• L'alternative de gauche passe par un programme de rupture

     

    Le vote utile

     c’est nous

     

    Les comités de soutien de la Corse du Sud à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la future élection présidentielle et Manca alternativa ont convié leurs amis, sympathisants et militants à débattre des questions liées à la prochaine campagne électorale. Cela s’est passé ce jeudi 3  novembre, au Locu teatrale, quartier Sainte Lucie à Ajaccio. Une cinquantaine de personnes ont répondu favorablement à l’invitation.

    Le débat s’est rapidement engagé après une brève introduction sur les enjeux de la présidentielle et des élections législatives qui vont se dérouler peu de temps après.

    Sans être exhaustif, plusieurs questions ont dominé ce débat.

    L’alternance est-elle la seule voie possible ?

    Comment sortir du principe de l’alternance en politique – que d’aucuns croient éternel – entre droite et pseudo gauche dite socialiste, pour que rien ne change, avec le Front national, en embuscade ?

    Comment proposer enfin une vraie alternative de gauche aux politiques d’austérité et de régression sociale que le pays subit depuis plusieurs décennies. Politiques imposées par la Troïka et les marchés financiers ?

    Comment se débarrasser une fois pour toute de cette vision qui consiste à dire depuis des lustres que le vote utile, c’est le vote pour la sociale démocratie ou le social libéralisme, parce que plus modérée ou plus « crédible » ?


    Seize personnes ont pris la parole pour s’exprimer sur toutes ces questions et bien d’autres. Toutes ont convenu qu’il fallait en finir avec cette partie de ping-pong entre droite et social libéralisme. Rien n’est immuable. D’autres perspectives peuvent être envisagées, avec d’autres politiques. Il n’est pas vrai d’affirmer ou de marteler l’idée selon laquelle en dehors de l’austérité et du serrage de ceinture pour la grande majorité de la population il n’y aurait point de salut. Se soumettre à cette idée, c’est laisser le champ libre au système capitaliste, avec ses conséquences néfastes : chômage, délocalisations, mal vie, désespérance, absence de perspective pour les jeunes en particulier, etc. C’est aussi pousser une partie de l’électorat soit dans les bras du Front national soit dans l’abstention.

    Proposer une autre logique

    Donc, il faut dire assez à cette logique mortifère, proposer une autre logique afin de créer un rapport de force nécessaire et suffisant. Une logique s’appuyant sur un vaste mouvement populaire inédit et innovant et un programme fondamentalement différent.

    Qui est en capacité, aujourd’hui, d’offrir cette alternative ?

    Certainement pas les sortants, François Hollande, Manuel Valls. Leur bilan est particulièrement éloquent. Certainement pas les frondeurs et autres Montebourg, Benoît Hamon et compagnie, lesquels – cela a été rappelé lors du débat – ont appuyé sans rechigner durant des années une politique qui a tourné le dos, dès le début du quinquennat,  aux engagements pris par le candidat Hollande devant les électeurs de gauche.

    De ces gens-là, on en a marre. Qu’ils dégagent.

    Alors qui ?

    La droite ? Elle qui rêve tout haut sa soif de revenir au pouvoir et qui en salive déjà, suscitant de belles ambitions personnelles. Il suffit de voir le spectacle qu’elle offre. Un spectacle relayé avec beaucoup de complaisance par les media.

    Le Front national ? N’ayons pas la mémoire courte.

    Dans l’état actuel des choses qui propose une véritable rupture avec le système capitaliste ? Sinon la France insoumise, avec son programme « l’avenir en commun » et son candidat Jean-Luc Mélenchon. Il a été rappelé que ce programme, validé lors de la convention nationale des 15 e 16 octobre dernier, à Saint André lez Lille, a été élaboré sur la base de contributions et de propositions émanant de milliers de personnes. C’est sur le programme et sa nécessité que le débat a porté. Certes le nom du candidat est important dans un système institutionnel, celui de la 5e république, mais il a été estimé que ce n’est pas l’essentiel.

    Non, le vote utile n’est pas destiné ad vitam aeternam au Parti socialiste

    Une autre question s’est invitée dans le débat, celle du vote utile. Là aussi, les intervenants ont dit basta. Plus question de se faire gruger par le Parti socialiste. La  leçon doit en être tirée de ces 50 ans de vote utile. 50 ans durant lesquels la grande majorité des électeurs ont cru sincèrement qu’ils pouvaient faire confiance à ceux qui apparaissaient les mieux placés pour l’emporter sur la droite. Mais chat échaudé n’y revient plus jamais. La conclusion qui en été tirée de ces tristes expériences du passé, c’est que désormais le seul vote utile c’est un vote pour une rupture radicale, n’en déplaise à tous ces gens se proclamant de la modernité et du renouveau de la gauche. On a vu le résultat entre autres des mesures prises, genre Cice, pacte de responsabilité, loi Khomri, etc. Donc, pour la prochaine élection, le vote utile, c’est Jean-Luc Mélenchon. Une grande bataille idéologique doit être engagée sur ce thème. Aucun cadeau ne sera fait à la France insoumise et à son candidat.

    D’autres questions ont été également débattues. On y reviendra plus tard. Très succinctement, le débat a porté sur les spécificités de la Corse : bilinguisme, rapprochement des prisonniers politiques, amnistie, statut des résidents, droit à l’autodéternination, etc. Pour l’essentiel, « l’avenir en commun » prend en compte certains de ces problèmes. D’autres sont en cours de discussion avec la direction de la France insoumise. Ils sont en bonne voie de résolution.

    A noter également le questionnement de certains intervenants sur l’attitude actuelle du Parti communiste qui tarde à prendre position pour une vraie candidature de rupture. Une attitude qui peut troubler une partie de l’électorat de gauche et favoriser l’abstention.

    Après le débat sur les questions politiques, une place a été consacrée à la mise en œuvre d’un plan d’activités et du rôle que vont jouer sur le terrain les comités actuels et les futurs comités. Réunions d’information dans le plus grand nombre possible de localités, dans les quartiers. Rien ne vaut le contact avec les gens, d’autant plus que les media locaux ne font et ne feront aucun cadeau.

    Une prochaine réunion de ce type est programmée dans trois semaines, à Ajaccio. D’autres se tiendront à court terme à Ocana, Bastia.

    En conclusion, réunion très positive avec un débat fructueux. De bon augure.

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 4 Novembre 2016 à 15:28

    j attends de connaitre vos positions sur les problèmes spécifiques corses pour me prononcer sur votre démarche et peut être la rejoindre   cu amicizia fred

     

     

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