• La seule candidature authentiquement de gauche

    On y va

     

    Manca alternativa a organisé une conférence de presse mardi 21 juin 2016, pour le solstice d’été, sur la place Abbatucci, à Ajaccio. Au menu : l’engagement du mouvement corse dans la campagne de la future présidentielle, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et la mise en place d’un comité de soutien insulaire.

    La conférence de presse a été introduite par Christine Malfroy, animatrice de Manca alternativa.

    Pourquoi un tel engagement à dix mois des élections ? N’est-ce pas prématuré ? 

     

    Dans l’état actuel du pays au plan politique et social, une seule candidature, celle de Jean-Luc Mélenchon, se prononce sans ambiguïté pour une rupture avec les politiques d’austérité et de régression sociale qui se sont succédé pendant plusieurs décennies. Politiques amplifiées par François Hollande et les gouvernements Ayrault et Valls. On aurait pu croire que le candidat qui se réclamait de la gauche et qui s’enflamma lors du meeting du Bourget, en avril 2012, eût le courage de dire non à la finance et de mettre en pratique le « changement, c’est maintenant ». C’est le contraire qui s’est produit. François Hollande n’a pas attendu trois ans, à l’instar de François Mitterrand, en 1983, pour capituler et se coucher devant la Troïka et les marchés financiers. Comme le dit le document de Manca alternativa, remis à la presse, « quatre ans se sont écoulés et les promesses se sont envolées ». Notre président, au lieu de répondre à la grande majorité des Français s’est payé le luxe de mépriser les électeurs de gauche, de les bafouer. Il a rempli d’aise le Medef et ses inspirateurs de Bruxelles. Pendant quatre ans il s’est offert le « luxe » de prendre de « bonnes mesures » pour la France ! Quelle France ? Quelques exemples de ces mesures : ratification du traité budgétaire européen, CICE, pacte de responsabilité et la toute dernière mesure, un fleuron, le fameux profit sur le travail. Un modèle de contreréforme qui se remettrait en cause les acquis pour les salariés lors de décennies de luttes sociales et politiques. Et le comble du comble, c’est un gouvernement qui s’apprêterait à donner le coup de grâce au Code du travail ! Fort heureusement un mouvement social d’ampleur exceptionnelle se développe depuis trois mois. Il réclame le retrait pur et simple du projet de loi dit Elkhomeri. Et ce ne sont pas les menaces, les intimidations et la toute dernière interdiction de manifester – faute historique – qui refroidiront la volonté des salariés en lutte. « On ne lâchera pas ».

    Dans ce contexte, de-ci de-là, les opérations enfumage se multiplient comme se multiplient les candidatures dans la perspective de la Présidentielle. La droite jubile et se voit déjà au pouvoir. Le Front national est en embuscade. Le Parti socialiste manœuvre pour se refaire une santé, en proposant une primaire à toute la gauche, une sorte de « Belle alliance populaire » – on peut toujours rêver – Comme de bien entendu, un sondage tombe à pic pour montrer que les sympathisants de gauche préféreraient de nouveau François Hollande, comme candidat ! On reprendrait le même ou son clone et on continuerait la même politique d’austérité et de régression sociale.

    La seule candidature authentiquement de gauche

     

    Donc, dans ce contexte, nous répétons, la candidature de Jean-Luc Mélenchon paraît la seule crédible pour ouvrir enfin une nouvelle perspective au pays. Il nous faut  sortir de ces parties de ping-pong entre la droite et le social libéralisme. Un coup, c’est l’un. Un coup, c’est l’autre. Notre pays n’est pas éternellement condamné à subir toujours les mêmes politiques au service exclusif des marchés financiers. Rien n’est inscrit dans le marbre.

    Une autre question se pose et est souvent posée : La candidature de Jean-Luc Mélenchon ne serait-elle pas prématurée ?

    Nous pensons que « l’heure  n’est plus aux tergiversations, aux atermoiements, aux manipulations politiciennes et autre expectative », dit le document de Manca alternativa. Et d’ajouter «  Certes l’impatience n’est pas une vertu révolutionnaire. Mais l’attente, c’est encore pire. L’attente qui dure, c’est au bout la mort. Il suffit de relire l’admirable livre de Dino Buzzatti : « Le désert des Tartares ».

    Donc, il faut y aller, dès maintenant. Le soutien de notre mouvement est acquis. Mais il ne sera pas inconditionnel. Nous demandons, entre autres, une clarification sur les problèmes à la Corse.

    La seule candidature authentiquement de gauche

     

    La candidature de Jean-Luc Mélenchon doit s’appuyer impérativement sur un vrai programme alternatif, de rupture avec le système actuel, dans la plus grande clarté et sur un vaste réseau de citoyens.

    La conférence de presse a également annoncé la constitution pour la Corse d’un comité de soutien. Un appel a été lancé pour le rejoindre.

    On y va.

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