• Le naufrage annoncé du capitaine de pédalo

    Le naufrage annoncé du capitaine de pédaloSur fond de manifestations, de violences policières et de casseurs bien utiles au pouvoir, François Hollande poursuit sa dégringolade dans les sondages. Hier encore, il s’est livré à un plaidoyer pro domo. Le chef de l’Etat s’est exprimé lors d’un colloque de la Fondation Jean Jaurès à Paris. Il a envisagé une baisse des impôts pour  les petits revenus, en ajoutant : « En fonction des marges et seulement en fonction des marges dont nous pourrons disposer, il conviendra de poursuivre cette politique de réforme, de justice et de baisse des prélèvements pour les Français les plus modestes ». Donc il reconsidérera cette promesse en fonction du niveau de la croissance du deuxième trimestre, en juillet 2016.  Il promet sans assurer qu’il tiendra sa promesse. C’est l’économie qui décide.

    En présence de Manuel Valls, de plusieurs membres du gouvernement, Hollande s’est montré auto-satisfait des réformes menées depuis 2012 avec pour mot-clé « compromis ». Il a dit : « Ce que nous construisons, pas à pas, pierre après pierre, c’est un compromis dynamique et juste, à la fois économique, social, écologique et démocratique ». Il s’est mis en scène sous le thème « La gauche et le pouvoir » dans la grande salle de la Fondation Jean-Jaurès,  quatre-vingts ans après l’arrivée du Front populaire aux affaires. Le décor et l’histoire de la gauche ne changent rien à la réalité d’aujourd’hui. Hollande ne peut pas s’inscrire dans la continuité des luttes sociales. Il mène une politique réactionnaire. Ses mots et les mises en scène ne peuvent plus faire illusion.

    Le naufrage annoncé du capitaine de pédaloSa posture optimiste n’est qu’un aveu d’échec politique.  Il multiplie les boutades chaque fois qu’on évoque devant lui sa défaite annoncée. Son propagandiste officiel Jean-Christophe Cambadélis ne trouve comme explication qu’un complot, un bashing Hollande, « un  consensus médiatico-sondagier ». Quel désarroi pour en arriver là ! Quel que soit le cas de figure, il est éliminé dès le premier tour. On croit rêver lorsque l’on sait que Jean-Christophe Cambadélis a écrit un livre « Les valeurs de la gauche » dans lequel il reproche à la gauche de les avoir abandonnées, d’être technocratique et d’avoir tout basé sur l’économie ». Il est dommages que ce spécialiste hollandiste de la langue de bois ne donne pas de noms.

    Hollande pensait peut-être n’avoir qu’un concurrent proche, Manuel Valls. Nous avons pu noter qu’il lui a mis dans les jambes Emmanuel Macron. L’opération a réussi, toutefois au-delà de ce qu’il escomptait car la tête de « son joker contre Valls » a enflé sous l’effet du vent médiatique. Cependant, pas de quoi inquiéter le locataire de l’Elysée! Ce que l’on a créé, on peut le détruire. Hollande en a vu d’autres et ne se fait aucune illusion sur la réalité ingrate de la fidélité dans la vie politique. Il en est l’exemple vivant lorsque l’on revient sur son attitude envers son ex-compagne et mère de ses enfants, lors des Présidentielles de 2007. Et puis la fidélité n’est pas la première de ses qualités dans sa vie privée. Quelles qualités cachent-ils ? On se le demande. Peut-être l’obstination ? Est-ce vraiment une qualité lorsqu’on est dans le déni et l’erreur ?  Il a misé sur le temps. Il s’est vu et, contre vents de gauche  et marées contestataires, se voit encore gagnant au finish. En Egypte, alors qu’il visitait un lieu de culte, lorsqu’une journaliste  évoqua ses mauvais sondages et l’éventualité de sa défaite, il plaisanta en disant qu’il faut prier pour lui. Si nous devions prier, nous le prierions de renoncer à la loi Travail et de ne pas briguer un deuxième mandat.

