• La danseuse de la république et ses nounous

    sénat1

    « Le Sénat, enquête sur les super-privilégiés de la République », livre qui met en avant les nombreux avantages dont jouissent les sénateurs, leurs collaborateurs et les fonctionnaires du Sénat.

    A quoi sert le Sénat, institution deux fois centenaire et danseuse de la République qui nous coûte chaque année plus de 300 millions d'euros?

    D'abord à financer les privilèges (plus de 4 000 euros mensuels de retraite pour 15 ans de cotisation) et les rémunérations royales (11 540 euros net par mois) des derniers princes de la République, nos 331 sénateurs.

    Et aussi à entretenir les nounous du Sénat, 1 260 fonctionnaires les mieux rémunérés de l'Hexagone (de 2 300 à 20 000 euros net mensuels), qui font la semaine de 32 heures et ont presque 4 mois de vacances. Luxe, calme et volupté... Et, dans l'esprit de beaucoup, de Jospin à Sarkozy, ces super-privilèges n'ont pas la moindre justification, car, selon eux, cette deuxième Chambre ne sert à rien. La réalité est édifiante: un petit tiers des sénateurs travaille, un gros tiers vient de temps en temps à Paris et les autres appartiennent à la famille des rois fainéants.
    Un royaume hors du monde et du temps ? Pas tout à fait. Car nos sénateurs, qu'ils soient de droite ou de gauche, sont assidûment courtisés par des lobbies de tout poil. Des marchands d'armes aux semenciers, chacun connaît la capacité de ces édiles à peser sur la diplomatie française ou à modifier un texte de loi. Cela justifie bien des "voyages d'études", tous frais payés, quelquefois au bord d'un lagon lointain...

    D'autres ténors politiques, en revanche, continuent à considérer la Chambre haute comme un précieux garde-fou contre les dérives des gouvernements et l'obéissance servile de l'Assemblée nationale. Robert Colonna d'Istria et Yvan Stefanovitch ont mené une enquête pointilleuse qui révèle les petits et grands secrets de l'institution Sénat. Ils racontent les splendeurs et les misères de notre Chambre "haute ", et recensent les quinze réformes évidentes à mettre facilement en œuvre pour que les sénateurs ne soient plus des super-privilégiés.

    RMC a entendu un des auteurs de cette enquête et a publié l’article suivant :

    La rémunération des fonctionnaires du Sénat s'échelonne de 2 300 à 20 000 euros par mois. Femmes de ménage, jardiniers et chauffeurs, tous travaillent 32 heures par semaine et ont près de 4 mois de vacances par an. Insolite : « Même les jardiniers touchent des primes de nuit », note Yvan Stefanovitch.

    Les avantages des sénateurs

    Un sénateur touche 11 540 euros nets par mois. La moitié de cette somme, une enveloppe destinée à couvrir les frais professionnels, échappe légalement au fisc. «Sans oublier la gratuité permanente à la SCNF, à la RATP et chez Air France » rappelle l'auteur. Les sénateurs touchent également une « prime informatique » de 1000 euros par mois. Cette prime, purement fictive mais bien réelle dans le porte-monnaie des sénateurs leur « permettrait d'acheter des dizaines d'ordinateurs sur l'ensemble de leur mandat et d'ouvrir un magasin d'informatique lors de leur retraite », ironise Yvan Stefanovitch. Un mandat de six ans de sénateur donne droit à une pension de 1869 euros, alors qu'en moyenne, un salarié français doit cotiser 40 ans pour avoir une retraite moyenne de 1500 euros.

    La pension de réversion des épouses ;

    Les auteurs cite la sénatrice Nathalie Milsztein Veuve Goulet qui, suppléante de son mari décédé à Abou Dabi lors d’une mission, lui a succédé. Il avait 78 ans à son décès en 2007 et elle en avait 49.  Depuis le décès de son mari, elle perçoit donc ses revenus de sénatrice centriste réélue en 2011 plus une pension de réversion d’environ 6000 €. Se marier avec un Sénateur septuagénaire peut s’avérer être  le Jakpot. Aujourd’hui cette sénatrice est une négationniste active du génocide arménien. Elle affiche un grand attachement à l’Etat turc et au dictateur de l’Azerbaïdjan, tout en vouant une hostilité tenace aux Français d’origine arménienne.

    Un absentéisme record

    Selon les auteurs du livre, seuls 90 sénateurs sont assidus. 120 ne seraient présents dans l'hémicycle qu'à « temps partiel » et 120 autres ne mettraient quasiment jamais les pieds au Sénat. Parmi ces derniers, Gérard Collomb, le maire de Lyon ou encore Jean-Noël Guérini, le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

     

     

    Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :