• Le premier génocide du 21ème siècle ?

    génocides_daesh2015, date de la commémoration du centenaire du génocide arménien et la même barbarie se reproduit en Irak et en Syrie… viols, assassinats barbares, destructions d’église et de livres religieux, conversions forcées, l’islamisation ou l’égorgement… Il est affligeant que l’on ne fasse référence qu’au nazisme et non pas à la période des « Jeunes Turcs » en ce qui concerne Daesh. La presse a peu parlé d’une destruction effectuée il y a quelques mois. L’église et le complexe des martyres victimes du génocide arménien de la ville de Der Zor à 450 km au nord-est de Damas (Syrie), ont été détruits par l’État Islamique selon des informations de différents médias du Moyen-Orient. Ce complexe – qui comporte une église, un monument à la mémoire des martyrs arméniens, un musée, un centre d’archives et d’expositions – avait été édifié en 1990 pour commémorer le génocide dans les camps de Der Zor d’environ 400 000 Arméniens – 200 000 femmes et enfants pour le seul été de 1916 ! –, accompli par les Turcs ottomans, entre 1915 et 1918. En outre le village syrien de Kessab, peuplée principalement d’Arméniens, a été attaqué par Daesh. En mars 2014, 5 000 combattants jihadistes se sont lancés dans une attaque contre Kessab, la première cible en Syrie fut arménienne, la seconde sera kurde avec l’attaque de Kobane. Elles se trouvent proches de la frontière turque. Comment ne pas faire le lien entre le génocide arménien de 1915 et celui qui a débuté aujourd’hui à la frontière de la Turquie.

    Les barbares de Daesh ont organisé des autodafés  et celui notamment de livres rares abrités par une  bibliothèque construite en 1921… des manuscrits du XVIIIe siècle, des livres syriens du XIXe siècle, ainsi que de vieilles antiquités qui dataient de plusieurs siècles. Des livres brûlés par l'EI,  mais aussi des églises dont la vieille église de Mossoul - l'église de la Vierge Marie et  le Théâtre de l'université avec sa bibliothèque… des autodafés de milliers d’ouvrages : 100.000 livres ont été détruits au total dans la province d'al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak.

    On se souvient des dégâts occasionnés sur le patrimoine historique afghan par les Talibans qui s’en sont pris à des vestiges archéologiques prestigieux : des statues colossales de Bouddha. En Azerbaïdjan, les Azéris ont détruit tout un cimetière arménien médiéval avec ses « khatchkars », pierres tombales finement sculptées,  la plupart très anciennes.

    Daesh égorge, décapite, crucifie, brûle vif, réduit à l’esclavage, fouette,  viole… Les barbares ont initié un véritable génocide et s’en prennent à celles et ceux qui n’embrassent pas leur loi lorsqu’ils ne les tuent immédiatement parce qu’ils sont Chrétiens, Azeris, Assyriens, Kurdes, Alaouites ou mêmes des Irakiens chiites. Ils s’en prennent  à l’humanité  vivante mais aussi à tous les symboles des civilisations présentes ou passées. Le mot « paix » ne fait plus partie de leur vocabulaire et a été remplacé par celui de Jihad. Il reste à savoir qui tire leurs ficelles car ils ont des allures de marionnettes virtuelles comme l’on en trouve dans des jeux vidéos guerriers. Tuer semble être devenu pour eux un jeu dans lequel les morts se multiplient.  Ils mettent leur créativité morbide dans les différentes façons de donner la mort.

    Les génocides du 20ème siècle n’auront pas servi de leçons et il ne faut pas s’en étonner. Si la Shoah a été reconnue par les génocidaires allemands, le génocide arménien est toujours nié par les descendants des génocidaires ottomans, confortés par le négationnisme d’intérêts nationaux. Ni Israël, ni les USA, ni l’Allemagne n’ont reconnu le génocide arménien. On aurait pu penser que la barbarie déployée en Anatolie à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème ne se reproduirait plus. Rappelons que les égorgements, décapitations, pendaisons, viols, conversions forcées à l’Islam, islamisation des enfants rescapés… ont fait partie du processus d’extermination des Arméniens comme la destruction de leurs églises, de leurs cimetières et, plus généralement de toutes les traces de leur présence en Anatolie.

