• La blanche colombe qui n’aime pas les étrangers était de passage à Ajaccio, il y a quelques jours. Elle venait y inaugurer la permanence locale de son candidat aux prochaines élections municipales et y déverser une nouvelle fois sa bile de haine. Au cours d’une conférence de presse (lire), avec l’élégance qui la caractérise – un chien ne fait pas de chatte – elle a fustigé, avec un admirable mépris, toute la « classe politique » corse, coupable à ses yeux de se préoccuper plus de coofficialité et de statut de résidents que des problèmes sociaux et économiques qui secouent notre île ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Que connaît-elle, la Marine, des préoccupations des chômeurs corses, des difficultés de fin de mois et bien d’autres choses, elle qui n’a jamais travaillé et qui a toujours vécu dans le doux confort du château de Montretout ? On avait l’impression en la voyant à la télé et en l’écoutant qu’elle se faisait monter a sega ou le bourrichon, à choisir. Pour elle et son parti de haine, il semblerait que le pouvoir est à portée de main. Il est vrai que les media et la situation de crise les aident dans leurs prétentions. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne dédiabolise le Front national. Or celui-ci n’est pas un parti comme les autres. Il peut piquer 65% des idées à la vraie gauche, comme l’a montré un universitaire,  sans pour autant être un parti au service des salariés et des petites gens. Un passé pas très lointain devrait nous ouvrir les yeux. Mussolini ne tenait-il pas des discours enflammés contre la finance internationale (juive) ? Il est regrettable que dans cette campagne de dédiabolisation du Fhaine d’aucuns y apportent, même involontairement, leur contribution. Un exemple. Mais que faisait le maire Simon Renucci sur la place Foch à Ajaccio, lors du passage de la blanche colombe qui n’aime pas les étrangers ? Pourquoi s’est-il livré à une embrassade avec un candidat du Front national, devant les camera de Via Stella ?

    Donc, la tête de Marine Le Pen continue d’enfler, croyons-nous. Mais il se pourrait, comme il est dit dans une fable de la Fontaine, que la grenouille finisse par éclater.

    Maria Maddalena Lanteri

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  • atrapulla1_modifié-1

    Samedi 2 novembre 2013, tous les regards se sont tournés vers Quimper, en Bretagne. Il faut dire que tous les media y ont mis le paquet. Là, s’est déroulée une manifestation organisée par  la Fnsea, le Medef, des artisans, des pêcheurs, des commerçants et le syndicat Fo. On notait également la présence du Npa ! Sans oublier des représentants de la droite bretonne et du Front national. Une sorte « d’union sacrée ». Elle a ressemblée entre 15 et 30.000 personnes, venues des quatre coins de la région. Avec un mot d’ordre central : La suppression de la fameuse écotaxe, dont la paternité – il faut le rappeler – en revient à Sarkozy. Une première question se pose. Comment est-il possible de réunir dans une même manifestation des intérêts totalement contradictoires ? Comment mettre côte à côte des patrons licencieurs et des ouvriers victimes de ces mêmes patrons ou en passe de l’être ? Il suffit de citer le cas du groupe Gad ou de celui de Tilly Sabco. On peut avancer l’idée que cette manifestation a été une tromperie et un formidable acte de manipulation. Una tràppula pour des centaines,  voire des milliers de salariés qui se sont retrouvés avec des gens peu soucieux de préserver l’emploi. Comment expliquer que ces mêmes patrons virent sans état d’âme leurs salariés bretons, font venir des ouvriers roumains sous-payés ou encore font abattre leurs porcs en Allemagne où se pratique un inadmissible dumping social ? Doit-on blâmer ces salariés qui étaient là pour crier leur détresse ? Certes non, mais dans le même temps il est indispensable de leur dire sans complaisance, tout en étant conscient de leur état de désespérance,  qu’ils se sont faits gruger par leurs patrons, la Fnsea, le Medef, l’Ump et le Front national, réunis pour la circonstance comme larrons en foire, dans cette manifestation de Quimper. Il eut été préférable que la place de ces ouvriers fût à Carhaix où se déroulait au même moment une autre manifestation à l’initiative de la Cgt, de la Fsu, de Solidaires et du Front de gauche. Le but de cette manifestation était beaucoup plus clair. Il s’agissait d’expliquer les causes de la situation en Bretagne, comme dans d’autres régions de France, de dénoncer la politique d’austérité du gouvernement qui loin de résoudre le problème l’aggrave encore plus. Enfin aussi de crier la nécessité d’un changement de cap radical dans les choix économiques et sociaux, dans l’intérêt de la grande majorité des Français. Cette manifestation a tout de même rassemblée près de 3.000 personnes, malgré le silence quasi-total des media.

