• En finir avec la corruption de la caste politique

    La journée des larrons

     

    En finir avec la corruption de la caste politiqueDeux événements ne sont pas passés inaperçus le 5 septembre 2016. Etait-ce dû au simple hasard ou bien à une opération réfléchie pour tenter de minimiser l’un de ces événements au détriment de l’autre ou vice-versa ? Comme on pouvait s’y attendre, tout cela a provoqué de belles polémiques et beaucoup de cris d’orfraies. D’aucuns ont même parlé de complot. C’est bien connu, comme disait ma grand-mère, quand on n’a rien à se reprocher on crie au voleur.

    L'homme qui confond vice et vertu

    Donc, ce 5 septembre le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de quatorze personnes impliquées dans ce qu’on a appelé l’affaire Bigmalion, pour financement illégal de campagne électorale. Parmi les gens invités à s’expliquer il y a Nicolas Sarkozy, ex-président de la République. Homme qui prétend se représenter devant les Français pour un second mandat tant il est vrai que le premier fut des plus exceptionnels et des plus magnifiques. Nicolas Sarkozy se voit en outre reprocher d’autres gracieusetés, en particulier dans une affaire d’écoutes téléphoniques au cours desquelles il tentait de soudoyer un procureur de la République pour obtenir des informations dans l’affaire Bettancourt. D’autres casseroles lui seraient accrochées. Les procédures sont en cours. Ces affaires qui lui tombent sur le paletot l’empêcheront-elles à s’engager dans la bataille des présidentielles ? Rien n’est moins sûr ? Le comble serait qu’il se retrouve au second tour des élections, avec le risque de le revoir à la tête du pays. Povera Francia.

    L'homme qui regardait la France dans les yeux

    Toujours ce 5 septembre. Un procès s’ouvrait à Paris. Celui de Jérôme Cahuzac, socialiste, ex-ministre du budget, celui-là même qui avait en charge la lutte contre la fraude fiscale. Ce lascar qui regardait la France dans les yeux et qui jurait devant les parlementaires qu’il n’avait jamais eu de compte en Suisse. Devant les preuves et les charges, notre chirurgien capillaire finit par avouer la vérité. Il possédait un compte chez les Helvètes, transféré par la suite à Singapour. Lors de la première séance du procès, Jérôme Cahuzac a créé la sensation  en sortant de son chapeau une nouvelle astuce. Le fameux compte n’était pas à usage personnel, mais pour financer le courant Rocard au sein du Parti socialiste ! Mais bien sûr. Il fallait y penser. Une chose est certaine, Michel Rocard qui proclamait naguère que le traité européen sera une excellent chose pour l’emploi et les jeunes dans notre pays, ne sera pas là pour confirmer ou infirmer la véracité du propos de Cahuzac. En tout cas le procédé utilisé par ce dernier est particulièrement méphitique. Il n’est pas sûr que l'ex-ministre en sorte grandi.

    Ces deux événements montrent déjà à eux seuls dans quel état de décomposition et de corruption se trouve une grande partie de la caste politique. Il est grand temps de nettoyer les écuries d’Augias. Il est urgent de réhabiliter la politique. Cela passe par un vrai changement dans ce pays. Les prochaines élections présidentielle et législatives devraient constituer un moment fort pour créer les conditions d’un tel changement. Une condition toutefois. Pour la vraie gauche, pas la pseudo gauche qu’on a vu à l’œuvre au cours de ces dernières années, il faut s’appuyer sur un programme alternatif au système actuel lequel système favorise la corruption et l’accaparement des richesses nationales au profit d’une minorité. Dans l’état actuel des choses la candidature de Jean-Luc Mélenchon est la seule qui réponde à cette exigence de vrai changement. Assez de tergiversations et d’attente. L’heure est à l’unité et à l’engagement.

    Jean Antoine Mariani

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