•            Après la bulle immobilière, la bulle alimentaire qui a fait 250 millions d’affamés en plus. Comment Goldman Sachs a créé ex nihilo l’augmentation des prix des denrées alimentaires. Elle a ainsi affamé des millions de personnes, à l’époque en 2008 nos medias nous ont vendu la thèse de l’augmentation de la consommation des pays émergents, cause de l’augmentation des prix, ces nouveaux ogres qui viennent concurrencer les Occidentaux dans leur mode de vie. Les journaux sont devenus des porte-paroles des partis politiques et du gouvernement, ils répètent comme des perroquets les bulletins qu’on leur tend ou lisent des prompteurs. On ne nous parle pas des spéculateurs qui sévissent sur les marchés agricoles à termes et  des pays qui se sont ouverts à la volatilité des prix en abandonnant le système protecteur des marchés agricoles nationaux. Les prix fluctuent en fonction des ventes et des achats de titres en bourse, et les stocks aussi. On achète et on stocke pour faire monter les cours. On déstocke et on revend lorsque les prix ont augmenté. Cette volatilité voulue ne profite jamais aux petits agriculteurs car leurs coûts de production augmentent avec les prix. Par contre la spéculation provoque des famines meurtrières pendant que le grand marché financier agricole brasse des milliards de dollars. Deux vidéos expliquent ce phénomène…

    Dans la première, Laurent Levard, membre du Gret, une ONG qui milite pour un développement durable et solidaire basée à Paris. Il répond à trois questions :

    1°/ Comment expliquer la flambée des prix alimentaires ?

    2°/ Pourquoi les petits agriculteurs ne profitent pas de la flambée des prix ?

    3°/ Comment lutter contre la volatilité des prix agricoles ?

     

     

    Dans la deuxième, Frédérick Kaufman , rédacteur en chef de Harper’s magazine revient sur son article « Comment Wall street a affamé le monde sans être inquiétée. »

     

     

    Que ce soit sur le plan national ou international, les journaux français contribuent  à nous faire plumer sans réagir. Ils nous désignent des boucs émissaires à se mettre sous la dent : des petits fraudeurs, des voleurs de poules.

    Le président Nicolas Sarkozy avait promis de "porter le fer là où ça fait mal"  pour tenter de remédier à la hausse des prix des denrées de base dans les grandes surfaces, qu'il a jugée "pas normale". "Je vois bien que le prix des denrées alimentaires a augmenté. Je ne comprends pas, le prix qu'on verse aux producteurs de porcs diminue et le prix du jambon explose", a-t-il illustré. On ne pouvait pas choisir plus mauvais exemple. De son côté, le ministre de l'Agriculture de l’époque, Michel Barnier, refusa qu'on "déclare coupables" les agriculteurs.

    Son Action a été de demander une enquête à la DGCCRF ( Direction générale de la concurrence et de la consommation ) sur des grandes enseignes de supermarchés. Cette enquête a entraîné une levée de bouclier des intéressés.Le secrétaire national UMP chargé de l'économie, Frédéric Lefebvre, a  préconisé un double étiquetage "prix-évolution des prix en pourcentage" afin de "mieux informer" les consommateurs sur leur pouvoir d'achat.François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée, devait déposer une proposition de résolution demandant la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les prix des produits alimentaires.Pour le syndicat CFE-CGC, le gouvernement doit déjà faire appliquer les sanctions infligées aux industriels pour entente illicite sur les prix s'il veut défendre les consommateurs, plutôt que de faire des "effets de manche" dans la grande distribution. Le vrai débat n’a pas été lancé sur le rôle de Wall Street dans la flambée des prix. Rien n’est fait pour mettre fin aux agissements criminels des spéculateurs. Les agriculteurs et les consommateurs continueront à payer la spéculation. Les pays pauvres connaîtront d’autres famines, dégâts collatéraux des marchés agricoles à termes.