    Le temps de l’action est largement passé et se termine par la loi travail dite El Khomri, nom d’une ministre qui doit son portefeuille au seul fait d’avoir accepté d’endosser cette loi qui casse le code du travail comme le souhaite le Medef depuis des décennies. Elle a été promue parce qu’il n’était pas opportun qu’Emmanuel Macron cumule l’économie et le travail. La prépondérance du pouvoir économique était trop claire pour en revenir au reproche hypocrite de Cambadélis dans la présentation de son livre racoleur. L’hypocrisie est le mode de communication du pouvoir actuel. Et puis, cela aurait donné trop d’importance au ministre de l’économie dont les dents commençaient à rayer le parquet de l’Elysée. Les derniers remaniements ministériels interrogent sur la capacité de Manuel Valls et François Hollande à trouver de nouvelles têtes. On fait revenir le précédent premier ministre, Jean-Marc Ayrault, au ministère des affaires étrangères. Il accepte à condition d’être en liaison directe avec Hollande. Myriam El Khomri a été sortie du Conseil de Paris pour entrer au deuxième gouvernement Valls. De secrétaire d’Etat à la ville, elle est passée sous les projecteurs de l’actualité avec sa nomination comme Ministre du travail.  Une ascension fulgurante. Par ailleurs, Fleur Pellerin a été remplacée par Audrey Azoulay, conseillère de François Hollande à l’Elysée. On se demande, si un nouveau remaniement a lieu, quel politicien kamikaze vont-ils aller chercher pour entrer au gouvernement ? Qui d’autre que Myriam El Khomri aurait accepté de porter la loi travail comme ceinture explosive ? 

    Le naufrage annoncé du capitaine de pédaloLe temps du bilan est arrivé : promesses non-tenues, désillusions, déceptions, trahisons… La liste est longue. Rien d’étonnant à ce que l’addition électorale soit lourde. Face à la trahison des valeurs de gauche au parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon a su garder sa cohérence idéologique. François Hollande, qui avait cru pouvoir le marginaliser et le diaboliser, peut sentir sa présence dans les sondages. Elle lui fait certainement mal au moral.  Le score de Mélenchon ne doit rien aux journalistes (ni à Cambadèlis ou, alors, à rebours). Il se situe entre 12 et 16%.  Mélenchon est resté fidèle aux électeurs de gauche alors que le Président Hollande a sombré dans un pragmatisme sans âme et sans repères. L’énarque n’aura été qu’un gestionnaire des chiffres avec, pour corollaire, le mépris de ses électeurs. Lui et son entourage se réjouissent au moindre frémissement de la croissance et redoublent leurs incantations lorsque le chômage baisse à la hausse.

    Le naufrage annoncé du capitaine de pédaloJean-Luc Mélenchon n’est pas tombé dans le piège grossier des Primaires. Décidément Jean-Christophe Cambadélis est en manque de stratégie électorale pour ne s’adonner qu’à de vils stratagèmes vite démasqués. Il n’est pas un secret que François Hollande se bouche le nez et les oreilles lorsqu’on lui parle de cette mascarade qui le disqualifie, même si le secrétaire du Parti socialiste roule pour lui.

    La gauche dite radicale ne veut plus de Hollande et de sa clique. Il faudra qu’il trouve des électeurs à droite. Ce n’est pas gagné ! Il pourra refaire le coup du Bourget, personne ne le croira. Nous savons aujourd’hui qu’il n’est pas l’ennemi de la Finance mais le pire c’est qu’il n’est pas l’ami des salariés.

    Les Français ne veulent plus de lui : même chez les sympathisants socialistes, ils ne sont plus que 39% à souhaiter sa candidature. Ils sont aussi nombreux ceux qui ne la souhaitent pas...   Sont-ils des comploteurs ou des déçus ?

    Quel complot contre Hollande? Des complicités dans l’appareil médiatique pour affaiblir et affaiblir encore le président ? Jean-Christophe Cambadélis va encore plus loin en affirmant que « l’oligarchie a choisi. Elle veut Juppé ». Quel argument hypocrite ! Quel aveu ! C’est l’oligarchie qui choisit et non pas le peuple. C’est donc à celui qui serait le plus à droite. Est-ce cela qui a inspiré l’action de François Hollande ? On croyait la méthode de victimisation d’un Nicolas Sarkozy révolue. Le secrétaire du PS est manifestement contaminé.

