• Les Socialistes en séminaire, le Front de Gauche en marche...

    fgcampagne1Les députés de l’aile gauche du parti socialiste ont fait part de leurs états d’âme lors du séminaire socialiste qui vient de se terminer. Nous sommes à un an de l’élection présidentielle et, malgré l’impopularité qui frappe François Hollande et son premier ministre, aucun changement de cap ne semble à l’ordre du jour.

    Pour Jérôme Guedj, un des chefs de file de la gauche du PS, "tout le monde en avait gros sur la patate du fonctionnement des choses entre les députés, les ministres, le gouvernement dans son ensemble". "Quelqu'un a dit qu'il était dommage dans ce pays que tout le monde puisse rencontrer le président de la République sauf les députés socialistes", a dit Bruno Le Roux, président du groupe, lors d'une conférence de presse.

    Outre le manque de "considération" déploré par de nombreux parlementaires et qui semble avoir dominé le séminaire des députés, lundi, des dissensions se font jour au sein de la majorité sur la politique du gouvernement.

    "Je suis venu donner un message de confiance et d'espoir aux députés", a dit Jean-Marc Ayrault à son arrivée à l'Assemblée nationale. Nous n’avons trouvé dans ses déclarations aucun message d’espoir mais un entêtement à poursuivre la politique d’austérité.

    Jean-Marc Ayrault ait venu surtout faire un appel à l’unité du parti socialiste sans faire la moindre concession.

    L'aile gauche du PS demande depuis plusieurs mois déjà une "inversion des priorités" et une politique de relance. Bien sûr il y a eu débat et beaucoup de sujets ont été abordés mais la « concertation »débouche sur « On change rien et on continue ». Certains députés se sont plaints de ne servir à rien et de ne pas être écoutés. Ils ont été écoutés mais pas entendus. Jean-Marc Ayrault leur a notifié qu’ils avaient été élus sur le programme de François Hollande. Le message est clair ! Le Premier ministre s’est réjoui d’avoir une majorité socialiste à l’Assemblée nationale et cet aveu montre le peu de cas qu’il fait des composantes de la Gauche, y compris des Verts pourtant dans son gouvernement. Peut-être une façon de leur rappeler qu’ils pourraient en sortir lors d’un remaniement. Le rêve de François Hollande et de son état major : un gouvernement uniquement socialiste et hollandiste.

    Mi-avril, le Conseil national du Parti socialiste s'est déjà tenu dans un contexte houleux pour la majorité, avec l'irruption d'une cinquantaine de salariés de PSA applaudis par la gauche du PS. Mais Jean-Marc Ayrault avait exclu tout changement de cap économique et budgétaire. Ce qui devait être une démonstration de concertation n’a été, à huis clos,  qu’une nouvelle mise au pas des Socialistes qui se sont abstenus lors du vote sur la sécurisation de l’emploi et un avertissement aux Verts.

    Le Front de gauche est entré en campagne. Après avoir contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy, nous constatons que les grands axes de la politique du gouvernement ne correspondent pas aux attentes et aux promesses de François Hollande. Hollande et Ayrault ne changeront pas de cap. Ils ont fait adopter le traité européen qui impose l’austérité. Ils ont accordé un cadeau de 20 milliards d’euros au patronat sans contrepartie. Ils ont ratifié l’accord imposé part le Medef et se sont engagés sur la voie de la dégradation du code du travail.

    Cette politique sociale-libérale conduit à la récession. Les Socialistes, recadrés lors de ce séminaire qui n’a été qu’une séance de défouloir comme les organisent un directeur des ressources humaines, vont voter la ligne budgétaire et l’objectif irréalisable des 3% de déficit malgré les restrictions budgétaires drastiques qui grèvent le pouvoir d’achat des salariés. Les parlementaires du Front de gauche ne voteront pas ce budget qui s’inscrit dans une politique européenne qui a déjà échoué en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie… partout où des résistances populaires se manifestent.

    Le Front de gauche s’oppose à cette politique d’austérité qui ne fait qu’aggraver les inégalités et au populisme de l’extrême-droite. Il s’agit d’opérer une rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

    Le 5 Mai prochain, une marche est organisée vers une Sixième république. La Droite et l’extrême-droite sont entrées en campagne en organisant des manifestations réactionnaires ayant pour prétexte le « Mariage pour tous ». Il n’y a aucune opposition de fond entre le libéralisme de François Hollande et celui de Nicolas Sarkozy. Le Front de gauche veut construire un rassemblement majoritaire  qui impose une autre politique. Il représente la seule alternative sociale et écologique. Une politique à gauche est possible, une politique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux, une politique résolument en rupture avec un libéralisme représenté en Europe par ses deux égéries, Thatcher et Merkel. En France, ce libéralisme a ses serviteurs : Sarkozy et Hollande.

    Le Front de gauche est en campagne pour une autre politique et des mesures d’urgence !

    Le Font de Gauche en campagne cliquer ci-dessous:

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