    Signé: Pidone

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  • Que ce soit par financement bancaire ou par émission d'obligations sur le marché, plus la note donnée par les agences de notation sera élevée et plus l'émetteur d’emprunts trouvera des fonds bon marché à des taux d'intérêt faibles. A l'inverse, une mauvaise note signifiera un taux d'intérêt plus élevé et des difficultés pour mettre sur pied un financement. La différence de niveaux entre les taux d'intérêt constituera la prime de risque pour les banques. Voilà le mécanisme qui fait augmenter une dette constituée finalement en grande partie par des intérêts bancaires de plus en plus chers jusqu’à devenir exorbitants. Mais à l’origine il y a le système de création monétaire…

    Création Monétaire par le biais de la dette.

    Apprenez  en quelques minutes la création monétaire par le biais de la dette, la réserve fractionnaire bancaire et à l'article 123 dans le traité de Lisbonne,  pour comprendre les causes des dettes publiques et privées qui sont dévastatrices des pays développés

     

    Les agences de notation

    La première agence de notation « Standard et Poor ‘s » est américaine et fut créée en 1860 par Henry Varnum Poor pour classer les valeurs de placement et ainsi mieux éclairer les épargnants. L’agence Moody’s suivra. Dans les années 80, l’influence des agences d’abord américaines s’est étendue à l’Europe.  Ces deux premières  agences  concentrent, avec l’agence Fitch ( créée en 2000 et contrôlée par le groupe français Fimalac ),  plus de 90% du marché pour 64 agences répertoriées en avril 20O8 dans le monde. Ce sont des organismes privés et payés à l’origine par le journalisme mais qui facturent aujourd’hui leurs honoraires de notation  aux émetteurs d’emprunts. En France, après la fermeture de la DBRS en 2008, on peut citer des agences de notation intra-muros : la COFACE, la Banque de France et une agence extra financière VIGEO, devenue leader européen dans ce domaine. Ce dernier type de notation extra financier tient compte de la responsabilité sociétale de l’entreprise et introduit des valeurs morales et éthiques, ce qui permet d’apporter un autre éclairage face à la toute puissance des marchés financiers, Toutefois  c’est surtout avec le développement de ces marchés que les agences de notation ont multiplié leurs offres de services.

    Depuis quelques années, les pays sont donc notés comme les entreprises. Ce sont les fameux trois A. Début 2009, les agences Standard & Poor’s, Fitch puis Moody’s ont successivement décidé d’abaisser la note de la Russie et de certaines entreprises russes en raison des dégradations causées par la crise économique dans ce pays. Vladimir POUTINE a répliqué en proposant la création d’agences de notation russes.

    La notation financière, encore appelée rating, porte sur le risque de faillite et  la qualité de la signature de l’emprunteur ou des titres de dettes. Lorsqu’il s’agit de noter un Etat, ses politiques monétaires et budgétaires mais aussi la situation économique du pays et sa stabilité sont évaluées. Tout événement susceptible de modifier la note entraînera une mise sous surveillance pendant laquelle seront demandées des informations complémentaires. La France est dans cette situation. Au moment où un nouveau plan d’austérité venait d’être annoncé par le gouvernement,  une fausse information de Standard et Pool’s vient d’annoncer la dégradation de sa note. Cette agence a démenti et expliqué dans un communiqué qu'à la suite d'une erreur technique, un message avait été automatiquement envoyé à certains de ses abonnés laissant penser que la note de crédit de la France avait été modifiée. «Ce n'est pas le cas: les notes de la République française restent AAA/A-1+, avec une perspective stable, et cet incident n'est pas lié à la moindre activité de surveillance de notes», dit-elle. «Nous enquêtons pour déterminer la cause de cette erreur». On mesure l’influence de ces agences et les conséquences de l’information qu’elles diffusent à tord ou à raison.

    Le tableau suivant nous propose une revue des différentes notes pour l'endettement long terme dans les deux principales agences de notation :

     

    Moody's

    Standard and Poor's

    Commentaire

    Aaa

    AAA

    Le risque est quasi nul, la qualité de la signature est la meilleure possible.