    L’événement de Quimper doit nous interroger.  Ce n’est pas un épiphénomène. A la crise économique et sociale s’ajoute une crise morale. Il y a danger. Il semblerait que le pouvoir actuel n’en mesure ni l’ampleur, ni les conséquences. Il est en pleine dérive. Il appartient au Front de gauche d’expliquer sans relâche qu’il n’y a pas d’autre alternative qu’un véritable changement de politique.

    Angelo Leonetti

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  • De mauvaises langues disent que François Hollande serait un champion de la synthèse et excellerait dans l’art du louvoiement. Cette réputation, il la tiendrait de son passage au secrétariat du parti socialiste. Depuis son élection, il en jouerait à merveille. En effet, après 18 mois de pouvoir, il a réussi une formidable synthèse. Selon le dernier sondage, sa cote de popularité est au plus bas (26% d’avis favorables). Il a réussi à se mettre sur le dos, non seulement les électeurs de Sarkozy  – c’est de bonne guerre – mais aussi et surtout de larges franges de l’électorat de gauche. Ces gens-là sont d’une ingratitude désarmante. Ils n’ont pas compris que notre président et son gouvernement oeuvrent dans l’intérêt de la France. Des preuves ? Toutes les mesures prises depuis juin 2012. Des exemples ? On a le choix.  Le traité budgétaire européen qui enferme les pays dans des politiques de régression et d’austérité. La contre-réforme des retraites, exit la retraite à soixante ans. Le matraquage fiscal des couches les moins favorisées. Le crédit d’impôts de 20 milliards aux entreprises, sans contrôle. L’augmentation de la Tva, au premier janvier 2014. Les coupes sombres dans les dépenses publiques, avec des incidences négatives sur la santé, l’éducation nationale, les transports, etc.

    Oui, François Hollande a réussi à dresser contre lui et sa politique beaucoup de monde, pas toujours pour les mêmes motivations. Apparemment, il ne semble pas bien mesurer l’ampleur du mécontentement populaire. Comme dirait ma grand-mère, il joue au canard et mise sur une hypothétique relance à terme. Il reste sourd aux cris d’alarme du Front de gauche et même de la gauche du parti socialiste et rejette dédaigneusement toute perspective de changement de cap. Il a tort. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Il a réussi à jeter dans les bras du Front national une partie de la désespérance qui se répand dans le pays ou dans l’abstention et dans le  repli sur soi. Enfin, il a réussi à dresser contre lui une région entière : la Bretagne. Que se passe-t-il dans cette région sinistrée ? Une crise sociale et économique d’une ampleur inégalée la secoue. L’agriculture et l’industrie agro-alimentaire sont durement touchées. Des usines ferment, comme celle du groupe Gad à Limpault (Finistère). La révolte gronde et les manifestations se multiplient, parfois violentes. Une sorte de bloc social et politique est en train de se constituer dans ce contexte de crise aiguë. L’événement ne doit pas être sous-estimé, ni nié. On assiste à une étrange alliance entre les paysans, les industriels, les commerçants et artisans et les salariés, baptisée pour la circonstance « bonnets rouges » ! Mais voilà, comment comprendre que des salariés en colère – et ils ont mille fois raison de l’être – peuvent-ils se retrouver avec ceux-là même qui les exploitent, ferment leurs usines, les jettent dehors, délocalisent à l’étranger ou encore recrutent des ouvriers roumains pour des salaires dérisoires. Il y a danger.

    Les chouans seraient-ils de retour ?