    Nous n’allons pas disserter sur les chiens de garde de la presse. Nous avons simplement constaté que, si certains ne sont pas tendres avec Hollande, ils sont tous ligués contre ce qu’ils appellent la gauche de la gauche pour laisser penser que la gauche c’est Hollande et les Solfériniens du PS. Cambadélis a cru piéger Jean-Luc Mélenchon en proposant hypocritement des primaires auxquelles il ne croit pas, et ce dernier lui a renvoyé dans les dents son stratagème grossier.

    Si l’on peut parler d’un complot médiatique, ne peut-on pas le voir dans les caricatures malveillantes déversées sur Jean-luc Mélenchon. Ce sont les mêmes journalistes qui regrettent que  « le progressisme réformiste soit humilié dans les sondages par un populisme de gauche à la sauce marxiste et caricatural jusqu’à l’extrême, ce n’est pas le moindre des signes d’une crise démocratique qui rend décidément folles les stars un peu dégénérées (au sens littéral du terme) de la politique française quand elle devrait les rendre un peu plus intelligentes ».   Ne vous y trompez pas ! La cible de cette  extrait d’article n’est pas Hollande et la droite mais Jean-Luc Mélenchon, star du « populisme de gauche à la sauce marxiste et caricatural jusqu’à l’extrême »  C’est la même presse qui qualifie de Gauche de la gauche, gauche radicale et extrême-gauche toutes celles et ceux qui sont restés fidèles à une histoire et à un idéal dont les valeurs se sont toujours situées à gauche. C’est la même presse qui assure la propagande de la Loi El Khomri. Pour cette presse, la gauche, c’est la social-démocratie allemande et les socio-libéraux français (plus libéraux que sociaux). Pour donner le monopole de la Gauche au PS, il faut créer des expressions qui repoussent le Front de gauche et les autres organisations à la radicalité et aux extrêmes.

    Il faut un certain culot pour accuser cette presse de faire du bashing Hollande. Jean-Christophe Cambadélis ne doit pas aller souvent sur les réseaux sociaux pour lire ce qu’écrivent des électeurs de gauche. Certains avaient même voté pour Hollande en 2012. C’est leur faire injure que de croire qu’ils se laissent influencer par les chiens de garde qui défilent dans les JT et les journaux détenus par les grands patrons du CAC 40.  Ce responsable du PS ferait mieux d’aller faire un tour sur les places lors des Nuis Debout pour mesurer le fossé entre Hollande et le peuple. Il pourrait constater des violences policières contre des manifestants et la vérité sur ces casseurs providentiels pour justifier le durcissement de la répression. Jean-Christophe Cambadélis est un politicien comme les Français n’en veulent plus, tout comme François Hollande. Ce ne sont pas leurs créatures plus jeunes, Emmanuel Macron ou Myriam El Khomri, qui réconcilieront les électeurs de gauche avec un parti socialiste en déshérence. .

    Qu’est-ce qui pourrait encore sauver le capitaine de pédalo ? Certainement pas ses rétropédalages sur la loi Travail. C’est le retrait pur et simple qui est demandé. Le satisfecit donné par la direction de la CFDT n’y changera rien et cette centrale syndicale perdra encore des adhérents pour avoir accepté des modifications qui sont des leurres ne changeant rien de fondamental. Ce projet de loi soumis à l’Assemblée nationale a du mal à recueillir une majorité. Le spectre de l’article 43.9 plane déjà. Manuel Valls dégaine le 49.3 pout tuer toute délibération et contraindre les réticents. Il l’a déjà fait avec la loi Macron, il le fera avec la loi El Khomri. Myriam El Khomri est une ministre du travail qui joue sa crédibilité et son avenir politique avant de prendre en compte l’intérêt des salariés. Elle joue la fermeté parce que Jean-Christophe Cambadélis l’avait présentée comme une « femme de caractère » lors de son passage chez Laurent Ruquier. C’est sans doute pour son caractère qu’elle a été choisie, celui d’une exécutante zélée. Elle doit penser que son sourire permanent masque sa vraie personnalité.

