• L'unité du Front de gauche est plus que jamais nécessaire

    Nous publions une interview de Clémentine Autain parue dans l'Humanité du 20 décembre 2013.

    Pourquoi estimez-vous que les européennes sont «un enjeu majeur pour faire avancer une alternative de gauche»?

    Clémentine Autain. Parce que l’austérité y est décidée sous le diktat de la troïka. Pour la faire reculer, il faut donc impérativement se battre à cette échelle pour contester les choix de Hollande, pour tordre le cou aux solutions autoritaires et réactionnaires des droites et des extrêmes droites, et pour faire valoir une réponse qui articule la transformation sociale, écologique et démocratique. Qu’Alexis Tsipras (dirigeant de Syriza en Grèce – NDLR), une figure de résistance mais aussi d’espoir à travers le continent, soit notre chef de file européen rend lisible ce projet commun à différents pays européens.

    Vous appelez à l'unité du Front de gauche à ce scrutin. En quoi est-ce essentiel?

    Clémentine Autain. C’est la condition sine qua non pour faire grandir l’espoir face aux politiques d’austérité. Par le passé, nous avons constaté combien la division est mortifère. L’unité ne fait pas tout. Il faut que le Front de gauche sorte du cartel électoral, qu’il s’élargisse, qu’il innove, sur le fond comme sur la forme. Mais on ne peut pas dynamiser le Front de gauche en commençant par l’affaiblir. Ses militants et sympathisants attendent des gestes forts. Nous avons une responsabilité historique. Notre score à l’élection européenne peut constituer une étape vers une majorité alternative.

    La suspension de la participation du Parti de gauche au Parti de la gauche européenne, en raison de divergences au sein du Front de gauche sur les municipales, peut-elle contrarier cette démarche?

    Clémentine Autain. Ensemble regrette cette décision, qui laisse entendre qu’il pourrait y avoir un plan B aux élections européennes. Or personne ne peut tirer son épingle du jeu d’un éclatement du Front de gauche à cette occasion. Le PCF, qui a décidé, dans un certain nombre de villes, notamment à Paris, de faire alliance avec le PS dès le premier tour, l’a fragilisé. Cela ne légitime pas de semer le trouble sur notre démarche européenne et sur ce qui nous rassemble. Nous partageons tous un programme, «l’Humain d’abord», et l’idée qu’il faut rassembler une majorité alternative. Nous pouvons faire cette démonstration politique rassemblés dans la cohérence et la clarté.

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