    Maria Maddalena Lanteri

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  • Des ouvriers de Lampaul-Guilmiliau (Finistère) sont venus dans un autre site du groupe Gad, à Josselin (Morbihan). Avec deux objectifs : bloquer ce site pour exprimer leur colère et leur détresse après l’annonce de la fermeture de leur usine d’abattage de porc et rechercher la solidarité de leurs collègues de Josselin. Mal leur en a pris. Ces collègues loin de leur manifester une quelconque sympathie ou autre soutien ont préféré jouer du coup de poing pour éloigner les intrus ! Spectacle triste et désolant que celui d’ouvriers s’affrontant sous le regard ravi des patrons. On a pu même entendre une salariée du site de Josselin éructer contre ceux de Lampaul-Guimiliau : « Vous feriez mieux d’aller chercher du travail plutôt que de nous empêcher de bosser ». Ahurissant, mais combien significatif de l’état d’esprit qui règne dans le pays. A la crise économique s’ajoute la crise morale, exploitée sans vergogne par les media, le patronat et toutes ces forces obscures qui flattent les bas instincts afin de dresser les gens les uns contre les autres. Dans cette situation, il faut aussi relever la responsabilité de certains syndicats qui signent à tour de bras ce que le patronat propose. Et que propose celui-ci, sinon de faire travailler plus pour gagner moins et de virer les salariés en fonction d’un seul critère : la rentabilité financière. L’exemple de l’Ani, accord sur « la sécurisation de l’emploi » est de ce point de vue significatif, ou encore celui de Psa qui s’assoie allègrement sur le code du travail et sur les acquis sociaux obtenus après des décennies et des décennies de luttes ouvrières. Dans cette affaire, on ne saurait oublier la lourde responsabilité du pouvoir socialiste qui a approuvé l’ANI et bien d’autres attaques du patronat. Dernier exemple en date, l’envoi des Crs à Josselin, pour déloger des ouvriers dont le seul crime est de défendre leur emploi et l’avenir de leur famille. Merci monsieur Valls.

    Il est grand temps de réagir et de montrer que le chacun pour soi et dieu pour tous est la pire des solutions. Le seul remède, c’est la redécouverte de la solidarité et de la lutte politique et sociale pour mettre fin à un système qui ne connaît que l’odeur du fric.

    Jean Antoine Mariani

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  • Anne-Sophie Leclerc, candidate du Front national aux Municipales à Rethel dans les Ardennes, a un sens particulièrement développé de l’humour. Elle a publié sur Facebook une photo montage sur laquelle elle montre Christiane Taubira,  à 18 mois et maintenant. Avec une superbe élégance qui caractérise les mœurs du Front national elle présente la Garde des Sceaux sous les traits d’une charmante petite guenon ! Que doit-on penser de cette candidate aux prochaines Municipales ? Sinon qu’elle continue de cultiver « l’art » de la haine et du racisme, à l’instar de son parti. Qui se ressemble s’assemble. Dire que le Front national s’efforce depuis quelque temps à donner de lui-même une image lisse, bien comme il faut. Devant le tollé presque général suscité par cet acte odieux les dirigeants, pris un peu aux entournures, se sont efforcés de minimiser « l’incident ». En l’absence de fifille quelque part en Suède, papa Le Pen, avec la délicatesse qui le caractérise, s’est simplement borné à déclarer qu’il s’agissait là que d’une simple broutille ! Il est vrai que les chambres à gaz n’étaient qu’un détail de l’histoire. Comme punition, Anne-Sophie Leclerc, a été suspendue. Rien que ça. Qui ne condamne pas cautionne. Rien d’étonnant. C’est dans les gènes, comme on dit aujourd’hui. Le Front national, malgré ses tentatives de nouvel habillage, n’est pas un parti démocratique. C’est un parti néo fasciste. Comme disait quelqu’un la bête immonde pas morte. Elle relève la tête, un peu partout en Europe. Elle exploite la désespérance de millions de gens, frappés par la crise. Elle pratique allègrement la technique du bouc émissaire. Le Rom, le noir, l’arabe, l’autre, voilà les coupables de tous nos maux. Il est grand temps d’ouvrir les yeux et de faire grandir la lutte politique et idéologique contre le Front national.

