• Français, Italiens à la niche !

    La Merkel tance Paris et Rome

     

    Nous avons eu droit l’autre soir, sur France 2, lors de l’émission « Des paroles et des actes », à une sublime prestation d’une certaine Ingeborg Grässle eurodéputée de la CDU allemande. Avec une morgue, pour ne pas dire arrogance, toute teutonne, cette dame s’est livrée à une charge contre la France et les Français, sans la moindre émotion. En substance notre égérie considère qu’on ne travaille pas assez – des fanullonni – qu’on dépense trop. Pour liebe Ingeborg, c’est inadmissible.  Achtung ! Il faut que la France fasse illico presto les réformes structurelles auxquelles elle aurait souscrites. Et de se livrer à des objurgations à peine voilées, voire des menaces, comme si elle et le gouvernement allemand disposaient du pouvoir suprême en Europe. Doit-on en rire ou gueuler à l’ingérence dans nos propres affaires ?

    Ce n’est pas tout. Voilà que sa patronne, la Merkel, en rajoute une louche. Notre chancelière s’emporte contre la France et l’Italie ! Pour elle, ces pays latins sont les enfants terribles de l’Europe allemande. François Hollande et Matteo Renzi, malgré leurs politiques d’austérité et de régression sociale, n’en font pas assez. Il faut aller plus loin. Schnell ! Il est bon de rappeler à la Merkel qu’une grande majorité de Français et d’Italiens sont loin de partager avec enthousiasme les politiques qu’ils subissent présentement. Leur demander de nouveaux sacrifices pour engraisser encore plus les gros rentiers allemands relève de la plaisanterie. La chancelière ferait mieux de s’occuper de ses affaires. La « fameuse prospérité » de l’Allemagne ne profite pas à la majorité des habitants du pays. Cette prospérité a été obtenue, grâce à la mise en place par les sociaux-démocrates d’une politique de rigueur sans précédent : généralisation de la flexibilité du travail, bas salaires, exploitation outrancière de la main d’œuvre étrangère, réduction drastique des dépenses publiques, etc. La Merkel ne devrait pas oublier que 40% de ses exportations se font en direction de la France. En cas de coup dur dans notre pays, l’économie allemande s’effondrerait lamentablement. Enfin, rappelons à la chancelière, ex-communiste, que la réunification de l’Allemagne a coûté cher aux pays européens, en particulier à la France. N’aurait-elle pas la reconnaissance du ventre ?

    Encore un mot. Au lieu de critiquer les pays du Sud, La Merkel serait mieux inspirée à régler les dettes de guerre de son pays envers la Grèce : 150 milliards d’euros ! Somme considérable, jamais acquittée, qui permettrait aux Grecs de respirer un peu.
     

    Maria Maddalena Lanteri

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