• L'exemple vient de Corse (suite)

    Les tribulations d’Henri Malosse en Corse

     

    Henri Malosse est président du Conseil économique et social européen. Son mandant s’achève dans quelque temps. Aussi, il a songé à se recaser en Corse où il a des racines. Par exemple, il aurait souhaité intégrer la liste dite de « gauche », cornaquée par Paul Giacobbi, dernier rejeton d’une dynastie politique éponyme qui remonterait presque à Jésus Christ. Donc, langue a été prise avec ce dernier. Dans sa grande mansuétude le président de l’exécutif sortant a proposé à monsieur Malosse la septième place. Mais notre fervent européen ne l’a pas entendu de cette oreille. Une septième place ! Que diantre pour un personnage de son envergure ! L’homme aurait souhaité un positionnement meilleur. Et il l’a fait savoir. Mal lui en a pris. On lui a fait comprendre illico presto que la place offerte était à prendre ou à laisser, d’autant plus que lui Henri Malosse n’avait aucune voix à apporter, en dehors de la sienne, dans l’escarcelle de Paul Giacobbi. Surprise de l’intéressé qui, peut-être, ne connaît pas bien les mœurs politiques en vogue dans notre île. Le clan est bel et bien une réalité. D'ailleurs c’est une des raisons qui a poussé Paul Giacobbi à mettre 33 maires sur sa liste. Chacun amenant un paquet de voix. Henri Malosse s’est dit scandalisé par de telles méthodes dignes d’une époque révolue, en considérant à juste titre que les élus doivent être au service des citoyens et non l’inverse.

    Il n’est pas question ici de plaindre le président du Conseil économique et social européen. C’est un proche de Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne. Celui-là même, avec la Merkel et Hollande, qui a humilié et contraint le peuple grec à plus d’austérité, à plus de misère. Par contre, il est plus que jamais nécessaire de combattre le clan, le clientélisme, la casta qui ont tant fait de mal et continuent à le faire à la Corse et aux Corses.

    Paul Giacobbi se présente comme un homme de gauche. Qui peut encore le croire? Voyons son comportement à l’Assemblée nationale où il vote sans état d’âme toutes les mesures d’austérité du pouvoir dit socialiste. Voyons son attitude face au grave problème qui secoue la Sncm ou face à la spéculation foncière et immobilière qui gangrène la Corse ? Pour finir, a-t-il eu un simple mot de sympathie et de solidarité envers tous les salariés qui se battent pour leur emploi, par exemple à Air France ? A-t-il eu un simple mot de compassion pour un peuple qu’on assassine en Palestine ? On pourrait allonger la liste.

    Et dire que d’aucuns s’apprêteraient à faire alliance avec ce personnage, pour le second tour des élections territoriales !

    Il est grand temps de donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

    Maria Maddalena Lanteri

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