• La plume d'un drôle d'oiseau, Houellebecq

     

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    Mouvement Colibris est connu et louable pour les actions qu’il mène. Il tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi: Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !" Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

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    Quelle belle leçon d’optimisme combattif ! Quel pied de nez à la soumission… « Soumission » est le titre du dernier roman de Houellebecq dont la presse est en train de faire un best seller comme pour « Merci pour ce moment » et le « suicide français ». Il suffit de lire le synopsis de ce livre pour voir qu’il apporte de l’eau au moulin de l’extrême-droite. Devant cette propagande xénophobe, l’apathie est une lâcheté, une soumission à la peur. Houellebecq aime jouer l’oiseau de mauvais augure et attiser avec sa plume le feu de la haine lorsqu’il est vendeur. C’est à chacun de nous de prendre exemple sur le colibri de la légende amérindienne et de ne pas laisser l’extrême-droite le rôle du phénix, cet oiseau mythique grec qui renaît de ses cendres et, dans la pratique de l’invocation de démons qu’est la goétie, est un démon.

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    Le roman de Houellebecq mérite tous les brûlots plutôt que les émerveillements d’un lectorat dévot. Cet écrivain n’est qu’un personnage de la littérature, pire un produit commercial qui n’a pas la moindre particule élémentaire de sincérité et d’honnêteté intellectuelle. Avec son look clochardisé, il amuse les médias comme une curiosité à montrer. Je me souviens du jugement peut-être sévère mais juste qu’un ami, fin lecteur, a émis sur l’œuvre houellebecquienne, après celle de Robbe Grillet : « Je n’ai pas vraiment aimé l’œuvre, c’est peu de le dire. Idem de Houellebecq, dont pourtant je retiens qu’il inflige à la littérature française une humiliation plus cuisante encore que celle que le Nouveau Roman voulait lui infliger. Il l’avilit, et ce n’est pas si mal… » Et à l’époque, il m’avait dit d’un autre roman de cet auteur sournois : « je crois que Houellebecq est un couard et qu'il ne vit rien du tout. Il a été assez lamentable devant les caméras, quand il s'est agi d'assumer son racisme (son livre en était truffé), et ce con qui n'ose même pas l'assumer et se retranche derrière le droit de création ! Ce qui m'étonne, c'est qu'un juge ne l'ait pas épinglé, car vraiment, son livre était réellement l'expression d'un racisme imbécile… » Ces propos remontent à 2006 mais sont toujours d’actualité avec la sortie de « Soumission » et les explications oiseuses données par l’auteur et ses hagiographes. Comme Eric Zemmour, Houellebecq « hè un santu caca diavuli », selon une expression corse qui signifie qu’il est un saint de l’espèce de ceux qui font des diables. Il a de la constance dans la couardise lorsqu’il s’agit d’assumer ses écrits. Son roman met en scène la théorie du « grand remplacement », un néologisme politique introduit par l'écrivain français d'extrême droite Renaud Camus en 2010. Il exprime l'idée qu'à la faveur de l'immigration et des différentiels de fécondité, les « minorités visibles », en premier lieu d'origine noire et maghrébine, tendent à devenir majorité sur des portions en expansion constante du territoire français métropolitain, et que la logique de ce processus est de conduire à une substitution de population au terme de laquelle la France cessera d'être une nation essentiellement européenne pour devenir une république islamique.

    On pourrait parler de politique-fiction et de création si, comme Zemmour, Houellebecq ne montrait une certaine constance dans l’imaginaire raciste et xénophobe. Il faut lui dire : « Chante, chante vieux corbeau ! Tu ne sais que croasser de sombres intrigues».

    Le bling bling est entré dans la sphère politique avec la pipolisation. Le journalisme politique sert à fabriquer des best-sellers par le matraquage publicitaire pour vendre de piètres ouvrages à plusieurs centaines d’exemplaires qui s’ajoutent aux prix littéraires. Ne vous laissez pas mener par le bout du nez !

    Si vous souhaitez lire « Soumission », ne vous soumettez pas à la fabrication d’un best seller pour enrichir un méchant écrivain et son éditeur. Faites-vous le prêter par une relation soumise. Ne payez pas ! 

    Acellone

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