    Il y a peu de chance que la loi soit retirée, malgré le mécontentement qui ne s’essouffle pas face à la répression policière, à la politique du pourrissement, aux provocations et à la désinformation généralisée sur les chaînes de télévision et dans la presse écrite. La loi El Khomri est un coup fatal donné à la protection des salariés. Elle entre dans la logique spéculative qui fait du travail une variable comptable. Le travail est déshumanisé. Un des arguments est qu’il vaut mieux travailler davantage, être moins payé et occuper un emploi précaire qu’être chômeur. Il vaut mieux avoir un petit quelque chose que rien. Accepter cela c’est accepter ensuite de perdre le petit quelque chose après avoir perdu l’essentiel que contient le Code du travail. Ensuite, c’est l’intérim et le contrat zéro heure. Le code du travail était fait pour tous les salariés. Il pourra être remis en question dans chaque branche et dans chaque entreprise, en créant des inégalités de conditions de travail selon les rapports de force. Le salarié est mis à disposition. Il pourra être licencié plus facilement. C’est ce que veulent les patrons. Dans la loi El Khomri, les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail… mais des limitations à ces libertés fondamentales peuvent être apportées « si elles sont justifiées… par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise ». Cette loi veut subordonner les droits des humains aux « nécessités du bon fonctionnement des entreprises ». Or le code du travail a été créé en 1910 et est le produit d’une décision historique prise en 1906 après la catastrophe de Courrières (Pas-de-Calais) : la création d’un ministère du Travail ! 1 099 morts dans le fond de la mine par un coup de grisou. Le patron avait exigé la reprise du travail au nom de la productivité sans attendre les recherches. Treize jours plus tard, on avait pourtant retrouvé quatorze survivants. Le choc dans l’opinion avait été tel que le ministère du Travail a vu le jour et le droit du travail a été érigé en opposition aux exigences des entreprises et de l’économie. Le travail fut séparé de l’économie. Pendant un siècle, on a adapté les entreprises aux droits des femmes et des hommes. Hollande fait le contraire et appelle à « adapter les droits du travail aux besoins des entreprises ». Valls l’avait clamé : « Ce ne sera pas une réformette mais une révolution». C’est une contre-révolution. Quelle décadence pour ce ministère dont l’objectif premier est trahi.

    Alors, aujourd’hui, pour  justifier la contre-révolution sociale, il reste à Hollande l’inversion de la courbe du chômage. On peut dire que le Président et le gouvernement s’activent pour montrer que ça va mieux. Ils comptent encore sur la naïveté des électeurs. Les graphiques vont se montrer optimistes jusqu’aux élections et des plans de licenciements économiques n’interviendront qu’après les élections.

    François Hollande a été élu en 2012 grâce au bon report des voix du Front de gauche et au rejet de Sarkozy. Il a choisi de gouverner avec Manuel Valls qui est arrivé bon dernier aux primaires socialistes en 2012 avec 5% des voix. Il devra compter sur ces 5% et non pas sur le report des électeurs qui avaient voté Front de Gauche. Qu’il ne compte pas sur le vote républicain au second tour. Il faudrait d’abord qu’il passe le cap du premier tour. De toute façon, il est désigné comme perdant dans toutes les hypothèses. Le parti socialiste, sous la direction actuelle, a perdu toute crédibilité à gauche en laissant un Manuel Valls, choisi et non contredit par François Hollande, dire que le socialisme est archaïque. Celles et ceux qui ont suivi cette orientation libérale semblent avoir choisi Emmanuel Macron. Ils iront le rejoindre dans son association politique « En marche » qui sera le énième parti du centre. Hollande, Valls, Sapin, Cambadélis, Le Guen, Le Foll, Rebsamen, Fabius et autres sont disqualifiés à gauche et doublés à droite par leur créature, Macron. Ce dernier est peut-être tout prêt de se rallier à Juppé et de lâcher un Hollande en plein naufrage.

