• Hollande est-il encore socialiste ?

     

    Toujours plus pour les patrons

     

     

    Communiqué de Ensemble! 

    Le plan annoncé par F. Hollande ce matin va encore plus loin dans la satisfaction des exigences patronales et ne fait que reprendre les recettes néolibérales éculées en matière d'emploi.

    5 millions de demandeurs d'emploi, 640 000 chômeurs-euses de plus depuis 2012 : l'état d'urgence sociale devrait inciter le gouvernement à revenir sur les cadeaux fiscaux, sur les allègements d'impôts sans contrepartie pour l'emploi, à remettre en cause la toute-puissance patronale qui n'hésite pas à faire du chantage à la fermeture d'entreprise pour obliger les salariées à accepter 39h payées 35 ou37.

    Bien au contraire, de nouveaux allègements d'impôts sont prévus avec la pérennisation du CICE, une prime de 2000 euros pour l'embauche d'un jeune ou d'un demandeur d'emploi dans les entreprises de moins de 250 salariéEs.

    Le patronat bénéfice déjà de 85 milliards d'aides diverses. En quoi ont-elles permises de juguler la hausse du chômage ?

    Le plafonnement annoncé des indemnités accordées par les prud'hommes en cas de licenciement ainsi que des facilités supplémentaires accordés aux entreprises pour déroger aux 35h lesquels qui s'imposeraient au contrat de travail signé c'est autant de pouvoir supplémentaire donné aux patrons

    Comme nombre de plans précédents, F. Hollande annonce des mesures nouvelles pour l'apprentissage et 500 000 formations supplémentaires mais sans obligation d'embauche au bout.

    Au total, un plan de 2 milliards d'euros pour déréglementer le droit du travail et permettre aux patrons de licencier plus facilement.

    Pendant ce temps, les suppressions d'emplois continuent ou sont annoncées comme à General Electric.

    Il faut soutenir toutes les luttes qui s'opposent à cette politique qui privilégie la rentabilité des actionnaires au détriment des salariéEs, toutes les mobilisations sociales unitaires comme la journée d'action et de grève du 26 janvier.

    Mais l'urgence est de populariser une politique alternative au libéralisme.

    Il faut rompre avec la financiarisation qui se traduit dans les entreprises par l’impératif de « création de valeur pour l’actionnaire » dans lequel l’emploi n’est plus qu’une variable d’ajustement du niveau des profits.

    Il s’agit ensuite de conditionner les aides aux entreprises à une contrepartie obligatoire en matière de création d’emplois, d’investir pour la satisfaction des besoins sociaux et la transition écologique, de développer les services publics, de protéger les salariés des restructurations par la création d’une sécurité sociale professionnelle et de réduire le temps de travail.

    Le 18 janvier 2016.

     

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