• Justice pour Thomas Sankara

    le 24 MAI 2012

    Ils étaient nombreux le 26 avril 2012 à assister à l’ouverture du procès devant examiner le dossier de plainte pour séquestration déposé par l’épouse et les enfants de Thomas Sankara, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, « Pays des hommes intègres ». Mais l’audience n’a pas eu lieu ce jour-là au prétexte que le « conseiller rapporteur général est en mission ».

    A la recherche d’une vérité qui leur est refusée depuis 25 ans déjà, la famille n’a qu’une attente: savoir si leur fils, mari et père repose bien là où est sa sépulture, car ils ne sont sûrs de rien, privés des derniers adieux, ils n’ont pu voir le corps enterré précipitamment. Ils ne peuvent plus aujourd’hui, soutenus par des milliers de burkinabés et des milliers de personnes à travers le monde, se contenter de la déclaration officielle : « Sankara est décédé le 15 octobre 1987, à 16h30, de mort naturelle ». L’acte de décès a été depuis corrigé, mais reste cette affreuse blessure d’avoir perdu, outre un être cher, mais aussi de s’être vu obligé de quitter son pays natal.

    Tout le monde connaît la vérité, cette vérité que certains voudraient taire à jamais. Thomas Sankara, Président du Burkina Faso, a été assassiné. Assassiné pour avoir dénoncé les injustices que subissait son pays. Ces injustices qui l’exploitent et l’affament encore aujourd’hui les privant des droits humains les plus élémentaires. Assassiné pour avoir appelé son peuple à reprendre sa destinée en main, « Vivre libre, vivre africain, vivre digne ».

    Mais si l’on va au Burkina Faso, si l’on se trouve à Ouagadougou ou dans l’un des villages les plus reculés du pays, il y a toujours un téléphone qui sonne et s’ouvre à la voix de Thomas Sankara. Le « Che Guevara africain », est toujours là porteur d’espoir pour ces nombreux jeunes dans le pays, qui ne l’ont pourtant pas connu, et qui à son invite veulent « Oser inventer l’avenir ».

    Sa force, son courage, son franc-parler, l’amour de son pays n’ont pu être assassinés et expulsés.

    « La révolution populaire et démocratique a besoin d’un peuple de convaincus, et non pas d’un peuple de vaincus, de soumis qui subissent leur destin. »

    Cette force nous la sentons dans le pays. Qui revient de cette Afrique se trouve transformé à jamais, solidaire de ce peuple, de ces gens qui vous apprennent l’humilité et le partage. On en revient avec en gage de confiance, le devoir de relayer et appeler à soutenir le plus largement possible une cause juste et digne.

    Le 24 mai 2012, date du report d’audience du procès, nombreux seront encore les burkinabés qui prendront place dans l’enceinte du tribunal, pour que justice soit dite. Ils ne seront pas seuls ce jour-là, pour soutenir la famille, appuyés, à aujourd’hui, par plus de 9000 signatures à la pétition lancée sur le net « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique ». Peut-être plus encore si d’ici cette date, la mobilisation se fait encore plus forte pour comme le dit Samsklejah se souvenir aussi des autres disparus porteurs de la parole libre au Burkina Faso?

    Pascale Larenaudie

    SIGNER LA PETITION

    JUSTICE POUR THOMAS SANKARA, JUSTICE POUR L'AFRIQUE

    http://www.thomassankara.net/spip.php?article866

     

     

     

     

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