    Aa

    AA

    Quasiment similaire à la meilleure note, l'émetteur noté AA est très fiable.

    A

    A

    Bonne qualité mais le risque peut être présent dans certaines circonstances économiques.

    Baa

    BBB

    Solvabilité moyenne

    Ba

    BB

    A partir de cette note, l'affaire commence à être spéculative. Le risque de non remboursement est plus important sur le long terme

    B

    B

    La probabilité de remboursement est incertaine. Il subsiste un risque assez fort.

    Caa

    CCC

    Risque très important de non remboursement sur le long terme.

    Ca

    CC

    Très proche de la faillite, emprunt très spéculatif.

    C

    D

    Situation de faillite de l'emprunteur.

     

     

    Nota : Il y a un effet pervers  dans le mécanisme de la notation et de l’évolution des taux bancaires: le malheur des uns profite aux autres. «Les liquidités qui se retirent de la Grèce se dirigent vers les piliers de la zone euro», résume Jésus Castillo, économiste chez Natixis, société d’expertise financière. C’est le système des vases communicants. Les investisseurs ont fui les valeurs grecques pour se tourner vers celles de l’Allemagne et de la France. Aujourd’hui le taux d’intérêt augmente pour la France alors qu’il baisse pour l’Allemagne, leader du plan d’austérité. On nous explique que les banques françaises sont plus egagées que les banques allemandes auprès de l’Italie et que la situation de l’Italie, ajoutée à celle de la Grèce, ont des répercutions sur le taux d’intérêt imposé à la France et sur son éventuel déclassement par les agences de notation, malgré un plan d’austérité Sarkozy-Fillon jugé trop timide par les Allemands. Wait and see !

    Signé: Pidone

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  •  

    %

    «  La pauvreté et  l'incertitude des fortunes dans les États despotiques y naturalisent l'usure. » ( Montesquieu). La BCE ne prête qu’aux banques qui ne prêtent qu’aux riches…

    En France, une réforme de la Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des finances de Georges Pompidou, interdit au Trésor public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées, et ce, aux taux d’intérêt de marché. Il s’agit d’un acte fondateur, et destructeur, car il inaugure la mainmise des marchés financiers sur les États. Cette disposition allait être intégralement reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités européens notamment celui de Maastricht.  

    On a donc abouti à une situation paradoxale. Les États ne peuvent pas être financés par la BCE ; mais celle-ci peut par contre refinancer les banques privées à de très faibles taux. Ces dernières prêtent ensuite aux États à des taux nettement supérieurs, voire carrément usuraires.

    L’Union européenne se place volontairement sous l’emprise des marchés financiers !à ce jour LE TAUX De prêt (dit taux directeur) DE LA BCE est à 1.25% pour les banques du privé. Voir le monde au lien suivant :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/03/la-bce-cree-la-surprise-et-abaisse-son-principal-taux-directeur-a-1-25_1598485_3234.html

    La France emprunte à 3% environ (plus pour longtemps, quand nous aurons perdu le fameux AAA ce sera bien plus !) 

    L’Italie emprunte à 6% La Grèce à 16%... dans son intervention télévisée, Sarkozy a même avancé le taux de 25% pour la Grèce …  mais qui donc empoche la différence avec les 1.25%  octroyés par la BCE? les spéculateurs du privé !!!!!!  La moitié de notre dette publique vient de cette spéculation insensée qui dure depuis presque quarante ans!