    Aujourd’hui Daesh reproduit ce qui s’est passé en Anatolie en 1915. Ces nouveaux barbares s’en prennent aux personnes et à toutes les traces de civilisations sur les territoires occupés. Le musée de Mossoul vient de faire l’objet d’une opération de destruction de tout ce qu’il contenait, notamment des sculptures découvertes et restaurées par les archéologues.

    Les Jihadistes ont ainsi vandalisé les collections du musée de Mossoul, qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Ils brandissent, comme outils de leur inculture et de leur obscurantisme, des masses et des marteaux-piqueurs. Ils ne construisent rien et ne veulent que détruire. Plus rien n’a le droit d’exister avant eux et à part eux. Les images parlent d’elles-mêmes en ce qui concerne les destructions iconoclastes commises dans le musée de Mossoul.  … 

    L'Unesco appelle à sauver le patrimoine mésopotamien. La directrice générale de l'UNESCO a demandé jeudi une réunion de crise du conseil de Sécurité des Nations unies après les destructions par les jihadistes de Daesh (organisation de l'Etat islamique ou EI ou Daech...) de sculptures préislamiques au musée de Mossoul dans le nord de l'Irak. Le travail des archéologues a été réduit en débris par des ignorants qui prétendent agir au nom d’un dieu qui ne leur inspirerait que mort et destruction. Un leader jihadiste demande même la destruction des monuments du plateau de Gizeh en Égypte au nom de l'Islam : le Sphinx, et la dernière Merveille du monde antique encore existante, la grande pyramide. Selon lui, il incombe à tous les musulmans d'appliquer les préceptes de l'islam ordonnant la destruction de ces idoles.

    Comme le remarquent les observateurs, sur place, ce sont avant tout les grandes œuvres, celles que l'on ne déplace pas aisément, qui sont détruites. Les œuvres de dimensions plus modestes seraient épargnées pour être vendues dans les réseaux du marché noir de l’art. Dans les prochaines semaines, des collectionneurs pourront les acheter à bon prix, sans aucun doute. Daesh monnaye tout dans des trafics d’êtres humains et d’œuvres d’art. Leur barbarie n’est pas qu’idéologique mais aussi bassement crapuleuse.  Ils trouvent cependant une clientèle pour s’enrichir.

    Tout ce qui est artistique est considéré par les barbares de Daesh comme blasphématoire. Leurs seuls livres sont islamistes. Leur musique est faite de prières haineuses, de cris et de fureur. Ils brûlent aussi des instruments de musique. Ils ne simulent que des danses de guerre. Même les activités sportives ne sont que des entraînements au Jihad, des entraînements à tuer et à mourir en assassin pour être considéré comme un martyr. Tout ce qui est sacré pour la majorité non musulmane de l’humanité est blasphème pour les Islamistes. Ils s’arrogent un monopole du sacré lorsqu’ils passent au fondamentalisme et au terrorisme. Ce monopole théologique justifie à leurs yeux l’obscurantisme et ses pires barbaries. Cela leur permet de se livrer à leurs fantasmes meurtriers et leurs actions crapuleuses. C’est par le viol et le meurtre qu’ils affirment leur virilité avec la bénédiction d’un Dieu. On se demande de quel dieu peut-il s’agir pour inspirer tant de diableries.    

