• L'exemple vient de Corse

    Le temps du renouvellement de la classe politique !

     

    La lecture du journal Corse-matin du 10 octobre 2015 a été particulièrement savoureuse. Deux articles ont retenu notre attention. Deux articles consacrés aux prochaines élections territoriales. Il semblerait qu’un souffle nouveau se répande sur notre île. On y apprend que de nouveaux candidats se sont déjà déclarés partants pour la course. Des têtes nouvelles ou presque. Le renouveau serait donc en marche. Huit équipes piaffent d’impatience en vue du départ. D’autres seraient annoncées dans les prochains jours.

    Des vieux chevaux de retour

    Quelles sont les équipes prêtes à en découdre ?

    Sans entrer dans le détail, il y aura deux listes ayant le label des Républicains. Surprise générale ! Elles seront conduites par des bleus en politique. L’une par José Rossi, l’autre par Camille De Rocca Serra, dernier rejeton d’une célèbre dynastie politique éponyme. Bonjour le renouvellement des « élites ».

    Le Front national serait également sur la ligne de départ, avec un programme novateur qui pourrait se résumer en une phrase : « chasser ces étrangers qui viennent manger notre pain ». Souvenons-nous de la célèbre histoire de Fernand Raynaud, «  le douanier ».

    A "gauche", il y a le choix

    Paul Giacobbi, flanqué de Marie Giudicelli, transfuge du Front de gauche, a tout récemment présenté sa liste. L’homme a voulu dépasser le clivage gauche/droite en intégrant dans sa liste des hommes et des femmes de tous bords. Une sorte de sainte alliance. Rappelons que notre homme est un nouveau en politique. Il appartient lui aussi à une autre dynastie corse dont l’origine se confond avec la nuit des temps. Paul Giacobbi est aussi député à l’Assemblée nationale. Le problème du cumul des mandats ne doit pas apparemment l’impressionner. A noter qu’il a voté tous les projets et toutes les propositions de loi émanant de la majorité présidentielle. C’est-à-dire qu’il cautionne sans jamais rechigner la politique d’austérité menée par François Hollande et le gouvernement Manuel Valls. On peut ajouter que sur 51 membres de sa liste, 33 sont des maires et des conseillers municipaux. Il est inutile de dire que le clan Giacobbi va pouvoir exercer ses talents pendant la campagne électorale. Le temps des promesses et des petits services est venu.

    Autres listes qui se prétendent de gauche. Celle de Jean Zuccarelli, autre rejeton d’une autre dynastie corse qui n’a pas encore digéré la veste prise lors des dernières municipales à Bastia. Celles de Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et d’Emmanuelle de Gentilli, étiquetée majorité présidentielle.

    Enfin, il reste la liste conduite par Dominique Bucchini, président sortant de l’Assemblée territoriale et présentée par le Parti communiste. A propos de cette liste, il est bon de souligner qu’il ne s’agit aucunement d’une liste du Front de gauche comme il a pu se dire ou s’écrire de ci de là. Le Parti communiste a refusé, après de longues négociations, de constituer une liste unique avec d’autres membres du Front de gauche, en particulier avec Manca alternativa/Ensemble. C’est regrettable et préjudiciable pour la vraie gauche en Corse. Cette gauche qui est la seule capable de bâtir une autre Corse. Une Corse démocratique, plus solidaire et plus humaine. La raison principale du refus du Parti communiste : laisser une porte ouverte pour le second tour des élections, dans la perspective d’une alliance avec des clanistes, des gens de droite, des représentants  ou alliés locaux du pouvoir dit socialiste dont les effets de la politique d’austérité se font durement sentir en Corse. Apparemment ce parti n’a aucunement tiré les enseignements des élections municipales. La roche tarpéienne n’est pas loin du Capitole.

    D’autres listes seront publiées prochainement, en particulier du côté des autonomistes et des nationalistes. Et peut-être du côté de la vraie gauche ? Ce serait une impérieuse nécessité. On ne peut plus laisser l’Assemblée territoriale entre les mains de gens dont le seul souci et de défendre des ambitions personnelles au détriment de l’intérêt collectif. D’ailleurs, dans la presse, on ne parle que de confrontations entre individus et jamais de solutions concrètes pour répondre aux besoins de la population corse. Où sont donc passés les programmes ?

    Jean Antoine Mariani

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