    Un article développe le sujet…

     

    Tribune | Libération | 3.11.2011
     

    COMMENT SORTIR LES ETATS DE L’EMPRISE DES MARCHÉS FINANCIERS
    "Sortir les États de la servitude volontaire"

    Par Thomas COUTROT, Coprésident d’Attac, et Pierre KHALFA, Coprésident de la Fondation Copernic

    Le mois d’octobre a vu la crise de la zone euro s’aggraver considérablement et les agences de notations s’en donner à cœur joie : dégradation de la note de l’Espagne et de l’Italie, menace sur la Belgique, « mise sous surveillance » de la France qui est ainsi menacée de perdre son triple A. Tout a déjà été dit sur le rôle des agences de notation. Aveugles lors des crises financières qu’elles ont été incapables d’anticiper, donnant la note maximale à la banque Lehman Brothers à la veille de son effondrement, certifiant l’innocuité des produits financiers hautement toxiques, baignant en permanence dans le conflit d’intérêt, leurs déclarations devraient susciter l’hilarité générale. Pourtant, gouvernements et institutions européennes, tout en les dénonçant et en promettant de les mater, persistent à se prosterner devant elles.

    C’est que les agences de notations, aussi discréditées soient-elles, jouent un rôle indispensable au fonctionnement des marchés financiers. Le problème n’est pas de savoir si elles ont raison ou tort ou si leurs jugements sont basés sur une analyse objective de la situation. Il vient du comportement même des acteurs de la finance qui ont besoin d’une autorité extérieure pour orienter leurs décisions grégaires. Les agences de notation ne jouent pas le rôle de thermomètre, mais d’un virus qui fait monter la fièvre de la cupidité, laquelle pousse à la formation de bulles dans les moments d’euphorie boursière, et qui déchaîne une panique incontrôlée dans les moments de doute. Le problème, ce ne sont pas les agences de notation, mais les marchés financiers. Il est donc criminel d’avoir mis les dettes publiques dans leurs mains.

    Car, il faut y insister, ce sont les gouvernements qui ont fait ce choix, ce sont eux qui ont permis aux marchés de développer leur capacité de nuisance. En France, une réforme de la Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des finances de Georges Pompidou, interdit au Trésor public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées, et ce, aux taux d’intérêt de marché. Il s’agit d’un acte fondateur, et destructeur, car il inaugure la mainmise des marchés financiers sur les États. Cette disposition allait être intégralement reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités européens. On a donc abouti à une situation hallucinante. Les États ne peuvent pas être financés par la BCE ; mais celle-ci peut par contre refinancer les banques privées à de très faibles taux. Ces dernières prêtent ensuite aux États à des taux nettement supérieurs, voire carrément usuraires. L’Union européenne se place volontairement sous l’emprise des marchés financiers.

    Cette emprise allait être d’autant plus grande qu’une contre-révolution fiscale s’est déployée depuis plus d’un quart de siècle. Son fil directeur a été de baisser par de multiples moyens les impôts payés par les ménages les plus riches et par les entreprises, en particulier les plus grandes. L’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins progressif avec la diminution du nombre de tranches et les baisses successives du taux marginal supérieur. L’impôt sur les sociétés, véritable peau de chagrin, pèse trois fois plus lourd sur les PME que sur le CAC 40. Résultat imparable, l’État s’est appauvri : ses recettes représentaient 15,1 % du PIB en 2009 contre 22,5 % en 1982. On trouve là une des raisons de l’accroissement régulier de la dette publique avant même la crise financière. Car contrairement à une antienne dont on nous rebat les oreilles, ce n’est pas l’explosion des dépenses publiques qui a creusé les déficits. Avant la crise, elles avaient même tendance à baisser : 55 % du PIB en 1993, 52 % en 2007. La crise, dont il faut rappeler qu’elle trouve son origine dans les délires de la finance, a évidemment gonflé la dette. Baisse des recettes fiscales dues à la récession, plan de relance pour éviter la dépression, et enfin sauvetage des banques, se sont combinés pour arriver à ce résultat.

