• Le roi du poker menteur

    Il y a un homme qui excelle dans l’art du poker menteur, c’est notre candidat-président. Après avoir grugé les ouvriers de Gandrange, le voilà qu’il récidive avec ceux de Florange. Dans le premier cas, il avait clamé que les aciéries vivraient. Il s’en portait garant. Résultat : Gandrange a fermé. Le groupe Arcelor Mittal a préféré jouer la carte de la rentabilité financière à l’échelle mondiale que d’assurer le maintien de l’emploi en Moselle. Une règle d’or : le capital d’abord. Quant à l’humain : qu’il crève. Comme le disait avec la morgue qui le caractérise, ce matin sur France Inter, le baron Sellières, ex patron des patrons, le capital et la morale ne font pas bon ménage.

    Dans le deuxième cas, Sarkozy, prestidigitateur dans l’âme et surtout spécialiste de la manipulation de l’opinion, sort de sa manche une carte maîtresse. Florange vivra. D’ailleurs, clame-t-il, la direction du groupe Arcelor Mittal s’engage à redémarrer la production dans les six mois, avec 17 millions d’euros d’investissements à la clef. Manque de pot, la dite direction, si elle ne dément pas les déclarations de notre président, les modère singulièrement. En effet, la reprise de l’activité ne se ferait que si la conjoncture économique est favorable. Elégante formule pour renvoyer la décision aux calendes grecques.

    Sarkozy s’attendait peut-être à ce que les ouvriers de Florange sautent de joie et grimpent allègrement sur les hauts fourneaux. Mais chats échaudés ne reviennent jamais. Les salariés de l’aciérie ont manifesté leur grand scepticisme en engageant plusieurs actions dont l’occupation des voies ferrées à la gare d’Ebange en Moselle. La  réponse de celui qui aime le travail et les travailleurs – cela va de soi – a été fulgurante. Il a envoyé des Crs et des gendarmes pour déloger les affreux ouvriers qui empêchaient la libre circulation des trains. Que penser d’une telle attitude ? Elle est déplorable. Prendre les gens pour des billes, c’est grave. Ils ont déjà donné. Les évacuer par la force, c’est intolérable. Comme l’ont crié haut et fort les ouvriers lors de leur évacuation de la gare d’Ebange : « Merci Sarko, on s’en souviendra pour les élections ».

     

    Lazio

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