• La Marche pour la révolution fiscale

     
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    Ils étaient nombreux cet après-midi sur les grandes avenues parisiennes, un itinéraire large pour cacher l’ampleur de la marche pour une révolution fiscale. Le Ministre de l’Intérieur a divisé drastiquement leur nombre et une partie de la presse va occulter ou minimiser  l’ampleur de cette manifestation qui a réunit 100.000 marcheurs derrière une banderole proclamant "Contre l'injustice fiscale, taxer le capital, non à l'augmentation de la TVA".

    Le 5 mai, Valls nous avait divisés par 6, cette fois il le fait par 14. C'est sans doute à la hauteur de la crainte d’Ayrault et de Hollande. 

    Le cortège, parti peu après 14 heures de la place d'Italie, s’est étiré sur un kilomètre. Il s'est arrêté vers 16 heures à proximité du ministère des Finances à Bercy, le  portique du Medef  aux mains des banques devant lequel  un meeting a été tenu.

    «Nous sommes le matin qui va se lever sur 1788 !» a clamé Jean-luc Mélenchon avant de citer, dans son discours, Robespierre : «  Les grandes richesses enfantent les excès qui corrompent ceux qui les possèdent et ceux qui les envient ». Il a expliqué les raisons de la Marche en déclarant dans son discours : « Le système de l'impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu'il protège les privilégiés fortunés. Pourtant, il n'y a pas d'alternative : sans impôt, il n'y a plus d'Etat"…. Il faut donc établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges. Tous les efforts reposent sur la classe moyenne. Les très riches et les très grandes entreprises ne contribuent pas à la hauteur de leurs moyens. Au contraire, ils se servent à pleines mains… »

    Peu avant le départ du cortège, il avait déclaré à TF1 :«Nous sommes des gens de gauche, nous sommes des partageux, et ça nous fait mal au cœur de voir, nous qui nous sommes toujours battus pour l’égalité, qu’on soit en quelque sorte marginalisés, et que des gens qui défendent des intérêts particuliers occupent tout le terrain», en faisant allusion aux Bonnets rouges qui ont défilé samedi à Carhaix.

    Le leader du Parti de Gauche appelle toutes les composantes du Front de gauche et «toutes les forces syndicales, politiques et associatives» à se réunir «dans la quinzaine» pour «examiner les campagnes de mobilisation pour l’annulation de la hausse de la TVA», et discuter en vue d’une  «action de masse» en janvier 2014.

    «L’ennemi, ce n’est pas l’immigré, ce n’est pas le fonctionnaire, ce n’est pas le travailleur révolté ! Paris n’est pas l’ennemi des régions, la laïcité n’est pas l’ennemi des croyants. Nous ne nous trompons pas de colère! L’ennemi, il y en a un : c’est la finance française et mondialisée qui profite, salit et saigne sans limite tout ce qu’elle touche!» poursuivait-il dans son discours de clôture de la Marche pour une révolution fiscale.

    Victor Hugo était présent dans ce discours avec une citation : «  C’est l’enfer des pauvres qui fait le paradis des riches ».

    Il appelait à sanctionner la politique actuelle de Hollande par le bulletin de vote comme cela a été fait pour la politique de Sarkozy.

    Discours de Jean-Luc Mélenchon en audio en cliquant ci-dessous:

    https://soundcloud.com/radio-de-gauche/le-discours-de-jean-luc-m-3

    Et un extrait en vidéo:

     

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