    Alors que faire maintenant pour empêcher les prophéties auto
    -réalisatrices des marchés de se réaliser ? Tout d’abord, il faut acter que les plans d’austérité, au-delà même de leur caractère socialement inacceptable, sont inutiles. Et c’est tout le paradoxe de la situation. Les marchés veulent que les déficits publics soient réduits pour être sûrs que les États puissent payer la charge de la dette, mais ils s’inquiètent du fait que les mesures prises vitrifient l’activité économique. Face à ces injonctions contradictoires, il ne sert à rien de vouloir rassurer les marchés, puisque plus on les rassure, plus ils s’inquiètent. La seule solution est de sortir les États de leur emprise.

    Il faut pour cela tout d’abord européaniser et monétiser les dettes publiques. La BCE et les banques centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les États et les politiques publiques européennes. Concernant le stock de la dette existant, un audit citoyen doit pouvoir déterminer la part de la dette qui est illégitime, et donc doit être annulée, et celle qu’il faudra rembourser, la BCE pouvant dans ce cas la racheter. Les banques doivent être mises sous contrôle social afin qu’elles se tournent vers les financements de l’activité productive et la transformation écologique de la société. Enfin, il faut enfin une réforme fiscale d’ampleur qui redonne des marges de manœuvres à l’action publique. Ces orientations supposent de rompre avec tout ce qui a fait l’orthodoxie néolibérale de ces dernières décennies. Les mouvements sociaux qui commencent à secouer l’Europe devront l’imposer.

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  • nousonpeut

     

    On connaît tous la rengaine de l'impuissance : "Dans une économie mondialisée, le gouvernement d'un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l'argent et des  marchés
    Ne songez donc pas à faire payer les riches, à mater les spéculateurs ou à présenter la facture des crises aux vrais responsables ! Ce n'est plus possible, et les peuples doivent accepter la régression sociale nécessaire pour payer la crise à la place des banquiers et des rentiers qui l'ont provoquée ! C'est ignoble, mais c'est ainsi : on ne peut pas faire autrement ! " Eh bien, Nous, on peut !, comme l'explique ce bref précis d'économie politique à l'usage du simple citoyen.
    "Nous", c'est-à-dire l'autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l'économie du Parti de gauche et par le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui préface l'ouvrage. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d'économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n'est pas une fatalité : c'est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu'ils veulent.
    Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s'affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l'Union européenne ou de l'euro. "Donnez-nous une semaine, un mois peut-être, et, en voyant ce que, nous, on peut faire, tous les Européens sauront aussitôt que le seul et unique obstacle à une autre politique... c'est leur gouvernement".

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  • destruction_massive
     

    Géopolitique de la faim

    Jean Ziegler

    Date de parution 13/10/2011

    Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.

    Et pourtant, les experts le savent bien, l’agriculture mondiale d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?

    En prenant d’abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l’ONU, ouvre le livre. Il s’agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l’échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d’identifier les ennemis du droit à l’alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.

    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l’oppression un nom, et les mécanismes à l’œuvre sont saisis dans leur application concrète.

    Mais l’espoir est là, qui s’incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l’alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.

    Au nom de la justice et de la dignité de l’Homme.

     

    Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde. Récemment : L’Empire de la honte (2005) et la Haine de l’Occident (2008).

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  • banderole-unitairePour un bouclier social !

    «Pourquoi faire payer les riches ! Faisons payer les pauvres, ils sont beaucoup plus nombreux...»

    Contre cette politique du bouclier fiscal, dotons les pauvres d’un bouclier social !

    L'alpha et l'oméga de la politique économique sarkozyste : taillons dans les dépenses de l'État, et même à la hache s'il le faut, mais ne remettons pas en cause les baisses d'impôts ! On se souvient du bouclier fiscal etc…

    7,7 milliards de baisse d'impôts ! Pour qui?

    Plusieurs études officielles établissent que les finances publiques françaises seraient presque florissantes, malgré la crise, si les impôts n'avaient pas été abaissés à ce point depuis dix ans. Par le plan d'austérité, le gouvernement va donc faire payer aux plus modestes les cadeaux fiscaux dont ont été gratifiés les plus fortunés au cours de la décennie.

