• Les jeunes coqs gaulois...

    On connaît déjà Benjamin Lancar, président des jeunes populaires de l’UMP, louant le 25 octobre 2010 sur son blog Pierre Laval, chantre de la Collaboration avec l'Allemagne, comme exemple d'une "classe politique, autrefois courageuse", créditant même celui qui fut fusillé à la Libération  d'avoir "redressé économiquement la France en 1932". Ce comique considérait Sarkozy comme un révolutionnaire et parlait  d’un nouveau concept révolutionnaire, celui de la  droite.

    La droite sort ses nouveaux Rastignac. On en connaît quelques uns aussi arrogants les uns que les autres qui viennent sur les chaînes de télévisions déverser leur suffisance. On connaît l’ex-frontiste Guillaume Peltier (qui a milité au Front national de la jeunesse (FNJ), mouvement de jeunesse du Front national)et l’insupportable Geoffroy Didier, étoiles montantes du parti, « aussi arrivistes que décomplexés », comme l’éditorialiste Françoise Fressoz les décrit dans son blog du Monde.fr.  Guillaume Peltier avait choisi Mégret contre Le Pen. Mauvais choix. Il va chez De Villiers avant d’atterrir à l’UMP.  On a pu découvrir l’air hautain de Geoffroy Didier (fils de l'économiste très académique, Michel Didier) qui frétille de plaisir devant une caméra. Il a été introduit en politique par Brice Hortefeux. Il a été le conseiller de son mentor lorsque ce dernier était ministre de l’intérieur et serait devenu sa plume. Il est coprésident du collectif « La droite forte ».

    poussin_delsolSarkozy peut être rassuré : la relève est là en pire. Dans le journal de FR3 diffusé le 05 Avril 2013 à 23:35, nous avons découvert un nouveau blanc-bec, Henri-Louis Delsol, Avocat aux barreaux de Paris et New-York, spécialisé en droit des affaires, membre du bureau et porte-parole du Parti Libéral Démocrate, et de l'association Coeur 2 Paris pour la reconquête du 2ème arrondissement de Paris.

    Pour voir le journal FR3 Soir cliquer ICI     

    H.L Delsol défendait devant Antoine Peillon les « paradis fiscaux » prétendant que tout l’exil fiscal participait à l’économie mondiale et que ces places financières offraient aux exilés une stabilité fiscale avantageuse contrairement à la France qui selon lui est un « enfer » fiscal. Il donnait en exemple la Suisse comme créatrice d’emplois. Donc cet embryon d’avocat d’affaires voudrait faire de la France un « paradis fiscal ». Face à lui, Antoine Peillon a eu beau essayé de lui expliquer que c’était l’exil fiscal qui privait les investissements nécessaires à l’économie et qu’il s’agissait d’un délit économique responsable de la crise, ce partisan d’un capitalisme sauvage, est apparu hermétique à toute argumentation rendant pourtant ridicule sa position contraire à tout ce que disent les experts économiques.

    On se demande comment de tels jouvenceaux peuvent atterrir sur les plateaux télévisés en étant présentés comme hommes politiques. Ce garçon de bonne famille est avocat et, si on l’écoute, doit aider les clients riches à placer leur argents dans les mêmes banques que les dictateurs et le grand banditisme.

    Il avait déjà fait parler de lui dans un article dans le Monde intitulé : « Au nom de fraudeurs, un avocat conteste la “liste des 3000” » Voilà comment Le Monde (12 octobre 2009) présentait la saisine de la Cnil à propos des 3000 comptes en Suisse. Me Henri-Louis Delsol avait saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour savoir comment la liste des 3000 fraudeurs était entre les mains du  ministre du budget Eric Woerth et si c’était licite en faisant valoir que la communication de cette liste à des tiers – fussent-ils députés – constitue une violation caractérisée de la vie privée. A l’époque Eric Woerth avait demandé aux fraudeurs de se dénoncer au fisc, sous peine de poursuites, et dans la foulée avait montré cette liste à deux députés, Didier Migaud et Gilles Carrez. Aucune suite n'a été donnée.

    Bien sûr, Maître H.L Delsol clama qu’il ne défendait pas les fraudeurs mais le droit au nom des « contribuables associés », un lobby contribuable créé par des ultralibéraux et qui avait demandé la suppression de l’ISF. Le président actuel en est Claude Garrec.

    Claude Garrec est un ancien élève de l’école nationale des impôts. Il fut contrôleur divisionnaire des impôts, détaché auprès du Ministère de l’Intérieur à la Direction générale des collectivités locales (bureau de la fiscalité locale) de 1983 à 1992. Après avoir été fonctionnaire, il est passé dans le privé, et est aujourd’hui gérant d’une société civile immobilière dont l’activité est la location de bureaux, et directeur administratif et financier de société.

    Me Henri-Louis Delsol est spécialiste du droit des sociétés et plus spécialement des fusions-acquisitions. Il accompagne, conseille et défend les entreprises dans ces domaines. Le cabinet Delsol Avocats est une société d'avocats ayant des bureaux à Lyon, Paris et Marseille. Rens.: www.delsolavocats.com.