    L’acronyme Daesh résonne comme  une interjection  barbare ! Elle a une assonance répulsive.  Aux Etats-Unis, les américains utilisent aussi bien l'acronyme ISIL (Islamic State of Iraq and the Levant) qui signifie l'Etat islamique de l'Irak et du Levant, ou ISIS (Islamic State of Iraq and Syria) qui signifie : Etat islamique d'Irak et de Syrie. La création de l'Etat Islamique (EI) remonte à 2006 en Irak. Il s'agit d'une fusion de la branche d'Al-Qaïda en Mésopotamie et de petits groupes islamistes en Irak. Il s’est fait d’abord connaître par des tueries de chiites et les attentats suicides contre les forces américaines.  Dès août 2011, le groupe jihadiste appelle ses combattants et sympathisants à aller combattre en Syrie aux côtés «des musulmans» contre les alaouites, avatar du chiisme, qu'ils honnissent. Ces jihadistes se battent d'abord dans les rangs du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Puis après des frictions avec Al-Nosra, l'EI devient «l'Etat islamique en Irak et au Levant», ou selon une autre traduction «l'Etat islamique en Irak et en Syrie».  Le 29 juin 2014, après son offensive fulgurante en Irak qui lui a permis de s'emparer de larges pans de territoire, le groupe, qui contrôle également de vastes régions en Syrie, annonce l'établissement d'un «califat». Il se fait appelé désormais «Etat islamique» tout court, pour supprimer toute référence géographique. Tout cela s’est passé malgré la présence américaine en Irak et à la frontière turque, avec des financements saoudiens et qataris qui ne sont un non-dit diplomatique.

    On attribue à André Malraux une phrase prémonitoire : « Le 21ème siècle sera mystique ou ne sera pas ». Des terroristes islamistes veulent qu’il soit barbare au nom d’une religion qui les rejette dans sa grande majorité. L’humanité est entrée dans le 20ème siècle avec le génocide des Arméniens suivi de la Shoah. Cela n’a pas empêché les génocides cambodgiens et rwandais. En Afrique des crimes contre l’humanité sont commis et certains portent les germes de nouveaux génocides. Des terroristes islamistes et des génocidaires tentent de s’unir sous la bannière de l’Islam dans un monde où le capitalisme et les marchands d’armes alimentent tous les conflits sur fond d’intérêts géopolitiques et économiques. Le premier génocide du 21ème siècle a débuté en Irak et en Syrie  avec de émules un peu partout comme la secte Boko Haram au Niger.

    Les grandes démocraties seraient-elles dignes d’exemplarité en combattant le Mal ? C’est loin d’être le cas à l’heure actuelle. Les prétextes comme la race, la religion ou la sécurité nationale, remplissent les fosses communes et ne sont que des leurres car, les vraies raisons sont toujours et irrémédiablement les mêmes : « Le pouvoir et l’acquisition de richesse par une minorité de salopards ». Ils alimentent les statistiques de l’horreur sur lesquelles continueront de gémir et pleurer le reste de l’humanité. Les génocides sont les guerres d’une minorité se prenant pour l’élite contre les populations civiles. L’entité appelée « communauté internationale » et ses institutions sont des agglomérats d’intérêts nationaux contraires. A chaque conflit, le cynisme l’emporte sur l’humanisme. Ils appellent cela la « real politique ». 

    On le sait, les guerres renaissent chaque fois que le monde capitaliste est en crise et elles sont faites pour des raisons le plus souvent économiques. Les conflits voient émerger des chefs de guerre sanguinaires qui, lorsqu’ils prennent le pouvoir, deviennent des tyrans qui veulent imposer leur loi inhumaine. Ils ne cherchent que le pouvoir et l’argent. Pour cela ils ont besoin de bourreaux et de victimes. Ils dirigent des hordes d’assassins déguisés en bigots qui, au nom d’un Dieu invoqué à chaque barbarie, hurlent leur haine en tranchant des gorges et en faisant sauter des femmes et des enfants sur des bombes. Ils transforment des régions en fosses aux serpents, en arènes où ils se défoulent avec perversité dans le sang des autres.

    Le négationnisme du génocide arménien a encouragé l’œuvre génocidaire du nazisme. Il faut rappeler que l’Allemagne était alliée avec les Turcs lors de ce  premier génocide du 20ème siècle déjà orchestré par les dirigeants ottomans comme un Jihad.  Le négationnisme du génocide arménien a ouvert la voie au génocide actuel des chrétiens d’Orient, des Assyriens, des Kurdes et des Yézidis., car c’est bien d’actes génocidaires dont il s’agit, accompagnés d’autodafés et de destructions de patrimoines culturels.