    Il s'agit notamment du «Rapport sur la situation des finances publiques» qui a été rendu public le 20 mai dernier, en ouverture de la Conférence sur les déficits qui s'est tenue à l'Élysée. Compte tenu de ses auteurs, qui sont Jean-Philippe Cotis, l'actuel directeur général de l'Insee, et son prédécesseur, Paul Champsaur, le premier de ces documents est au-dessus de tout soupçon.

    En réalité, si les finances publiques françaises sont en si piteux état, c'est d'abord parce qu'elles ont été ruinées par la politique de baisse des impôts conduite depuis dix ans. C'est ce qu'établissent très clairement trois rapports publics publiés ces derniers mois : sans cette avalanche de cadeaux fiscaux au profit des plus riches, les moins favorisés ne seraient pas aujourd'hui menacés par ce plan d'austérité.

    En bref, la crise a bon dos. Car si la France n'avait pas participé à cette course effrénée au moins-disant fiscal, elle aurait certes été prise dans les turbulences de cette crise sans précédent, mais ses finances publiques auraient été largement assez prospères pour traverser cette tempête.

    Depuis 1999, l'ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB : une première fois entre 1999 et 2002 ; une deuxième fois entre 2006 et 2008. Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3 % en 1999 à 45,3 % en 2008. En pratique, après réduction des prélèvements, ce taux a été ramené à 42,5 %. À titre d'illustration, en l'absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'est en réalité générant ainsi une économie annuelle de charges d'intérêt de 0,5 point de PIB.»

    «Entre 2000 et 2009, le budget général de l'État aurait perdu entre 101,2 5,3 % de PIB et 119,3 milliards d'euros 6,2 % de PIB de recettes fiscales, environ les deux tiers étant dus au coût net des mesures nouvelles les «baisses d'impôts» et le tiers restant à des transferts de recettes aux autres administrations publiques sécurité sociale et collectivités territoriales principalement.»

    «La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l'impôt sur le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s'établit en effet à environ 2 % de PIB, contre 0,6 % de PIB pour la TVA et 0,5 % de PIB pour l'Impôt sur les sociétés (IS).»

    Le rapport relève ainsi que de 2000 à 2009 le montant total des baisses de l'impôt sur le revenu a atteint de 32,9 à 41,6 milliards d'euros. Cette indication est évidemment majeure. Car comme ne sont assujettis à l'impôt sur le revenu que les 50 % des contribuables les plus fortunés, cela veut donc dire que l'essentiel des baisses d'impôts (41,6 milliards d'euros sur 77,7 milliards d'euros) a profité à ces ménages les plus favorisés sous la forme de baisses de l'impôt sur le revenu.

    Ces baisses d'impôts ont donc été très inégalitaires. Le constat est même encore plus marqué que cela puisque, à ces baisses, il faut encore ajouter celles décidées par 2007 par Nicolas Sarkozy, portant sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le bouclier fiscal ou encore les droits de successions. Dans ces cas, ce sont même les plus grandes fortunes qui sont sorties gagnantes de cette irresponsable politique fiscale. L'enquête conduite par Mediapart sur les impôts versés par Liliane Bettancourt (voir notre article Liliane Bettancourt: cherchez l'impôt!) vient illustrer cette tendance : la milliardaire est en effet soumise à une imposition équivalente à seulement 20 % de ses revenus (avant restitution du bouclier fiscal) et à 0,17 % de son patrimoine. Ce qui est vraiment dérisoire au regard des taux marginaux d'imposition que la droite fait mine de juger souvent écrasants, et qui culminent à 40 % pour l'impôt sur le revenu et à 1,8 % pour l'impôt sur la fortune.

