• L’UMP vire au bleu Marine...

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    "La gendarmerie aurait dû abattre les terroristes de greenpeace ! Ils ne méritent pas de traitements particuliers..." Ce tweet est de Maxime Buizard, jeune UMP du Loiret, suspendu de ses postes mais pas radié des jeunes populaires.

    « Cependant, j'ai déjà croisé Maxime et débattu avec lui au sujet du nucléaire sur Radio Campus Orléans. Ce jour-là, je n'ai pas découvert un potentiel psychopathe fusilleur de militants pacifistes, mais plutôt un moulin à éléments de langage tout prêts, fabriqués en réunions de réflexion, rue de la Boétie » explique Jean-Sébastien Herpin, porte parole EELV Orléanais le 6/12/2011 sur le site du Nouvel Obs.

    Ce jeune homme continue toutefois à traiter les membres de Greenpeace de terroristes. Il est le rejeton d’un parti en manque d’arguments et qui distille des idées simples, des postulats cyniques:  les assurés sociaux des fraudeurs, les écologistes, des terroristes, les chômeurs des fainéants assistés, les Musulmans des nazislamiques,.. etc. C’est simple et il n’y a rien à discuter avant d’avaler des idées prémâchées qui ne résisteraient pas à une demande d’explication de la part d’un individu avec une cérébralité normale. Les intégristes préfèrent les mots durs, l’agressivité plutôt que la tolérance. Ils répètent, affirment et nient l’évidence.  Albert Einstein dirait encore aujourd'hui: "Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement."

    "Le climat de haine institué par le FN et relayé par l’UMP peut provoquer des discours ou des actes violents de la part d’adolescents fragiles et perturbés." Ajoutait Christophe Rossignol, membre du conseil d’orientation d’Europe Écologie Les Verts (EELV), dans un article de Libération.

    C’est un constat lorsque l’on a écouté les réactions de Jean-François Copé, après les résultats de l’élection présidentielle. Il a commencé par s’indigner de la présence de drapeaux arabes à la Bastille le 6 mai dernier. Il a été relayé par quelques ministres sortants. Par la suite, de vieilles photos montrant des jeunes brûlant un drapeau tricolore ont été exhumées pour faire croire que ces actes avaient été photographiés le 6 mai, alors que les photos datent de 2008. Ce sont des militants UMP qui ont diffusé les clichés en prétendant que la nouvelle Ministre de la justice avait tenu des propos laxistes et n’envisage aucune poursuite.  Ce n’était que manipulation d’autant plus efficace que les électeurs UMP sont déçus par leur défaite et revanchards. Pour la Ministre de la justice, Christiane Taubira, l’UMP ne s’est pas arrêté à cette ignominie. On la traite de « reprise de justice », à la suite d’une condamnation aux Prud’hommes qui remonte à 2004. Sur plainte de son ancienne attachée parlementaire employée en CDD, elle a été condamnée à un dédommagement pour licenciement abusif. Cela n’a rien à voir avec les licenciements abusivement qualifiés d’économiques et subis par les salariés envoyés au chômage par des patrons voyous. Auparavant, c’est le nouveau Premier ministre qui a été traité de « repris de justice » pour une condamnation vieille de 17 ans dans une affaire de favoritisme, c’est-à-dire de non respect de l’appel d’offres dans un marché public. Rien à voir avec les affaires Juppé et Longuet bien plus graves. Rien à voir avec les affaires en cours et qui concernent des politiciens UMP ( affaires Béttencourt, Karachi…) Ces gesticulations médiatiques ne doivent pas arrêter le cours de la justice même si elle s’en prend à un ancien président de la République en vacances au Maroc dans une luxueuse villa qui fait polémique.

    L’emploi du terme « repris de justice » relayé par la presse de droite apparaît comme une vindicte et un abus malveillant  de cette expression qui, dans l’esprit des gens, désigne un malfaiteur récidiviste même si le dictionnaire parle simplement d’une personne condamnée. En droit, quelqu’un qui a été condamné et qui ne récidive pas pendant 5 ans est réhabilité. Il n’est sous le coup d’aucune interdiction.

    Nous avons relevé dans l’hebdomadaire Le Point un article qui pose la question  « dire ou ne pas dire repris de justice ? » qui va dans le sens d’un abus malveillant et qui conclue pour Ayrault : « Car enfin, de quoi s'agit-il ? D'une affaire de marché public, d'un délit de favoritisme, il y a 17 ans, affaire à l'issue de laquelle Jean-Marc Ayrault a été jugé, condamné, puis réhabilité. Rien dont il ne puisse se vanter, mais rien, non plus, qui justifie une lapidation en règle. La littérature du passé nous ramène parfois au présent : pour un morceau de pain volé, l'émondeur de Faverolles est envoyé au bagne, honneur et probité avec lui. Victor Hugo l'a appelé Jean Valjean, en lui collant aux trousses l'inspecteur Javert, justicier de la Morale. Toute sa vie, Valjean est pourchassé, tout petit voleur qu'il fut un mauvais jour de disette. De Valjean à Ayrault, il y a un pas qu'il ne nous appartient pas de franchir. D'ailleurs, ce serait grotesque. Cela ne nous empêche pas d'en tirer un enseignement, et de trancher dans la question qui nous occupe : l'acharnement, quel qu'il soit, n'est pas une oeuvre utile. Et surtout, il nuit au débat. »

    On prend la mesure de l’état dans lequel Nicolas Sarkozy a laissé le parti politique qui l’a amené au pouvoir. Le bilan est aussi catastrophique que son quinquennat pour l’ensemble des Français. Le FN peut mettre la pédale douce, l’UMP prend la relève de la propagande indigne avec un Jean-François Copé à l’haleine fétide. L’hypocrisie y règne avec toujours autant de cynisme. Certains se montrent xénophobes et racistes tout en disant qu’ils ne le sont pas. La gauche reste l’ennemie à abattre par tous les coups bas qui en d’autres temps étaient l’apanage d’une presse fasciste..

    Le Front de gauche est le mouvement qui a le souci de rassembler les gens de bonne volonté pour dénoncer la dérive de cette droite qui pratique la lutte des classes tout en la dénonçant et qui préserve les intérêts de quelques uns au détriment de l’intérêt commun. Le Front de gauche, avec Jean-Luc Mélenchon, combat avec force les dérives xénophobes et racistes. C’est aussi le seul mouvement qui, avec l’espoir que représente les 11% réalisés à la Présidentielle, pourra garantir, avec un groupe de députés à l’Assemblée nationale, une politique économique et sociale qui a la volonté de placer l’humain d’abord.

    Un vote pour un candidat du Front de gauche est un vote réfléchi et non pas une moutonnerie. Vous êtes capables de voter pour un député proche de vos préoccupations locales, de votre quotidien et soucieux de l’intérêt commun. Osez un vrai changement !

    Signé: Fucone

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