    Parmi les chrétiens d’Orient  assassinés,  se trouvent des descendants du génocide arméniens commis en 1915. Nous sommes dans l’année du centenaire de la commémoration de cette tragédie humanitaire que d’aucuns veulent minimiser après l’avoir occultée. Cent ans après, les négationnistes continuent à dire qu’il faut laisser travailler les historiens. Il n’a pas fallu tout ce temps pour reconnaître la Shoah. Tous ceux qui se sont intéressé au sort des Arméniens savent que, malgré les falsifications historiques de l’Etat turc, des historiens ont recueilli toutes les preuves d’un génocide. Aujourd’hui, des intellectuels turcs le reconnaissent malgré les risques que cette reconnaissance leur fait courir.

    L’Etat turc persiste dans le négationnisme et s’est montré plutôt bienveillant vis-à-vis de Daesh, sans doute dans l’espoir d’être débarrassé des Kurdes. L’E.I s’est constitué à la porte de la Turquie et a tenté de prendre Kobane en Syrie, ville frontalière avec la Turquie. On sait que les candidats au Jihad passent facilement par la Turquie.  Daesh avait sans doute  tout intérêt à faire la jonction avec la frontière turque en Irak et en Syrie. C’est aussi par  la Turquie que Daesh vend du pétrole et fait passer tous ses trafics. Autant d’éléments qui incitent à se questionner sur l’attitude passive d’un pays surarmé qui n’a pas levé le petit doigt pour empêcher  les barbares de s’installer dans la région.  En outre, comment peut-on penser que les descendants des génocidaires ottomans désapprouvent les barbaries de Daesh s’ils n’assument toujours pas celles ottomanes de 1915, préférant le lobbying auprès des états occidentaux pour effacer  le génocide arménien ? On peut se demander s’ils n’ont pas servi d’exemple, tant les actes commis en Irak et Syrie sont similaires à ceux commis en Anatolie ? Informez-vous sur le génocide arménien ! Les méthodes étaient les mêmes mais l’Internet n’était pas encore inventé. Il reste des témoignages et des photos en noir et blanc.  Malgré une désinformation relayée par quelques historiens et politiques français, turcophiles notoires, un énorme travail historique a été fait sur le génocide arménien. On s’interroge sur la responsabilité de tous ceux qui concourent passivement ou activement au négationnisme des génocides du 20ème siècle pour des raisons idéologiques, stratégiques, diplomatiques ou économiques.  Le négationnisme est la porte ouverte à de nouveaux génocides. L’histoire l’a démontré mais la communauté internationale ne veut toujours pas l’admettre dans une indifférence largement répandue chez les politiques comme chez les électeurs.    

    A chaque génocide, les génocidaires ont pu compter sur la passivité des uns et la complicité des autres. Ils peuvent compter aussi sur l’indifférence qui s’installe alors que les descendants rescapés des génocides luttent contre le négationnisme. En outre, il ne faut pas occulter que toutes les grandes puissances ont pactisé avec des dictateurs pour ensuite les dénoncer lorsque des guerres civiles s’allument. La dictature vaincue par les armes fait place à une situation anarchique et le plus souvent à une dictature qui, pour s’installer, a recours à une barbarie encore plus grande que la précédente.

    Ne l’oublions pas : Bachar Al  assad a fait massacrer 200.000 syriens, hommes, vieillards, femmes et enfants, notamment dans des  bombardements à l’aveugle sur des immeubles de villes comme Alep presqu’entièrement détruite. Il s’accroche au pouvoir et continue à bombarder son peuple, alors que d’aucuns veulent le faire apparaître comme un moindre mal. Finalement, au-delà des soutiens de l’Iran et de la Russie, c’est Daesh qui, paradoxalement, est en train de le sauver.  En Irak, après la chute de Sadhan Hussein, les Chiites ont pris le pouvoir et, avec l’appui mlitaire des Américains, n’ont pas voulu le partager avec les Sunnites créant les conditions de la création du Califat Daesh.