    Maria Maddalena Lanteri

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  • Les illusions du vote utile

    Dans le débat politique actuel sur les Municipales et les élections en général, il vient ou il revient très fort la question du vote utile (voir par ailleurs sur notre site). Ce débat est loin d’être épuisé. Ainsi par exemple, un de nos amis écrit : « Je préfère une liste commune avec un rose (très pâle) plutôt que de favoriser un « bleu ». Après une longue réflexion ajoute-t-il. C’est son choix et nous le respectons. Mais qu’il nous soit permis de ne pas être d’accord. Pour plusieurs raisons. Le vote utile, à notre avis, contribue à choisir le moins « mauvais ». Il est pratiqué depuis longtemps et on en connaît, hélas, le résultat. Deux exemples. Le moins « mauvais » fut François Hollande lors des dernières présidentielles. De même l’élection d’une majorité absolue de députés socialistes à l’Assemblée nationale. Le Front de gauche s’est retrouvé une main devant et une main derrière, pour parler crument, sans poids significatif. Qu’ont fait les nouveaux élus ? Une politique de gauche ? On peut toujours rêver. Ils continuent allègrement à mener une politique d’austérité et de récession, inspirée par la Troïka et les marchés financiers. D’ailleurs le Medef ne cache même plus sa satisfaction, tout en réclament davantage d’allègement de charges patronales, moins d’impôts sur les sociétés et d’autres cadeaux fiscaux.

    Le vote utile contribue également à réduire l’influence des autres forces de gauche et à obscurcir leurs propositions pour une vraie alternative de gauche. Il contribue enfin à éloigner une frange importante de l’électorat et à grossir le rang des abstentionnistes. Le risque est grand de se retrouver dans une configuration semblable à celle des Etats Unis d’Amérique où 50% des gens ne vont plus voter. Les deux partis dominants se partageant le reste de l’électorat. Leur différence ? Tout à fait marginale. Ce qui pose au passage le problème de la légitimité des élus.

    Le vote utile tend à éliminer les voix qui proposent d’autres choix politiques et à pérenniser le changement dans la continuité. Serions- nous condamnés à être d’éternels cocus. ?

    Donc, il n’est plus question pour nous de cautionner ce vote sous prétexte de faire le jeu de la droite et de faire élire un « bleu ». Nous n’irons plus à Canossa, pour quelques strapontins. Nous n’élirons plus des gens qui une fois au pouvoir se moquent des électeurs de gauche comme de leur première chemise. C’est pour toutes ces raisons que Manca alternativa avance l’idée d’une liste du Front de gauche à Ajaccio et à Bastia, pour les Municipales, dès le premier tour. Pour créer de nouveaux rapports de force. Tout sera fait pour parvenir à la constitution de ces listes sur des bases claires, avec des propositions concrètes sur le logement social, l’emploi, les transports, l’environnement, la lutte contre la violence et la spéculation immobilière et foncière, senza cumbinazione, rejetant le clientélisme qui fait tant de mal aux Corses et à la Corse.

    Jean Antoine Mariani

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  • Florian Philippot, second couteau de la nébuleuse bleu marine, énarque, est venu s’épancher, ce mardi 9 octobre 2013, sur BFM/TV, à l’invitation de Jean-Claude Bourdin. Bien propre, bien lisse, bien cravaté, il s’est efforcé, sur un ton doucereux, de démontrer que le Front national n’est pas un parti d’extrême-droite, raciste, xénophobe. Tout juste un peu anti-islamiste ! Lui qui fut le responsable de campagne de Jean-Pierre Chevènement, lors des présidentielles de 2002, avoue son faible pour le général De Gaulle. Il se dit patriote, mot à la mode, depuis quelque temps, au Front national. Patriote de quoi ? Certains membres fondateurs se disaient patriotes. Cela ne les a pas empêché de collaborer avec Pétain et les nazis. C’étaient de bons Français, de souche. Au même moment il y avait des non-patriotes, des étrangers, des arabes, comme par exemple des goumiers, en Corse, des Polonais, des Italiens, des Espagnols et bien d’autres qui se battaient héroïquement contre la bête immonde, pour la liberté des Français. Pour nous, ces non-patriotes étaient les vrais patriotes.