    C’est une affaire de famille puisque l’on y trouve d’autres Delsol plus âgés : Jean-Philippe (auteur de « A quoi servent les riches ») et xavier. Jean-Philippe Delsol est l’auteur d’un ouvrage : « A quoi servent les riches » qui est présenté comme suit : « La cause est entendue, pour remplir les caisses de l’État, il faut plus de rentrées fiscales donc plus d’impôts. Et qui doit payer ? Les « riches », bien sûr. Pour la première fois, un ouvrage propose de démonter, les nombreux clichés sur les « riches » véhiculés par les médias et le pouvoir politique.  Sait-on combien d’emplois créent les riches ? Quels sont les impôts exacts qu’ils payent ? Il est faux de dire que les riches ne paient pas d’impôts ou qu’ils en paient moins que les autres.  Il ne s’agit pas de les défendre à l’heure où leur comportement est parfois rendu déplaisant, voire odieux, par des excès qui leur font croire, à tort, que tout leur est permis. Beaucoup de fortunes sont constituées par l’intelligence et le travail et il ne doit pas y avoir de honte à gagner une fortune honnêtement.  A force de s’attaquer aux riches du privé, on oublie souvent ceux qui s’enrichissent sur le dos de l’État et des contribuables. Politiques, hauts fonctionnaires, certaines catégories d’agents du service public profitent pleinement des dépenses publiques faites par un État hors-contrôle. Cet essai cherche aussi à démontrer qu'à l'inverse de ce qu'énonce le discours politiquement correct, il faut récompenser l'initiative et favoriser la richesse pour réduire la pauvreté. Plus le nombre de riches augmente, moins on a de pauvres ». Bon sang ne saurait mentir, le rejeton de cette bourgeoisie décomplexée dit la même chose.

    Bien entendu, le droit fiscal fait partie des services proposés par le gros cabinet DELSOL.  « Le département « Droit fiscal » accompagne ses clients pour sécuriser et optimiser la gestion fiscale de leurs opérations courantes ou exceptionnelles. Il les assiste par ailleurs dans leurs relations avec l’administration fiscale et les représente devant les juridictions en cas de contentieux fiscal ». On relève dans les nombreux conseils prévus : optimisation fiscale de la gestion et de la transmission du patrimoine des particuliers (ISF, droits de donation, droits de succession, investissements immobiliers, etc.), mobilité internationale, étude et mise en place de schémas de défiscalisation, mise en place de schémas d’intéressement des dirigeants et salariés (stock-options, « management package »), optimisation fiscale des flux transnationaux… .

    On comprend mieux le discours indécent en période de crise du rejeton de la famille Delsol qui se présente comme homme politique et non pas comme avocat d’affaires. Sans doute fait-il partie d’une grande famille parisienne catholique, libérale et conservatrice. Peut-être a-t-il une parenté avec Chantal Delsol, épouse de l’ancien ministre Charles Million dont vous pouvez trouver la biographie en cliquant ICI.

    Intéressons-nous au parti libéral démocrate dont il est le porte-parole !  Ce parti a rejoint l’UDI de Borloo. Aurélien Véron, ancien président de Liberté chérie puis d'Alternative libérale, actuellement membre du Bureau de Réforme et Modernité. C’était ce dernier qui était prévu comme invité face à Antoine Peillon. Il a donc été remplacé par H.L Delsol.  Leur parti regroupe des cadres issus d'Alternative libérale, de l'UMP, de l'ex-UDF ainsi que des libéraux non encartés. Ce  groupuscule entend reprendre le flambeau de Démocratie libérale, formation disparue en 2002 avec le retrait progressif d'Alain Madelin ( au passé d'extrême-droite) de la vie politique.

    Lors de la présidentielle de 2012, le PLD a soutenu la candidature de François Bayrou au premier tour, puis appelé à voter pour Nicolas Sarkozy afin de contrer François Hollande au second.

    Il se présente comme le seul parti libéral en France. Il s’agit d’un parti ultralibéral favorable à une déréglementation du droit du travail et à un alignement du secteur public (réduit aux fonctions régaliennes) sur le secteur privé. Il est aussi pour une défiscalisation.

    Sarkozy, c’est déjà la droite décomplexée et il a attiré dans son sillage des individus encore plus dangereux que lui pour la démocratie. Ces jeunes coqs gaulois se comportent envers Marianne comme des proxénètes envers une prostituée. Ils rêvent de la baiser à leur tour. Un peu de trivialité populiste ça fait du bien au risque de déplaire. Le peuple français a du souci à se faire avec cette jeune droite proche du Front national sur certains points et partisane du capitalisme sauvage qui permet le maintien des privilèges de castes dont ils sont issus ou dans lesquelles ils se sont fait leur place. Ils ont tissé une toile faite d’association comme « Les contribuables associés » et de journaux comme « Atlantico ». Ils se sentent fort jusqu’à le proclamer avec le mouvement « La droite forte ». Ils veulent soumettre le peuple à l’austérité pendant qu’ils refusent d’abandonner le moindre centime d’euro comme les allocations familiales. Ils défendent un système fait pour les enrichir de génération en génération. La déréglementation et l’évasion fiscales leur conviennent. Certains, comme Maître H.L Delsol en ont fait leur métier  par filiation. Ce n’est pas par simple motivation politique que l’on voit nombre d’avocats d’affaires devenir politiciens ou inversement.

    Pour sortir du système et éviter de futurs Sarkozy, Woerth, Strauss Kahn, Cahuzac…Il faut enterrer la Cinquième république et constituer la Sixième qui donnera plus de pouvoir au peuple pour éviter la main mise des oligarques sur nos libertés et en premier lieu celle de la presse.

    Battone

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