant plus qu’il  n’est pas passé inaperçu, à savoir la révélation de Fillon selon laquelle Sarkozy, alors président,  avait demandé au Pdg de Peugeot de retarder l’annonce de la fermeture de l’usine d’Aulnay, après les élections. Pourtant ce même Sarkozy avait juré la main sur le cœur du contraire. Les salariés du groupe automobile ont dû sans doute apprécier.

    Donc, Dupont peut tomber à l’eau. Il reste Dupond pour sauver la France. Comme dirait l’autre, que le ciel nous en préserve. Cela étant écrit, il n’est pas question d’accepter sans broncher les orientations actuelles du gouvernement Ayrault qui s’inscrivent, hélas, dans une logique libérale.

     

    Jean Antoine Mariani

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