    En outre,  Florian Philippot s’est livré à une attaque contre le capitalisme financier, la Troïka et l’UMPS. De mauvaises langues disent qu’il parle comme le Front de gauche ! Est-ce un hasard ? Pas vraiment. Dans le passé, le fascisme a utilisé le même procédé. Prenons l’exemple de Benito Mussolini, mis en place par la bourgeoisie italienne, pour s’opposer à la montée des idées révolutionnaires dans le pays, après la première guerre mondiale. Que disait il duce avec la virulence qu’on lui connaissait ? Les coupables de la crise, ce sont les banques, responsables de la misère du peuple italien. Il en rajoutait une louche en pointant du doigt les juifs. Il lui fallait bien des boucs émissaires. Le Front national n’innove pas. Sa sordide logorrhée n’a qu’un seul but : utiliser la désespérance et le désarroi d’une partie importante des couches populaires. Aujourd’hui, ce ne sont plus les juifs, mais les arabes, les musulmans, les noirs, les roms qui portent la responsabilité de tous nos malheurs.

    Il est évident, et l’Histoire l’a montré, que le fascisme se termine toujours par un immense désastre.

    Reste à le démontrer auprès des salariés, des petites gens succombant aux thèses malodorantes du Front national. Il est vrai que parfois on a la mémoire courte.

    Maria Maddalena Lanteri

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  • Oui, si l’on en croit les divers commentaires qu’on entend en boucle depuis dimanche soir, 6 octobre, sur les media. Et quel tintamarre ! Au grand ravissement de la blanche colombe qui n’aime pas les étrangers et de ses seconds couteaux. Mais qu’en est-il en réalité ? Le Front national obtient 40,40% des suffrages exprimés. L’extrême droite arrive à 49,50% si l’on tient compte d’un candidat dissident. La candidate de l’Ump occupe la deuxième place avec 20,76 %. Quant au candidat communiste, il n’obtient que 14,58 % et est éliminé du second tour. Il paie probablement le soutien que lui a apporté la direction nationale du parti socialiste et de la présence, cette fois-ci, d’une candidate écologiste, soutenue par la section locale du même parti socialiste (8,89%) ! Bonjour la clarté. Rappelons que le siège de conseiller général était détenu par le parti communiste depuis 2012, siège invalidé par la suite. Pour mémoire, le FN avait remporté l’élection cantonale en 2011, avec 12 voix d’avance. Election elle aussi invalidée.

    En regardant de près cette cantonale que constate-t-on ?  Un taux d’abstention particulièrement élevé : 66,66% ! Avec un tel score, on peut dire que c’est le parti des abstentionnistes qui a gagné. Quelles en sont les raisons ? Elles sont sans doute multiples : ras le bol après les deux précédentes élections, mécontentement généralisé contre la politique menée par François Hollande et son gouvernement, le caractère même de l’élection, une cantonale partielle sans enjeu, par définition peu mobilisatrice, etc.

    Le président de la république aurait tort de ne pas analyser ce qui est en train de se produire à Brignoles, avec la victoire probable par défaut du Front national qui entre parenthèses n’a pas enregistré une avancée significative dans le canton.

    Pour les différentes composantes du Front de gauche, cette élection doit être l’occasion d’ouvrir en grand les yeux. Il est nécessaire de se démarquer clairement du parti socialiste au risque d’être accusé de cautionner une politique anti sociale et d’en subir les conséquences, comme à Brignoles. Lors des prochaines Municipales le Front de gauche doit donc affirmer son autonomie en présentant partout des listes dès le premier tour d’autant plus que ces élections seront un grand test national. Dans le cas contraire, les électeurs, en particulier ceux de gauche, ne nous le pardonneraient pas. Ils iraient grossir les rangs des abstentionnistes ou s’égarer dans les bras de gens qui prônent la haine, la xénophobie et le racisme.