    On ne peut évidemment pas exonérer de toute responsabilité ceux qui, aujourd’hui, se donnent le beau rôle de gendarmes du monde contre une barbarie qu’ils ont sans doute vu venir et qui s’inscrit dans l’histoire de l’humanité comme un nouveau génocide. Les politiques interventionnistes menées au Moyen-Orient et le scandale international de Gaza  continuent à faire des dégâts (Les dernières exactions commises par l’armée israélienne et Netanyahou ont été vite oubliées par la presse occidentale). De guerres civiles, nous sommes passés à des guerres pseudo-religieuses, à une internationale de la barbarie dans un « siècle de tous les dangers », sourd à une autre Internationale, celle du prolétariat.  La mondialisation capitaliste et l’internationale de la barbarie ne seront pas le genre humain.   

    Le génocide arménien, la Shoah, le génocide cambodgien, le génocide rwandais, les crimes contre l’humanité, les pogroms en Bosnie… sont les résultats des mêmes idéologie racistes et xénophobes que le génocide commis par  les jihadistes d’aujourd’hui. Rappelons que le génocide est « crime contre l'humanité tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l'intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d'existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d'enfants qui visent à un tel but ». Le terme génocide est un néologisme formé en 1944 par Raphael Lemkin, professeur de droit américain d'origine juive polonaise, à partir de la racine grecque γένος génos, « naissance », « genre », « espèce », et du suffixe -cide, qui vient du terme latin caedere, « tuer », « massacrer ».

    Le terme est apparu pour la première fois dans son étude Axis Rule in Occupied Europe en 1944 (le mot est introduit au chapitre IX intitulé « Génocide ») pour tenter de définir les crimes perpétrés par les nazis à l'encontre des peuples juif, slaves et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale, ceux commis par le gouvernement des Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman à l'encontre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale, et ceux dont furent victimes les Assyriens en Irak en 1933.  L’histoire béquait une fois encore en Irak mais ne concerne pas seulement les Assyriens. Au Moyen-Orient, à chaque  destitution d’un tyran, des groupes jihadistes veulent installer leur barbarie qui atteint son apogée avec Daesh… D’autres pays islamistes appliquent la charia et pratiquent un Islam exclusif, pas soucieux des droits de l’homme et droit de cité pour les autres religions.  Des tribunaux y condamnent à mort pour « apostasie ».

    Les Islamistes fondamentalistes pratiquent un prosélytisme agressif qui, avec les jihadistes, devient meurtrier et génocidaire. Ce constat ne doit toutefois par entrainer l’amalgame avec tous les musulmans du Monde mais être combattu fermement à long terme  avec la laïcité comme seul rempart idéologique à ces dérives sectaires qui trouvent des conditions favorables à leur propagande dans les injustices sociales de la mondialisation capitaliste, dans un monde où une infime minorité détient la moitié des richesses de la planète.

    Cette causerie est l’occasion de redire que la démocratie donne le droit de vote et ne peut durer que si ce droit est utilisé pour changer une politique. Chaque élection est l’occasion de voter pour des idées qui placent l’humain d’abord. L’abstention massive fragilise la démocratie et ouvre le pouvoir à plus d’autocratie et moins de liberté. Le vote xénophobe conduit à la fracture d’une société qui a plus besoin de solidarité que de conflits religieux et raciaux. Chaque électeur devrait réfléchir aux conséquences d’un bulletin de vote mais aussi à celles de l’indifférence sociale qu’exprime chaque abstention. Les fascistes de tous poils, barbus ou crânes rasés,  ne s’abstiennent pas lorsque la démocratie est malade. Ils terrorisent et exploitent la peur pendant que le capitalisme sauvage exploite toujours davantage les peuples.

    Fucone

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