    Depuis 2007, deux quinquennats auront dégradé la fonction présidentielle sur tous les plans, national et international. On ne regrette pas Nicolas Sarkozy, car bon nombre des électeurs de François Hollande avaient d’abord voté contre le sortant.  On ne regrettera pas Hollande sans se faire la moindre illusion sur son éventuel successeur de droite. Les présidences de Sarkozy et de Hollande devraient pousser à s’interroger urgemment sur cette constitution de la Vème république qui met en place un président élu sur une campagne électorale mensongère. C’est cet élu de la nation qui décidera seul pour elle. Il engage la France dans des guerres, soutient des dictatures, distribue des crédits d’impôts au patronat sans contrepartie, modifie le code du travail en s’attaquant à des acquis sociaux durement arrachés jadis… Il devient le ludi magister de tous et de la vie de chacun.  Le président de la Vème république est un homme seul au dessus des lois. Il est élu grâce à des millions d’euros de propagande et au soutien d’une presse entre les mains de patrons du CAC 40. On s’aperçoit qu’il n’est qu’une marionnette et que ses ficelles sont tenues par les mêmes marionnettistes. N’est-il pas temps de faire une révision de la constitution et de passer à une Sixième république plus démocratique ? N’est-il pas urgent de libérer la politique des lobbies, des rentes et du carriérisme ?   N’est-il pas temps de revenir aux valeurs de la gauche ? Il ne suffit pas de le dire, comme Cambadélis dans un livre hypocrite, lorsque l’on ne l’a pas fait hier, qu’on ne le fait pas aujourd’hui et que l’on ne le fera pas davantage demain ?

    Revenir aux valeurs de la gauche  permettrait de situer Manuel Valls et son gouvernement hors de la gauche. Evoquer ces valeurs montre la vraie personnalité de François Hollande qui aime utiliser la première personne dans des discours d’autosatisfaction. Le « je » du candidat Hollande est un autre. Il a précédé le double jeu politique du président qui fait le contraire de ce qu’il promet et qui semble atteint d’une sorte de schizophrénie politique entretenue par son entourage. Il doit avoir le sentiment de ne plus être maître de sa pensée ou d'être la cible d'un complot à la finalité mal circonscrite. Il est possible qu’il entende des voix qui le critiquent ou commentent ses actions, mais on lui dit que ce sont des hallucinations. On voit bien qu’il manifeste une perte de contact avec la réalité et une anosognosie, c'est-à-dire qu’il n'a pas conscience de sa maladie politique (à tout le moins pendant les périodes aiguës d’optimisme). Cette particularité rend chez lui difficile l'acceptation du diagnostic et du traitement électoral qu’il va subir. La mort politique n’est pas écartée en 2017. Son prédécesseur, Sarkozy,  pense être guéri du même mal et revient s’agiter sur la scène politique. Il n’était qu’en rémission et fait une grosse rechute. Il se pourrait qu’il ait potassé les anaphores mais son style littéraire est le même en pire car le syndrome « Trump » a aggravé les symptômes.

    De nos jours, les valeurs de la gauche sont représentées par celles et ceux que la presse nomme la gauche de la gauche, la gauche radicale et l’extrême gauche. Ce sont celles et ceux qui mettent l’humain d’abord, avant les chiffres et le Medef, celles et ceux qui ne veulent plus de cette Europe de la Finance, celles et ceux qui n’acceptent pas les délocalisations et les licenciements boursiers, celles et ceux qui ne veulent pas des guerres civiles fomentées pour des raisons économiques, celles et ceux qui refusent les relations stratégiques avec des dictatures religieuses ou laïques, celles et ceux qui s’opposent au dumping social, celles et ceux qui s’opposent au traité Tafta depuis longtemps et non pas mollement à un an des Présidentielles… etc. La liste n’est pas exhaustive mais elle rend difficile la découverte de valeurs de gauche chez François Hollande et sa clique, lorsque l’on fait le bilan de leur action politique pendant quatre ans. Ce ne sont pas quelques mesures fiscales ou largesses de la dernière heure qui feront avaler toutes les couleuvres et notamment la loi El Khomri. Ce n’est pas la répression policière qui remplira les urnes avec des bulletins « Hollande » au moment des élections présidentielles de 2017.

    Jean Frade

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 4 Mai 2016 à 17:26

    https://www.skop.io/a/mais-quest-ce-que-vous-avez-avec-m-jean-luc-m%C3%A9lenchon

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