    Angelo Leonetti

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  • François Hollande a fêté les 55 ans de la Ve République, sous les lambris du Conseil constitutionnel, en présence de près de cinq cents anciens ministres. Rien que du beau monde. Il s’est évertué à vanter les mérites de la constitution, garante à ses yeux de la stabilité et la cohésion du pays ! Aurait-il la mémoire courte ? Il n’est pas si lointain le temps où il fustigeait cette même constitution, à l’instar  des différents responsables socialistes, y compris de François Mitterrand. Constitution qui a instauré une monarchie élective, donnant au président de la république les pleins pouvoirs et réduisant le rôle du parlement à une simple chambre d’enregistrement. Autre temps, autre mœurs. Il est vrai que François Hollande occupe désormais la plus haute charge de l’Etat et il s’en accommode fort bien. Bien sûr, au passage, il reconnaît implicitement qu’il pourrait y avoir un excès de pouvoir de la part du président de la république. Alors il propose l’utilisation du référendum d’initiative populaire. Il reprend l’idée lancée par Sarkozy. Le Parlement sera saisi sur le projet avant la fin de l’année. Nouvel enfumage ? Au passage François Hollande en profite pour rejeter d’un revers de main l’instauration d’une VIe République comme le propose le Front de gauche. Après moult reculades, il en rajoute une louche. Comme le dit une vieille chanson « que reste-t-il de nos amours ?…socialistes ».

    Maria Maddalena Lanteri

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  • François Hollande l’avait promis. Il est revenu à Florange sur le site sidérurgique. Là, il a retrouvé les salariés d’ArcelorMittal, ou du moins une partie d’entre  eux, probablement triés sur le volet. Il est venu les regarder « les yeux dans les yeux ». Pour faire son autocritique ? Pour dire qu’il s’était trompé sur la gestion du dossier ? Pour s’excuser de ne pas avoir tenu ses engagements préélectoraux ? Rappelons-nous de la harangue qu’il tint en février 2012, sur le toit d’une camionnette, dans l’enceinte du site sidérurgique ? Et avec quelle fougue ? Faut pas rêver. Il est venu à Florange pour une fois de plus enfumer son auditoire, pour se refaire une santé auprès des ouvriers. Que leur a-t-il dit : « Je crois à la sidérurgie comme filière d’avenir. Je crois à la Lorraine. Je crois à la sidérurgie dans la Lorraine ». Et de sortir de son chapeau présidentiel le projet de création d’une plateforme de recherche et de développement pour la sidérurgie régionale, implantée, bien évidemment, sur la commune de Florange. Doit-on le prendre au sérieux ? Ce n’est pas le cas, semblerait-il, chez la grande majorité des salariés du site, déjà largement échaudée par les promesses non tenues, à l’exception peut-être de quelques syndicalistes de la Cfdt, en particulier du charismatique Edouard Martin ! Aurait-on proposé à ce dernier quelque carotte en échange d’un soutien au projet de plateforme ? De mauvaises langues susurrent qu’il pourrait figurer en bonne place sur la liste du Parti socialiste aux prochaines élections européennes.

    Donc, François Hollande avance l’idée d’une plateforme de recherche. Précisons au passage qu’il existe déjà à Metz un Institut de recherche sur la sidérurgie. Que va devenir ce dernier ? A priori l’idée pourrait être séduisante. Mais si on gratte le vernis des mots on s’aperçoit qu’une telle proposition relève de la pure communication et risque de générer de nouvelles désillusions. Comment concevoir un centre de recherche dans un secteur en pleine décomposition, quasiment entre les mains du groupe ArcelorMittal, et dont l’avenir dépend exclusivement du bon vouloir de l’actionnaire? Celui-ci ne connaît que la rentabilité financière et se fout éperdument de la sidérurgie, de l’humain et du social. Que lui importe que la "Lorraine cœur d’acier" crève. Demain, il ira sous d’autres cieux, plus juteux. Donc, on risquerait de faire un centre de recherche et de développement dans un désert industriel. La bonne affaire. Coût de l’opération : 20 millions d’euros, dès 2014 et 50 millions à terme. Le seul bénéficiaire de ce centre de recherche public, comble de l’ironie, serait le groupe ArcelorMittal qui exploiterait les résultats des recherches dans d’autres pays !

    La seule réponse au problème de la sidérurgie c’est sa nationalisation complète et définitive, n’en déplaise à tous ces économistes et autres laudateurs de la pensée ultralibérale qui encombrent quotidiennement tous les media. Solution que François Hollande et son gouvernement, malgré les gesticulations et les déclarations de Montebourg, ont repoussé, preuve s’il en est encore besoin que le pouvoir actuel cède volontiers aux pressions des marchés financiers. « La finance, c’est l’ennemi », disait naguère François Hollande.

    Jean Antoine Mariani  

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