• Les Corses de nouveau dans la rue

    La régression sociale ne se négocie pas

    elle se combat

     

    Les Corses de nouveau dans la rue

    Les rodomontades et les menaces d'Edouard Philippe n'ont pas suffi à calmer l'ardeur de toutes celles et de tous ceux qui s'opposent, depuis plus de quarante jours, à la contre-réforme sur les retraites, concoctée par le pouvoir macronien et les marchés financiers. Plus de 800 manifestants ont battu le pavé du cours Napoléon, à Ajaccio, ce jeudi 16 janvier 2020, à appel de la Cgt, du Stc, de Fo, de la Cgc, de la Fsu, des gilets jaunes. Leur détermination était encore forte malgré une usure prévisible et de multiples pressions des media et de tous les partisans de la liquidation de notre système de retraite par répartition, hérité - on ne soulignera jamais assez - du programme du Conseil National de la Résistance.

    Les manifestants n'ont pas manqué de dénoncer le marché de dupes de Macron et de ses sbires sur le retrait (provisoire) du fameux âge pivot, auquel, hélas, les dirigeants de la Cfdt et de l'Unsa ont cru devoir apporter leur bénédiction. Ces mêmes dirigeants ont même, et sans pudeur, osé crier victoire! Les salariés sauront apprécier cette attitude, pleine de courage. Cet âge pivot de 64 ans, pour important qu'il soit, ne doit pas cacher l'essentiel, c'est-à-dire la nocivité de l'ensemble du système proposé dont l'objectif non avoué est supprimer le principe basé sur la répartition, au profit d'un système par capitalisation, pour le plus grand bonheur des compagnies d'assurances et des fonds de pension. Ce n'est pas pour rien que Block rock pointe son nez dans notre pays.

    Les manifestations ne sauraient suffire, même si elle sont souvent très importantes. Des grèves dans le public et le privé, des actions se développent un peu partout, revêtant des formes diverses, comme par exemple, le blocage des ports et des raffineries de pétrole, des coupures de courant ciblés, des opérations gratuité sur les autoroutes, la neutralisation des radars, comme dans notre île, etc. Il ne faut laisser aucun répit au pouvoir macronien. S'agenouiller devant lui, en faisant acte d'allégeance, c'est accepter le pire, c'est accepter des lendemains douloureux.

    Le pouvoir compte bien évidemment sur cette allégeance, cette soumission, sur l'usure du mouvement de contestation, sur une répression policière sans précédent, pour reprendre la main. Il se trompe, car de plus en plus isolé du monde réel. Sa légitimité - déjà étriquée, vu le résultat aux présidentielles - s'amenuise de jour en jour.

    Pour les opposants au projet de contre-réforme sur les retraites, il n'est nullement question de baisser les bras.

    La lutte continue.

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