• La débâcle annoncée ?

    Il est temps de proposer une autre politique

     

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    Les élections régionales se dérouleront les 6 et 13 décembre prochains. Elles auront une dimension nationale quoiqu’en disent ou en pensent certains, en particulier les dirigeants du Parti dit socialiste. Il s’agira d’un vote sanction contre la politique d’austérité menée par François Hollande – l’homme du changement, c’est maintenant - et de son factotum de service, en l’occurrence Manuel Valls – l’homme qui traite les salariés d’Air France, en lutte pour la sauvegarde de leurs emplois, de voyous.

    A qui profitera la sanction ?

    De nombreuses régions risquent de basculer à droite, voire à l’extrême-droite comme les régions Nord-Picardie et Paca. Ce basculement se ferait grâce à un taux d’abstention élevée qui serait le fait surtout d’électeurs de gauche désemparés et désabusés par la politique du pouvoir en place et de ses effets négatifs sur leur propre vie.

    Dans cette perspective peu rassurante, que fait la vraie gauche, en particulier le Front de gauche ? Au regard de la situation et du virage à droite du Parti dit socialiste, on pourrait croire que les électeurs se tournent vers elle. Hélas, ce n’est pas le cas. Les raisons sont à rechercher dans le comportement de certains membres du Front de gauche, plus soucieux de s’enfermer dans des logiques d’appareils, voire d’ambitions personnelles que de trouver un compromis acceptable pour toutes ses composantes. On l’a vu lors de Municipales et des Départementales. A cela, il faut ajouter des ambiguïtés dans le positionnement de certains qui ne veulent pas renoncer définitivement à des accords avec un Parti socialiste – disons-le fermement – qui n’a plus rien à voir avec la gauche. Concrètement cela se traduit dans certaines régions par une absence de listes unitaires, comme dans les régions Nord-Picardie, Auvergne-Rhône-Alpes ou en Corse. Qu’en pensent les électeurs ? C’est sans doute le genre de situation qui ne favorisera pas une forte mobilisation des électeurs qui aspirent à de vrais changements dans notre pays.

    Arrêtons-nous sur le cas qui nous intéresse plus particulièrement : la Corse.

    Il n’y aura pas de liste du Front de gauche. Le Parti communiste partira donc seul. Pourtant de nombreux points d’accord avaient été relevés entre lui et Manca alternativa/Ensemble. L’achoppement s’est fait, entre autres, sur l’attitude à avoir au second tour des Territoriales. Le Parti communiste voulait se réserver le droit de conclure des alliances avec des représentants ou alliés locaux du parti au pouvoir ! Et quels représentants ? Des gens qui appartiennent pour l’essentiel à la casta et à certaines dynasties politiques. A un système qui a fait énormément de tort à la Corse et aux Corses. Un tel positionnement est suicidaire. Le Parti communiste n’a pas apparemment tiré les enseignements des élections municipales à Bastia et à Ajaccio.

    Dernier point d’achoppement : le renouvellement et le rajeunissement des candidats à l’élection territoriale, sans oublier le non cumul des mandats.

    Si le Parti communiste ne revient pas sur ses positions il y a la nécessité d’avoir une vraie liste de gauche sur la base d’un programme alternatif répondant aux préoccupations des habitants de la Corse, sans compromission avec la droite et le social-libéralisme, libéré de l’entrave d’un système clientéliste qui maintient des couches populaires sous tutelle et dépendance.

    Angelo Leonetti

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