• La claque présidentielle n'a pas de limite

    Notre président de la République a un sens aigu de l’originalité et du nouveau, pour nous épater. On peut  même rajouter un sens aigu de la manipulation. Tous les jours que la nature fait, le voilà qu’il bat la semelle des routes et chemins de France, qu’il use ses manches de veste sur le siège dans son prestigieux avion présidentiel. Combien de kilomètres avalés sur terre et dans les airs ? Pour quelles dépenses ? Payées par qui ?

    Nous évoquerons  seulement deux exemples. L’autre jour, Sarkozy, malgré un froid de loup, nous a fait le coup d’une rencontre inopinée avec des ouvriers du bâtiment, sur un chantier de l’Essonne. Nos ouvriers – tous immigrés, il va s’en dire et en situation régulière, avec des contrats de travail en bonne et due forme -  plaisantaient avec le président. Des esprits chagrins ont pu constater que les vêtements et les casques de ces ouvriers étaient flambant neufs ! Chose rare pour qui connaît un peu ce monde extrêmement difficile du bâtiment. Moralité de cette affaire, c’est que Sarkozy ne recule devant rien pour épater la galerie. On sait maintenant que les ouvriers avaient été « embauchés » pour faire la claque. Toutes nos félicitations.

    Deuxième exemple du même tonneau. Ca c’est passé pas plus tard que le 7 février à Lavaur, commune du Tarn. Le maire de la ville, Ump bon teint, a reçu vers midi le président dans les locaux de la mairie. Jusqu’ici rien de bien anormal. Mais là où ça se corse, c’est la présence de 130 gamins à qui on a suggéré – sans arrière pensée – d’agiter frénétiquement des petits drapeaux tricolores et de scander le nom du président. D’ailleurs ce dernier en fut profondément ému. On sait combien il aime les enfants. Ne vient-il pas d’avoir une toute petite nouvelle fille, Guglia ? Le problème dans cette affaire, qui relève une fois de plus de la manipulation, c’est que les parents des dits enfants n’avaient pas été informés de la chose. Ils ont envoyé une lettre de protestation à l’académie du département. Si la presse t la télé ont largement parlé de l’événement, ils n’ont pas été diserts sur les dessous de l’affaire. Il est plus facile pour le président-candidat de faire le paon  - et à n’importe quel prix – que de parler du bilan de cinq années de désastres économiques, pour les fauchés s’entend.

    Lazio

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