    7,7 milliards de baisse d'impôts

    Cette évaluation, qui recoupe celle du rapport Cotis-Champsaur, vient confirmer ce que personne ne veut aujourd'hui admettre : la France serait, malgré la crise, presque dans les clous de Maastricht, ou peut-être même totalement, si ces baisses d'impôts inconsidérées n'étaient pas intervenues. Les chiffres sont là, incontestables ! L'objectif du programme français de stabilité, transmis à Bruxelles, est de réduire les déficits publics de – 8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010 à – 6 % en 2011, puis – 4,6 % en 2012 et enfin – 3 % en 2013. Or, selon le rapport Carrez, sans les baisses d'impôts, les déficits publics de 2010 seraient seulement de... 1,8 % ! Respectant ses engagements européens, la France ferait figure de bon élève de la zone euro et n'aurait pas à envisager un plan d'austérité.

    Voir l'article  Ces dix ans de cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France (cliquer)

     

    Signé: Pidone

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  • Une explication du mécanisme de la crise financière aux U.S.A... Sa cause: la spéculation des banques et autres organismes financiers.

     


    La crise financière pour les nuls par Allofinance

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  • fiscale1

     

    La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l’accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches. Mais on en reste trop souvent, en la matière, à des énoncés aussi vagues que stériles.

    Ce livre innove en proposant une critique d’ensemble du système fiscal français. Il démontre scientifiquement, pour la première fois, le caractère régressif de l’impôt dans notre pays (ce qui signifie que, tous prélèvements confondus, les taux d’imposition sont plus élevés pour les ménages les plus modestes et s’abaissent pour les plus riches). Pour cette raison, il fera date.

    Mais cette analyse au scalpel ne se contente pas de mettre au jour l’injustice du système. Elle plaide pour une révolution fiscale, chiffrée et opérationnelle, fondée sur trois principes : équité, progressivité réelle, démocratie. Ce livre contribue de manière décisive à l’édification d’une nouvelle critique sociale et se pose au centre du débat politique pour les années à venir.

    Pour la première fois dans le monde, un site Internet permet à chacun d’évaluer les propositions des auteurs et de concevoir une réforme alternative: www.revolution-fiscale.fr.

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  • Vient de paraître aux éditions du Seuil : "En finir avec le nucléaire" de Benjamin Dessus et Bernard Laponche.

    nucléaire1Les auteurs expliquent la nécessité et la possibilité d'en finir avec le nucléaire, en réfutant d’abord les mauvais arguments des partisans du nucléaire sur l’indépendance énergétique prétendue, sur la sûreté et la sécurité ( apanage de la technologie nucléaire française), sur le coût du kWh nucléaire (largement sous-évalué), sur les marchés étrangers fortement surestimés, sur le prétendu contrôle grâce au nucléaire des émissions de gaz à effet de serre…  et la question des déchets n’est pas réglée. Ils examinent les raisons pour lesquelles il faut sortir du nucléaire : le risque inacceptable d’un accident majeur dont les conséquences catastrophiques sont démontrées par Tchernobyl et Fukushima, la production de déchets radioactifs extrêmement dangereux pour des siècles et des millénaires, l’utilisation et la diffusion de techniques permettant la prolifération des armes nucléaires…  Ils recadrent la sortie du nucléaire dans le cadre d’une transition énergétique que les inégalités de la consommation mondiale et les problèmes écologiques globaux rendent indispensable. Alors que la situation singulière de notre pays nous mène à l’isolement et à l’impasse, Benjamin Dessus et Bernard Laponche  proposent un scénario raisonné de sortie du nucléaire, fondé sur un autre mode de consommation et de production de l’électricité et discutent les conditions politiques et sociales de la transition.

    Benjamin Dessus

    Ingénieur des télécommunications et économiste, il a travaillé à l’EDF, à l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie (AFME) et au CNRS. Spécialiste reconnu des questions énergétiques, il préside actuellement Global Chance, association d’experts indépendants dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement.

    Bernard Laponche

    Polytechnicien, docteur ès sciences, il a travaillé au Commissariat à l’énergie atomique et été responsable syndical à la CFDT dans les années 1960 et 1970, puis directeur général de l’AFME et conseiller technique de Dominique Voynet. Il est maintenant consultant international dans le domaine de l’énergie.

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